AgoraPress

 

Tribune

 

Politique

 

Culture

 

Société

 

Sites

 
 
Golfe Info

1er juin 2007

[ 251: 1er juin 2007]  
Eliminatoires CAN 2008, 4ème  journée / Sierra Leone – Togo : Shéyi et ses acolytes ne seront pas au rendez-vous

Après moult tractations, les Eperviers du Togo embarqueront pour la capitale sierra léonaise, Freetwon, sans certains de leurs cadres à savoir, Shéyi Adébayor, Daré Nibombé, Kader Coubadja, Tchangaï Massamaesso, Olufadé Adékamni et le portier Kossi Agassa. C’est en substance les derniers constats que l’on peut faire lorsqu’on se réfère à la liste des joueurs qui ont pris part aux dernières séances d’entraînement et aux déclarations hier du coach national, Stephen Keshi.

Si on peut expliquer l’absence des trois premiers par les altercations et les divergences entre eux et la Fédération Togolaise de Football autour de leur exclusion le 24 mars et de leur réintégration le 24 mai  dernier pour des questions du reliquat des primes de la coupe du monde, il est pour l’instant difficile de dire que les trois derniers ont refusé de rallier la sélection par pure solidarité. S’associant à la voix du manager général de la FTF, Zepp Kouétey sur la question de notification de levée de sanction et de convocation des joueurs précédemment exclus, l’ancien meilleur coach africain 2005 et ancien capitaine des Supers Eagles du Nigeria, a reconnu que la FTF avait « convoqué en bonne et due forme » ces 6 titulaires de la sélection togolaise.

Mais malheureusement, ces derniers ne se sont en aucun moment présentés aux séances d’entraînement débutées depuis lundi dernier au stade de Kégué. La plupart de ces joueurs concernés qui sont à Lomé ont jugé bon de bouder les préparatifs de la sélection, malgré les multiples appels du coach national. Si cette situation, dans un premier temps, faisait planer un doute sur la physionomie de la sélection des Eperviers qui se présentera en terre sierra léonaise ce 03 juin, il faut noter que cette absence est en passe d’être comblée par un retour inattendu de 16 des 17 autres internationaux convoqués par Stephen Keshi. Il a aujourd’hui selon ses propres explications deux options : soit composé un effectif qui fera plus place à des locaux en préparation depuis le 14 mai ou mettre sur pied une équipe «new look» de professionnels comme ce fut presque le cas lors du premier match des éliminatoires face aux Ecureuils du Bénin.

Sur ce plan, il a laissé entendre qu’il se contentera à fond de l’effectif qu’il a à sa disposition, même si, malgré la maîtrise technique de ses joueurs il y a des soucis tactiques.

Parmi les probables joueurs professionnels qui figureront sur la liste de Keshi pour cette rencontre, on retrouvera des noms comme Senaya Mawutoè et Sénaya Junior, Mama Souley, Atsou Franck, Dossèvi Thomas, Romao Alexis, Tchanirou Ouro Nimini, Zanzan Atté-oudéyi, Eninful Komlan, Ouro Akpo Akilou,  Emmanuel Mathias, Mama Gafar, Salifou Moustafa, et Akoto Eric. Certains de ces joueurs expatriés ont déjà participé au moins à une campagne de compétition africaine ou du mondial avec la sélection togolaise. Les nouveaux venus sont Moumouni Djabarou et Floyd Ayité. Parmi les locaux qui ont une chance de faire partie de l’effectif du technicien nigérian, il y a des joueurs comme Kassim Guyazou, Améwou Komlan, Alassani Mohamed, Tchao Kokou et Oumorou Nassirou.

Outre ces Eperviers exclus et réintégrés qui sont en litige avec la FTF et qui ont refusé l’appel de cette dernière, il faut noter que Olufadé Adékamni, selon le coach national, a appelé pour annoncer qu’il s’est blessé alors que Agassa Kossi, Robert Malm et autre Jonathan Tokplé pour  ne pas compromettre leur chance de titularisation la saison prochaine avec leurs clubs employeurs, ont reporté leur retour en sélection sur le match de la 5ème journée face Bénin. L’équipe togolaise embarquera pour Freetwon samedi matin. Tout compte fait, même si le forfait de la sélection togolaise est évité de justesse, il est difficile de se prononcer avec exactitude sur la vraie valeur de l’effectif qu’alignera Stephen Keshi, dimanche face aux Lones stars qui eux aussi de leur côté se passeront des services de Mohamed Kallon et de deux autres titulaires.

En rappel, le Togo avant cette 4ème journée est premier du groupe 9 avec 6 points suivi du Mali (5 points), du Bénin (4 points) et de la Sierra Leone (1 point).

