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Golfe Info

1er juin  mai 2007

[ 250: du 30 mai 2007]  
Match sierra Leone – Togo : Le cri de détresse de Stephen Keshi

La situation est de plus en plus inquiétante pour la sélection togolaise. Malgré la levée de la sanction, le coach de la sélection nationale, Stephen Keshi,  se retrouve avec un effectif à forte coloration locale à l’entraînement depuis lundi.

Intervenant hier en direct dans une émission sportive sur Radio Fréquence 1, le technicien nigérian, a exprimé son inquiétude face à la crise qui perdure entre les joueurs et la FTF autour de la question du reliquat des primes du mondial 2006. Il a appelé le peuple togolais à la prière et au réveil. Selon lui, les joueurs qu’il a sous la main jusqu’au soir du mardi sont : Zanzan Atté-oudéyi, Eric Akoto, Emmanuel Mathias, Eninful Kakla, Mamah Souley, Ouro Akpo Akilou, Tchanirou Ouro Nimini, Moumouni Djabarou et Mama Gafar. Il a poursuivi sa liste en rassurant que Tchangaï Massamaesso qui, en principe devait arriver hier nuit et Junior Sénaya, déjà à Lomé, ont promis rejoindre l’effectif dès aujourd’hui.

Parlant de Shéyi Adébayor et des autres joueurs exclus, il a relevé qu’il a discuté avec le capitaine des Eperviers au téléphone depuis la levée de la sanction et qu’il ne saurait expliquer pourquoi ce dernier n’a pas repris les entraînements.

 Stephen Keshi a également évoqué le cas du portier togolais de Herculès Alicenté (D2 espagnol), Kossi Agassa. Il a indiqué  que ce dernier ne s’associe aucunement  à cette bouderie de la sélection par ces collègues. « Il a fait comprendre que son club a changé d’entraîneur et qu’il est en train d’être aligné. Donc il compte rester pour pouvoir conserver son poste au sein de l’effectif » a-t-il expliqué. Selon lui, le gardien togolais a promis être  là pour le match contre le Bénin. Dans ce schéma, certains se rappellent encore des circonstances dans lesquelles le Togo a débuté cette campagne des éliminatoires avec un effectif qui a plus fait de place à des locaux. Face aux Sierra Leonais qui ne sont pas également exempts de problèmes de prime, on se demande quelle sera la physionomie des deux sélections ce dimanche à Freetwon.

Les blessures laissées par la  crise provoquée par l’exclusion des joueurs, Shéyi Adébayor, Kader Coubadja et Daré Nibombé, auront été très profondes mais est-ce là une raison pour la Fédération Togolaise de Football et les joueurs concernés de prendre en otage Stephen Keshi et le public sportif togolais ?

 
Eliminatoires CAN-2008/ 4ème journée : Les Eperviers tergiversent, Lones Stars, Aigles et Ecureuils sur le pied de guerre

A moins de 4 jours de son match capital face aux Lones Stars de la Sierra Leone, la sélection togolaise continue de traîner la crise née depuis le 24 mars dernier par l’exclusion de trois Eperviers, Shéyi Adébayor, Daré Nibombé, Kader Coubadja.

Malgré la levée de sanction annoncée depuis jeudi dernier et l’espoir que cela a suscité au sein de la population et de la presse nationale, tout laisse paraître que rien n’est encore réglé. Si Daré et Kader selon le Manager de la FTF, Zepp Acouetéy, ont reçu en bonne et due forme la notification de la levée de sanction et la convocation, ce n’est pas le cas de Shéyi Adébayor.

Bien que ce dernier ait confié n’attendre que ces documents pour chausser les crampons le 3 juin prochain, ce responsable de la fédération nationale s’est inscrit en faux contre son affirmation relevant que le joueur a renvoyé le facteur de la FTF, sous prétexte qu’on lui a manqué de respect.

