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Congrès extraordinaire statutaire de la
ftf :
Les statuts adoptés sur fond de divergences |
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Le
processus de redressement du football togolais
enclenché depuis novembre 2006 et qui, dans un
premier temps, a abouti à la mise sur pied d’une
commission électorale indépendante (CEI) et à
l’élection du président de la FTF, Tata Adaglo
Avléssi s’est achevé hier mardi, avec l’adoption des
nouveaux statuts devant régir la vie de cette
instance nationale dirigeante du sport roi. C’était
au cours d’un congrès statutaire convoqué par la FTF
et qui a vu la participation des dirigeants de cette
discipline sportive, arbitres, agents de joueurs,
journalistes et autres acteurs impliqués. Pendant 9
heures 30 minutes de travaux, les délégués ont étudié
et adopté les 82 articles que comporte le projet de
statuts soumis à leur appréciation. |
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*Assogbavi et Adjété ont failli perdre leur poste
Ce
nouveau texte issu de l’amendement porté au projet de
statuts élaboré par l’équipe à Rock Gnassingbé en
avril 2006, a été dans sa globalité accepté. Les
heurts ont porté notamment sur les innovations
introduites par l’actuel bureau de la FTF. En effet,
les débats ont été très houleux surtout par rapport
aux nouvelles dispositions. Ce sont les articles 23,
33,81 et 82 relatifs à l’élection des membres du
bureau de la FTF et au sort à réserver à l’équipe de
Tata Avléssi dans la mise en application de ses
nouveaux textes, qui ont le plus entraîné le blocus
des travaux.
A
l’issue des discussions, aucun terrain d’entente n’a
été trouvé par rapport aux deux derniers articles (81
et 82). Malgré ce désaccord, le projet de statuts,
après des amendements, a été adopté.
Le
problème suscité par ces deux articles portait sur le
paradoxe qu’engendrerait son application. En fait,
pendant que le point 81 demandait un sursis de 4 ans
pour le bureau actuel dont le mandat s’achève le 09
janvier 2011, l’article 82 proposait une entrée en
vigueur des textes dans les 60 jours qui vont suivre
leur adoption.
Ce
qui a entraîné entre une démêlée entre les
congressistes. Selon certains, une mise en
application des textes devait provoquer une
dissolution de l’équipe dirigeante actuelle et ouvrir
la voie à de nouvelles élections. Proposition sur
proposition, le congrès est arrivé à une première
conclusion selon laquelle, le président et ses vices
peuvent être laissés à leur poste alors que les
fonctions de Secrétaire Général et de Trésorier
général, actuellement occupées par Espoir Assogbavi
et Tino Adjété, soient supprimées. En contrepartie,
on proposait à ces élus du 09 janvier dernier, des
postes de membres sans occupation déterminée. Dans ce
cas de figure, la latitude est donnée au président de
nommer un Secrétaire administratif ou de le chercher
en lançant un avis de recrutement. Après plusieurs
tractations, la question a été laissée finalement à
l’appréciation de la Fifa. Désormais la balle est
dans le camp de l’instance mondiale qui devra rendre
son verdict. Selon le patron de la FTF, Tata Avléssi,
« seule l’instance suprême peut départager les
parties ». A défaut de consensus, le congrès a
donné son accord sur cette procédure qui leur
permettra de se fixer sur la proposition à adopter au
titre de l’article 81.
Quant aux deux premiers articles (23 et 33) qui dans
le fond se rejoignent, la grande innovation était ce
souhait de n’élire que le président de la FTF qui à
son tour, aura à nommer ses collaborateurs. Dans les
débats, cette question d’élection a permis d’aboutir
à trois propositions. Outre cette innovation, les
autres propositions étaient celle de l’élection de
tout le bureau comme cela a été souvent le cas et
aussi celle du vote par liste. A la fin, le vote des
délégués a permis de maintenir l’ancienne formule de
vote, à savoir celle où chaque candidat soumet sa
candidature au congrès électif.
Même si les autres articles n’ont pas poser beaucoup
de problèmes aux congressistes, il faut retenir
qu’ils ont fait l’objet d’amendement d’ordre
orthographique, de reformulation et de révision à la
hausse du nombre de membres de commissions et des
années de mandat.
