AgoraPress

 

Tribune

 

Politique

 

Culture

 

Société

 

Sites

 
 
Golfe Info

25 mai 2007

[ 247: du 21 mai 2007]  
Promotion de l’excellence dans la presse togolaise : La première édition d’«Excel Presse» a rendu son verdict

La première édition du concours « Excel presse » lancé le 12 mars 2007 a connu dans la soirée de vendredi dernier son apothéose à l’Hôtel Ibis Centre de Lomé avec la proclamation des résultats suivie de l’attribution de prix aux différents lauréats.

Parrainé par le ministère de la Communication et de la Formation civique, ce concours a été organisé par Micro Mosaïc une unité  de la production audiovisuelle implantée depuis 2006 au Togo. « Excel Presse » était ouvert aux professionnels togolais de la communication et a primé les meilleures productions de presse sur la thématique du développement. Il a enregistré au total 14 concurrents, à raison de 09 en presse écrite et de 05 en radio. Pour départager les différents concurrents, Micro Mosaïc a sollicité la compétence et l’expérience d’un double jury de 7 membres composé de professionnels de la communication et chapeauté par le doyen Edouard Raven.

La délibération des jurés a classé premiers Yves Kpéto de « Nana FM » et  Edem Gadégbéku du journal « Golfe Info », respectivement dans les catégories radio et presse écrite.

C’est à travers l’observation d’une minute de silence en la mémoire de la regrettée Akofa Akoussah (artiste togolaise de la chanson) que cette cérémonie de récompenses a débuté.

Dans une allocution, Rita Gbodui, directrice de Micro Mosaïc, a indiqué  que les principaux objectifs poursuivis par sa structure en organisant « Excel Presse » sont de « jauger les capacités professionnelles » des hommes de médias et de les amener à se « spécialiser sur des questions de développement». Elle a par la même occasion adressé ses « remerciements » aux différents partenaires de cette première édition de ce concours.

Tout en remerciant les promoteurs d’ « Excel Presse », Séverin Assoum, représentant à cette soirée du ministre de la Culture et de la Formation civique, leur a rappelé la disponibilité de son ministère à accompagner des initiatives similaires.   

Pour sa part, Edouard Raven a d’abord déploré le faible nombre de dossiers de candidatures présentés à cette compétition de presse. Il a ensuite dévoilé les principaux critères sur lesquels se sont basés les deux jurys pour dégager les différents lauréats d’« Excel Presse ». Ces critères ont été selon M. Raven, l’originalité de l’article de presse soumis, la pertinence du sujet traité, l’écriture de l’article selon les principes journalistiques et le respect des termes du concours. M. Raven a enfin adressé des remarques générales aux participants à la compétition du Micro Mosaïc aussi bien sur le fond que sur la forme de leurs dossiers soumis. Il a par exemple mis en lumière le mauvais montage et la méconnaissance de la géographie togolaise dans la catégorie radio.

Dans la catégorie presse écrite, il a mis en exergue entre autres les mauvais habillages des articles et le non-respect des limites typographiques exigées dans le cadre d’« Excel Presse ». Le président des jurys d’« Excel Presse » a également formulé des félicitations à l’endroit des concurrents de cette compétition pour leur participation. Il a aussi profité de cette tribune pour convier les patrons togolais d’entreprises de presse à faire former leurs employés pour le plus grand bien de toute la corporation. « Il n’y a de meilleurs investissements que dans l’homme », a-t-il lancé aux responsables togolais d’organes d’information.

La projection d’une réalisation de Micro Mosaïc sur la « Fondation King Mensah », le témoignage émouvant de ce dernier sur le bien-fondé de la création de sa Fondation ainsi que l’interprétation par Toto Patrick de deux morceaux de son nouvel album ont constitué les principaux entractes de cette cérémonie de remise de prix du concours « Excel Presse ».

Edem GADEGBEKU

 
Législatives anticipées : Maître Atta Zeus Ajavon «les élections ne peuvent pas avoir lieu le 05 août»

Maître Atta Zeus Ajavon, membre de la société civile s’est prononcé hier, dans une émission télévisée, sur le processus électoral en cours au Togo. Selon l’enseignant de droit à l’Université de Lomé, la nouvelle date annoncée par la CENI (Commission Electorale  Nationale Indépendante), la structure chargée de l’organisation  des élections, risque d’être, de nouveau,  remise en cause.