Gabin Koissidjin

 
Examens de fin d’année : Les correcteurs du BEPC aussi en grève

Plus rien ne va au ministère des Enseignements Primaire et Secondaire. Après la suspension des corrections des copies de l’examen du BAC 1, c’est le tour des correcteurs des épreuves du Brevet d’Etude du Premier Cycle (BEPC) d’exprimer leur ras-le-bol. Ceux-ci, tout comme leurs collègues du lycée, réclament la revalorisation de leurs primes de correction et de surveillance. Les correcteurs exigent que la prime de surveillance qui était de 4.000 F pour toute la durée des épreuves écrites soit portée à 5.000 F par jour et que celle de la correction qui était de 8.000 F soit portée  à 5.000 F par jour pour les correcteurs et à 12.000 F pour le secrétariat. 

D’après les enseignants grévistes, les pourparlers entamés depuis le mercredi 30 mai 2007 entre leurs syndicats   et le ministre Klassou n’ont  pas donné de suites favorables.

Le ministre des  Enseignements Primaire et Secondaire leur aurait signifié que le budget des examens a été déjà voté et versé à la comptabilité de son département  depuis le 24 mai 2007, et ceci sur la base des anciens traitements. Une explication que n’entendent pas « gober » les correcteurs, qui estiment que le ministre ne « veut pas négocier ». Pour preuves, ils avancent la récurrence de cette crise de primes.

«Je viens de Togo-2000. Calculez les frais de déplacement pendant huit (8) jours  de corrections et vous saurez qu’on nous exploite. Trop, c’est trop », s’est indigné un enseignant.

L’un des porte-parole des correcteurs du CEG Tokoin - Centre  a indiqué qu’ils sont en contact permanent avec leurs collègues de l’intérieur (qui seraient aussi en grève), afin que les autorités puissent prendre en considération leurs revendications. «C’est un mouvement collectif et national et nous n’entendons pas fléchir avant  satisfaction », a-t-il laissé entendre, sûr de la détermination de ses camarades. 

En plus de la revendication des meilleures conditions de travail, les correcteurs dénoncent aussi le non-paiement de l’intégralité des primes. Au lieu de 10 000F  fixés officiellement officiellement pour la correction expliquent-ils, ils n’en recevraient que 8000 F ; et 4000 F contre 4500 F prévu pour la surveillance.  « Lorsque l’argent est déboursé, chaque échelon hiérarchique se taille la part du lion », a déclaré un porte-parole des grévistes.

 Ces derniers dénoncent aussi le fait qu’en 2000, ils n’avaient perçu que le quart de leurs dus. Il en est de même pour 2001 et 2002 où ils soutiennent n’avoir perçu que la moitié des primes. Le directeur de cabinet du ministre des Enseignements Primaires et Secondaires, Kpemissi Eyana, s’inscrit en faux contre ces allégations. Ce dernier, tout en reconnaissant la légitimité des revendications des enseignants, s’était réjouit, mardi dernier, du fait que son département avait consenti des efforts pour payer les arriérés de primes.

Interrogé sur les mesures qu’entendent prendre le ministère, le chef du centre de correction du CEG Tokoin Centre n’a pas voulu répondre aux préoccupations des journalistes.

Du côté des correcteurs du BAC 1, c’est le statut quo. Les séances de corrections suspendues depuis vendredi 25 mai 2007 n’ont toujours pas repris.  Les correcteurs ont, au cours d’une assemblée générale tenue hier matin, décidé de poursuivre le mouvement de grève « jusqu’à satisfaction totale » (leur rencontre avec le ministre Klassou a été aussi infructueuse). Le paiement des primes de surveillance proposé hier matin aux grévistes avait rencontré un refus catégorique de la part de ces derniers qui voient dans cette proposition un moyen d’affaiblir leur mouvement. « Nous n’allons pas toucher cet argent puisque nous ne réclamons pas  le paiement des primes mais leur revalorisation », a déclaré leur porte-parole.

Mais déjà, des voix s’élèvent pour dénoncer les « intimidations » que subissent  les correcteurs de certains centres.

Selon les informations, les centres de correction d’Atakpamé et de  Kpalimé, dans la région des plateaux, auraient, « sous pression »,  repris les travaux. A ce sujet, un correcteur du lycée de Tokoin prévient que « si le cas se présentait à eux, ceux sont les candidats qui paieraient les pots cassés de leur état d’esprit ». En d’autres termes, les corrections seront bâclées.

