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« Seul
un retour à la constitution originelle de 1992
pourra contribuer efficacement à une recherche de
solution à la crise que traverse le Togo ».
Ainsi s’exprimait, le 25 mai dernier, François
Akila-Esso Boko, dans une interview accordée à la
radio BBC. |
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Depuis
Paris où il vit en exil suite à sa
démission du 23 avril 2005, l’ancien
ministre de l’Intérieur s’est une fois
de plus, prononcé sur les possibilités
de sortie de crise pour le Togo.
Concernant le dialogue inter togolais
qui a cours actuellement à Lomé, il a
affirmé que pour « être crédibles,
ces pourparlers ne doivent pas
occulter la nécessité pour le peuple
de retrouver la constitution de 1992 ».
Après avoir donné la principale raison
des toilettages successifs de cette
loi fondamentale, raison qui visait,
selon lui, à « pérenniser le
pouvoir de Eyadema Gnassingbé et à
travers lui, celui de son fils
Faure Gnassingbé », il a affirmé,
sans ambages que « pour les besoins
de la réconciliation nationale, les
Togolais doivent retrouver la
plénitude de cette constitution qu’ils
se sont librement donnés ». Il a
indiqué les points essentiels sur
lesquels il est capital de revenir, à
savoir la limitation du mandat
présidentiel, le type de scrutin et
les critères d’éligibilité.
Reconnaissant que « les révisions
unilatérales avaient pour but
d’écarter volontairement certaines
personnes du jeu politique »,
l’ancien ministre a suggéré que les
futurs présidents ne fassent pas plus
de deux mandats à la tête du pays. De
même, il n’a pas oublié le « scrutin
à deux tours » comme prévu par la
constitution de 1992 et a dénoncé,
pour conclure, l’« exclusion de
Gilchrist Olympio, le leader de
l’Union des Fores de Changement (UFC)
de certaines élections par le critère
de résidence » d’un an sur le
territoire avant de postuler à la
magistrature suprême.
Le
retour à la constitution originelle de 1992 est un
des points d’achoppement du dialogue inter togolais
ouvert le 21 avril 2006. Il est, selon beaucoup
d’analystes politiques, l’une des conditions sine
qua non à une solution apaisée à la crise qui
perdure au Togo.
Edem K. ASSIGNON |