La nouvelle date comme l’ancienne ne tiennent visiblement pas compte des réalités du terrain, a essayé de démontrer Atta Zeus Ajavon, avant d’aboutir à la conclusion selon la quelle, « les élections ne peuvent pas tenir le 05 août 2007 ».

Pour l’ancien militant de l’UTD (le parti d’Edem kodjo qui a ensuite pris la dénomination CPP Convergence Patriotique Panafricaine), les membres de l’institution chargée de l’organisation du scrutin sont victimes du caractère anticipé de ces consultations. En effet, les 22 engagements (auxquels a souscrit le gouvernement togolais auprès de l’Union Européenne en 2004) dont le respect a abouti au dialogue inter togolais, exige des autorités togolaises, l’organisation d’un scrutin législatif anticipé. L’objectif est de mettre en place une Assemblée assez représentative. Or le mandat de l’actuelle législature prend officiellement  fin en octobre. Un paramètre qui a certainement influencé la CENI dans le choix de « la date probable » des élections. Pour Zeus Ajavon, cela ne devrait pas être le cas, car pour mettre fin à la crise togolaise, « il faut prendre le temps nécessaire pour organiser des élections fiables ».  Face à cette exigence de fiabilité, Zeus Ajavon propose que « les 22 engagements soient modulés par rapport aux réalités du terrain ». Bref, se précipiter pourrait être suicidaire pour le pays, d’après Zeus Ajavon.   Se prononçant par rapport au déroulement du processus, contrairement à ceux qui pensent que « les choses traînent », Atta Zeus Ajavon, parle d’une évolution normale. Il explique l’apparente lenteur constatée, par les difficultés techniques liées au mode de scrutin et à la technologie choisis.

Il a, par ailleurs, évoqué le conditionnement des kits  qui requiert un minimum de temps compte tenu de la délicatesse de l’opération et du fait qu’ils ont été préalablement conçus pour répondre aux exigences des réalités congolaises.  Au-delà de ces problèmes qui viennent corroborer ses doutes sur la tenue effective du scrutin le 05 août, l’avocat et membre de la société civile togolaise, a mis l’accent sur le recensement qui de son point de vue, devrait se faire sur une durée de trois mois. Cela s’explique par le fait qu’un kit ne peut servir, dans la première semaine de son utilisation, qu’au recensement de 25 électeurs par jour. Ce quota, d’après les explications de l’expert de l’ONU, cité par Zeus Ajavon, peut s’améliorer et atteindre au bout de deux à trois semaines, une fréquence de 50 voire 100 électeurs par jour. A partir de l’exemple d’un centre de vote ayant environ 10 000 électeurs, l’ancien vice-président de la CENI (2003), a démontré qu’il faut approximativement 3 mois pour procéder au recensement de la majorité des électeurs potentiels. Or, a fait constater Zeus Ajavon, dans la quasi-totalité des centres de vote en recense un nombre élevé d’électeurs. Pour permettre donc à tout Togolais en âge de voter d’accomplir son devoir civique, le juriste estime impérieux un rallongement du processus de recensement et donc un nouveau report de la date des élections.

Saturnin S. NOAMESSI

 
Funérailles d’Akofa Akoussah : D’émouvants et de vibrants hommages étaient au rendez-vous

Les funérailles de Julie Akofa Akoussah se sont achevées samedi dernier par son inhumation au cimetière d’Ati-Atovou, son village natal (situé dans la préfecture de l’Avé, à 65 km de Lomé). La veille, une veillée funèbre avait été organisée pour le repos de son âme sur l’esplanade du Palais des congrès de Lomé par l’UNAM (Union nationale des artistes  musiciens du Togo) et la famille Akoussah pour accueillir plus de monde contrairement au programme initial qui avait prévu une veillée messe en l’église Immaculée Conception de Nyékonakpoè.

La grande foule composite qui a fait le déplacement du Palais des Congrès de Lomé a confirmé les prévisions de l’UNAM et de la famille éplorée.

