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Eliminatoires CAN 2008, 4ème journée /
Sierra Leone – Togo : Shéyi et ses acolytes ne seront
pas au rendez-vous |
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Après moult tractations, les Eperviers du Togo
embarqueront pour la capitale sierra léonaise,
Freetwon, sans certains de leurs cadres à savoir,
Shéyi Adébayor, Daré Nibombé, Kader Coubadja,
Tchangaï Massamaesso, Olufadé Adékamni et le portier
Kossi Agassa. C’est en substance les derniers
constats que l’on peut faire lorsqu’on se réfère à la
liste des joueurs qui ont pris part aux dernières
séances d’entraînement et aux déclarations hier du
coach national, Stephen Keshi. |
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Si
on peut expliquer l’absence des trois premiers par
les altercations et les divergences entre eux et la
Fédération Togolaise de Football autour de leur
exclusion le 24 mars et de leur réintégration le 24
mai dernier pour des questions du reliquat des
primes de la coupe du monde, il est pour l’instant
difficile de dire que les trois derniers ont refusé
de rallier la sélection par pure solidarité.
S’associant à la voix du manager général de la FTF,
Zepp Kouétey sur la question de notification de levée
de sanction et de convocation des joueurs
précédemment exclus, l’ancien meilleur coach africain
2005 et ancien capitaine des Supers Eagles du
Nigeria, a reconnu que la FTF avait « convoqué en
bonne et due forme » ces 6 titulaires de la
sélection togolaise.
Mais malheureusement, ces derniers ne se sont en
aucun moment présentés aux séances d’entraînement
débutées depuis lundi dernier au stade de Kégué. La
plupart de ces joueurs concernés qui sont à Lomé ont
jugé bon de bouder les préparatifs de la sélection,
malgré les multiples appels du coach national. Si
cette situation, dans un premier temps, faisait
planer un doute sur la physionomie de la sélection
des Eperviers qui se présentera en terre sierra
léonaise ce 03 juin, il faut noter que cette absence
est en passe d’être comblée par un retour inattendu
de 16 des 17 autres internationaux convoqués par
Stephen Keshi. Il a aujourd’hui selon ses propres
explications deux options : soit composé un effectif
qui fera plus place à des locaux en préparation
depuis le 14 mai ou mettre sur pied une équipe «new
look» de professionnels comme ce fut presque le
cas lors du premier match des éliminatoires face aux
Ecureuils du Bénin.
Sur
ce plan, il a laissé entendre qu’il se contentera à
fond de l’effectif qu’il a à sa disposition, même si,
malgré la maîtrise technique de ses joueurs il y a
des soucis tactiques.
Parmi les probables joueurs professionnels qui
figureront sur la liste de Keshi pour cette
rencontre, on retrouvera des noms comme Senaya
Mawutoè et Sénaya Junior, Mama Souley, Atsou Franck,
Dossèvi Thomas, Romao Alexis, Tchanirou Ouro Nimini,
Zanzan Atté-oudéyi, Eninful Komlan, Ouro Akpo Akilou,
Emmanuel Mathias, Mama Gafar, Salifou Moustafa, et
Akoto Eric. Certains de ces joueurs expatriés ont
déjà participé au moins à une campagne de compétition
africaine ou du mondial avec la sélection togolaise.
Les nouveaux venus sont Moumouni Djabarou et Floyd
Ayité. Parmi les locaux qui ont une chance de faire
partie de l’effectif du technicien nigérian, il y a
des joueurs comme Kassim Guyazou, Améwou Komlan,
Alassani Mohamed, Tchao Kokou et Oumorou Nassirou.
