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Golfe Info |
1er
juin mai 2007 |
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Recomposition de la cour constitutionnelle : Le juge
Têtê Têkoe pressenti président |
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De sources bien informées, le chef de l’Etat, Faure
Gnassingbé, en vertu de ses prérogatives
constitutionnelles, devrait procéder dans les
prochains jours à la nomination des trois membres
restants de la cour constitutionnelle. A cet effet,
indiquent ces sources, Faure Gnassingbé serait en
passe de promouvoir l’actuel président de la cour
suprême, le juge Têtê Théodore Têkoe, en le nommant
président de la Cour constitutionnelle. Ces sources
« prétendent » par ailleurs que le chef de l’Etat
entend « imposer » aux nouveaux membres de cette
cour, l’élection de ce magistrat comme président.
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Le
juge Têkoe est présenté par « ses détracteurs »
comme un homme au service du parti au pouvoir. Docile
et serviable, il serait d’ailleurs membre d’une
nébuleuse dont le premier responsable serait un
certain Assouma (le même qui a été reconduit membre
de la cour constitutionnelle).
Le
«tristement célèbre» Abalo Pétchélébia (ancien
président de la CENI) serait aussi membre de ce
collectif de magistrats au service du régime
togolais. Alors que certains voient dans la « promotion »
de ce magistrat, une volonté du pouvoir RPT de ne
rien céder, certains auxiliaires de justice y lisent
une délivrance. Pour ces derniers, il ferait partir
de ces magistrats dont les ordonnances remettent en
cause la crédibilité du système judiciaire togolais.
Ainsi, on indique qu’en sa qualité de président de la
commission nationale de recouvrement de créance (CNRC),
il aurait fait voir de toutes les couleurs à certains
opérateurs économiques en discorde avec leur banque.
Certains d’entre eux auraient d’ailleurs, en vertu de
ses ordonnances « rocambolesques», fait
arbitrairement l’expérience de la prison. Pour
l’heure, Faure Gnassingbé n’a pas encore rendu public
ses choix, et les regards sont tournés vers lui pour
se faire une idée concrète de la volonté de son
pouvoir à découdre avec les pratiques de l’équipe à
Atsu Koffi Améga, président de la Cour
constitutionnelle sortante.
Au
lendemain de l’élection de six des neuf membres de
cette cour, l’Assemblée Nationale, nombreux sont ceux
qui se sont estimés déçus et espèrent que le
bénéficiaire des forfaitures du 6 février, ne
commettra pas les mêmes erreurs que l’actuel
parlement.
Marc D. KOUAKANI-ASSI
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Examens de fin d’année : Les corrections du BAC 1
suspendues |
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Au lycée de Tokoin hier matin,
l’atmosphère était plutôt tendue. Les séances de
corrections des copies de l’examen du Baccalauréat
première partie (BAC I) suspendues depuis vendredi
dernier n’ont pas toujours repris. Les correcteurs
réclament que la prime de surveillance qui était de
4000f CFA pour cinq (5) jours que durent les épreuves
écrites soit portée à 5000f CFA par jour et que la
prime de correction qui était de 10 000f CFA soit
portée à 60 000f CFA. |
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Face à la crise, les divers protagonistes (ministère
des enseignements primaire et secondaire et les
délégués des enseignants) étaient rentrés en
discussions. « Malheureusement, constate un
greviste, au sortir de ces négociations », aucun
consensus n’a été trouvé (chaque partie campe sur sa
position). Les enseignants ont alors décidé de
poursuivre leur mouvement de grève et ne se montrent
pas inquiets pour la suite des corrections. «Nous
pourrons corriger les copies après le BAC, même en
vacance s’il le faut », ont-ils déclaré, décidé à
aller au bout de leur action.
Tout en reconnaissant la légitimité de leurs
revendications, le directeur de cabinet du ministère
des enseignements primaire et secondaire, Kpemissi
Amana Eyana, déclare avoir expliqué à ses
interlocuteurs la complexité du fonctionnement au
niveau du budget de l’Etat. Pour lui, le budget
2007-2008 étant déjà adopté, il est difficile au
gouvernement de satisfaire leurs exigences. M.