A l’allure où vont les choses et vu la position du ministère des enseignements primaire et secondaire qui est pris en étaux, des observateurs avisés s’inquiètent et se demandent si le ministère ne va pas réitérer sa pratique de 2004 qui a consisté à convoyer les copies des candidats des centres de la capital vers l’intérieur du pays. Une attitude qui serait une fuite en avant de la part des autorités.

Grégoire AWESSO 

 
Sécurisation des élections : La force FOSEL est créée

Dans le cadre de la sécurisation des opérations électorales d’août prochain, le gouvernement réuni en conseil des ministres hier, a créé une unité spéciale dénommée « Force Spéciale Elections Législatives 2007(FOSEL-2007)». Elle sera placée sous le commandement des officiers Monpion, Kondi Yao et Koudovor Têko Mawouli. Selon le ministre de la Sécurité, le Colonel Mohamed Atcha Titikpina, le nombre total des hommes de FOSEL est évalué à 5. 000.

La FOSEL est composée essentiellement de policiers et de gendarmes. S’agissant des éléments des forces de défense qui seront sollicités pour compléter et appuyer les forces de sécurité, le ministre Titikpina a indiqué qu’il s’agit de jeunes militaires issus du centre de formation de Kara qui n’ont pas encore d’affectation précise. Il a également fait savoir que ceux-ci seront formés au maintien de la sécurité. Selon le ministre de l’Administration Territoriale, Kwesi Séléagodji Ahoomey-Zunu, la force de défense ne sera pas en premier plan dans les opérations de maintien de l’ordre lors des élections. Son collègue  de la Sécurité, a précisé que ces jeunes militaires vont juste relayer leurs collègues policiers et gendarmes dans les commissariats et camps de gendarmerie « pour garder la maison », ou assurer la conduite des affaires courantes.

En ce qui concerne les relations entre les différents ministères en charge de l’organisation du scrutin législatif et la Commission Electorale Nationale Indépendante, le patron de la Sécurité du Togo a dit que son ministère travaille en « étroite collaboration » avec la CENI qui dit-il, assure la supervision des éléments de la FOSEL alors que son département en assure la tutelle.

Noël Y. A. GLISSOU

 
Elections législatives : Le PT exige l’annulation du scrutin du 05 août

Le parti des travailleurs est encore monté au créneau en fin de semaine dernière pour dénoncer les conditions dans lesquelles se préparent les prochaines élections législatives.  La question de l’impunité et celle relative au report de la date du prochain scrutin sont les deux sujets de préoccupation qui figurent dans un «appel» rendu public par le parti de Claude Améganvi.

Sur la question de l’impunité
Relevant que le Communiqué publié à la fin des travaux de la dernière session  du Comité de suivi indique au sujet « du traitement de la question de l’impunité » que cette instance de l’APG «a demandé qu’un rapport exhaustif soit fait par le Gouvernement à l’occasion de sa prochaine session » dont la tenue a été fixée au « lundi 11 juin 2007 à Ouagadougou », le Parti des travailleurs tient à constater qu’il s’agit « d’une manœuvre dilatoire » sur une question cruciale dont la solution est pourtant urgente pour apaiser les populations préalablement à tout processus électoral.

Face à cette situation, cette formation politique appelle à la vigilance de toutes les composantes du peuple togolais « pour constater à nouveau avec lui, que l’APG est un accord destiné à garantir l’impunité et une fausse légitimité au régime RPT ».

Par conséquent, Claude Améganvi et les siens demandent aux populations de se mobiliser pour exiger que « les auteurs et commanditaires des crimes abominables commis lors des violences électorales d’avril 2005, soient déférés devant les tribunaux pour que justice soit rendue aux plus de 1 000 citoyennes et citoyens innocents lâchement assassinés par l’armée, la gendarmerie, la police et les milices du RPT ».

Ce parti exige en outre que la question de l’impunité soit réglée avant la tenue de toute nouvelle échéance électorale au Togo afin d’éviter que « des assassins patentés et autres auteurs de crimes économiques n’aillent narguer le peuple togolais à l’Assemblée nationale du haut de l’immunité parlementaire dont le régime RPT se prépare à les faire sciemment bénéficier en les faisant élire frauduleusement pour les protéger ». Il en veut pour preuve les candidatures du tristement célèbre, Major Kouloun et de l’ex-ministre des finances, Payadowa Boukpessi, accusé respectivement, selon ce parti, d’exaction à Atakpamé et de malversation financières portant sur des dizaines de milliards de FCFA.