Outre ces Eperviers exclus et réintégrés qui sont en
litige avec la FTF et qui ont refusé l’appel de cette
dernière, il faut noter que Olufadé Adékamni, selon
le coach national, a appelé pour annoncer qu’il s’est
blessé alors que Agassa Kossi, Robert Malm et autre
Jonathan Tokplé pour ne pas compromettre leur chance
de titularisation la saison prochaine avec leurs
clubs employeurs, ont reporté leur retour en
sélection sur le match de la 5ème journée
face Bénin. L’équipe togolaise embarquera pour
Freetwon samedi matin. Tout compte fait, même si le
forfait de la sélection togolaise est évité de
justesse, il est difficile de se prononcer avec
exactitude sur la vraie valeur de l’effectif
qu’alignera Stephen Keshi, dimanche face aux Lones
stars qui eux aussi de leur côté se passeront des
services de Mohamed Kallon et de deux autres
titulaires.
En
rappel, le Togo avant cette 4ème journée
est premier du groupe 9 avec 6 points suivi du Mali
(5 points), du Bénin (4 points) et de la Sierra Leone
(1 point).
Gabin
Koissidjin
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Examens de fin d’année : Les correcteurs du BEPC
aussi en grève |
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Plus rien ne va au ministère des
Enseignements Primaire et Secondaire. Après la
suspension des corrections des copies de l’examen du
BAC 1, c’est le tour des correcteurs des épreuves du
Brevet d’Etude du Premier Cycle (BEPC) d’exprimer
leur ras-le-bol. Ceux-ci, tout comme leurs collègues
du lycée, réclament la revalorisation de leurs primes
de correction et de surveillance. Les correcteurs
exigent que la prime de surveillance qui était de
4.000 F pour toute la durée des épreuves écrites soit
portée à 5.000 F par jour et que celle de la
correction qui était de 8.000 F soit portée à 5.000
F par jour pour les correcteurs et à 12.000 F pour le
secrétariat. |
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D’après les enseignants grévistes, les pourparlers
entamés depuis le mercredi 30 mai 2007 entre leurs
syndicats et le ministre Klassou n’ont pas donné
de suites favorables.
Le
ministre des Enseignements Primaire et Secondaire
leur aurait signifié que le budget des examens a été
déjà voté et versé à la comptabilité de son
département depuis le 24 mai 2007, et ceci sur la
base des anciens traitements. Une explication que
n’entendent pas « gober » les correcteurs, qui
estiment que le ministre ne « veut pas négocier ».
Pour preuves, ils avancent la récurrence de cette
crise de primes.
«Je
viens de Togo-2000. Calculez les frais de déplacement
pendant huit (8) jours de corrections et vous saurez
qu’on nous exploite. Trop, c’est trop », s’est
indigné un enseignant.
L’un des porte-parole des correcteurs du CEG Tokoin -
Centre a indiqué qu’ils sont en contact permanent
avec leurs collègues de l’intérieur (qui seraient
aussi en grève), afin que les autorités puissent
prendre en considération leurs revendications. «C’est
un mouvement collectif et national et nous
n’entendons pas fléchir avant satisfaction »,
a-t-il laissé entendre, sûr de la détermination de
ses camarades.
En
plus de la revendication des meilleures conditions de
travail, les correcteurs dénoncent aussi le
non-paiement de l’intégralité des primes. Au lieu de
10 000F fixés officiellement officiellement pour la
correction expliquent-ils, ils n’en recevraient que
8000 F ; et 4000 F contre 4500 F prévu pour la
surveillance. « Lorsque l’argent est déboursé,
chaque échelon hiérarchique se taille la part du lion »,
a déclaré un porte-parole des grévistes.
Ces derniers dénoncent aussi le fait qu’en 2000, ils
n’avaient perçu que le quart de leurs dus. Il en est
de même pour 2001 et 2002 où ils soutiennent n’avoir
perçu que la moitié des primes. Le directeur de
cabinet du ministre des Enseignements Primaires et
Secondaires, Kpemissi Eyana, s’inscrit en faux contre
ces allégations. Ce dernier, tout en reconnaissant la
légitimité des revendications des enseignants,
s’était réjouit, mardi dernier, du fait que son
département avait consenti des efforts pour payer les
arriérés de primes.