Gabin Koissidjnin |
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N°247: du
21 mai 2007]
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Promotion de l’excellence dans la presse togolaise :
La première édition d’«Excel Presse» a rendu son
verdict |
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La première édition du concours
« Excel presse » lancé le 12 mars 2007 a connu dans
la soirée de vendredi dernier son apothéose à l’Hôtel
Ibis Centre de Lomé avec la proclamation des
résultats suivie de l’attribution de prix aux
différents lauréats. |
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Parrainé par le ministère de la Communication et de
la Formation civique, ce concours a été organisé par
Micro Mosaïc une unité de la production
audiovisuelle implantée depuis 2006 au Togo. « Excel
Presse » était ouvert aux professionnels togolais
de la communication et a primé les meilleures
productions de presse sur la thématique du
développement. Il a enregistré au total 14
concurrents, à raison de 09 en presse écrite et de 05
en radio. Pour départager les différents concurrents,
Micro Mosaïc a sollicité la compétence et
l’expérience d’un double jury de 7 membres composé de
professionnels de la communication et chapeauté par
le doyen Edouard Raven.
La
délibération des jurés a classé premiers Yves Kpéto
de « Nana FM » et Edem Gadégbéku du journal
« Golfe Info », respectivement dans les
catégories radio et presse écrite.
C’est à travers l’observation d’une minute de silence
en la mémoire de la regrettée Akofa Akoussah (artiste
togolaise de la chanson) que cette cérémonie de
récompenses a débuté.
Dans une allocution, Rita Gbodui, directrice de Micro
Mosaïc, a indiqué que les principaux objectifs
poursuivis par sa structure en organisant « Excel
Presse » sont de « jauger les capacités
professionnelles » des hommes de médias et de les
amener à se « spécialiser sur des questions de
développement». Elle a par la même occasion
adressé ses « remerciements » aux différents
partenaires de cette première édition de ce concours.
Tout en remerciant les promoteurs d’ « Excel
Presse », Séverin Assoum, représentant à cette
soirée du ministre de la Culture et de la Formation
civique, leur a rappelé la disponibilité de son
ministère à accompagner des initiatives
similaires.
Pour sa part, Edouard Raven a d’abord déploré le
faible nombre de dossiers de candidatures présentés à
cette compétition de presse. Il a ensuite dévoilé les
principaux critères sur lesquels se sont basés les
deux jurys pour dégager les différents lauréats d’« Excel
Presse ». Ces critères ont été selon M. Raven,
l’originalité de l’article de presse soumis, la
pertinence du sujet traité, l’écriture de l’article
selon les principes journalistiques et le respect des
termes du concours. M. Raven a enfin adressé des
remarques générales aux participants à la compétition
du Micro Mosaïc aussi bien sur le fond que sur la
forme de leurs dossiers soumis. Il a par exemple mis
en lumière le mauvais montage et la méconnaissance de
la géographie togolaise dans la catégorie radio.
Dans la catégorie presse écrite, il a mis en exergue
entre autres les mauvais habillages des articles et
le non-respect des limites typographiques exigées
dans le cadre d’« Excel Presse ». Le président
des jurys d’« Excel Presse » a également
formulé des félicitations à l’endroit des concurrents
de cette compétition pour leur participation. Il a
aussi profité de cette tribune pour convier les
patrons togolais d’entreprises de presse à faire
former leurs employés pour le plus grand bien de
toute la corporation. « Il n’y a de meilleurs
investissements que dans l’homme », a-t-il lancé
aux responsables togolais d’organes d’information.
La
projection d’une réalisation de Micro Mosaïc sur la
« Fondation King Mensah », le témoignage
émouvant de ce dernier sur le bien-fondé de la
création de sa Fondation ainsi que l’interprétation
par Toto Patrick de deux morceaux de son nouvel album
ont constitué les principaux entractes de cette
cérémonie de remise de prix du concours « Excel
Presse ».
Edem
GADEGBEKU
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Législatives anticipées : Maître Atta Zeus Ajavon
«les élections ne peuvent pas avoir lieu le 05 août» |
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Maître Atta Zeus Ajavon, membre de la
société civile s’est prononcé hier, dans une émission
télévisée, sur le processus électoral en cours au
Togo. Selon l’enseignant de droit à l’Université de
Lomé, la nouvelle date annoncée par la CENI
(Commission Electorale Nationale Indépendante), la
structure chargée de l’organisation des élections,
risque d’être, de nouveau, remise en cause.