Sur le processus électoral
Le Parti des travailleurs qui dit avoir aussi relevé que « Le Comité de suivi a également entendu une communication de la CENI sur le déroulement de ses activités et en particulier la présentation d’un chronogramme (…) qui prévoit la tenue des élections législatives le 05 août 2007 », constate que cette décision de report met en lumière « l’irresponsabilité et la grande légèreté par lesquelles Faure Essozimna GNASSINGBE a pris sur lui de modifier unilatéralement la date de ces élections ».

En effet, explique cette formation politique, c’est pour « redorer son blason sanglant » que Faure Gnassingbé, alors qu’il était en visite d’Etat en France, a annoncé, sur le perron de l’Elysé, que les élections pouvaient se tenir en juin 2007 au Togo.

Pour le PT, « la précipitation imposée à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) par le RPT, n’a pour autre objectif que d’imposer un processus électoral bâclé conduisant à une nouvelle mascarade électorale ».

Quant au report des élections législatives au 5 août 2007 et à la faisabilité des opérations de recensement électoral du 08 juin au 08 juillet 2007, le Parti des travailleurs constate qu’ils sont totalement impossibles et irréalistes car précise –t-il, « même la dernière Session du Comité de suivi du 14 mai reconnaît que la CENI a relevé des contraintes techniques, logistiques, financières et humaines dont la levée s’avère indispensable pour la bonne exécution du processus électoral ». Ce qui, conclut le parti des travailleurs veut dire «que la CENI n’étant pas prête, le maintien de la date du 5 août ne relèverait que d’un coup de force ! »

Relevant par ailleurs que la CENI avait elle-même indiqué qu’elle ne peut « respecter son chronogramme (qu’) à condition que le Gouvernement togolais et ses partenaires » mettent à sa « disposition (…) sans délai, les moyens techniques, financiers et logistiques nécessaires », il se demande sur quoi se fondent les membres de la cette structure pour prétendre vouloir organiser les élections le 05 août prochain. La seule publication à ce jour d’un chronogramme du recensement électoral ; la poursuite des travaux de conception du logiciel d’enrôlement des électeurs par la société Zétès ; le non-achevement jusqu’à ce jour du processus de refonte de certaines institutions impliquées dans le processus électoral ; et les risques de fraudes massives consécutives à la crise énergétique lors du scrutin, sont autant d’éléments qui aux yeux du parti des travailleurs, ne garantissent pas la tenue d’élections libres, transparentes, démocratiques et pacifiques à la date du 05 août 2007.

A cet effet, cette formation politique « exige que les élections législatives annoncées à cette date soient purement et simplement annulées».

Marc D. KOUAKANI-ASSI

 
Grève des enseignants au secondaire : Le gouvernement parle de chantage

Les revendications des enseignants correcteurs des épreuves du BAC 1 ont retenu, ce jeudi, l’attention du gouvernement réuni en conseil des ministres. En lieu et place d’une réponse claire aux grévistes, le gouvernement par la voix de son porte-parole, le ministre de la Communication et de la Formation Civique, a estimé que beaucoup de choses ont été déjà faites pour l’enseignement ces dernières années et qu’il ne fallait pas que certains, par «cynisme et par chantage», essaient de saper ces actions.

Aux dires du ministre Hégbor, le mouvement déclenché par les enseignants n’est pas d’envergure nationale. « Ce n’est pas sur l’ensemble du territoire national », a indiqué le porte-parole du gouvernement, d’après qui ce sont seulement « quelques régions » qui seraient concernées par la grève.

Cette réponse des autorités tranche avec la voie du dialogue et de la négociation adoptée jusqu’alors par le ministère des Enseignements primaire et  secondaire. En effet, dès le début de la crise, celui-ci s’est voulu plus conciliant et expliquait aux grévistes que le budget alloué aux corrections est déjà adopté et dégagé et qu’il sera impossible au gouvernement de satisfaire leurs doléances. Des doléances jugées légitimes par le directeur de cabinet du même ministère, Kpémissi Eyana.

Avec cette prise de position du gouvernement, et au vu de la détermination des enseignants à aller au bout de leurs actions, tout porte à croire que les examens de cette d’année sont en passe de connaître une fin houleuse. Une situation qui n’est pas de nature à rassurer les élèves quand on sait aussi que certains correcteurs ont indiqué qu’ils sont prêts à déverser leur colère sur les copies, si jamais ils sont obligés à céder à une quelconque pression venant des autorités.

Marc D. KOUAKANI-ASSI

 
Faits divers : Le couple infidèle

A Cassablanca ce vendredi matin, c’était de l’émoi, le désarroi et le désespoir. Dans une cour de ce quartier, les habitants, réveillés par des bruits inhabituels, sont témoins d’une scène extraordinaire. Une scène honteuse, désastreuse, malheureuse… Sous la fine brume du matin, un couple s’attaque à deux jeunes (un jeune homme et une jeune fille très ravissante). Le monsieur contre le jeune étudiant qu’il traite de voleur de femme et la dame contre la jeune lycéenne traitée de voleuse d’homme.