 Samedi matin, après presque deux heures d’hommages nationaux et internationaux toujours sur l’esplanade du Palais des Congrès, la dépouille de la grande voix de la musique togolaise a été transportée en l’église Immaculée Conception  pour la messe d’enterrement et de requiem. Une fois de plus, de nombreux togolais parmi lesquels des politiques, des journalistes, des curieux, des religieuses etc. étaient au rendez-vous. On notait également la présence de l’ambassadeur de France au Togo, Alain Holeville.

« Lorsque nous quittons cette terre, nous rentrons dans la miséricorde de Dieu », a rappelé le Père Denis Amouzou Djakpa, l’officiant de cette messe, tout en précisant que Julie Akofa Akoussah fut une fervente chrétienne assidue aux célébrations eucharistiques. Julie « n’a pas vécu pour rien », a-t-il ajouté, parce qu’elle a su « toucher nos cœurs par ses airs musicaux ». Il a par la même occasion convié les participants à cette messe d’enterrement à vivre selon les commandements de Dieu pour  avoir part au royaume céleste.

Julie Akofa Akoussah a vu le jour le 12 avril 1950. Elle est rentrée dans le monde de la musique à travers le chant choral sur la paroisse l’église Immaculée Conception de Nyékonakpoè. Durant sa riche et longue carrière, elle se sera produite sur plusieurs scènes de la planète et a glané divers trophées dont entre autres le prix du Festival de la chanson togolaise en 1971, celui de la jeune chanson française en 1971. Elle est décédée à Paris le 24 avril dernier des suites d’un cancer.

Edem GADEGBEKU

 
Sierra Leone - Togo du 03 juin prochain : Le retour des exclus est probable

Selon des informations concordantes, la médiation du président de Gomido FC de Kpalimé, Winny Dogbatsè, est en passe de porter ses fruits. Des sources proches du médiateur qui a effectué du jeudi au samedi derniers une tournée en Europe pour rencontrer les trois joueurs exclus, Shéyi Adébayor, Kader Coubadja et Daré Nibombé, les joueurs ont donné leur accord de principe de revenir en sélection, si on leur faisait appel.

D’après ces mêmes sources, les joueurs se sont réjouis de la démarche du coordinateur de la Fédération Togolaise de Football et ont notifié que les causes profondes de cette crise ne sont pas une simple question d’argent. Pour les trois joueurs, il faut noter qu’un climat de respect mutuel s’instaure dans les relations qu’ils entretiennent avec les dirigeants de la FTF.

Ils ont, par ailleurs, interpellé les responsables de l’instance supérieure du football togolais à assumer leur responsabilité. Avant cette tournée, le médiateur mandaté par le collège des présidents de ligues du Togo, a eu à rencontrer le bureau de la FTF. A l’instar des joueurs, cette dernière s’est également montrée disposer à discuter avec les trois joueurs exclus.

Si cette médiation arrivait à atteindre l’objectif qu’on lui a assigné, on pourra donc retrouver Adébayor et ses deux coéquipiers dans l’effectif de la sélection togolaise qui affrontera le 3 juin prochain à Freetown, les Lones Stars de la Sierra Leone.

Ce sera dans le cadre du premier match de la phase retour des éliminatoires de la CAN 2008. A leur exclusion  de la sélection nationale, le 24 mars dernier, la FTF avait reproché aux trois joueurs, leur comportement déplacé lors des discussions sur la question du reliquat des primes du mondial. Cette justification avait amené les joueurs à se lancer dans des déclarations tapageuses sur les médias, allant jusqu’à réclamer une médiation du président de la République togolaise, Faure Gnassingbé dans cet imbroglio sportif.

Le Togo risque de se retrouver à Freetown avec des joueurs locaux qui sont en séance d’entraînement depuis le 14 mai dernier si les deux parties ne trouvaient pas un terrain d’entente avant le voyage sur la Sierra Leone.

Gabin KOISSIDJIN

[ 248: du 23 mai 2007]
Amélioration dans la fourniture de l’électricité : Le délestage n’est pas pour autant fini

Depuis quelques jours, on note une amélioration dans la fourniture de l’énergie électrique au Togo et au Bénin. D’après la Compagnie d’Energie Electrique du Togo (CEET), cette amélioration est due à la conjonction de plusieurs facteurs. Ceux-ci vont d’une aide financière apportée par le Togo et le Bénin à une reprise progressive des activités du barrage de Nangbéto en passant par le beau temps actuellement en cours.

