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Golfe Info

18 Mars 2007

[ 236: du 16 avril 2007]  

47e  anniversaire de l’indépendance du Togo: Gilchrist Olympio sera à Kpalimé
Parallèlement aux cérémonies officielles, l’Union des Forces de Changement de Gilchrist Olympio organise, dans le cadre de la célébration de la fête de l’indépendance, des manifestations qui pour cette année, vont se dérouler à Kpalimé.

Le leader du parti sera à cet effet, de retour le 26 avril.
Selon des sources proches du parti, Gilchrist Olympio arrivera à Lomé par voie terrestre, via le Ghana. A part les festivités marquant le 47e anniversaire de l’accession du Togo à la souveraineté nationale, Gilchrist Olympio aura, au cours de son séjour au Togo, des rencontres avec les populations du Nord du pays.

Selon des sources proches du parti, le leader de l’UFC, après la fête, entamera une tournée de sensibilisation en vue de mobiliser les populations pour les échéances électorales en cours.

L’UFC ayant pris part aux travaux qui ont abouti à la signature de l’Accord Politique Global, malgré son absence au gouvernement, décidé de « rester dans le processus devant conduire aux élections législatives ». Sa participation  aux prochaines législatives, une première, est considérée comme un véritable test pour la classe politique dans son ensemble et pour le parti au pouvoir en particulier. Pendant longtemps, l’UFC  a été perçu par d’autres personnalités politiques telles  que  le politologue Atsutsè Kokouvi Agbobli,  comme «le plus représentatif» de l’opposition. Selon plusieurs analystes, les prochaines élections permettront de jauger la valeur de chaque formation politique et donc du parti de Gilchrist Olympio.

Grégoire AWESSO

 
Célébration rotative de l’indépendance du Togo : Faure Gnassingbé à Dapaong

Les manifestations marquant le 47e anniversaire de l’indépendance du Togo se dérouleront cette année à Dapaong, ville située à environ 680 km au Nord de Lomé. C’est ce qu’a décidé le Président de la République, selon les sources proches de la présidence et du comité d’organisation. Désormais, la commémoration de l’accession du Togo à la souveraineté internationale sera célébrée, à tour de rôle, dans les différentes villes du pays et ceci en vue de permettre à ces localités de participer directement à l’événement et aussi de bénéficier des retombées de cette célébration.

Comme à l’accoutumée, un défilé civil et militaire est prévu.
La date du 27 avril avait été, pendant 38 ans de règne,  mise en quarantaine par l’ancien président Gnassingbé Eyadèma au profit du 13 janvier. Sur recommandation de la commission mise en place par le gouvernement et chargée de revisiter l’histoire du Togo, Faure Gnassingbé a décidé de redonner à cette fête, son caractère « national ». C’est dans ce cadre que l’année dernière, des cérémonies ont été organisées pour marquer l’évènement.

Cependant, cette célébration n’a pas reçu l’assentiment de toute la classe politique togolaise. L’Union des Forces de Changement s’est désolidarisée des manifestations officielles en organisant de son côté, un meeting et un pique-nique qui ont mobilisé ses militants et sympathisants.

 
Après son échec aux primaires du RPT : Natchaba poussé vers la sortie ?

Des primaires pour dégager démocratiquement des candidats au RPT (Rassemblement du peuple Togolais, parti au pouvoir) pour les prochaines législatives, est une première ; mais une prochaine législature sans Fambaré Ouattara Natchaba pour défendre les couleurs de ce parti, est un évènement. L’ex maître à penser des lois « à la RPT» n’a pas survécu à cette consultation à la base .Et, bizarrement, il aurait été en voyage, comme il y était un soir de février 2005 où devrait se jouer pour lui, un sort inattendu. Les déplacements lui coûtent-ils décidément le destin ? Quoi qu’il en soit, « Natch » (comme l’appellent affectueusement ses étudiants) est décidément poussé vers la sortie par un  pouvoir qu’il a côtoyé pendant 40 ans, à moins d’un revirement politique spectaculaire…

Les primaires, le RPT les a organisés partout sur le territoire national. Dans l’Oti, Lamboni Mindi, sera le porte-flambeau du « maîs » (symbole du RPT). Il l’a emporté sur son ancien professeur Fambaré Ouattara Natchaba, ancien président de l’assemblée nationale. La cellule locale du parti a préféré l’ancien fossoyeur de la Caisse d’Epargne du Togo (enfermé pour mauvaise gestion de cette institution financière) au « toiletteur ».Ce toilettage aura été l’une des plus grandes prouesses de Natch pendant qu’il officiait en « fin manipulateur » des textes de la République, pour les intérêts de son défunt patron, Gnassingbé Eyadèma. Par cette modification, l’assemblée nationale (boycottée par l’opposition) permettait au Général Eyadèma de se présenter pour un troisième mandat à la présidentielle, au mépris de l’accord cadre de Lomé (1999) signé sous les auspices de la France, l’Allemagne et la francophonie. Cet accord (signé entre le pouvoir et les partis d’opposition « traditionnelle ») vidait le contentieux de la présidentielle litigieuse de 1998 et au même moment, ne permettait plus au Général de rempiler à nouveau…Mais le président Natchaba et les siens, au nom de « la sauvegarde » d’une certaine « paix » qu’incarnerait à l’époque le président de leur parti, ont eu la main facile pour poser l’acte, à l’unanimité des voix….