Interrogé sur les mesures qu’entendent prendre le
ministère, le chef du centre de correction du CEG
Tokoin Centre n’a pas voulu répondre aux
préoccupations des journalistes.
Du
côté des correcteurs du BAC 1, c’est le statut quo.
Les séances de corrections suspendues depuis vendredi
25 mai 2007 n’ont toujours pas repris. Les
correcteurs ont, au cours d’une assemblée générale
tenue hier matin, décidé de poursuivre le mouvement
de grève « jusqu’à satisfaction totale » (leur
rencontre avec le ministre Klassou a été aussi
infructueuse). Le paiement des primes de surveillance
proposé hier matin aux grévistes avait rencontré un
refus catégorique de la part de ces derniers qui
voient dans cette proposition un moyen d’affaiblir
leur mouvement. « Nous n’allons pas toucher cet
argent puisque nous ne réclamons pas le paiement des
primes mais leur revalorisation », a déclaré leur
porte-parole.
Mais déjà, des voix s’élèvent pour dénoncer les « intimidations »
que subissent les correcteurs de certains centres.
Selon les informations, les centres de correction d’Atakpamé
et de Kpalimé, dans la région des plateaux,
auraient, « sous pression », repris les
travaux. A ce sujet, un correcteur du lycée de Tokoin
prévient que « si le cas se présentait à eux, ceux
sont les candidats qui paieraient les pots cassés de
leur état d’esprit ». En d’autres termes, les
corrections seront bâclées.
A
l’allure où vont les choses et vu la position du
ministère des enseignements primaire et secondaire
qui est pris en étaux, des observateurs avisés
s’inquiètent et se demandent si le ministère ne va
pas réitérer sa pratique de 2004 qui a consisté à
convoyer les copies des candidats des centres de la
capital vers l’intérieur du pays. Une attitude qui
serait une fuite en avant de la part des autorités.
Grégoire AWESSO
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Sécurisation des élections : La force FOSEL est créée |
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Dans le cadre de la sécurisation des opérations
électorales d’août prochain, le gouvernement réuni en
conseil des ministres hier, a créé une unité spéciale
dénommée « Force Spéciale Elections Législatives
2007(FOSEL-2007)». Elle sera placée sous le
commandement des officiers Monpion, Kondi Yao et
Koudovor Têko Mawouli. Selon le ministre de la
Sécurité, le Colonel Mohamed Atcha Titikpina, le
nombre total des hommes de FOSEL est évalué à 5. 000. |
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La
FOSEL est composée essentiellement de policiers et de
gendarmes. S’agissant des éléments des forces de
défense qui seront sollicités pour compléter et
appuyer les forces de sécurité, le ministre Titikpina
a indiqué qu’il s’agit de jeunes militaires issus du
centre de formation de Kara qui n’ont pas encore
d’affectation précise. Il a également fait savoir que
ceux-ci seront formés au maintien de la sécurité.
Selon le ministre de l’Administration Territoriale,
Kwesi Séléagodji Ahoomey-Zunu, la force de défense ne
sera pas en premier plan dans les opérations de
maintien de l’ordre lors des élections. Son collègue
de la Sécurité, a précisé que ces jeunes militaires
vont juste relayer leurs collègues policiers et
gendarmes dans les commissariats et camps de
gendarmerie « pour garder la maison », ou
assurer la conduite des affaires courantes.
En
ce qui concerne les relations entre les différents
ministères en charge de l’organisation du scrutin
législatif et la Commission Electorale Nationale
Indépendante, le patron de la Sécurité du Togo a dit
que son ministère travaille en « étroite
collaboration » avec la CENI qui dit-il, assure
la supervision des éléments de la FOSEL alors que son
département en assure la tutelle.
Noël Y.
