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20 avril 2006

 
[ No 91: 14 avril 2006]
Sa belle mère l’invite à lui ‘’faire un massage’’
Mise en application des 22 engagements :
Où en est-on deux ans après ?
Le ballon géant des Eperviers bientôt présenté au public
Bonne gouvernance financière dans l’espace UEMOA:  Les acteurs se concertent a Lomé
Faits divers : Sa belle mère l’invite à lui ‘’faire un massage’’

Il y a  de ces services qui sont délicats, surtout si vous êtes serviable de nature et que c’est votre belle-mère qui vous sollicite. Sam, 28 ans, en a vécu la curieuse expérience. Il avait une petite amie, Bella. C’est l’aînée de Bébé, 40 ans, qui a une seconde fille, Angéla. La jeune  maman a très tôt perdu son  transporteur de mari emporté par un accident.

Sam réside à Lomé et avait l’habitude de « descendre » à Kévé (préfecture de l’Avé) où habite Bella, pour passer les week-end avec sa dulcinée.

Comme à son habitude, Sam débarque un samedi matin. La maison semble déserte. Aussitôt, Bébé sort de la douche et invite son gendre à s’asseoir au salon. Puis elle rentre dans la chambre à coucher, normalement pour s’habiller. Mais de là, elle appelle Sam presque au secours.  Le bonhomme n’en croît ni ses oreilles, ni ses yeux. Bébé qui avait toujours la serviette à la taille lui tend un baume pour lui masser le dos.

Dame Bébé, était une bénédiction de la nature. La rondeur de sa taille la rendait perpétuellement jeune et elle était d’une peau attirante, et éclatante.

D’ailleurs elle se réclame elle-même d’une permanente jeunesse, raison pour laquelle elle a gardé son petit  nom d’adolescente. Physiquement, Bella (19 ans) et Angéla (15 ans) sont sa copie conforme. Toutes les trois sont l’objet  de convoitise de la part des hommes du milieu même les plus fervents mariés.

Belle mère a demandé service. Un piège s’affaire. Sam  en était confus. Ce dos n’était pas loin de ressembler à celui de Bella. Après moult hésitations, l’épreuve commence pour Sam.  Il regarde mille et une fois en direction de la porte.  Il se tenait derrière le dos  à vrai dire appétissant de Bébé. Elle, assise au bord du lit, lui avait offert ce dos, et se tenait face au mur.

Bébé demande à son gendre d’être à l’aise. Elle gémit sous les doigts de Sam qui est de plus en plus troublé. C’était quand même un homme qui  rencontre beaucoup de jolies femmes, puisqu’il travaille dans un night club ; mais  il n’avait jamais vu ce cas, et puis il avait du scrupule.

Bébé l’invite à descendre davantage les mains. L’opération se déroule maintenant du dos vers le bas. Sam  tremble. Dans la chambre embaumée du parfum de Bébé, l’air ne passe plus. Il est tout trempé d’hésitation, de sueur, de peur, et bientôt d’excitation, puisqu’il tient maintenant les fesses de la vicieuse belle-mère dans ses mains. Dame Bébé gémit de plus bel. Sam se résout. Il déballe sa ceinture. Au même moment, la porte du salon émet des bruits, comme poussée par quelqu’un.

Le malheureux se précipite dehors où il n’y avait en fait personne. Le bruit était le fait du vent. Mais Sam n’a plus le courage de retourner. Il était sauvé par le gong. Il entend alors par-dessus-la clôture en claie, des gémissements de Angéla. La belle sœur arrive en pleurs, en compagnie d’un groupe d’amies : elle venait d’être  trompée par son petit ami.

Sam venait d’éviter de faire de même à Bella. Le piège de Bébé ne se sera pas finalement refermé sur lui !!

Dodji Aimé Abalo

 
Mise en application des 22 engagements : Où en est-on deux ans après ?