L’enveloppe financière des Etats

Selon certaines sources, l’Etat togolais et son voisin béninois, associés dans le capital de la Communauté Electrique du Bénin (CEB) auraient mis la main à la poche pour injecter près d’une dizaine de milliards de FCFA dans les caisses de leur organisme commun d’approvisionnement en électricité. Entre mars et avril 2007, la trésorerie de la CEB avait en effet connu des difficultés énormes. La société avait épuisé ses réserves financières évaluées à une trentaine de milliards de FCFA et n’arrivait plus à honorer ses engagements vis-à-vis de ses fournisseurs de carburant. Ces derniers lui ont finalement refusé la vente à crédit. Même une offre technique de la CEET susceptible de pallier la crise a été déclinée faute de moyens financiers. La Compagnie d’Energie Electrique du Togo avait en effet proposé la mise à la disposition de la CEB de sa centrale thermique de Lomé, charge à la CEB d’y mettre du carburant pour la faire tourner.

Face à la persistance de la crise et à l’aggravation du délestage qui était passé jusqu’à 18 heures de coupure par jour, les Etats du Togo et du Bénin se sont enfin décidés à mettre la main à la poche. C’était lors d’une récente réunion ministérielle qui a réuni le Professeur Léopold Gnininvi du Togo et son homologue Jocelyn Dogbey du Bénin. Les deux pays étaient appelés à contribuer pour un désamorcement de la crise financière que traverse la CEB. Une bagatelle de 5,7 milliards de FCFA a été fixée comme la participation de chacune des deux parties. Malgré l’engagement des deux ministres, des sources proches de la CEB indiquent que le décaissement de ces sommes ne serait pas encore effectif. « Pour l’instant nous n’avons pas encore vu la couleur de cet argent », a indiqué un responsable de la CEB, avant d’ajouter que l’amélioration des fournitures s’explique par le désensablement de Nangbéto et la normalisation de la pluviométrie.

Ce responsable a aussi ajouté que les premiers responsables de sa société se seraient aussi débrouillés pour trouver des partenaires financiers. Ce qui aurait permis à la CEB de payer ses fournisseurs de carburant et de pouvoir bénéficier des prestations de ces derniers. Ainsi, les turbines de la CEB ont repris du service et peuvent produire jusqu’à 35 mégawatts d’énergie électrique. A cela s’ajoute quelques 24 mégawatts de Nangbéto.

La pluviométrie relance Nangbéto

La productivité du barrage de Nangbéto est liée à la pluviométrie. Depuis quelques semaines, le Togo a recommencé par connaître des temps pluvieux. Une bonne nouvelle pour Nangbéto qui n’en demandait pas mieux. Selon des informations recueillies, ce barrage qui peut, en temps normal produire jusqu’à 120 mégawatts. Pour l’heure, sa fourniture est estimée à environ 24 mégawatts.

Parallèlement à ces deux facteurs, on note une reprise de la production des turbines de la Société Béninoise d’Energie Electrique (SBEE) dont la capacité de production est évaluée à 49 mégawatts. Les 75 mégawatts de l’interconnexion sont aussi à ajouter à ce lot d’énergie disponible.

Le beau temps ralenti la consommation

Selon les électromécaniciens, la saison pluvieuse a ralenti la consommation de l’énergie électrique. Ainsi avec le beau temps qui sévit actuellement, la consommation a diminué, ce qui a sensiblement réduit la durée du délestage.

Tout en se réjouissant de cette amélioration, les uns et les autres sont appelés à mettre les bouchées doubles pour profiter de cette accalmie  dans les coupures apparent afin de trouver les solutions idoines à cette crise qui n’a fait que trop durer et a fait perdre près de 100 milliards de FCFA à l’économie togolaise.

