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Démarrés
le 21 avril 2006, les travaux
du dialogue politique national sont
aujourd’hui confrontés à leurs
premières difficultés, qui ont
contraint le directoire à reporter
sine die la séance d’examen de
l’avant-projet d’accord politique
prévue pour le 24 mai.
Face à cette situation préjudiciable pour la suite
des pourparlers, l’UFC, après analyse, a adressé
jeudi dernier une lettre au président du bureau, Me
Yawovi Agboyibo. Dans ce courrier, le parti de
Gilchrist Olympio constate que « les
consultations bilatérales entre le bureau du
dialogue et les délégations » n’ont pas abouti.
Ainsi, « consciente de la nécessité »
d’avancer dans les discussions pour mettre un terme
à la misère des Togolais, l’UFC appelle les
protagonistes à faire preuve de « bonne volonté »
en acceptant chacun de son côté de faire les
concessions qui s’imposent.
Rejetant l’hypothèse d’un recul de l’UFC en cas de
désaccord persistant, la lettre réaffirme l’entière
disponibilité du parti à « apporter sa
contribution à la recherche des solutions
appropriées » en vue de surmonter les multiples
difficultés rencontrées par les délégations dans
leurs échanges.
« Une
prise en compte des aspirations profondes des
populations togolaises » relatives à la révision
du cadre électoral, à la réforme de l’armée et des
autres institutions ainsi qu’à la question de
l’impunité, reste la seule alternative pour
prétendre à un règlement juste et durable de la
crise, selon l’UFC.
Il
faut rappeler que la séance plénière du 24 mai a été
reportée par le bureau du dialogue parce que les
résultats du premier tour des discussions n’ont pas
permis de dégager un avant projet d’accord politique
pouvant assurer une résolution de la crise. A ce
rythme, l’hypothèse d’un médiateur tant souhaité
avant le début du dialogue est plus que d’actualité.
Gabin KOISSIDJIN |