Cependant, avant de plaire à Eyadèma, il fallait rivaliser en zèle ; et là divers zélés se heurtaient, se piétinaient, s’enfonçaient, chacun voulant être le mieux côté. Natchaba était peut-être de cette bataille de positionnement, puisque c’est l’impression qu’a donné au monde entier, son évincement du fauteuil présidentiel dont il était pourtant l’héritier constitutionnel à la mort du Général président, le 05 février 2005.

Pendant que ses confrères du parlement s’attelaient à toutes les gymnastiques pour habiller juridiquement sa mise à l’écart au profit de Faure Gnassingbé, ministre de l’équipement et fils du président défunt, « Natch »,dérouté sur Cotonou (pays voisin à l’est du Togo) a cru en vain à l’aboutissement à son compte des « différentes médiations »(selon ses propres termes) pour « assumer cette fonction présidentielle dans l’unique but d’organiser des élections présidentielles équitables et démocratiques ».Or,de source proche du parti, l’homme serait « imprévisible et rusé »,deux qualificatifs que lui redoutaient ses détracteurs qui, de l’avis de certains observateurs, n’ont pas hésité à l’enfoncer davantage quand il a affirmé,toujours depuis les grilles du Sheraton hôtel de Cotonou où il était cloîtré : « pourquoi moi qui suis président constitutionnel devrais-je dire telle élection exclut tel ?...Nous avons plein de cadres à l’extérieur ; qu’ils soient civils ou militaires. C’est autant de problèmes…je favoriserai l’accord le plus large possible… ».Une déclaration qui était de nature à inquiéter davantage son propre camp qui le châtiait et qui ne lui faisait pas confiance, surtout qu’il se disait prêt à faire des concessions à l’opposition. Son sort était désormais scellé .Tout devrait être joué avant de le faire revenir .Et le faire revenir a semblé vital, car laisser Natch regagner l’opposition serait un gros risque, synonyme de beaucoup de « secrets dehors » (comme ce fut le cas de Agbéyomé et Péré, anciens barons exclus du parti).Tout a apparemment marché, puisqu’on le verra quand même revenir, sous les bras du président Mathieu Kerekou du Bénin .Puis, il regagnera de nouveau l’hémicycle, non plus au perchoir , mais sur le banc de simple député. Et pourtant il avait déclaré à propos du choix porté sur Abass Bonfoh « ça c’est déplacer l’illégalité d’une personne à l’autre ; je ne suis pas mort !».Et depuis, il y siège normalement, même si beaucoup de personnes s’accordent à dire qu’il a perdu de sa verve, son zèle et surtout de son discours qui, de nature, serait  « provocateur »….

Au décompte final, beaucoup ont pensé que cela dépassait le cap de la dignité, puisqu’il s’agit avant tout d’un deal de plusieurs années : « pourquoi rester en exil ? Je suis togolais libre, je suis encore député de l’assemblée nationale », a-t-il déclaré. D’autres analystes ont également suspecté qu’il ait éventuellement un dossier compromettant à préserver en se maintenant plutôt dans le cercle du parti, vu que les barrons du RPT, pour la plupart ne sont pas des enfants de chœur. D’autres encore, envisagent pour lui, après  ces primaires où il a échoué, une retraite politique. 

Eu égard à tout ce qui précède, subsiste une interrogation : Natch est –il grillé ? Sûrement pas si tôt,l’homme ayant plusieurs cordes à son arc (peut-être les sénatoriales, les locales…).Certains même s’obstinent à croire qu’il n’est pas exclu qu’il prenne sa revanche « dès  qu’une infime portion de pouvoir lui passera dans les mains », scénario quasi impossible (puisqu’il ne dispose plus d’aucun pouvoir). De plus, le RPT étant passé maître dans l’art des scénarios surréalistes, cet homme à qui on a sûrement beaucoup promis pour qu’il délaisse l’affront du 05 février, devrait s’attendre à plus que des palmes académiques. Mais le « petit » (Faure) qui, selon lui (Natchaba) « n’était pas encore mûr » et qu’il lui fallait d’abord initier petit à petit, a définitivement pris les rênes du pays où il officie depuis 2 ans en maître des lieux. Alors le jeune président, va –t-il le dédommager davantage, lui qui rajeunit sa garde, et du parti, et du système ?