Dans ce charivari, difficile de savoir (qui des responsables de la FTF qui avouent avoir accompli leur part de mission) et du joueur Shéyi Adébayor, se moque du peuple. Dans tous les cas, la hantise d’une correction à Freetwon est encore plus grande avec l’absence des autres cadres de la sélection togolaise aux  séances d’entraînement.

Certains sont annoncés pour la journée d’aujourd’hui alors que d’autres n’ont pas donné leur accord de rallier la capitale togolaise. Dans ce lot de défections, on note aussi l’absence de « la huitaine de nouveaux  joueurs » annoncée par le président de la Fédération Togolaise de Football, Tata Adaglo Avléssi de Mass. On se demande, dès lors, si la psychose du paiement du reliquat des primes du mondial 2006 a également atteint ces nouvelles têtes sur qui compte «le héros du 09  janvier 2007». Jusqu’à hier après midi, la faveur des pronostics à l’issue de la séance d’entraînement des Eperviers du Togo plaide pour une sélection à forte coloration locale.

De l’autre côté, c’est-à-dire pour les Sierra Leonais, l’heure est à une forte concentration. Même sans Mohamed Kallon et deux autres joueurs qui font objet d’une sanction de la CAF, tout Freetwon veut croire que le match de dimanche est celui de la relance.

Devant son public, les Lones Stars entendent faire dérouter une sélection togolaise en proie à plusieurs divergences. Il est a noter qu’une victoire des étoilés de la Sierra Leone peut complètement relancer les débats quel que soit le score de l’autre opposition du groupe 9 entre Béninois et Maliens.

Gabin Koissidjin

 
Recomposition de la cour constitutionnelle : Le juge Têtê Têkoe pressenti président

De sources bien informées, le chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, en vertu de ses prérogatives constitutionnelles, devrait procéder dans les prochains jours à la nomination des trois membres restants de la cour constitutionnelle. A cet effet, indiquent  ces sources, Faure Gnassingbé serait en passe de promouvoir l’actuel président de la cour suprême, le juge Têtê Théodore Têkoe, en le nommant président de la Cour constitutionnelle. Ces sources « prétendent » par ailleurs que le chef de l’Etat entend « imposer » aux nouveaux membres de cette cour, l’élection de ce magistrat comme président.

Le juge Têkoe est présenté par « ses détracteurs » comme un homme au service du parti au pouvoir. Docile et serviable, il serait d’ailleurs membre d’une nébuleuse dont le premier responsable serait un certain Assouma (le même qui a été reconduit membre de la cour constitutionnelle).

Le «tristement célèbre» Abalo Pétchélébia (ancien président de la CENI) serait aussi membre de ce collectif de magistrats au service du régime togolais. Alors que certains voient dans la « promotion » de ce magistrat, une volonté du pouvoir RPT de ne rien céder, certains auxiliaires de justice y lisent une délivrance. Pour ces derniers, il ferait partir de ces magistrats dont les ordonnances remettent en cause la crédibilité du système judiciaire togolais. Ainsi, on indique qu’en sa qualité de président de la commission nationale de recouvrement de créance (CNRC), il aurait fait voir de toutes les couleurs à certains opérateurs économiques en discorde avec leur banque. Certains d’entre eux auraient d’ailleurs, en vertu de ses ordonnances « rocambolesques», fait arbitrairement l’expérience de la prison. Pour l’heure, Faure Gnassingbé n’a pas encore rendu public ses choix, et les regards sont tournés vers lui pour se faire une idée concrète de la volonté de son pouvoir à découdre avec les pratiques de l’équipe à Atsu Koffi Améga, président de la Cour constitutionnelle sortante.

Au lendemain de l’élection de six des neuf membres de cette cour, l’Assemblée Nationale, nombreux sont ceux qui se sont estimés déçus et espèrent que le bénéficiaire des forfaitures du 6 février, ne commettra pas les mêmes erreurs que l’actuel parlement.