Lorsque le 14 avril2004, Kofi Sama, alors Premier ministre, avait souscrit, au nom du pouvoir togolais, aux vingt deux engagements, une partie de la population avait affiché sa méfiance vis-à-vis de la suite qui sera donnée à sa mise en application.

Une autre partie, avec l’appui d’une frange de la classe politique avait de son coté perçu en cet acte, des signes d’ouverture d’un régime autoritaire qui pendant pratiquement plus de 35 ans, a confisqué le pouvoir et bafoué les principes élémentaires de démocratie. En fait, la mise en œuvre des 22 engagements avait pour finalité de remédier « au déficit démocratique » que reprochait l’Union Européenne aux autorités togolaises et qui a valu au pays la suspension de sa coopération.

Deux ans après la signature de cette feuille de route, le statu quo demeure malgré un début d’application timide au plan de démocratisation des institutions de l’Etat et de libéralisation des opinions. Quant au dialogue inter togolais, l’un des principaux points des vingt deux engagements, il semble devenir au fil du temps une mission difficile voire impossible pour les deux protagonistes (le pouvoir et l’opposition), tant ils affichent des positions divergentes. Bref, deux ans après la signature des engagements, la crise, au lieu de connaître un dénouement progressif, s’est davantage enlisée avec le décès de Eyadema Gnassingbé, le 05 février 2005 et l’élection présidentielle controversée du 24 avril 2005.

Même si le chemin parcouru ne satisfait pas pour le moment une grande partie des Togolais, aux yeux de certaines institutions internationales, le Togo a réalisé une « considérable avancée dans la mise en application des engagements », vraisemblablement en prenant en considération les anciennes pratiques qui avaient cours dans « le pays de  Eyadema Gnassingbé ». Mieux, tel un enfant prodigue, qui vient de se repentir, a besoin d’encouragements, « les signes d’ouverture et la politique de réconciliation » tant clamée par son fils successeur, Faure Gnassingbé, auront-ils suffi à susciter la foi en un régime qui depuis  une quarantaine d’années, refuse l’alternance.

Pour l’heure, il n’est pas question de la reprise totale de la coopération au niveau de l’UE, mais d’ « encourager le gouvernement dans ses tentatives de mise en application de cette feuille de route ». Une feuille de route qui, selon la CDPA, le parti de Léopold Messan Gnininvi est déjà « obsolète par rapport à la nouvelle donne créée par les événements survenus après le 05 février 2005 ». La CDPA évoque par exemple l’absence des sujets comme l’impunité, qui malheureusement aujourd’hui constitue l’une des « premières préoccupations des populations civiles », et de la réforme de l’armée, qui serait le premier outil de la confiscation du pouvoir par le régime. Il faut alors, propose la CDPA, tout en restant dans le cadre des engagements, les ouvrir à d’autres sujets qui constituent « la source  du mal togolais ». Une analyse de la situation que partage l’Union des Forces de Changement qui a d’ailleurs inscrit dans ses exigences, ces différents points. Revenant au degré d’application des engagements, des politiques et d’autres observateurs de la scène politique togolaise pensent qu’il reste beaucoup à faire.

Quelles applications ont connues les 22 engagements ?

Si les point 1.1 et 1.3 relatifs au dialogue inter togolais et à la révision du cadre électoral sur la base de l’accord cadre de Lomé, achoppent jusqu’à présent sur les positions divergentes des partis politiques, d’autres recommandations par contre ont connu « une application partielle ou de façade ».

La dépénalisation du code de la presse (engagement 3.1) et surtout le récent processus de réforme de l’appareil judiciaire enclenché par le gouvernement  sont les signes probants d’une « certaine ouverture » du pouvoir. Des signes qui restent à consolider quand on prend en compte certains paramètres comme la censure déguisée dont les médias ont été victimes lors de la dernière élection présidentielle. Par ailleurs, les points relatifs au respect des droits humains semblent toujours être d’actualité au vu des dernières « atteintes à la dignité humaine ».