Dodji Aimé ABALO

[ 236: du 13 avril 2007]
Fait divers : L’enfant de cœur et la soeur du curé

Etes-vous un jeune homme catholique ? Un conseil, si votre curé a une sœur, ne vous avisez pas à sortir avec elle. Savez-vous pourquoi ? Certainement pas ! Alors découvrez la mésaventure de Bertrand, un jeune fervent et de surcroît servant de messe (jeune garçon qui aide le prêtre dans ses offices) dans une paroisse à Atakpamé.

Bertrand était un jeune élève en classe de Terminal et il était reconnu pour son sérieux et sa politesse. Servant de messe, il était toujours présent lorsqu’on avait besoin de lui à l’Eglise. Tous les matins, il participait à la messe avant de se rendre à l’école. Le soir, il passait par la paroisse avant de rentrer à la maison; ceci au point que ses camarades trouvaient qu’il priait plus qu’une bougie. Quand il leur demandait à venir prier avec lui, ceux- ci lui répondaient: ce sont les pécheurs qui vont à l’Eglise pour se faire pardonner. Mais Bertrand n’était guère contrarié et, avec ferveur, continuait à fréquenter son Eglise.

Un dimanche matin, Bertrand, du haut de l’Autel (place où le prêtre se tient pour dire la messe), fut captivé par une jolie demoiselle dans la foule des fidèles. En vérité, il fut distrait tout au long de la messe et n’attendait que la fin de la célébration pour son tchatche. Malheureusement, juste le temps de se débarrasser de sa soutane (habit porté par le servant de messe lors de la célébration) et de ranger les calices, la coupe et les livres de lectures, la jolie Béatrice avait disparu. Ses recherches furent vaines et il rentra à la maison triste mais avec l’espoir qu’il la reverrait une prochaine fois.

Un samedi soir, étant allé comme d’habitude à la Paroisse pour les préparatifs de la messe de dimanche, Bertrand  se retrouva nez à nez avec Béatrice. Surpris, il lâchât le pot de fleurs qu’il tenait, et qui devait servir à orner l’autel. la porcelaine se brisa en morceaux Malgré cette gaffe, le jeune voulant à tout prix saisir l’occasion, se rapprocha de Béatrice et lui proposa ses services.

Celle-ci était venue s’entretenir avec le curé qui est en fait, son grand frère. Il n’hésita pas à l’introduire chez le prêtre avant de reprendre sa besogne tout en guettant sa sortie du bureau du curé. Lorsqu’elle eut terminé, Béatrice revint remercier le jeune homme. Ce dernier en profita pour demander son contact. C’est le début d’une amitié.

Toutes les fois que le père Alphonse allait en famille, il rencontrait son servant qui discutait en amoureux avec sa sœur. Mais le curé n’était nullement gêné dans la mesure où sa sœur avait choisi un bon croyant. Il se disait : « c’est normal que deux êtres s’aiment. Pourvu qu’ils arrivent au mariage et moi je serai là pour sceller cette alliance »

Tout se passait normalement. Leur amitié fut connue et approuvée par leurs parents.

Quand Béatrice n’était pas à la maison, elle était chez Bertrand et vice- versa. Seulement, Bertrand ignorait qu’une sorte d ‘épée de Damoclès  planait sur sa tête.

A l’approche de la fête des Pâques qui vient de passer, tout fervent chrétien était, selon les normes de la religion, dans l’obligation de se soumettre au sacrement de pénitence (confession) afin de se faire pardonner ses péchés. Et c’est là même que résidait le problème de Bertrand. Le jour du l’aveu, ce dernier ne voulait pas se confesser auprès de son  « futur beau frère ».

Il espérait se présenter chez le vicaire mais malheureusement, celui-ci a dû interrompre sa séance pour préparer la messe du soir. Bertrand dût alors le faire chez le curé qui avait trouvé une occasion pour lui tirer les vers du nez. Après avoir présenté sa longue liste des péchés, le curé lui demanda : « C’est tout ? » Bertrand acquiesça. Le curé reprit : « Es-tu sûr que tu m’as tout dit ? » Il lui répondit : «Oui, c’est tout mon père ».

Le curé s’étant rendu compte que le jeune ne voulait pas dire ce qu’il attendait de lui, le laissa partir. Au sortir de la messe, Bertrand raconta sa mésaventure à ses amis qui se moquèrent de lui. Bertrand disait : «je lui ait tout confessé, sauf ça!». Mais au même moment, le Curé qui s’était entre temps levé venait juste de passer à côté de lui. il ne leur a rien dit, mais les a seulement regardé q’un coin d’oeil brusque, en guise peut-être de quoi? A-t-il entendu   l’aveu hors confessionnal de Bertrand? Ce dernier, peureux par nature, ne tenait plus sur ses deux jambes. Aura-t-il le courage de se présentez à l’Eglise le lendemain matin.