Marc D. KOUAKANI-ASSI

 
Examens de fin d’année : Les corrections du BAC 1 suspendues

Au lycée de Tokoin hier matin, l’atmosphère était plutôt tendue. Les séances de corrections des copies de l’examen du Baccalauréat première partie (BAC I) suspendues depuis vendredi dernier n’ont pas toujours repris. Les correcteurs réclament que la prime de surveillance  qui était de 4000f CFA pour cinq (5) jours que durent les épreuves écrites soit portée à 5000f CFA par jour et que la prime de correction qui était de 10 000f CFA soit portée à 60 000f CFA.

Face à la crise, les divers protagonistes (ministère des enseignements primaire et secondaire et les délégués des enseignants) étaient rentrés en discussions. « Malheureusement, constate un greviste, au sortir de ces négociations », aucun consensus n’a été trouvé (chaque partie campe sur sa position). Les enseignants ont alors décidé de poursuivre leur mouvement de grève et ne se montrent pas inquiets pour la suite des corrections. «Nous pourrons corriger les copies après le BAC, même en vacance s’il le faut », ont-ils déclaré, décidé à aller au bout de leur action. 

Tout en reconnaissant la légitimité de leurs revendications, le directeur de cabinet du ministère  des enseignements primaire et secondaire, Kpemissi Amana Eyana, déclare  avoir expliqué à ses interlocuteurs la complexité du fonctionnement au niveau du budget de l’Etat.  Pour lui, le budget 2007-2008 étant déjà adopté, il est difficile au gouvernement de satisfaire leurs exigences. M. Kpémissi s’est par ailleurs montré préoccupé par les incidence de ce mouvement sur les prochains examens, notamment le Baccalauréat qui débute le 14 juin prochain. « Nous pensions que jusqu’au 12 juin, tout serait terminé pour le BAC I afin que les enseignants et  les inspecteurs retournent se préparer pour le BAC II », a-t-il déclaré, visiblement déçu de voir ses prévisions prendre de l’eau.

Pour sa part, M. Lakoussa, enseignant au lycée 2 février, a indiqué qu’ils (les enseignants) ne peuvent pas faire confiance aux autorités qui leur demandent de reprendre les corrections. Il estime que « les autorités ont déjà montré ceux dont ils sont capables » depuis des années. De plus, il s’insurge contre les syndicats qui se sont constitués pour négocier en leur nom. «Nous ne faisons pas confiance aux syndicats. Où étaient-ils lorsque pendant des années les enseignants souffrent ?  Pourquoi attendre que le mouvement s’ébranle avant qu’ils ne réagissent ? », s’est-il indigné.

D’autres enseignants s’étonnent que les autorités ne se soient pas inspirées les revendications des correcteurs du BAC II de l’année dernière pour prendre les dispositions satisfaisantes et faire face à leurs doléances. « Nous pensions que les mouvements de l’année passée au BAC II allaient permettre aux autorités de prendre des décisions idoines pour cette année », a déclaré un enseignant en colère.

Selon un professeur d’anglais  qui a voulu s’exprimer sous couvert de l’anonymat, chaque enseignant corrige en moyenne 171 copies par matière. Il s’indigne par conséquent du fait que d’année en année, le nombre des correcteurs se réduise, alors que celui des candidats est en forte progression. Ce qui, déduit-il, oblige chaque correcteur à corriger plus de copies que d’habitude.

Du côté de l’enseignement technique, aucun mouvement n’est signalé, et certains observateurs s’étonnent quant à la différence de traitement  réservé à ces enseignants.

En effet, au moment où ceux de l’enseignement général réclament de meilleures conditions de travail, leurs collègues de l’enseignement technique sont en pleine correction. Ces derniers semblent disposer de meilleurs conditions de travail. Du moins, aucun mouvement de contestation n’est enregistré ni signalé dans leurs rangs.

Au vu des difficultés, certains observateurs s’interrogent sur la raison d’être de cet examen qui, en réalité, n’est sanctionné d’aucun diplôme (le Togo est le seul pays de la sous-région à maintenir l’examen du BAC I). « Soit le BAC I est un examen et est organisé convenablement, soit on l’annule pour économiser de l’argent pour faire autre chose de sérieux », a déclaré un professeur de l’Université de Lomé de passage au Lycée de Tokoin.