A. GLISSOU
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Elections législatives : Le PT exige l’annulation du
scrutin du 05 août |
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Le parti des travailleurs est encore
monté au créneau en fin de semaine dernière pour
dénoncer les conditions dans lesquelles se préparent
les prochaines élections législatives. La question
de l’impunité et celle relative au report de la date
du prochain scrutin sont les deux sujets de
préoccupation qui figurent dans un «appel» rendu
public par le parti de Claude Améganvi. |
Sur la question de l’impunité
Relevant que le Communiqué publié à la fin des
travaux de la dernière session du Comité de suivi
indique au sujet « du traitement de la question de
l’impunité » que cette instance de l’APG «a
demandé qu’un rapport exhaustif soit fait par le
Gouvernement à l’occasion de sa prochaine session »
dont la tenue a été fixée au « lundi 11 juin 2007
à Ouagadougou », le Parti des travailleurs tient
à constater qu’il s’agit « d’une manœuvre
dilatoire » sur une question cruciale dont la
solution est pourtant urgente pour apaiser les
populations préalablement à tout processus électoral.
Face à cette situation, cette formation politique
appelle à la vigilance de toutes les composantes du
peuple togolais « pour constater à nouveau avec
lui, que l’APG est un accord destiné à garantir
l’impunité et une fausse légitimité au régime RPT ».
Par
conséquent, Claude Améganvi et les siens demandent
aux populations de se mobiliser pour exiger que « les
auteurs et commanditaires des crimes abominables
commis lors des violences électorales d’avril 2005,
soient déférés devant les tribunaux pour que justice
soit rendue aux plus de 1 000 citoyennes et citoyens
innocents lâchement assassinés par l’armée, la
gendarmerie, la police et les milices du RPT ».
Ce
parti exige en outre que la question de l’impunité
soit réglée avant la tenue de toute nouvelle échéance
électorale au Togo afin d’éviter que « des
assassins patentés et autres auteurs de crimes
économiques n’aillent narguer le peuple togolais à
l’Assemblée nationale du haut de l’immunité
parlementaire dont le régime RPT se prépare à les
faire sciemment bénéficier en les faisant élire
frauduleusement pour les protéger ». Il en veut
pour preuve les candidatures du tristement célèbre,
Major Kouloun et de l’ex-ministre des finances,
Payadowa Boukpessi, accusé respectivement, selon ce
parti, d’exaction à Atakpamé et de malversation
financières portant sur des dizaines de milliards de
FCFA.
Sur le processus
électoral
Le Parti des travailleurs qui dit avoir aussi relevé
que « Le Comité de suivi a également entendu une
communication de la CENI sur le déroulement de ses
activités et en particulier la présentation d’un
chronogramme (…) qui prévoit la tenue des élections
législatives le 05 août 2007 », constate que
cette décision de report met en lumière « l’irresponsabilité
et la grande légèreté par lesquelles Faure Essozimna
GNASSINGBE a pris sur lui de modifier unilatéralement
la date de ces élections ».
En
effet, explique cette formation politique, c’est pour
« redorer son blason sanglant » que Faure
Gnassingbé, alors qu’il était en visite d’Etat en
France, a annoncé, sur le perron de l’Elysé, que les
élections pouvaient se tenir en juin 2007 au Togo.
Pour le PT, « la précipitation imposée à la
Commission électorale nationale indépendante (CENI)
par le RPT, n’a pour autre objectif que d’imposer un
processus électoral bâclé conduisant à une nouvelle
mascarade électorale ».
