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Léopold Messan Gnininvi, leader de la CDPA est un
professeur d'université. A ce titre, à l'instar
d'autres personnalités, il a été fait commandeur de
l'Ordre des Palmes Académiques, ce 27 avril avant le
défilé militaire et civil, sur le Boulevard Eyadema, en
face du garage central. Juste après cette décoration, il
s'est éclipsé avant la parade proprement dite. Nous
avons voulu en savoir plus...
Juste après votre
décoration ce matin, vous
avez déserté les lieux,
peut-on savoir pourquoi ?
C'était clair.
C'était une décoration de
reconnaissance de mérite
professionnel, parce que
vous avez vu que c'était
pour les palmes académiques.
Mais, c'était trop accolé à
la fête controversée du
vingt sept (27) avril. Donc,
je leur ai dit que je me
retirerai juste après la
décoration. C'est un demi
pas. Ils ont fait un demi
pas en cherchant à nous
donner cette distinction.
Malgré ma déclaration
publique de ne pas prendre
part à la fête, moi aussi,
j'ai fait un demi pas pour
aller chercher la
décoration, c'est tout.
Pourquoi parlez vous de fête
controversée du 27 avril ?
C'est parce que, je
serai très content, par
exemple si l'année
prochaine, lorsque nous
aurons vidé nos litiges, de
nous retrouver ensemble
pour fêter le vingt sept
(27) avril. Parce qu'il faut
d'abord traiter de
l'affaire, puis après
prendre le rafraîchissement.
Il ne faut pas commencer à
fêter avant d'avoir vidé le
contentieux. Donc, je
trouve que cette fête est un
peu prématurée par rapport
au dialogue en cours. Si le
dialogue avait eu lieu un
(O1) ou deux (O2) mois plus
tôt, et qu'on avait eu des
résultats satisfaisants, on
aurait fait une seule fête
du vingt sept (27) avril.
Que manque t-il à cette
organisation pour qu'elle
soit conforme, totale,
autrement dit comme vous le
souhaitez !
Ce n'est pas une
question d'organisation,
mais une question
d'opportunité. Le temps
viendra où ce sera avec
enthousiasme que tout le
monde y participera. Et
même, on fera des
propositions pour
l’organisation. Mais pour le
moment, le cœur est serré,
nous pensons à tout ce qui
s'est passé l'année
dernière.
Ne pensez-vous pas que cette
fête est le lieu pour
réconcilier tous les
Togolais ?
Non, je pense que
cela viendra très bientôt,
lorsqu'on aura fini de
discuter au dialogue.
Maintenant, c'est un peu
prématuré, c'est comme
mettre la charrue devant
les boeufs.
Vos amis de l'UFC ont
organisé diverses
manifestations suivant un
calendrier officiel, quelle
est votre réaction ?
C'est pour cela que
je dis « dans un contexte
apaisé, lorsqu’on aura vidé
tous les contentieux’’
c’est tous ensemble que l’on
participera à la fête du
vingt sept (27) avril. Le
travail n'est pas encore
achevé.
Le CAR a dit ce matin dans
un communiqué que de par le
discours de Faure Gnassingbé
hier, on sent qu'il veut
apporter des améliorations.
Qu'en pensez vous ?
C'est pour cela que
j'ai dit, ils ont fait lin
demi pas, j'ai aussi fait
un demi pas, mais la
vigilance demeure |