Kpémissi s’est par ailleurs montré préoccupé par les
incidence de ce mouvement sur les prochains examens,
notamment le Baccalauréat qui débute le 14 juin
prochain. « Nous pensions que jusqu’au 12 juin,
tout serait terminé pour le BAC I afin que les
enseignants et les inspecteurs retournent se
préparer pour le BAC II », a-t-il déclaré,
visiblement déçu de voir ses prévisions prendre de
l’eau.
Pour sa part, M. Lakoussa, enseignant au lycée 2
février, a indiqué qu’ils (les enseignants) ne
peuvent pas faire confiance aux autorités qui leur
demandent de reprendre les corrections. Il estime que
« les autorités ont déjà montré ceux dont ils sont
capables » depuis des années. De plus, il
s’insurge contre les syndicats qui se sont constitués
pour négocier en leur nom. «Nous ne faisons pas
confiance aux syndicats. Où étaient-ils lorsque
pendant des années les enseignants souffrent ?
Pourquoi attendre que le mouvement s’ébranle avant
qu’ils ne réagissent ? », s’est-il indigné.
D’autres enseignants s’étonnent que les autorités
ne se soient pas inspirées les revendications des
correcteurs du BAC II de l’année dernière pour
prendre les dispositions satisfaisantes et faire face
à leurs doléances. « Nous pensions que les
mouvements de l’année passée au BAC II allaient
permettre aux autorités de prendre des décisions
idoines pour cette année », a déclaré un
enseignant en colère.
Selon un professeur d’anglais qui a voulu s’exprimer
sous couvert de l’anonymat, chaque enseignant corrige
en moyenne 171 copies par matière. Il s’indigne par
conséquent du fait que d’année en année, le nombre
des correcteurs se réduise, alors que celui des
candidats est en forte progression. Ce qui,
déduit-il, oblige chaque correcteur à corriger plus
de copies que d’habitude.
Du côté de l’enseignement technique, aucun mouvement
n’est signalé, et certains observateurs s’étonnent
quant à la différence de traitement réservé à ces
enseignants.
En effet, au moment où ceux de l’enseignement général
réclament de meilleures conditions de travail, leurs
collègues de l’enseignement technique sont en pleine
correction. Ces derniers semblent disposer de
meilleurs conditions de travail. Du moins, aucun
mouvement de contestation n’est enregistré ni signalé
dans leurs rangs.
Au vu des difficultés, certains observateurs
s’interrogent sur la raison d’être de cet examen qui,
en réalité, n’est sanctionné d’aucun diplôme (le Togo
est le seul pays de la sous-région à maintenir
l’examen du BAC I). « Soit le BAC I est un examen
et est organisé convenablement, soit on l’annule pour
économiser de l’argent pour faire autre chose de
sérieux », a déclaré un professeur de
l’Université de Lomé de passage au Lycée de Tokoin.
Bien que solidaire de ses collègues du secondaire, il
les exhorte « à considérer l’avenir des candidats
pour reprendre les corrections ». « Faisons-le
pour nos enfants, pour l’intérêt de la Nation.
L’enseignement est un métier noble », a-t-il
déclaré.
Le mouvement a pris un caractère national (les autres
centres de l’intérieur du pays sont aussi en grève)
et risque d’engendrer une situation de crise
généralisée si des solutions urgentes ne sont pas
prises par les responsables du ministère des
enseignement primaire et secondaire.
Grégoire
Awesso |
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Match sierra Leone – Togo : Le cri de détresse de
Stephen Keshi |
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La situation est de plus en plus inquiétante pour la
sélection togolaise. Malgré la levée de la sanction,
le coach de la sélection nationale, Stephen Keshi,
se retrouve avec un effectif à forte coloration
locale à l’entraînement depuis lundi. |
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Intervenant hier en direct dans une émission sportive
sur Radio Fréquence 1, le technicien nigérian, a
exprimé son inquiétude face à la crise qui perdure
entre les joueurs et la FTF autour de la question du
reliquat des primes du mondial 2006. Il a appelé le
peuple togolais à la prière et au réveil. Selon lui,
les joueurs qu’il a sous la main jusqu’au soir du
mardi sont : Zanzan Atté-oudéyi, Eric Akoto, Emmanuel
Mathias, Eninful Kakla, Mamah Souley, Ouro Akpo
Akilou, Tchanirou Ouro Nimini, Moumouni Djabarou et
Mama Gafar. Il a poursuivi sa liste en rassurant que
Tchangaï Massamaesso qui, en principe devait arriver
hier nuit et Junior Sénaya, déjà à Lomé, ont promis
rejoindre l’effectif dès aujourd’hui.