Marc D. KOUAKANI-ASSI

 
Premières pluies à Lomé : Les populations dans l’angoisse

Des quartiers de Lomé tels que Bè, Akodésewoa, Gbadago, Noukafou et autres sont sous les eaux depuis lundi dernier suite aux deux heures de pluies qui se sont abattues sur la ville de Lomé et de ses environs. Pour les populations sinistrées, le calvaire ne vient que commencer. Du côté des autorités municipales, on tente de rassurer. Mais, le ciel, dans son déferlement  est indomptable, et le mal ne date pas d’aujourd’hui.

A Bè, la pluie de lundi dernier à laisser sur son passage, des traces « amers ». Sur la terrasse de sa maison à moitié inondée, Tanti Dometo, les mains au menton, contemple désespérément, les dossiers scolaires mouillés de sa fille Dédé, récupérés quelques temps après que la pluie ait baissée d’intensité. « Chaque année, ce sont les mêmes problèmes que nous rencontrons ; notre quartier est toujours inondé. J’étais surprise par la pluie de ce matin. Je me suis levée très tôt ce matin pour faire des courses et ma fille n’a pas eu la présence d’esprit d’évacuer la chambre à l’avancée des eaux… », déclare –t-elle très amère.

Des inondations à Lomé, une responsabilité partagée

Selon des spécialistes, la ville de Lomé est située en dessous de la mer. Ceci explique que la ville reçoit beaucoup d’eau, au lieu que celle-ci se dirige vers la mer. Mais cet argument n’explique pas à lui seule, le problème.

La Direction des Services Technique de la ville de Lomé (DST) met en cause les populations qui construisent les maisons sans faire recours à la compétence des architectes et autres acteurs de ce secteur. Selon Aoussi Lodé, vice-président de la délégation spéciale de Lomé, « les quartiers Bè, Akodésewoa jusqu’aux environs du Port Autonome de Lomé… sont construits dans le lit de la Lagune. Plus encore, les propriétaires des maisons situées dans ces zones ne reçoivent aucune instruction auprès des spécialistes pour une viabilité des espaces. Dans ces conditions, il est normal que ces milieux connaissent  des problèmes pendant les périodes de grandes pluies, comme c’est le cas actuellement ».

En outre, les responsables de la commune pointent du doigt les comportements « inciviques » des populations riveraines des caniveaux et égouts dans l’entretien de ces infrastructures. Sur ce plan, il est reproché aux populations de déverser des ordures ménagères dans les caniveaux empêchant ainsi, une bonne circulation des eaux de ruissellement. « Une fois que les caniveaux sont bouchés, ce sont  les maisons et les rues qui en subissent les conséquences », a indiqué le vice-président de la délégation spéciale de Lomé.

Cet argument de M. Lodé, ne convainc pas les populations. « Les entreprises à qui on concède l’exécution des travaux de dragage, curage et de construction des rues ne font pas correctement  leurs devoirs. C’est de l’amateurisme total. Elles laissent le fond des caniveaux ensablé et ne les ferment même pas avant de partir. Dans ce cas, elles laissent le champ libre aux populations d’en faire ce qu’elles veulent… », dénonce un responsable de CDQ (Comité de Développement de Quartier), des structures de base qui s’occupent entre autres de l’entretien des collectivités locales.

Par  ailleurs, le responsable de la commune de Lomé a indiqué que les habitants de certains quartiers prennent le « vilain plaisir » de remblayer leur maison avec du sable. Or, explique –t-il, ces sables contiennent souvent des sachets en plastique. Ceux-ci étant imperméables, ils retiennent l’eau et engendrent des inondations. Il a évoqué le cas du quartier Gbadago (en montant l’école Primaire Marie Reine) où un  pasteur qui a entrepris des travaux de construction de son église aurait remblayé la zone de sable contenant des plastiques. Après la pluie de lundi, poursuit M. Lodé, tout le quartier est inondé. « Cela est dû au fait que les plastiques empêchent les eaux de couler normalement. L’année dernière, les habitants de cette partie du quartier n’avaient pas connu de problèmes après les travaux qui ont été effectués », a-t-il relevé.

Pour l’heure, la mairie se dit préoccupée par les problèmes que rencontrent les populations aux lendemains de cette pluie et promet de mettre tout en œuvre pour trouver des solutions urgentes en vue faire face aux risques d’inondations. Mais déjà, les populations redoutent le pire, étant donné que ces premières pluies inaugurent la grande.