Quant au report des élections législatives au 5 août
2007 et à la faisabilité des opérations de
recensement électoral du 08 juin au 08 juillet 2007,
le Parti des travailleurs constate qu’ils sont
totalement impossibles et irréalistes car précise
–t-il, « même la dernière Session du Comité de
suivi du 14 mai reconnaît que la CENI a relevé des
contraintes techniques, logistiques, financières et
humaines dont la levée s’avère indispensable pour la
bonne exécution du processus électoral ». Ce qui,
conclut le parti des travailleurs veut dire «que
la CENI n’étant pas prête, le maintien de la date du
5 août ne relèverait que d’un coup de force ! »
Relevant par ailleurs que la CENI avait elle-même
indiqué qu’elle ne peut « respecter son
chronogramme (qu’) à condition que le Gouvernement
togolais et ses partenaires » mettent à sa
« disposition (…) sans délai, les moyens techniques,
financiers et logistiques nécessaires », il se
demande sur quoi se fondent les membres de la cette
structure pour prétendre vouloir organiser les
élections le 05 août prochain. La seule publication à
ce jour d’un chronogramme du recensement électoral ;
la poursuite des travaux de conception du logiciel
d’enrôlement des électeurs par la société Zétès ; le
non-achevement jusqu’à ce jour du processus de
refonte de certaines institutions impliquées dans le
processus électoral ; et les risques de fraudes
massives consécutives à la crise énergétique lors du
scrutin, sont autant d’éléments qui aux yeux du parti
des travailleurs, ne garantissent pas la tenue
d’élections libres, transparentes, démocratiques et
pacifiques à la date du 05 août 2007.
A
cet effet, cette formation politique « exige que
les élections législatives annoncées à cette date
soient purement et simplement annulées».
Marc D.
KOUAKANI-ASSI
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Grève des enseignants au secondaire : Le gouvernement
parle de chantage |
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Les revendications des enseignants correcteurs des
épreuves du BAC 1 ont retenu, ce jeudi, l’attention
du gouvernement réuni en conseil des ministres.
En lieu et place d’une réponse claire aux grévistes,
le gouvernement par la voix de son porte-parole, le
ministre de la Communication et de la Formation
Civique, a estimé que beaucoup de choses ont été déjà
faites pour l’enseignement ces dernières années et
qu’il ne fallait pas que certains, par «cynisme et
par chantage», essaient de saper ces actions. |
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Aux
dires du ministre Hégbor, le mouvement déclenché par
les enseignants n’est pas d’envergure nationale. « Ce
n’est pas sur l’ensemble du territoire national »,
a indiqué le porte-parole du gouvernement, d’après
qui ce sont seulement « quelques régions » qui
seraient concernées par la grève.
Cette réponse des autorités tranche avec la voie du
dialogue et de la négociation adoptée jusqu’alors par
le ministère des Enseignements primaire et
secondaire. En effet, dès le début de la crise,
celui-ci s’est voulu plus conciliant et expliquait
aux grévistes que le budget alloué aux corrections
est déjà adopté et dégagé et qu’il sera impossible au
gouvernement de satisfaire leurs doléances. Des
doléances jugées légitimes par le directeur de
cabinet du même ministère, Kpémissi Eyana.
Avec cette prise de position du gouvernement, et au
vu de la détermination des enseignants à aller au
bout de leurs actions, tout porte à croire que les
examens de cette d’année sont en passe de connaître
une fin houleuse. Une situation qui n’est pas de
nature à rassurer les élèves quand on sait aussi que
certains correcteurs ont indiqué qu’ils sont prêts à
déverser leur colère sur les copies, si jamais ils
sont obligés à céder à une quelconque pression venant
des autorités.
Marc D.
KOUAKANI-ASSI
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Faits divers : Le couple infidèle |
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A Cassablanca ce vendredi matin,
c’était de l’émoi, le désarroi et le désespoir. Dans
une cour de ce quartier, les habitants, réveillés par
des bruits inhabituels, sont témoins d’une scène
extraordinaire. Une scène honteuse, désastreuse,
malheureuse… Sous la fine brume du matin, un couple
s’attaque à deux jeunes (un jeune homme et une jeune
fille très ravissante). Le monsieur contre le jeune
étudiant qu’il traite de voleur de femme et la dame
contre la jeune lycéenne traitée de voleuse d’homme. |
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Ayoko et Agbé sont mariés depuis quelques années et
ont trois enfants. Depuis un certain temps, la vie de
leur couple semble être morose. Et pour cause,
monsieur est un véritable coureur de jupons. Ces
obligations vis-à-vis de « ces bureaux » dont il
prend soin, ne lui permettent plus d’assurer son
devoir conjugal. Une situation qui s’est empirée
depuis qu’il a fait la connaissance de Julie, une
jeune lycéenne de 18 ans.
