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Le dialogue intertogolais et le report
sine die de la
séance plénière du 24 mai
dernier prévue pour examiner
l’avant-projet de l’accord politique,
la situation des droits de l’homme, le
problème de la violence liée aux
élections et la crise de succession
ouverte au sein de la ligue togolaise
des droits de l’homme, ont été, hier,
les centres d’intérêt de l’émission
7/7 sur TV7. L’invité était Eric Kpadé,
2e vice-président
de l’Assemblée nationale.
A
la question de savoir si le RPT avait peur des
conclusions ou de la réussite du dialogue
intertogolais, M. Eric Kpadé a répondu que « Non »,
et de poursuivre qu’ « on ne peut pas être
pyromane et sapeur pompier. Le président n’avait
aucune obligation d’avoir le dialogue, et pourtant
il l’a fait, ce qui veut dire qu’il est resté dans
la droite ligne de sa politique ».
Selon le deuxième vice président de l’Assemblée
Nationale, «Faure Gnassingbé n’a pas inscrit le
respect des 22 engagements dans son programme, mais,
il lui revient de choisir le chemin qu’il trouve
meilleur pour conduire son pays à bon port».
Ainsi donc ajoute-t-il, ce dernier ne peut pas
mettre des battons dans les roues de ce dialogue,
car son objectif, c’est de permettre aux Togolais de
vivre mieux. Expliquant ensuite les contours du
dialogue intertogolais, le 2e vice-président
de l’assemblée a estimé que l’échange est la chose
primordiale que doivent poursuivre les partis afin
qu’à la sortie, on puisse « trouver le fil du
rasoir, pour qu’il y est une perception nationaliste
dans les décisions, que l’équilibre soit trouvé et
qu’il n’y ait plus une vision de domination (…)
exclusivement pour aller aux élections législatives »,
puisque rappelle t-il, le mandat de la troisième
législature, arrive à terme pratiquement dans un an
et demi. Il faudrait alors que les Togolais aillent
aux urnes pour choisir leurs députés. Car,
conclut-il, « Ce n’est que par les urnes, que
nous pouvons exercer et appliquer la démocratie ».
Reliant le problème de la violence lors des
élections au Togo, au fonctionnement des partis
politiques, M. Kpadé, a déclaré que c’est par manque
d’éducation civique et politique que ces violences
continuent par avoir droit de cité au Togo. Sur les
récentes publications d’Amnesty International sur la
situation des droits de l’homme au Togo, M. Kpadé
s’est complètement embourbé dans sa défense du
gouvernement. Pour le 2e vice-président
de la assemblée nationale, le gouvernement a posé de
nombreux actes qui « démontrent » le respect
des droits de l’homme au Togo. Au nombre de ces
actes, figurent : la réforme de la justice, le
désengorgement des prisons, le dialogue social etc.
Il estime que le problème des droits de l’homme est
au cœur des préoccupations du gouvernement et c’est
pourquoi « il ne faut pas le bousculer et parler
de sa refondation ». De façon superficielle, et
passant largement à côté de la vraie question, Eric
Kpadé a plutôt encensé le gouvernement Kodjo « dans
sa lutte pour que les populations aient une vie
décente ».
La
crise de succession ouverte au sein de la ligue
togolaise des droits de l’homme, est le dernier
point abordé au plan national de cette émission. M.
Kpadé a estimé que la ligue « est un passage pour
certains, pour avoir le pouvoir ou l’appui politique
d’un parti, et pour d’autres un moyen pour avoir une
carte de réfugié ».
Antoine TEVI-BENISSAN |