Bien que solidaire de ses collègues du secondaire, il les exhorte « à considérer l’avenir des candidats pour reprendre les corrections ». « Faisons-le pour nos enfants, pour l’intérêt de la Nation. L’enseignement est un métier noble », a-t-il déclaré.

Le mouvement a pris un caractère national (les autres centres de l’intérieur du pays sont aussi en grève) et risque d’engendrer une situation de crise généralisée si des solutions urgentes ne sont pas prises par les responsables du ministère des enseignement primaire et secondaire.

Grégoire Awesso

 
[ 249: du 28 mai 2007]
Ratés dans le processus électoral L’UFC, seule contre tous ?

La dernière sortie de l’Union des Forces de Changement (UFC) remonte au mardi 22 mai 2007. Au cours de cette rencontre avec la presse, les responsables de ce parti ont dénoncé un certain nombre de situations qui, à leurs yeux, constituent des entraves au processus électoral. L’absence de l’UFC au gouvernement lui conforte-elle dans ses démarches ? Les interpellations incessantes des « partisans du tout ou rien » peuvent-elles changer quelque chose ?

Depuis la fin du dialogue inter togolais (le 20 Août 2006) à cette conférence de presse en passant par la nomination du président de la Commission Electorale Nationale Indépendante,  l’UFC ne manque pas d’ « occasions » pour fustiger les « ratés » du gouvernement. Selon Jean-Pierre Fabre, le secrétaire général du parti, au cours du dialogue inter togolais qui a conduit à la signature de l’Accord Politique Global (APG), ils étaient presque les seuls à pouvoir défendre certains points essentiels et attirer l’attention des « autres camarades de l’opposition »  sur  des concessions qui pourraient poser problème dans l’exécution de la feuille de route…. 

« Mise en minorité dans cette démarche, l’UFC n’a pas pu obtenir grand-chose », a déclaré l’un des responsables du parti. Il faut souligner également qu’avant la formation du gouvernement et la signature de l’accord du 20 août 2006, la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA) du professeur Léopold  Messan Gnininvi, avait tout comme l’UFC, refusé de parapher le 6 juillet 2006, l’Accord Politique de Base (accord réalisé avant la phase de la médiation du président Blaise Compaoré). 

Aujourd’hui, le CAR et la CDPA se retrouvent dans le gouvernement en « faussant compagnie » à l’UFC. Dès lors, on observe un silence de la part de ces deux partis dans la mise en application de l’APG. Au nom peut-être de la solidarité gouvernementale, le CAR et la CDPA, se réfugient dans un certain mutisme.

Et pourtant, tout ne paraît pas pour autant rose dans cette équipe et encore moins dans le processus électoral.

Selon  l’UFC, le processus de nomination des magistrats comme président es-qualité des Commissions Electorales Locales Indépendantes (CELI) constitue une « violation de l’article 28 du code électoral ». S’appuyant sur le code électoral, le parti de Gilchist Olympio relève que c’est à la CENI, et non au garde des sceaux, de proposer au gouvernement la liste des magistrats à nommer. Il est rejoint dans cette logique par  quelques observateurs.

Pour Yacoubou Hamadou, président de la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH), « la composition des CELI pose un problème de crédibilité dans ce sens que les magistrats nommés risquent de pencher la balance électorale ». Pour beaucoup d’observateurs, la « politique du silence » des autres formations politiques peut être coûteuse pour la démocratie togolaise et par ricochet,  au processus électoral. 

Y-a-t-il de l’hypocrisie ?

Les apparences sont trompeuses ! Il y a des sujets sur lesquels certains responsables de ces partis ne seraient  pas toujours d’accord.