Parlant de Shéyi Adébayor et des autres joueurs
exclus, il a relevé qu’il a discuté avec le capitaine
des Eperviers au téléphone depuis la levée de la
sanction et qu’il ne saurait expliquer pourquoi ce
dernier n’a pas repris les entraînements.
Stephen Keshi a également évoqué le cas du portier
togolais de Herculès Alicenté (D2 espagnol), Kossi
Agassa. Il a indiqué que ce dernier ne s’associe
aucunement à cette bouderie de la sélection par ces
collègues. « Il a fait comprendre que son club a
changé d’entraîneur et qu’il est en train d’être
aligné. Donc il compte rester pour pouvoir conserver
son poste au sein de l’effectif » a-t-il
expliqué. Selon lui, le gardien togolais a promis
être là pour le match contre le Bénin. Dans ce
schéma, certains se rappellent encore des
circonstances dans lesquelles le Togo a débuté cette
campagne des éliminatoires avec un effectif qui a
plus fait de place à des locaux. Face aux Sierra
Leonais qui ne sont pas également exempts de
problèmes de prime, on se demande quelle sera la
physionomie des deux sélections ce dimanche à
Freetwon.
Les
blessures laissées par la crise provoquée par
l’exclusion des joueurs, Shéyi Adébayor, Kader
Coubadja et Daré Nibombé, auront été très profondes
mais est-ce là une raison pour la Fédération
Togolaise de Football et les joueurs concernés de
prendre en otage Stephen Keshi et le public sportif
togolais ? |
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Eliminatoires CAN-2008/ 4ème journée : Les
Eperviers tergiversent, Lones Stars, Aigles et
Ecureuils sur le pied de guerre |
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A moins de 4 jours de son match capital face aux
Lones Stars de la Sierra Leone, la sélection
togolaise continue de traîner la crise née depuis le
24 mars dernier par l’exclusion de trois Eperviers,
Shéyi Adébayor, Daré Nibombé, Kader Coubadja. |
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Malgré la
levée de sanction annoncée depuis jeudi dernier et
l’espoir que cela a suscité au sein de la population
et de la presse nationale, tout laisse paraître que
rien n’est encore réglé. Si Daré et Kader selon le
Manager de la FTF, Zepp Acouetéy, ont reçu en bonne
et due forme la notification de la levée de sanction
et la convocation, ce n’est pas le cas de Shéyi
Adébayor.
Bien que ce dernier ait confié n’attendre que ces
documents pour chausser les crampons le 3 juin
prochain, ce responsable de la fédération nationale
s’est inscrit en faux contre son affirmation relevant
que le joueur a renvoyé le facteur de la FTF, sous
prétexte qu’on lui a manqué de respect.
Dans ce charivari, difficile de savoir (qui des
responsables de la FTF qui avouent avoir accompli
leur part de mission) et du joueur Shéyi Adébayor, se
moque du peuple. Dans tous les cas, la hantise d’une
correction à Freetwon est encore plus grande avec
l’absence des autres cadres de la sélection togolaise
aux séances d’entraînement.
Certains sont annoncés pour la journée d’aujourd’hui
alors que d’autres n’ont pas donné leur accord de
rallier la capitale togolaise. Dans ce lot de
défections, on note aussi l’absence de « la
huitaine de nouveaux joueurs » annoncée par le
président de la Fédération Togolaise de Football,
Tata Adaglo Avléssi de Mass. On se demande, dès lors,
si la psychose du paiement du reliquat des primes du
mondial 2006 a également atteint ces nouvelles têtes
sur qui compte «le héros du 09 janvier 2007».