La
femme d’Agbé, Ayoko, rencontre ainsi toutes les
difficultés du monde pour s’octroyer l’opportunité de
rester ensemble avec son mari. En réalité, Ayoko est
devenue malheureuse pour la simple raison que son
homme ne la regarde même plus. Ce dernier découche à
tout moment ; apparemment, il n’a plus d’affection,
le feu de l’amour s’est probablement consumé entre
eux car monsieur a mis sa femme au « garage ».
Au-delà des spéculations, nul ne saurait donner la
raison valable de cette position d’Agbé. Fatiguée de
cette vie monotone, une vie de désirs inassouvis,
Ayoko se décide de trouver un suppléant, un amant,
celui qui pourra lui redonner goût à la vie. Dans sa
quête, elle rencontre Kouma, un étudiant à
l’université de Lomé. Ce dernier est un véritable
étalon et Ayoko adore cela ! Tous les besoins de ce
dernier sont désormais assurés par Ayoko.
Refuseriez-vous cette relation si vous étiez à la
place du pauvre étudiant ? Il faudrait que vous soyez
d’une grande probité morale pour résister à la
tentation !
La veille du jour du scandale, le jour de vérité,
Agbé décide de passer la nuit avec sa dulcinée Julie
qui célèbre son anniversaire de naissance. Dans le
dessein de tromper la vigilance de son épouse, Agbé
déclare être envoyé en mission de deux jours à
l’intérieur du pays (il bosse dans une ONG de la
place). La valise faite, Agbé se retrouve au domicile
de Julie. Malheureusement, la très ravissante Julie,
une véritable « allumeuse » est colocataire de
Kouma, l’amant de la femme de Agbé.
Libérée cette nuit, Ayoko de son côté décide aussi
d’aller passer un moment agréable avec celui qui
l’amène aux anges. Tous deux, (les deux couples, elle
et son amant, le mari et sa maîtresse), passèrent une
nuit romantique. En l’absence de son mari, Ayoko peut
se donner le privilège de passer la nuit hors de la
maison conjugale et ne rentrer que le lendemain
matin.
Pour les « bonnes », à la maison, leur
patronne était allée à la veillée de prière
qu’organise leur secte tous les vendredis nuit
(d’ailleurs, ces veillées étaient devenues un
prétexte pour Ayoko pour rejoindre son amant Kouma ;
ceux-ci ont retenu ce calendrier afin de ne pas
attirer l’attention de leur voisinage et pour ne pas
payer des chambres d’hôtel pour leur récréation).
Tôt
le lendemain de ce vendredi, Ayoko qui s’était levée
de très bonne heure pour rentrer se retrouve nez à
nez avec son mari, pagne noué à la hanche et qui
venait de prendre une douche après une longue nuit
d’ébats. Bouche bée, Agbé s’écrit : « mais que
fais-tu ici ? A bon, comme ça tu me trompes
avec un autre homme. Montre-le-moi pour que je lui
montre de quel bois je me chauffe» ! La femme de
son côté, presque en sanglots, s’écrit : « chéri
je te croyais en mission ! Donc ta mission c’est ici »
? Ah ! S’ils savaient qu’ils avaient dormi dans la
même concession, l’un et l’autre à côté de son amant.
La
conversation qui devenait de plus en plus houleuse
obligea Kouma à sortir de sa chambre. A sa vue, Agbé
se rue sur lui et le roule sur le sol. Julie qui
était également sortie s’enquérir des faits, sera
prise en compte par la Dame. Quelques minutes avaient
suffit pour que Ayoko transforme la robe de nuit de
la voleuse d’homme, en haillons et qu’elle lui
enfonce les ongles dans le visage.
Que
se passera-t-il lorsque les deux (Ayoko et Agbé)
seront de retour à la maison ? Vont-ils se pardonner
mutuellement ? Affaire à suivre, dira DJ Lewis,
artiste ivoirien de la chanson.
Grégoire AWESSO |
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