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1er juin 2006

[ No 109: du 31 mai 2006]

Dialogue intertogolais : Les travaux reprennent ce jeudi
 
 

Entrés dans leur phase décisive le 16 mai dernier, mais suspendus in extremis le 24 mai au moment où les populations s’attendaient  à l’examen de l’avant projet d’un accord politique, les travaux du dialogue national reprennent demain après-midi, a annoncé lundi le bureau du dialogue. Pour son président, Me Yawovi Agboyibo, la séance de jeudi sera l’occasion « de faire un compte rendu à la plénière, des résultats des consultations menées avec les différentes parties ». 

En effet, après une première phase d’exploration des 12 points inscrits à l’ordre du jour des pourparlers, « les consultations bilatérales (constituant la deuxième phase) entre le bureau du dialogue et chacune des neuf délégations conviées aux travaux », n’ont pas abouti au consensus attendu. Ce qui a engendré une situation de blocage, obligeant le bureau à reporter sine die la séance du 24 mai  à la faveur d’une poursuite des tête- à- tête directs avec les délégations.

En parcourant les positions des protagonistes, on peut aboutir à la conclusion selon laquelle, les principaux points d’achoppement sont la réforme de l’armée, la question de l’impunité et surtout la révision du cadre électoral. Quand les délégués de l’opposition proposent le retour à la constitution de 1992, qu’ils jugent comme « reflétant les aspirations du peuple », la partie adverse soutient avec véhémence les textes issus de la révision de  2002 qui, a priori, écartent « certaines personnes du jeu politique… dont le leader de l’UFC, Gilchrist Olympio ».  Outre cette mesure d’exclusion décriée aujourd’hui par l’un des dissidents du RPT, l’ancien ministre de l’Intérieur, Akila-Esso Boko, la question du nombre de tour de scrutin est sujette à polémique.

Dans cette position tranchée où l’UFC et le RPT, campe chacun sur sa position, le bureau du dialogue se trouve confronté au dilemme de choix entre ‘‘ évoluer en s’inspirant des propositions recueillies’’ ou ‘‘ céder sa place à une médiation étrangère ’’. En attendant ce jeudi, des spéculations sur une médiation onusienne dans la crise politique togolaise, font du chemin dans les diverses conversations à Lomé. Elles sont surtout confortées par la rencontre, la semaine dernière, entre la classe politique et le Représentant des Nations Unies en Afrique de l’ouest, Ahmedou Ould Abdallah, en visite dans la capitale togolaise.

Gabin KOISSIDJIN

 

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