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La
nouvelle date comme l’ancienne ne tiennent
visiblement pas compte des réalités du terrain, a
essayé de démontrer Atta Zeus Ajavon, avant d’aboutir
à la conclusion selon la quelle, « les élections
ne peuvent pas tenir le 05 août 2007 ».
Pour l’ancien militant de l’UTD (le parti d’Edem
kodjo qui a ensuite pris la dénomination CPP
Convergence Patriotique Panafricaine), les membres de
l’institution chargée de l’organisation du scrutin
sont victimes du caractère anticipé de ces
consultations. En effet, les 22 engagements (auxquels
a souscrit le gouvernement togolais auprès de l’Union
Européenne en 2004) dont le respect a abouti au
dialogue inter togolais, exige des autorités
togolaises, l’organisation d’un scrutin législatif
anticipé. L’objectif est de mettre en place une
Assemblée assez représentative. Or le mandat de
l’actuelle législature prend officiellement fin en
octobre. Un paramètre qui a certainement influencé la
CENI dans le choix de « la date probable »
des élections. Pour Zeus Ajavon, cela ne devrait pas
être le cas, car pour mettre fin à la crise
togolaise, « il faut prendre le temps nécessaire
pour organiser des élections fiables ». Face à
cette exigence de fiabilité, Zeus Ajavon propose que
« les 22 engagements soient modulés par rapport
aux réalités du terrain ». Bref, se précipiter
pourrait être suicidaire pour le pays, d’après Zeus
Ajavon. Se prononçant par rapport au déroulement du
processus, contrairement à ceux qui pensent que « les
choses traînent », Atta Zeus Ajavon, parle d’une
évolution normale. Il explique l’apparente lenteur
constatée, par les difficultés techniques liées au
mode de scrutin et à la technologie choisis.
Il
a, par ailleurs, évoqué le conditionnement des kits
qui requiert un minimum de temps compte tenu de la
délicatesse de l’opération et du fait qu’ils ont été
préalablement conçus pour répondre aux exigences des
réalités congolaises. Au-delà de ces problèmes qui
viennent corroborer ses doutes sur la tenue effective
du scrutin le 05 août, l’avocat et membre de la
société civile togolaise, a mis l’accent sur le
recensement qui de son point de vue, devrait se faire
sur une durée de trois mois. Cela s’explique par le
fait qu’un kit ne peut servir, dans la première
semaine de son utilisation, qu’au recensement de 25
électeurs par jour. Ce quota, d’après les
explications de l’expert de l’ONU, cité par Zeus
Ajavon, peut s’améliorer et atteindre au bout de deux
à trois semaines, une fréquence de 50 voire 100
électeurs par jour. A partir de l’exemple d’un centre
de vote ayant environ 10 000 électeurs, l’ancien
vice-président de la CENI (2003), a démontré qu’il
faut approximativement 3 mois pour procéder au
recensement de la majorité des électeurs potentiels.
Or, a fait constater Zeus Ajavon, dans la
quasi-totalité des centres de vote en recense un
nombre élevé d’électeurs. Pour permettre donc à tout
Togolais en âge de voter d’accomplir son devoir
civique, le juriste estime impérieux un rallongement
du processus de recensement et donc un nouveau report
de la date des élections.
Saturnin S. NOAMESSI |
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Funérailles d’Akofa Akoussah : D’émouvants et de
vibrants hommages étaient au rendez-vous |
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Les funérailles de Julie Akofa
Akoussah se sont achevées samedi dernier par son
inhumation au cimetière d’Ati-Atovou, son village
natal (situé dans la préfecture de l’Avé, à 65 km de
Lomé). La veille, une veillée funèbre avait été
organisée pour le repos de son âme sur l’esplanade du
Palais des congrès de Lomé par l’UNAM (Union
nationale des artistes musiciens du Togo) et la
famille Akoussah pour accueillir plus de monde
contrairement au programme initial qui avait prévu
une veillée messe en l’église Immaculée Conception de
Nyékonakpoè. |
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La
grande foule composite qui a fait le déplacement du
Palais des Congrès de Lomé a confirmé les prévisions
de l’UNAM et de la famille éplorée.
Samedi matin, après presque deux heures d’hommages
nationaux et internationaux toujours sur l’esplanade
du Palais des Congrès, la dépouille de la grande voix
de la musique togolaise a été transportée en l’église
Immaculée Conception pour la messe d’enterrement et
de requiem. Une fois de plus, de nombreux togolais
parmi lesquels des politiques, des journalistes, des
curieux, des religieuses etc. étaient au rendez-vous.