Et, ils les auraient  soulevé lors des réunions internes à leur parti. De sources proches de la CENI, sur la question de la date du 24 juin (pour la tenue des élections), des membres du bureau exécutif d’un parti politique d’opposition auraient manifesté leurs inquiétudes et reprocher à leurs représentants à la CENI d’entretenir le flou dans l’esprit des populations.

Fondamentalement, il se dit que dans les coulisses, nombre de dirigeants du CAR et de la CDPA savent que les « choses ne sont pas ce quelles doivent être », mais feignent de ne rien voir. Par ailleurs, des ministres de l’opposition, n’auraient pas toujours adhéré à certaines actions du gouvernement mais n’osent pas le dire. Selon les informations, ceux-ci ont critiqué le discours « élogieux » du Premier ministre, Yawovi Agboyibo à l’occasion de la présentation des vœux du gouvernement au chef de l’Etat. « Ce discours n’engage que le Premier ministre», a déclaré un ministre.

Le fait de participer au gouvernement empêche t-il les partis de l’opposition de dire ce qui ne va pas ? Pas forcément. Parmi les partis de l’opposition qui se retrouvent au gouvernement, il y a le Pacte Socialiste pour le Renouveau (PSR) du Ministre des Relations avec les Institutions de la République, Me Jean Tchéssa Abi. Très souvent, on a vu le porte-parole de cette formation politique, le Professeur Komi Wolou, critiqué les actions du gouvernement. « Ailleurs, s’il y a des difficultés, les ministres démissionnent. Il n’y a rien qui empêche les ministres et les représentants de l’opposition de dénoncer les travers du processus électoral. Au contraire, cela permettra aux uns et aux autres de se remettre en cause pour changer de stratégies », confie un analyste.

Doit-on alors chercher les mobiles du silence apparent de cette partie de l’opposition présente au gouvernement dans des calculs politiciens ou s’agit-il d’une faiblesse ?

Selon Jean-Pierre Fabre de l’UFC, « les camarades de l’opposition qui sont au gouvernement » semblent, au nom d’une certaine solidarité, indifférents aux ratés que l’UFC se fait le devoir de dénoncer. Pour lui, son parti est disposé à jouer ce rôle d’opposition sur l’échiquier politique national.

Au vu du silence apparent des partis de l’opposition traditionnel présents au gouvernement, l’on se demande ce à quoi ressemblerait la politique togolaise si l’UFC avait également participé à l’exécutif.

De l’avis de certains observateurs, la position du CAR de Me Yawovi Agboyibo, l’actuel chef du gouvernement, « ne lui permet pas de critiquer quoique que ce soit ». Par contre, la ligne de conduite de la CDPA ne paraît pas surprenant à leurs yeux. « La CDPA a l’habitude de prendre acte » de tout et se garde de crier garde à tout instant.

Pour l’heure, conclu un leader politique, « seule l’UFC semble ne pas  se faire conter les évènements et veut crier son désaccord à tout bout de champ ».

Noël Y. A. Glissou

 
Crise FTF-Joueurs exclus : Tata Avlessi lève la sanction

Après avoir refusé à plusieurs reprises de revenir sur sa décision, le président de la Fédération Togolaise de Football, Tata Adaglo Avléssi de Masséda a levé hier la sanction d’exclusion qui pesait sur le trio Adébayor Shéyi-Kader Coubadja-Daré Nibombé.

C’était à travers une décision qui prenait le contre-pied de toutes les déclarations qu’il avait faites en début de semaine. S’exprimant au nom de la FTF, son porte-parole, Gallus Lawson, a déclaré que « cette levée de sanction est le vœu quotidien de l’entraîneur national et de tout le peuple togolais ». Il a, par ailleurs, ajouté qu’« une note de levée de sanction sera envoyée au club  des joueurs concernés, à la Fifa et à la CAF », pour leur notifier la nouvelle décision de la FTF. 