Quant aux différentes  « élections transparentes et crédibles » (législatives et locales), les engagements 1.5 et 1.6,  souhaités par l’UE, étant liés au problème du cadre électoral consensuel, ne peuvent se réaliser que si une issue favorable est trouvée au dialogue.
Saturnin A. Noamessi

 

Le ballon géant des Eperviers bientôt présenté au public

Le ballon géant des Eperviers  sera bientôt présenté au public sportif et à la population togolaise.

Ce ballon de quatre mètres de diamètre, fabriqué par la firme sud-coréenne Hyundai, à chacune des équipes qualifiées pour le Mondial 2006 et sur lequel le Premier ministre Edem Kodjo  a déjà apposé sa signature et inscrit ses mots d’encouragement, quittera Dapaong et suivra l’itinéraire de la nationale no 1 en vue de sa découverte par les populations des chefs-lieux des préfectures qui se situent sur cette route. A chaque escale, les populations pourront y inscrire, leurs messages de soutien aux Eperviers. Les supporters loméens, pour leur part, auront le privilège de participer à une caravane avec le ballon lors des manifestations marquant le 46e anniversaire de la fête de l’indépendance du Togo, avant qu’il ne soit transporté en Allemagne.

Le Togo participe pour la première fois à une phase finale de la coupe du monde et évoluera dans la même poule que la France, la Suisse et la Corée du Sud.

Après sa débâcle en coupe d’Afrique, l’équipe fait peau neuve avec un nouveau sélectionneur, Otto Pfister, qui aurait déjà pris contact avec 35 joueurs évoluant en Europe. Avec cet effectif, confie un proche des responsables de la FTF, « il pourra étoffer son équipe pour le rendez-vous allemand » car « la seule chose qui compte, c’est le résultat ».

Un résultat qui puisse faire remarquer le « ballon » des Eperviers en terre allemande !

Saturnin A. Noamessi

 
Bonne gouvernance financière dans l’espace UEMOA:  Les acteurs se concertent a Lomé

Les présidents des cours de comptes des pays membres de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) se sont réunis le mardi 11 avril 2006, à l’hôtel Palm Beach à Lomé pour évaluer les systèmes de contrôle nationaux de gestion financière.

Cette réunion statutaire s’inscrit dans le cadre des réformes engagées pour assurer une gestion efficace et efficiente des finances publiques des Etats membres de l’UEMOA. Au cours des travaux¸les résultats des contrôles effectués au cours de l’année précédente dans chaque Etat membre ont été examinés. Ceci permettra  de coordonner les actions en s’inspirant de l’expérience de chaque organe de contrôle pour plus d’efficacité. Les participants ont reçu des informations sur le processus d’élaboration et de validation du manuel de vérification à l’usage des cours des comptes des Etats de l’Union.

Les communications du Niger sur le contrôle des entreprises, du Togo et de la Côte d’Ivoire sur le contrôle de la privatisation des entreprises publiques ont également retenu l’attention des délégués. Ils se sont enfin penchés sur le compte rendu de l’exécution des suggestions faites lors des précédentes réunions afin de voir les efforts entrepris dans le cadre de l’amélioration des conditions institutionnelles et structurelles dans lesquelles évolue chacune des institutions de contrôle. Le ministre togolais de l’Economie et des Finances, Payadowa Boukpessi, a demandé à l’assistance plus de rigueur dans leur analyse et appelé à un travail collectif dans la prise des décisions.

Il a par ailleurs, indiqué que le Togo a entamé le processus de nomination et d’installation des membres de la cour des comptes.

Par ailleurs, la présidente des comptes et disciplines budgétaires de la cour suprême du Niger, présidente statutaire de la réunion, Mme Eliane Allagbada  et ses paires ont appelé l’Union à relever entre autres, le défi de la transparence dans la gestion des finances publiques

Yvette Banney-Nyonato

 
 

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