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Entrés
dans leur phase décisive le 16
mai dernier, mais suspendus in
extremis le 24 mai au moment où les
populations s’attendaient à l’examen
de l’avant projet d’un accord
politique, les travaux du dialogue
national reprennent demain après-midi,
a annoncé lundi le bureau du dialogue.
Pour son président, Me Yawovi Agboyibo,
la séance de jeudi sera l’occasion « de
faire un compte rendu à la plénière,
des résultats des consultations menées
avec les différentes parties ».
En
effet, après une première phase d’exploration des 12
points inscrits à l’ordre du jour des pourparlers,
« les consultations bilatérales
(constituant la deuxième phase) entre le bureau du
dialogue et chacune des neuf délégations conviées
aux travaux », n’ont pas abouti au consensus
attendu. Ce qui a engendré une situation de blocage,
obligeant le bureau à reporter sine die la séance du
24 mai à la faveur d’une poursuite des tête- à-
tête directs avec les délégations.
En
parcourant les positions des protagonistes, on peut
aboutir à la conclusion selon laquelle, les
principaux points d’achoppement sont la réforme de
l’armée, la question de l’impunité et surtout la
révision du cadre électoral. Quand les délégués de
l’opposition proposent le retour à la constitution
de 1992, qu’ils jugent comme « reflétant les
aspirations du peuple », la partie adverse
soutient avec véhémence les textes issus de la
révision de 2002 qui, a priori, écartent « certaines
personnes du jeu politique… dont le leader de l’UFC,
Gilchrist Olympio ». Outre cette mesure
d’exclusion décriée aujourd’hui par l’un des
dissidents du RPT, l’ancien ministre de l’Intérieur,
Akila-Esso Boko, la question du nombre de tour de
scrutin est sujette à polémique.
Dans cette position tranchée où l’UFC et le RPT,
campe chacun sur sa position, le bureau du dialogue
se trouve confronté au dilemme de choix entre ‘‘
évoluer en s’inspirant des propositions recueillies’’
ou ‘‘ céder sa place à une médiation étrangère ’’.
En attendant ce jeudi, des spéculations sur une
médiation onusienne dans la crise politique
togolaise, font du chemin dans les diverses
conversations à Lomé. Elles sont surtout confortées
par la rencontre, la semaine dernière, entre la
classe politique et le Représentant des Nations
Unies en Afrique de l’ouest, Ahmedou Ould Abdallah,
en visite dans la capitale togolaise.
Gabin KOISSIDJIN |