Jusqu’à hier après midi, la faveur des pronostics à
l’issue de la séance d’entraînement des Eperviers du
Togo plaide pour une sélection à forte coloration
locale.
De l’autre côté, c’est-à-dire pour les Sierra Leonais,
l’heure est à une forte concentration. Même sans
Mohamed Kallon et deux autres joueurs qui font objet
d’une sanction de la CAF, tout Freetwon veut croire
que le match de dimanche est celui de la relance.
Devant son public, les Lones Stars entendent faire
dérouter une sélection togolaise en proie à plusieurs
divergences. Il est a noter qu’une victoire des
étoilés de la Sierra Leone peut complètement relancer
les débats quel que soit le score de l’autre
opposition du groupe 9 entre Béninois et Maliens.
Gabin
Koissidjin |
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[
N°249: du
28 mai 2007]
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Ratés dans le processus électoral
L’UFC,
seule contre tous ? |
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La dernière sortie de l’Union des
Forces de Changement (UFC) remonte au mardi 22 mai
2007. Au cours de cette rencontre avec la presse, les
responsables de ce parti ont dénoncé un certain
nombre de situations qui, à leurs yeux, constituent
des entraves au processus électoral. L’absence de l’UFC
au gouvernement lui conforte-elle dans ses
démarches ? Les interpellations incessantes des
« partisans du tout ou rien » peuvent-elles changer
quelque chose ? |
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Depuis la fin du dialogue inter togolais (le 20 Août
2006) à cette conférence de presse en passant par la
nomination du président de la Commission Electorale
Nationale Indépendante, l’UFC ne manque pas d’ « occasions »
pour fustiger les « ratés » du gouvernement.
Selon Jean-Pierre Fabre, le secrétaire général du
parti, au cours du dialogue inter togolais qui a
conduit à la signature de l’Accord Politique Global (APG),
ils étaient presque les seuls à pouvoir défendre
certains points essentiels et attirer l’attention des
« autres camarades de l’opposition » sur des
concessions qui pourraient poser problème dans
l’exécution de la feuille de route….
« Mise en minorité dans cette démarche, l’UFC n’a
pas pu obtenir grand-chose », a déclaré l’un des
responsables du parti. Il faut souligner également
qu’avant la formation du gouvernement et la signature
de l’accord du 20 août 2006, la Convention
Démocratique des Peuples Africains (CDPA) du
professeur Léopold Messan Gnininvi, avait tout comme
l’UFC, refusé de parapher le 6 juillet 2006, l’Accord
Politique de Base (accord réalisé avant la phase de
la médiation du président Blaise Compaoré).
Aujourd’hui, le CAR et la CDPA se retrouvent dans le
gouvernement en « faussant compagnie » à l’UFC.
Dès lors, on observe un silence de la part de ces
deux partis dans la mise en application de l’APG. Au
nom peut-être de la solidarité gouvernementale, le
CAR et la CDPA, se réfugient dans un certain mutisme.
Et pourtant, tout ne paraît pas pour autant rose dans
cette équipe et encore moins dans le processus
électoral.
Selon l’UFC, le processus de nomination des
magistrats comme président es-qualité des Commissions
Electorales Locales Indépendantes (CELI) constitue
une « violation de l’article 28 du code électoral ».
S’appuyant sur le code électoral, le parti de
Gilchist Olympio relève que c’est à la CENI, et non
au garde des sceaux, de proposer au gouvernement la
liste des magistrats à nommer. Il est rejoint dans
cette logique par quelques observateurs.
Pour Yacoubou Hamadou, président de la Ligue
Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH), « la
composition des CELI pose un problème de crédibilité
dans ce sens que les magistrats nommés risquent de
pencher la balance électorale ». Pour beaucoup
d’observateurs, la « politique du silence »
des autres formations politiques peut être coûteuse
pour la démocratie togolaise et par ricochet, au
processus électoral.
Y-a-t-il de l’hypocrisie ?
Les apparences sont trompeuses ! Il y a des sujets
sur lesquels certains responsables de ces partis ne
seraient pas toujours d’accord.
