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[
N°238: du
25 avril 2007]
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Préparatifs des législatives : Le remplacement des
préfets est imminent |
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De source proche du gouvernement, les prochains
conseils des ministres procéderont au remplacement
des préfets (l’une des revendications de l’opposition
et des organisations de la société civile en
préalable à un désamorcement de la crise). |
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La
question n’avait pas été prise en compte lors du
dialogue inter togolais ( 21 avril au 20 août 2006)
mais, elle est devenue cruciale, dans la mesure où,
selon certains observateurs de la scène politique
togolaise, ces représentants du pouvoir central,
constituent une « véritable machine à fraude »
lors des différents scrutins. « Le président de
la
République
s’y est opposé dans un premier temps. Mais, il s’est
résolu finalement et les prochains conseils des
ministres vont régler cette question »,
a ajouté cette source.
Il
s’agit en effet, de changer les 32 préfets
actuellement en poste dont certains auraient effectué
plus de 10 ans dans leur zone. Longtemps considérés
comme un « vivier » du Rassemblement du Peuple
Togolais (RPT), la plupart des préfets sont accusés
par l’opposition togolaise d’œuvrer au maintien de
l’ancien parti unique au pouvoir en participant aux
fraudes électorales.
« On
ne peut pas aller aux élections sans une résolution
de la question des préfets », a déclaré un
responsable de parti politique.
Dans les milieux de l’opposition, la question du
remplacement des préfets est prise au sérieux. Dans
un document publié le 07 avril dernier à Lomé,
l’Union des Forces de Changement (UFC) a ouvertement
accusé ceux-ci, de servir de soutien au RPT. « …Les
populations togolaises, surtout celles des villes et
localités de l’intérieur du pays ont encore vivace en
mémoire, le rôle prépondérant des préfets du régime
RPT non seulement dans l’animation et l’encadrement
des activités de ce parti, mais surtout dans la
planification, la mise en œuvre et la coordination
des opérations de fraudes électorales systématiques
et massives dans les préfectures », souligne le
communiqué.
En
dehors de la simple dénonciation du comportement des
représentants du pouvoir central, l’UFC réclame leur
remplacement dans « une démarche consensuelle
impliquant les signataires de l’Accord Politique
Global ». Le parti de Gilchrist Olympio demande
également que la facilitation, assurée par le
président du Faso, le capitaine Blaise Compaoré, soit
consultée sur le sujet avant d’opérer ces mutations.
Noël Y. A. GLISSOU |
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Crise énergétique La CEB serait à bout de souffle |
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La crise énergétique qui frappe le Togo et le Bénin
depuis l’année dernière, va encore vraisemblablement
perdurer. Selon certaines indiscrétions, l’organisme
communautaire d’approvisionnement de l’énergie
électrique en faveur des deux pays connaîtrait
actuellement une situation difficile, il serait même
en cessation de paiement. « La trésorerie de
la
CEB est extrêmement tendue et ne lui permet plus de
faire face aux engagements »,
a révélé un responsable de cette institution. Selon
ce derniers, la société ne serait plus à même
d’acquérir du combustible (carburant) pour faire
tourner ses groupes électrogènes. |
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La
CEB resterait devoir des dizaines de milliards de
FCFA à ses fournisseurs de gas-oil qui auraient par
ailleurs décidé de ne plus le lui livrer.
Selon certaines sources, plusieurs raisons
expliqueraient cette situation.
En
plus des créances qu’a
la
CEB sur la Société Béninoise
d’Energie Electrique (SBEE), près de 9 milliards
actuellement, et la compagnie d’énergie électrique du
Togo (CEET), la raison fondamentale serait l’écart
entre le coût de production et le prix de vente du
Kilowattheure de courant de
la
CEB à ses deux clients. En effet, avec la crise, la
CEET et la SBEE sont obligés de faire tourner leurs
sources d’énergies internes.