Selon des sources concordantes, cette décision de Tata Adaglo Avléssi de Masséda est motivée par une pression de ses collaborateurs de démissionner au cas où la sanction est maintenue contre les trois joueurs jusqu’à la date du 03 juin prochain. Certains vont loin pour notifier que le patron de la FTF est dos au mur et a obligation de coopérer avec ses derniers dans la mesure où une démission de leur part rendrait encore plus retentissante les difficultés de fonctionnement du nouveau bureau de la FTF et amènerait la Fifa à convoquer de nouvelles élections. Pour un président de ligue, cette thèse est bien fondée lorsqu’on sait que la Fifa n’a pas encore donné son avis sur les statuts adoptés par la FTF le 22 mai dernier.

Doit-on dès lors conclure que les demandes incessantes du président du Comité National Olympique Togolais (CNOT), Zoumarou Gnofame et du médiateur dans la crise entre les trois joueurs exclus et la FTF, Winny Dogbatsé, et la pression des membres du bureau ont fini par avoir raison de la volonté de puissance de Tata Avléssi ? Si il est encore trop tôt pour l’affirmer, il faut au moins reconnaître que cette sanction n’avait plus sa raison d’être depuis que la tournée de médiation du président de Gomido FC de Kpalimé, entre le 17 et le 19 mai derniers, a permis d’arracher des joueurs, cette disponibilité de revenir disputer avec la FTF et à défendre les couleurs nationales, si on leur faisait confiance.

Avec cette décision qui fait table rase de tous les propos malveillants tenus de part et d’autre, c’est une sélection togolaise gonflée à bloc qui fera le déplacement de Freetwon pour affronter les Lones Stars de la Sierra Leone.

Outre les cadres de la sélection qui conditionnaient leur retour à la levée des sanctions contre leurs collègues, sont convoqués pour ce match de la 4ème journée, des nouvelles têtes comme Jonathan et Floyd Ayité des Girondins de Bordeaux (France), Jonathan Tokplé de Mans, Jimmy Belhow, un des recalés de la CAN 2006, Thomas Dossèvi (ex joueur de Valenciennes), Robert Malm, Ouro Akpo Akilou de Germania Gladbeck, D4 Allemagne) Touré Assimiou du Bayern Leverkusen et Tchanirou Ouro Nimini du Djoliba du Mali, signeront leur retour en sélection. A ces atouts qui plaident en faveur d’une victoire togolaise, s’ajoute l’absence de Mohamed Kallon et de deux de ses compères de la Sierra Leone. Ils sont sous le coup d’une sanction de la CAF qui les accuse d’avoir voulu porter la main sur l’arbitre qui a officié le match aller à Lomé.

Le match Sierra –Leone Togo du 03 juin prochain compte pour la 4ème journée des éliminatoires de la CAN Ghana 2008. Lors de la phase aller, les Eperviers ont battu, le 24 mars 2007, leurs adversaires de la Sierra Leone au stade de Kégué sur la marque de 3 buts à 1 avec un doublé du canonnier d’Arsenal, Shéyi Adébayor. Une victoire qui a permis au Togo, d’occuper la première place du groupe 9 avec 6 points. Il est suivi du Mali (2ème avec 5 points), du Bénin (3ème avec 4 points). La Sierra Leone ferme la marche avec 1 point.

Gabin Koissidjin

 
Faits divers Le voleur dévoré

Il sonnait environ 21heures lorsque les habitants du quartier Gbadago entendirent des cris inhabituels d’une jeune fille. « Au voleur, au voleur », ne cessait de crier Ayélé qui vient d’être dessaisie de son portable et de son portefeuille. La paupérisation qui prévaut au Togo ces derniers temps  a entraîné une augmentation du nombre de brigands et de voleurs qui opèrent toutes les nuits surtout dans la capitale. Nombreux sont ceux qui se plaignent d’avoir été victimes de cambriolage par des malfrats armés de coupe- coupe. Ce soir-là, Ayélé a été victime de l’un de ces groupes de malfrats.