Et, ils les auraient soulevé lors des réunions
internes à leur parti. De sources proches de la CENI,
sur la question de la date du 24 juin (pour la tenue
des élections), des membres du bureau exécutif d’un
parti politique d’opposition auraient manifesté leurs
inquiétudes et reprocher à leurs représentants à la
CENI d’entretenir le flou dans l’esprit des
populations.
Fondamentalement, il se dit que dans les coulisses,
nombre de dirigeants du CAR et de la CDPA savent que
les « choses ne sont pas ce quelles doivent être »,
mais feignent de ne rien voir. Par ailleurs, des
ministres de l’opposition, n’auraient pas toujours
adhéré à certaines actions du gouvernement mais
n’osent pas le dire. Selon les informations, ceux-ci
ont critiqué le discours « élogieux » du
Premier ministre, Yawovi Agboyibo à l’occasion de la
présentation des vœux du gouvernement au chef de
l’Etat. « Ce discours n’engage que le Premier
ministre», a déclaré un ministre.
Le fait de participer au gouvernement empêche t-il
les partis de l’opposition de dire ce qui ne va pas ?
Pas forcément. Parmi les partis de l’opposition qui
se retrouvent au gouvernement, il y a le Pacte
Socialiste pour le Renouveau (PSR) du Ministre des
Relations avec les Institutions de la République, Me
Jean Tchéssa Abi. Très souvent, on a vu le
porte-parole de cette formation politique, le
Professeur Komi Wolou, critiqué les actions du
gouvernement. « Ailleurs, s’il y a des
difficultés, les ministres démissionnent. Il n’y a
rien qui empêche les ministres et les représentants
de l’opposition de dénoncer les travers du processus
électoral. Au contraire, cela permettra aux uns et
aux autres de se remettre en cause pour changer de
stratégies », confie un analyste.
Doit-on alors chercher les mobiles du silence
apparent de cette partie de l’opposition présente au
gouvernement dans des calculs politiciens ou
s’agit-il d’une faiblesse ?
Selon Jean-Pierre Fabre de l’UFC, « les camarades
de l’opposition qui sont au gouvernement »
semblent, au nom d’une certaine solidarité,
indifférents aux ratés que l’UFC se fait le devoir de
dénoncer. Pour lui, son parti est disposé à jouer ce
rôle d’opposition sur l’échiquier politique national.
Au vu du silence apparent des partis de l’opposition
traditionnel présents au gouvernement, l’on se
demande ce à quoi ressemblerait la politique
togolaise si l’UFC avait également participé à
l’exécutif.
De l’avis de certains observateurs, la position du
CAR de Me Yawovi Agboyibo, l’actuel chef du
gouvernement, « ne lui permet pas de critiquer
quoique que ce soit ». Par contre, la ligne de
conduite de la CDPA ne paraît pas surprenant à leurs
yeux. « La CDPA a l’habitude de prendre acte »
de tout et se garde de crier garde à tout instant.
Pour l’heure, conclu un leader politique, « seule
l’UFC semble ne pas se faire conter les évènements
et veut crier son désaccord à tout bout de champ ».
Noël Y. A.
Glissou |
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Crise FTF-Joueurs exclus
:
Tata Avlessi lève la sanction |
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Après avoir refusé à plusieurs reprises de revenir
sur sa décision, le président de la Fédération
Togolaise de Football, Tata Adaglo Avléssi de Masséda
a levé hier la sanction d’exclusion qui pesait sur le
trio Adébayor Shéyi-Kader Coubadja-Daré Nibombé.
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C’était à travers une décision qui prenait le
contre-pied de toutes les déclarations qu’il avait
faites en début de semaine. S’exprimant au nom de la
FTF, son porte-parole, Gallus Lawson, a déclaré que
« cette levée de sanction est le vœu quotidien de
l’entraîneur national et de tout le peuple togolais ».
Il a, par ailleurs, ajouté qu’« une note de levée
de sanction sera envoyée au club des joueurs
concernés, à la Fifa et à la CAF », pour leur
notifier la nouvelle décision de la FTF.