On notait également la présence de l’ambassadeur de
France au Togo, Alain Holeville.
« Lorsque
nous quittons cette terre, nous rentrons dans la
miséricorde de Dieu », a rappelé le Père Denis
Amouzou Djakpa, l’officiant de cette messe, tout en
précisant que Julie Akofa Akoussah fut une fervente
chrétienne assidue aux célébrations eucharistiques.
Julie « n’a pas vécu pour rien », a-t-il
ajouté, parce qu’elle a su « toucher nos cœurs par
ses airs musicaux ». Il a par la même occasion
convié les participants à cette messe d’enterrement à
vivre selon les commandements de Dieu pour avoir
part au royaume céleste.
Julie Akofa Akoussah a vu le jour le 12 avril 1950.
Elle est rentrée dans le monde de la musique à
travers le chant choral sur la paroisse l’église
Immaculée Conception de Nyékonakpoè. Durant sa riche
et longue carrière, elle se sera produite sur
plusieurs scènes de la planète et a glané divers
trophées dont entre autres le prix du Festival de la
chanson togolaise en 1971, celui de la jeune chanson
française en 1971. Elle est décédée à Paris le 24
avril dernier des suites d’un cancer.
Edem
GADEGBEKU
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Sierra Leone - Togo du 03 juin prochain : Le retour
des exclus est probable |
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Selon
des informations concordantes, la médiation du
président de Gomido FC de Kpalimé, Winny Dogbatsè,
est en passe de porter ses fruits. Des sources
proches du médiateur qui a effectué du jeudi au
samedi derniers une tournée en Europe pour rencontrer
les trois joueurs exclus, Shéyi Adébayor, Kader
Coubadja et Daré Nibombé, les joueurs ont donné leur
accord de principe de revenir en sélection, si on
leur faisait appel. |
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D’après ces mêmes sources, les joueurs se sont
réjouis de la démarche du coordinateur de la
Fédération Togolaise de Football et ont notifié que
les causes profondes de cette crise ne sont pas une
simple question d’argent. Pour les trois joueurs, il
faut noter qu’un climat de respect mutuel s’instaure
dans les relations qu’ils entretiennent avec les
dirigeants de la FTF.
Ils
ont, par ailleurs, interpellé les responsables de
l’instance supérieure du football togolais à assumer
leur responsabilité. Avant cette tournée, le
médiateur mandaté par le collège des présidents de
ligues du Togo, a eu à rencontrer le bureau de la FTF.
A l’instar des joueurs, cette dernière s’est
également montrée disposer à discuter avec les trois
joueurs exclus.
Si
cette médiation arrivait à atteindre l’objectif qu’on
lui a assigné, on pourra donc retrouver Adébayor et
ses deux coéquipiers dans l’effectif de la sélection
togolaise qui affrontera le 3 juin prochain à
Freetown, les Lones Stars de la Sierra Leone.
Ce
sera dans le cadre du premier match de la phase
retour des éliminatoires de la CAN 2008. A leur
exclusion de la sélection nationale, le 24 mars
dernier, la FTF avait reproché aux trois joueurs,
leur comportement déplacé lors des discussions sur la
question du reliquat des primes du mondial. Cette
justification avait amené les joueurs à se lancer
dans des déclarations tapageuses sur les médias,
allant jusqu’à réclamer une médiation du président de
la République togolaise, Faure Gnassingbé dans cet
imbroglio sportif.
Le
Togo risque de se retrouver à Freetown avec des
joueurs locaux qui sont en séance d’entraînement
depuis le 14 mai dernier si les deux parties ne
trouvaient pas un terrain d’entente avant le voyage
sur la Sierra Leone.
