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Suite à la démission de plusieurs officiers,
sous-officiers et hommes de troupes, des Forces
Armées Togolaises, (capitaine Edjéou, 15 avril
2006 ; commandant Akila Esso Boko, 22 avril
2005…), le comité supérieur de l’organisation
Pyramid of Yeweh, « considérant que les menaces de
mort réelles sont toujours proférées contre ces
officiers, sous-officiers et hommes de troupes,
favorables à l’émergence d’une culture militaire
républicaine au Togo » et jugeant que « des
actions doivent être menées pour sauver la vie des
frères militaires quittant les FAT et les aider à
surmonter la précarité née de leur départ
brusque », a créé le jeudi 25 mai 2006, dans le
canton d’Argovie (Suisse), un mouvement
« citoyen » dénommé « comité togolais de soutien
aux militaires patriotes ». |
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Selon le communiqué qui a sanctionné
cette assise, la création de ce comité
vient à point nommé car, « les
officiers, sous-officiers et hommes de
troupes qui quittent les forces armées
sont souvent abandonnés à leur sort et
exposés aux persécutions ainsi qu’aux
assassinats par des tueurs à gage au
service du régime Gnassingbé ».
Pour illustrer cette affirmation, le
CTSM prend le cas de « l’assassinat
de l’officier Tokofaï à Accra (Ghana) ».
Fort de tout cela, le comité s’engage à « apporter
l’assistance juridique, administrative et
psychologique aux membres des Forces Armées
Togolaises et à leurs ayant droits, victimes des
harcèlements, des détentions arbitraires, des
traitements inhumains en raison de leur conviction
éthique, religieuse, politique ou humanitaire ».
Le
comité se donne en outre le devoir d’intervenir
auprès des Organisations Internationales et des
gouvernements (ONU, CICR, Amnesty International,
TRIAL,…) pour « sauver la vie à tout membre des
FAT et ses ayant droits objectivement victimes des
menaces, harcèlements et autres ».
Faisant référence aux « conditions de vie et de
travail déplorables et catastrophiques dans les
garnisons du Togo », le CTSM compte « mobiliser
les ressources humaines et matérielles pour aider de
façon ponctuelle, tout membre des Forces Armées
Togolaises et leurs ayant droits, faisant face à une
précarité matérielle suite à sa démission ».
Provisoirement composé d’une instance suprême
(assemblée générale) et d’un bureau exécutif de
trois membres, le Comité Togolais de Soutien aux
Militaires Patriotes est dirigé par Koffi Folikpo,
coordinateur général de l’organisation Pyramid of
Yeweh.
Ange-Marie D |