Selon des sources concordantes, cette décision de
Tata Adaglo Avléssi de Masséda est motivée par une
pression de ses collaborateurs de démissionner au cas
où la sanction est maintenue contre les trois joueurs
jusqu’à la date du 03 juin prochain. Certains vont
loin pour notifier que le patron de la FTF est dos au
mur et a obligation de coopérer avec ses derniers
dans la mesure où une démission de leur part rendrait
encore plus retentissante les difficultés de
fonctionnement du nouveau bureau de la FTF et
amènerait la Fifa à convoquer de nouvelles élections.
Pour un président de ligue, cette thèse est bien
fondée lorsqu’on sait que la Fifa n’a pas encore
donné son avis sur les statuts adoptés par la FTF le
22 mai dernier.
Doit-on dès lors conclure que les demandes
incessantes du président du Comité National Olympique
Togolais (CNOT), Zoumarou Gnofame et du médiateur
dans la crise entre les trois joueurs exclus et la
FTF, Winny Dogbatsé, et la pression des membres du
bureau ont fini par avoir raison de la volonté de
puissance de Tata Avléssi ? Si il est encore trop tôt
pour l’affirmer, il faut au moins reconnaître que
cette sanction n’avait plus sa raison d’être depuis
que la tournée de médiation du président de Gomido FC
de Kpalimé, entre le 17 et le 19 mai derniers, a
permis d’arracher des joueurs, cette disponibilité de
revenir disputer avec la FTF et à défendre les
couleurs nationales, si on leur faisait confiance.
Avec cette décision qui fait table rase de tous les
propos malveillants tenus de part et d’autre, c’est
une sélection togolaise gonflée à bloc qui fera le
déplacement de Freetwon pour affronter les Lones
Stars de la Sierra Leone.
Outre les cadres de la sélection qui conditionnaient
leur retour à la levée des sanctions contre leurs
collègues, sont convoqués pour ce match de la 4ème
journée, des nouvelles têtes comme Jonathan et Floyd
Ayité des Girondins de Bordeaux (France), Jonathan
Tokplé de Mans, Jimmy Belhow, un des recalés de la
CAN 2006, Thomas Dossèvi (ex joueur de Valenciennes),
Robert Malm, Ouro Akpo Akilou de Germania Gladbeck,
D4 Allemagne) Touré Assimiou du Bayern Leverkusen et
Tchanirou Ouro Nimini du Djoliba du Mali, signeront
leur retour en sélection. A ces atouts qui plaident
en faveur d’une victoire togolaise, s’ajoute
l’absence de Mohamed Kallon et de deux de ses
compères de la Sierra Leone. Ils sont sous le coup
d’une sanction de la CAF qui les accuse d’avoir voulu
porter la main sur l’arbitre qui a officié le match
aller à Lomé.
Le match Sierra –Leone Togo du 03 juin prochain
compte pour la 4ème journée des
éliminatoires de la CAN Ghana 2008. Lors de la phase
aller, les Eperviers ont battu, le 24 mars 2007,
leurs adversaires de la Sierra Leone au stade de
Kégué sur la marque de 3 buts à 1 avec un doublé du
canonnier d’Arsenal, Shéyi Adébayor. Une victoire qui
a permis au Togo, d’occuper la première place du
groupe 9 avec 6 points. Il est suivi du Mali (2ème
avec 5 points), du Bénin (3ème avec 4
points). La Sierra Leone ferme la marche avec 1
point.
Gabin
Koissidjin |
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Faits divers
Le
voleur dévoré |
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Il sonnait environ 21heures lorsque les habitants
du quartier Gbadago entendirent des cris inhabituels
d’une jeune fille. « Au voleur, au voleur », ne
cessait de crier Ayélé qui vient d’être dessaisie de
son portable et de son portefeuille. La paupérisation
qui prévaut au Togo ces derniers temps a entraîné
une augmentation du nombre de brigands et de voleurs
qui opèrent toutes les nuits surtout dans la
capitale. Nombreux sont ceux qui se plaignent d’avoir
été victimes de cambriolage par des malfrats armés de
coupe- coupe. Ce soir-là, Ayélé a été victime de l’un
de ces groupes de malfrats. |
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Ennuyée à la maison parce que la CEET venait de «couper
le courant», la jeune dame était allée rendre
visite à son fiancé Koudjo qu’elle ne trouvera
malheureusement pas chez lui. Sur le chemin de
retour, Ayélé voit deux jeunes à moto s’approcher
d’elle. A l’aide d’une machette, ils la mettent au
respect et lui arrachent son portable et son
porte-monnaie. Apeurée, Ayélé s’exécute sans laisser
ses dévaliseurs imaginer un instant qu’elle mijotait
quelque chose dans sa tête. Elle n’entendait pas les
laisser partir avec son argent et son portable « dernier
cri » malgré la peur qui l’animait. Au moment de
démarrer la moto, elle eut l’idée de tirer le second
brigand remorqué. Ce dernier s’écroule sur le sol.