Noël Y.A.GLISSOU

 
Congrès extraordinaire statutaire de la ftf : Les statuts adoptés sur fond de divergences

Le processus de redressement du football togolais enclenché depuis novembre 2006 et qui, dans un premier temps, a abouti à la mise sur pied d’une commission électorale indépendante (CEI) et à l’élection du président de la FTF, Tata Adaglo Avléssi s’est achevé hier mardi, avec l’adoption des nouveaux statuts devant régir la vie de cette instance nationale dirigeante du sport roi. C’était au cours d’un congrès statutaire convoqué par la FTF et qui a vu la participation des dirigeants de cette discipline sportive, arbitres, agents de joueurs, journalistes et autres acteurs impliqués. Pendant 9 heures 30 minutes de travaux, les délégués ont étudié et adopté les 82 articles que comporte le projet de statuts soumis à leur appréciation.

*Assogbavi et Adjété ont failli perdre leur poste

Ce nouveau texte issu de l’amendement porté au projet de statuts élaboré par l’équipe à Rock Gnassingbé en avril 2006, a été dans sa globalité accepté. Les heurts ont porté notamment sur les innovations introduites par l’actuel bureau de la FTF. En effet, les débats ont été très houleux surtout par rapport aux nouvelles dispositions. Ce sont les articles 23, 33,81 et 82 relatifs à l’élection des membres du bureau de la FTF et au sort à réserver à l’équipe de Tata Avléssi dans la mise en application de ses nouveaux textes, qui ont le plus entraîné le blocus des travaux.

A l’issue des discussions, aucun terrain d’entente n’a été trouvé par rapport aux deux derniers articles (81 et 82). Malgré ce désaccord, le projet de statuts, après des amendements, a été adopté.

Le problème suscité par ces deux articles portait sur le paradoxe qu’engendrerait son application. En fait, pendant que le point 81 demandait un sursis de 4 ans pour le bureau actuel dont le mandat s’achève le 09 janvier 2011, l’article 82 proposait une entrée en vigueur des textes dans les 60 jours qui vont suivre leur adoption. 

Ce qui a entraîné entre  une démêlée entre les congressistes. Selon certains, une mise en application des textes devait provoquer une dissolution de l’équipe dirigeante actuelle et ouvrir la voie à de nouvelles élections. Proposition sur proposition, le congrès est arrivé à une première conclusion selon laquelle, le président et ses vices peuvent être laissés à leur poste alors que les fonctions de Secrétaire Général et de Trésorier général, actuellement occupées par Espoir Assogbavi et Tino Adjété, soient supprimées. En contrepartie, on proposait à ces élus du 09 janvier dernier, des postes de membres sans occupation déterminée. Dans ce cas de figure, la latitude est donnée au président de nommer un Secrétaire administratif ou de le chercher en lançant un avis de recrutement. Après plusieurs tractations, la question a été laissée finalement à l’appréciation de la Fifa. Désormais  la balle est dans le camp de l’instance mondiale qui devra rendre son verdict. Selon le patron de la FTF, Tata Avléssi, « seule l’instance suprême peut départager les parties ». A défaut de consensus, le congrès a donné son accord sur cette procédure qui leur permettra de se fixer sur la proposition à adopter au titre de l’article 81.

Quant aux deux premiers articles (23 et 33) qui dans le fond se rejoignent, la grande innovation était ce souhait de n’élire que le président de la FTF  qui à son tour, aura à nommer ses collaborateurs. Dans les débats, cette question d’élection a permis d’aboutir à trois propositions. Outre cette innovation, les autres propositions étaient celle de l’élection de tout le bureau comme cela a été souvent le cas et aussi celle du vote par liste. A la fin, le vote des délégués a permis de maintenir l’ancienne formule de vote, à savoir celle où chaque candidat soumet sa candidature au congrès électif.

Même si les autres articles n’ont pas poser beaucoup de problèmes aux congressistes, il faut retenir qu’ils ont fait l’objet d’amendement d’ordre orthographique, de reformulation et de révision à la hausse du nombre de membres de commissions et des années de mandat.

Gabin Koissidjnin

 
 
 
 

 
 
 
 
Job.com
 

© 2005  www.togoforum.com All rights reserved