Selon les dispositions de la convention régissant la
création de
la
CEB,
chacune des deux entités nationales est appelée à
vendre sa production à
la
CEB, qui à son tour, va revendre, de façon équitable,
aux deux pays la somme totale d’énergie disponible.
Et c’est ici que se pose le problème.
La
CEB achète le courant auprès des deux sociétés à 120
FCFA le Kilowattheure, mais le leur revend à 50 FCFA,
soit une perte sèche de 70 FCFA, qui vient s’ajouter
à d’autres pertes, dues aux charges de transport du
courant.
Expliquant la situation lors du forum sur le secteur
de l’électricité du 23 mars dernier, le directeur
général de
la
CEB, Djibril Salifou, révélait que la différence
entre le coût de production et le coût de cession
avait déjà occasionné à sa société une perte sèche de
32 milliards et qu’avec la crise énergétique
actuelle, la CEB s’attend à une perte supplémentaire
de 7 milliards, les six premiers mois de l’année en
cours. « Si on devait continuer ainsi, on ne
pourra plus faire nos opérations d’achat vente »,
expliquait alors le patron de la CEB, qui par ses
propos interpellait les décideurs politiques qui,
pour juguler la crise doivent faire des concessions.
Parallèlement, le DG de
la
CEB a indiqué que son entreprise a besoin de 20
milliards de FCFA pour faire face à la crise dans les
jours à venir. |
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A quoi jouent les hommes politiques ? |
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Des informations recueillies ici et là mettent en
cause l’efficacité des actions menées par les hommes
politiques, notamment ceux du comité interministériel
en charge de l’énergie pour les deux pays. |
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Aux
béninois qui veulent la construction du barrage
hydroélectrique d’Adjarala, les togolais opposent la
durée de réalisation de ce projet (cinq ans), et sont
plutôt favorables à la réalisation de projets devant
permettre de résoudre dans un laps de temps, la
crise.
En
plus de ce bras de fer que se livrent togolais et
béninois, un autre défi s’est élevé sur le chemin des
dirigeants des deux pays : celui relatif aux
producteurs privés.
Si
du côté togolais, le gouvernement à travers le
ministère de l’énergie s’est chargé de coopter un
producteur privé, en la personne de la société
américaine Countour Global, nombreux sont ceux qui se
posent des questions sur les termes du contrat qui va
lier les parties. Les inquiétudes sont en effet dues
au fait que de par le passé, le gouvernement avait
déjà déniché un producteur indépendant, la société
Electro-Togo, qui, pour des raisons qui restent
encore à élucider, avait abandonné le Togo. Alors que
certains remettaient en cause les conditions dans
lesquelles cette société a été choisie (négociation
gré à gré), d’autres indiquent que ce sont les termes
du contrat qui ont obligé ce groupe à rompre avec le
Togo.
Actuellement, le ministère et le groupe américain
seraient encore en pourparlers et l’on se demande si
la
CEET et la CEB, premiers interlocuteurs directs de
cette société, sont associées à la démarche ou du
moins consultées ; si les termes de cette convention,
qui a été déjà signée, avant même que les sérieuses
discussions ne commencent, satisferont les deux
parties et vont leur éviter les mésaventures de la
convention Electro-Togo & Etat du Togo, signée
pratiquement dans les mêmes conditions.
Au
bénin, c’est dans les mêmes conditions et avec les
mêmes résultats qu’une société privée de production
d’énergie électrique à base du gas-oil a été déniché,
puis imposé à
la
SBEE.
Pour l’heure, la crise perdure. Au vu de la situation
tendue de la trésorerie de
la
CEB, tout porte à croire qu’elle va s’aggraver dans
les jours à venir. L’heure étant grave, il urge que
les autorités politiques s’activent pour trouver des
solutions idoines à leur pays. Les pertes
enregistrées par l’économie togolaise, 80 milliards à
en croire Nakou Kossivi, président du patronat
togolais, et selon le FMI (fond monétaire
international) plus de 30 milliards pour l’économie
béninoise, sont assez énormes pour interpeller la
conscience des uns et des autres et les amener à
repenser leurs actions. |
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