|
Réouvert le 18 novembre 2005, le dialogue national
démarre officiellement aujourd’hui 21 avril 2006 à
9h30 minutes à l’hôtel Corinthia 2 février. Sont
attendus, cinq représentants de chaque parti
politique, dont le Comité d’Action pour le Renouveau
(CAR) de Yawovi Agboyibo, la Convention Démocratique
des Peuples Africains (CDPA) de Léopold Messan
Gnininvi, la Convention Patriotique Panafricaine (CPP)
de Edem Kodjo, le Parti pour la Démocratie et le
Renouveau (PDR) de Zarifou Ayéva, le Rassemblement
du Peuple Togolais (RPT), le parti au pouvoir, et
l’Union des Forces de Changement (UFC) de Gilchrist
Olympio.
Deux associations de la société civile : Groupe de
réflexion et d’action, Femme, Démocratie et
Développement (GF2D) et le Réseau des Femmes
Africaines Ministres et Parlementaires (REFAMP/Togo)
sont également annoncées pour prendre part aux
discussions.
Tous les conviés au dialogue ont donné leur accord
sauf l’UFC qui continue d’entretenir le suspens sur
sa participation. Ce parti a toujours posé des
préalables à la tenue du dialogue, conditions parmi
lesquelles figure un point essentiel, celui relatif
au choix d’un médiateur à la crise togolaise.
Un
point sur lequel l’UFC n’a apparemment pas eu de
satisfaction, à quelques heures du démarrage des
travaux. Joint au téléphone pour se prononcer sur un
éventuel boycott du dialogue par son parti, Patrick
Lawson, troisième vice président, s’est réservé de
confirmer ou d’infirmer leur position.
Tout dépendra de la réponse que « le pouvoir aura
à nous donner dans les heures à venir», a-t-il
déclaré, se référant à une lettre adressée au
pouvoir qui aurait évoqué hier 20 avril, comme
raison au retard ou à l’absence de feed-back, à en
croire Patrick Lawson, l’absence de Faure Gnassingbé
du pays.
De
la réponse à ce courrier, dépendra donc la
participation de l’UFC. Mais, selon d’autres sources
proches du parti, l’UFC prendra part aux discussions
de ce matin même si tous ses préalables ne sont pas
pris en compte, quitte à en faire état au cours des
assisses.
Les travaux vont tourner essentiellement autour de
la réforme des institutions, du cadre électoral en
vue de créer les conditions à des élections libres,
transparentes et démocratiques. Seraient également à
l’ordre du jour, la réforme de l’armée, les
conditions de lutte contre l’impunité au Togo et le
règlement du contentieux né de l’élection
présidentielle du 24 avril 2005 ainsi que ses
corollaires que sont le retour des réfugiés et le
problème des déplacés.
Ces discussions, qui sont prévues durer une dizaine
de jours, pourront déboucher sur la mise en place
d’un gouvernement.
Saturnin S. Noamessi |