Ayoko et Agbé sont mariés depuis quelques années et ont trois enfants. Depuis un certain temps, la vie de leur couple semble être morose. Et pour cause, monsieur est un véritable coureur de jupons. Ces obligations vis-à-vis de « ces bureaux » dont il prend soin, ne lui permettent plus d’assurer son devoir conjugal. Une situation qui s’est empirée depuis qu’il a fait la connaissance de Julie, une jeune lycéenne de 18 ans.

La femme d’Agbé, Ayoko, rencontre ainsi toutes les difficultés du monde pour s’octroyer l’opportunité de rester ensemble avec son mari. En réalité, Ayoko est devenue malheureuse pour la simple raison que son homme ne la regarde même plus. Ce dernier découche à tout moment ; apparemment, il n’a plus d’affection, le feu de l’amour s’est probablement consumé entre eux car monsieur a mis sa femme au « garage ». Au-delà des spéculations, nul ne saurait donner la raison valable de cette position d’Agbé. Fatiguée de cette vie monotone, une vie de désirs inassouvis, Ayoko se décide de trouver un suppléant, un amant, celui qui pourra lui redonner goût  à la vie. Dans sa quête, elle rencontre Kouma, un étudiant à l’université de Lomé. Ce dernier est un véritable étalon et Ayoko adore cela ! Tous les besoins de ce dernier sont désormais assurés par Ayoko. Refuseriez-vous cette relation si vous étiez à la place du pauvre étudiant ? Il faudrait que vous soyez d’une grande probité morale pour résister à la tentation !

  La veille du jour du scandale, le jour de vérité, Agbé  décide de passer la nuit avec sa dulcinée Julie qui célèbre son anniversaire de naissance. Dans le dessein de tromper la vigilance de son épouse,  Agbé déclare être envoyé en mission de deux jours à l’intérieur du pays (il bosse dans une ONG de la place). La valise faite, Agbé se retrouve au domicile de Julie. Malheureusement, la très ravissante Julie, une véritable « allumeuse » est colocataire de Kouma, l’amant de la femme de Agbé. 

Libérée cette nuit, Ayoko de son côté décide aussi d’aller passer un moment agréable avec celui qui l’amène aux anges. Tous deux, (les deux couples, elle et son amant, le mari et sa maîtresse), passèrent une nuit romantique. En l’absence de son mari, Ayoko peut se donner le privilège de passer la nuit hors de la maison conjugale et ne rentrer que le lendemain matin.

Pour les « bonnes », à la maison, leur patronne était allée à la veillée de prière qu’organise leur secte tous les vendredis nuit (d’ailleurs, ces veillées étaient devenues un prétexte pour Ayoko pour rejoindre son amant Kouma ; ceux-ci ont retenu ce calendrier afin de ne pas attirer l’attention de leur voisinage et pour ne pas payer des chambres d’hôtel pour leur récréation).

Tôt le lendemain de ce vendredi, Ayoko qui s’était levée de très bonne heure pour rentrer se retrouve nez à nez avec son mari, pagne noué à la hanche et qui venait de prendre une douche après une longue nuit d’ébats. Bouche bée, Agbé s’écrit : « mais que fais-tu ici ? A bon, comme ça tu me trompes avec un autre homme. Montre-le-moi pour que je lui montre de quel bois je me chauffe» ! La femme de son côté, presque en sanglots, s’écrit : « chéri je te croyais en mission ! Donc ta mission c’est ici » ? Ah ! S’ils savaient qu’ils avaient dormi dans la même concession, l’un et l’autre à côté de son amant.

La conversation qui devenait de plus en plus houleuse obligea Kouma à sortir de sa chambre. A sa vue, Agbé se rue sur lui et le roule sur le sol. Julie qui était également sortie s’enquérir des faits, sera prise en compte par la Dame. Quelques minutes avaient suffit pour que  Ayoko transforme la robe de nuit de la voleuse d’homme, en haillons et qu’elle lui enfonce les ongles dans le visage.

Que se passera-t-il lorsque les deux (Ayoko et Agbé) seront de retour à la maison ? Vont-ils se pardonner mutuellement ? Affaire à suivre, dira DJ Lewis, artiste ivoirien de la chanson.

Grégoire AWESSO

 
 
 
 
 
 
 
 

 
 
 
Job.com
 

© 2005  www.togoforum.com All rights reserved