Gabin
KOISSIDJIN
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N°248: du
23 mai 2007]
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Amélioration dans la fourniture de l’électricité :
Le délestage n’est pas pour autant fini |
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Depuis
quelques jours, on note une amélioration dans la
fourniture de l’énergie électrique au Togo et au
Bénin. D’après la Compagnie d’Energie Electrique du
Togo (CEET), cette amélioration est due à la
conjonction de plusieurs facteurs. Ceux-ci vont d’une
aide financière apportée par le Togo et le Bénin à
une reprise progressive des activités du barrage de
Nangbéto en passant par le beau temps actuellement en
cours. |
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L’enveloppe financière des Etats
Selon certaines sources, l’Etat togolais et son
voisin béninois, associés dans le capital de la
Communauté Electrique du Bénin (CEB) auraient mis la
main à la poche pour injecter près d’une dizaine de
milliards de FCFA dans les caisses de leur organisme
commun d’approvisionnement en électricité. Entre mars
et avril 2007, la trésorerie de la CEB avait en effet
connu des difficultés énormes. La société avait
épuisé ses réserves financières évaluées à une
trentaine de milliards de FCFA et n’arrivait plus à
honorer ses engagements vis-à-vis de ses fournisseurs
de carburant. Ces derniers lui ont finalement refusé
la vente à crédit. Même une offre technique de la
CEET susceptible de pallier la crise a été déclinée
faute de moyens financiers. La Compagnie d’Energie
Electrique du Togo avait en effet proposé la mise à
la disposition de la CEB de sa centrale thermique de
Lomé, charge à la CEB d’y mettre du carburant pour la
faire tourner.
Face à la persistance de la crise et à l’aggravation
du délestage qui était passé jusqu’à 18 heures de
coupure par jour, les Etats du Togo et du Bénin se
sont enfin décidés à mettre la main à la poche.
C’était lors d’une récente réunion ministérielle qui
a réuni le Professeur Léopold Gnininvi du Togo et son
homologue Jocelyn Dogbey du Bénin. Les deux pays
étaient appelés à contribuer pour un désamorcement de
la crise financière que traverse la CEB. Une
bagatelle de 5,7 milliards de FCFA a été fixée comme
la participation de chacune des deux parties. Malgré
l’engagement des deux ministres, des sources proches
de la CEB indiquent que le décaissement de ces sommes
ne serait pas encore effectif. « Pour l’instant
nous n’avons pas encore vu la couleur de cet argent »,
a indiqué un responsable de la CEB, avant d’ajouter
que l’amélioration des fournitures s’explique par le
désensablement de Nangbéto et la normalisation de la
pluviométrie.
Ce
responsable a aussi ajouté que les premiers
responsables de sa société se seraient aussi
débrouillés pour trouver des partenaires financiers.
Ce qui aurait permis à la CEB de payer ses
fournisseurs de carburant et de pouvoir bénéficier
des prestations de ces derniers. Ainsi, les turbines
de la CEB ont repris du service et peuvent produire
jusqu’à 35 mégawatts d’énergie électrique. A cela
s’ajoute quelques 24 mégawatts de Nangbéto.
La pluviométrie relance Nangbéto
La
productivité du barrage de Nangbéto est liée à la
pluviométrie. Depuis quelques semaines, le Togo a
recommencé par connaître des temps pluvieux. Une
bonne nouvelle pour Nangbéto qui n’en demandait pas
mieux. Selon des informations recueillies, ce barrage
qui peut, en temps normal produire jusqu’à 120
mégawatts. Pour l’heure, sa fourniture est estimée à
environ 24 mégawatts.
Parallèlement à ces deux facteurs, on note une
reprise de la production des turbines de la Société
Béninoise d’Energie Electrique (SBEE) dont la
capacité de production est évaluée à 49 mégawatts.
Les 75 mégawatts de l’interconnexion sont aussi à
ajouter à ce lot d’énergie disponible.
Le beau temps ralenti la consommation
Selon les électromécaniciens, la saison pluvieuse a
ralenti la consommation de l’énergie électrique.
Ainsi avec le beau temps qui sévit actuellement, la
consommation a diminué, ce qui a sensiblement réduit
la durée du délestage.
Tout en se réjouissant de cette amélioration, les uns
et les autres sont appelés à mettre les bouchées
doubles pour profiter de cette accalmie dans les
coupures apparent afin de trouver les solutions
idoines à cette crise qui n’a fait que trop durer et
a fait perdre près de 100 milliards de FCFA à
l’économie togolaise.
Marc D. KOUAKANI-ASSI |
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Premières pluies à Lomé
:
Les
populations dans l’angoisse |
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Des
quartiers de Lomé tels que Bè, Akodésewoa, Gbadago,
Noukafou et autres sont sous les eaux depuis lundi
dernier suite aux deux heures de pluies qui se sont
abattues sur la ville de Lomé et de ses environs.