Ennuyée à la maison parce que la CEET venait de «couper le courant», la jeune dame était  allée rendre visite à son fiancé Koudjo qu’elle ne trouvera malheureusement  pas chez lui. Sur le chemin de retour, Ayélé voit deux jeunes à moto s’approcher d’elle. A l’aide d’une machette, ils la mettent au respect et lui arrachent son portable et son porte-monnaie. Apeurée, Ayélé s’exécute sans laisser ses dévaliseurs imaginer un instant qu’elle mijotait quelque chose dans sa tête. Elle n’entendait pas les laisser partir avec son argent et son portable « dernier cri » malgré la peur qui l’animait.  Au moment de démarrer la moto, elle eut l’idée de tirer le second brigand remorqué. Ce dernier s’écroule sur le sol. L’autre (le conducteur de la moto) quant à lui, prit la fuite. Aussitôt, Ayélé se mit à crier. Très habile, le voleur arrive à s’échapper et à escalader un mur.  De l’autre côté de la clôture, se croyant à l’abri de tout danger, le malfrat pousse un « ouf » de soulagement. Il n’en avait pas pour longtemps. A peine avait-il repris ses esprits et commencé à chercher les moyens de s’échapper définitivement, qu’il entendit des bruits menaçants, des grondements qui faisaient vibrer toute la maisonnée. « Grrrrr ! ouf, ouf, ouf » entendait-il. Et oui, le pauvre s’est retrouvé nez à nez face à deux chiens, deux bergers allemands qui s’avançaient vers lui la gueule bien ouverte, et prêts à attaquer. Fallait-il retourner de l’autre côté de la clôture où la population en courroux l’attendait ? Jamais il n’oserait prendre un tel risque. Pétrifié, il voit les chiens avancer vers lui sans qu’il ne puisse bouger. Il aurait voulu se trouver à ce moment à n’importe où sauf en face de ces deux bêtes féroces. Il tremblait et suait à grosse gouttes. Les deux bêtes sautèrent sur lui et se mirent à le mordre jusqu’aux os. En l’espace de quelques minutes, ses habits étaient en haillons et sa jambe gauche déchiquetée. Alerté par le bruit, le propriétaire de la maison, un expatrié, sort de sa chambre. Dans la cour de la maison,  une horrible scène se présente à lui.

Sauvé des griffes et des crocs des chiens, Otcha le voleur,  tente de tromper la vigilance du maisonnier à qui il dit être poursuivi par deux jeunes qui veulent sa peau pour avoir fait la cours à leur sœur. Mais ce mensonge ne suffira pas à l’extirper de sa mésaventure. Les jeunes du quartier se présentèrent à l’entrée de la maison en hurlant et frappant au portail : « ouvrez la porte et rendez-nous le voleur sinon on casse tout. Il y a un voleur qui se cache chez vous », criait la population surexcitée. Pris de panique, l’expatrié livre Otcha. Celui-ci est alors sérieusement lynché à l’aide de gourdins, de fouets et de pierres. Il a beau supplié et demandé à rendre le butin à la victime, mais en vain.  « Brûlez-le, tuez-le », ne cessaient de crier les curieux. Après avoir eu pour son compte, Otcha fut abandonné presque évanoui. Il avait les yeux rouges, des plaies partout sur le corps et le sang coulait de ses narines et de ses oreilles. 

La pauvre Ayélé quant à elle, récupéra ses biens et rentra chez elle.

Heureusement pour Otcha, le propriétaire des chiens qui lui avaient fait la peau (l’expatrié), a eu le réflexe d’alerter le 117, la police secours, qui ne tarda pas.

Couché dans la boue, Otcha criait au secours sans que personne ne lui vienne en aide. Au contraire, tous les passants se réjouissaient de son sort. 

Il sera transporté par la police au CHU-Tokoin pour les soins. Ainsi s’achève la mésaventure du malfrat malheureux qui en a eu pour son compte cette nuit.  Voici à quoi peuvent s’attendre les partisans de moindre effort, les adeptes du gain facile.

Grégoire AWESSO

 
 
 
 
 
 
 
 

 
 
 
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