L’autre (le conducteur de la moto) quant à lui, prit
la fuite. Aussitôt, Ayélé se mit à crier. Très
habile, le voleur arrive à s’échapper et à escalader
un mur. De l’autre côté de la clôture, se croyant à
l’abri de tout danger, le malfrat pousse un « ouf »
de soulagement. Il n’en avait pas pour longtemps. A
peine avait-il repris ses esprits et commencé à
chercher les moyens de s’échapper définitivement,
qu’il entendit des bruits menaçants, des grondements
qui faisaient vibrer toute la maisonnée. « Grrrrr !
ouf, ouf, ouf » entendait-il. Et oui, le pauvre
s’est retrouvé nez à nez face à deux chiens, deux
bergers allemands qui s’avançaient vers lui la gueule
bien ouverte, et prêts à attaquer. Fallait-il
retourner de l’autre côté de la clôture où la
population en courroux l’attendait ? Jamais il
n’oserait prendre un tel risque. Pétrifié, il voit
les chiens avancer vers lui sans qu’il ne puisse
bouger. Il aurait voulu se trouver à ce moment à
n’importe où sauf en face de ces deux bêtes féroces.
Il tremblait et suait à grosse gouttes. Les deux
bêtes sautèrent sur lui et se mirent à le mordre
jusqu’aux os. En l’espace de quelques minutes, ses
habits étaient en haillons et sa jambe gauche
déchiquetée. Alerté par le bruit, le propriétaire de
la maison, un expatrié, sort de sa chambre. Dans la
cour de la maison, une horrible scène se présente à
lui.
Sauvé des griffes et des crocs des chiens, Otcha le
voleur, tente de tromper la vigilance du maisonnier
à qui il dit être poursuivi par deux jeunes qui
veulent sa peau pour avoir fait la cours à leur sœur.
Mais ce mensonge ne suffira pas à l’extirper de sa
mésaventure. Les jeunes du quartier se présentèrent à
l’entrée de la maison en hurlant et frappant au
portail : « ouvrez la porte et rendez-nous le
voleur sinon on casse tout. Il y a un voleur qui se
cache chez vous », criait la population
surexcitée. Pris de panique, l’expatrié livre Otcha.
Celui-ci est alors sérieusement lynché à l’aide de
gourdins, de fouets et de pierres. Il a beau supplié
et demandé à rendre le butin à la victime, mais en
vain. « Brûlez-le, tuez-le », ne cessaient de crier
les curieux. Après avoir eu pour son compte, Otcha
fut abandonné presque évanoui. Il avait les yeux
rouges, des plaies partout sur le corps et le sang
coulait de ses narines et de ses oreilles.
La pauvre Ayélé quant à elle, récupéra ses biens et
rentra chez elle.
Heureusement pour Otcha, le propriétaire des chiens
qui lui avaient fait la peau (l’expatrié), a eu le
réflexe d’alerter le 117, la police secours, qui ne
tarda pas.
Couché dans la boue, Otcha criait au secours sans que
personne ne lui vienne en aide. Au contraire, tous
les passants se réjouissaient de son sort.
Il sera transporté par la police au CHU-Tokoin pour
les soins. Ainsi s’achève la mésaventure du malfrat
malheureux qui en a eu pour son compte cette nuit.
Voici à quoi peuvent s’attendre les partisans de
moindre effort, les adeptes du gain facile.
Grégoire AWESSO
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