Pour les populations sinistrées, le calvaire ne vient
que commencer. Du côté des autorités municipales, on
tente de rassurer. Mais, le ciel, dans son
déferlement est indomptable, et le mal ne date pas
d’aujourd’hui. |
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A
Bè, la pluie de lundi dernier à laisser sur son
passage, des traces « amers ». Sur la terrasse
de sa maison à moitié inondée, Tanti Dometo, les
mains au menton, contemple désespérément, les
dossiers scolaires mouillés de sa fille Dédé,
récupérés quelques temps après que la pluie ait
baissée d’intensité. « Chaque année, ce sont les
mêmes problèmes que nous rencontrons ; notre quartier
est toujours inondé. J’étais surprise par la pluie de
ce matin. Je me suis levée très tôt ce matin pour
faire des courses et ma fille n’a pas eu la présence
d’esprit d’évacuer la chambre à l’avancée des eaux… »,
déclare –t-elle très amère.
Des inondations à Lomé, une responsabilité partagée
Selon des spécialistes, la ville de Lomé est située
en dessous de la mer. Ceci explique que la ville
reçoit beaucoup d’eau, au lieu que celle-ci se dirige
vers la mer. Mais cet argument n’explique pas à lui
seule, le problème.
La
Direction des Services Technique de la ville de Lomé
(DST) met en cause les populations qui construisent
les maisons sans faire recours à la compétence des
architectes et autres acteurs de ce secteur. Selon
Aoussi Lodé, vice-président de la délégation spéciale
de Lomé, « les quartiers Bè, Akodésewoa jusqu’aux
environs du Port Autonome de Lomé… sont construits
dans le lit de
la
Lagune. Plus encore, les propriétaires des maisons
situées dans ces zones ne reçoivent aucune
instruction auprès des spécialistes pour une
viabilité des espaces. Dans ces conditions, il est
normal que ces milieux connaissent des problèmes
pendant les périodes de grandes pluies, comme c’est
le cas actuellement ».
En
outre, les responsables de la commune pointent du
doigt les comportements « inciviques » des
populations riveraines des caniveaux et égouts dans
l’entretien de ces infrastructures. Sur ce plan, il
est reproché aux populations de déverser des ordures
ménagères dans les caniveaux empêchant ainsi, une
bonne circulation des eaux de ruissellement. « Une
fois que les caniveaux sont bouchés, ce sont les
maisons et les rues qui en subissent les conséquences »,
a indiqué le vice-président de la délégation spéciale
de Lomé.
Cet
argument de M. Lodé, ne convainc pas les
populations. « Les entreprises à qui on concède
l’exécution des travaux de dragage, curage et de
construction des rues ne font pas correctement leurs
devoirs. C’est de l’amateurisme total. Elles laissent
le fond des caniveaux ensablé et ne les ferment même
pas avant de partir. Dans ce cas, elles laissent le
champ libre aux populations d’en faire ce qu’elles
veulent… », dénonce un responsable de CDQ (Comité
de Développement de Quartier), des structures de base
qui s’occupent entre autres de l’entretien des
collectivités locales.
Par ailleurs, le responsable de la commune de Lomé a
indiqué que les habitants de certains quartiers
prennent le « vilain plaisir » de remblayer
leur maison avec du sable. Or, explique –t-il, ces
sables contiennent souvent des sachets en plastique.
Ceux-ci étant imperméables, ils retiennent l’eau et
engendrent des inondations. Il a évoqué le cas du
quartier Gbadago (en montant l’école Primaire Marie
Reine) où un pasteur qui a entrepris des travaux de
construction de son église aurait remblayé la zone de
sable contenant des plastiques. Après la pluie de
lundi, poursuit M. Lodé, tout le quartier est
inondé. « Cela est dû au fait que les plastiques
empêchent les eaux de couler normalement. L’année
dernière, les habitants de cette partie du quartier
n’avaient pas connu de problèmes après les travaux
qui ont été effectués », a-t-il relevé.
Pour l’heure, la mairie se dit préoccupée par les
problèmes que rencontrent les populations aux
lendemains de cette pluie et promet de mettre tout en
œuvre pour trouver des solutions urgentes en vue
faire face aux risques d’inondations. Mais déjà, les
populations redoutent le pire, étant donné que ces
premières pluies inaugurent la grande.
Noël Y.A.GLISSOU |
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