Grégoire AWESSO

 
Primaires du RPT a Bassar : La circonscription à problème ?

Les primaires à Bassar s’annoncent difficile. Contrairement au souhait du président de ce parti, Faure Gnassingbé, qui aurait demandé aux candidats « impopulaires » de s’abstenir de se positionner pour ces législatives, certains  barrons, natifs du milieu, ne veulent pas lâcher prise.

Ceux-ci veulent à tout prix se présenter et quel que soit le prix à payer. A Bassar, les débats politiques auraient même pris une connotation ethnique et foncière.  Certaines sources font état d’un accord signé entre les populations de Sanda et celles de Kabou. Aux termes de cet accord, les candidats du RPT issus de ces deux contrées devraient se présenter, à tour de rôle, aux échéances législatives et ceci après deux mandats. La localité de Kabou ayant purgé les deux mandats au parlement, c’est logiquement selon le compromis, la localité de Sanda qui devait alors prétendre se présenter pour les élections prochaines. Monsieur Kouloun qui avait été proposé se serait incliné au profit d’un jeune cadre de Togo Télécom.

 Or, Abass Bonfoh, Président de l’Assemblée Nationale, voudrait, au mépris de cet accord, pour une troisième fois consécutive, se présenter pour le compte de Kabou. Ceci a suscité une vive indignation des populations de Sanda. A l’heure actuelle, les débats auraient dépassé le stade politique et se seraient glissés sur le terrain ethnique et terrien. En effet, pour se maintenir, les natifs de Kabou estiment que ceux de Sanda sont des « étrangers » qui sont venus s’installer sur leurs terres. Cette localité est une zone de colonisation agricole occupée par les populations venues de divers horizons...

Grégoire AWESSO

 
rpt, primaires des législatives prochaines : Division et corruption à l’œuvre

Le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) a t-il échoué dans son processus « démocratique » de désignation à la base de ses candidats à l’élection législative de juin prochain? A peine les consultations ont-ils débuté que des voix s’élèvent pour dénoncer la manière dont  celles-ci sont organisées et la corruption à laquelle se livrent les candidats.  En effet, le parti au pouvoir avait, dans le souci de « donner la parole à la population à la base », initié des primaires et ceci en rupture avec la vieille méthode du feu président Eyadema qui réglait les problèmes sensibles de ce genre à Lomé II. Dans la théorie, la procédure était irréprochable sauf qu’en pratique tout se fait contrairement à ce qui avait été conçu

Au cours de ces primaires, seuls les membres des instances du parti (bureau préfectoral, les secrétaires de cellules, etc.) des circonscriptions où celles-ci ont eu lieu peuvent voter.  Mais des voix de désapprobation se sont levées, estimant que ces instances ne sont pas mieux placées pour exprimer la volonté de la population à laquelle on devait normalement donner la possibilité de s’exprimer. Pour eux, les secrétaires préfectoraux et autres acteurs politiques du parti, impliqués dans ce processus sont corrompus par les candidats les plus nantis. Selon des sources  proches du pouvoir en place, « la majorité de ceux qui sont déclarés candidats aux élections de juin prochain (date problématique de nos jours) ne sont pas désignés parce qu’ils ont l’aval du peuple mais parce que ceux-ci ont beaucoup investi pour corrompre les instances du parti chargées de les élire ». Si le choix de certains candidats n’a pas posé de problème, la désignation d’autres a suscité des séries de consternation.

A l’heure actuelle, certains membres du RPT murmurent contre ce qui se passe et trouvent que ce parti n’est pas un « dogme ou une religion». Tout porte alors à croire que plusieurs sont ceux qui sont prêts à quitter ce parti mais n’osent pas le faire par crainte de tomber en disgrâce.

Selon toujours nos sources, certains candidats, n’ayant aucune connotation politique avec le RPT, ont été imposés aux populations en raison de leur popularité. « Cette fois-ci, tu ne nous échapperas pas. On te prend », a-t-on déclaré à ceux qui ne voulaient pas se présenter sous la bannière du parti. Ceux-ci craignant de perdre leur poste ont bon gré mal gré accepté la proposition. Cette situation rappelle les propos du président du Rassemblement du Peuple Togolais lors de son dernier congrès en janvier 2007. Celui-ci aurait déclaré lors de son discours de clôture, que : « on fera des préliminaires et dans les localités où il n’y aurait pas de consensus, il y aura des impositions».

Dans cette course effrénée pour la législature, la jeunesse semble être oubliée dans les débats. Les jeunes du parti qui croyaient que cette fois-ci les impénitents détenteurs du pouvoir lâcheraient du lest, sont désagréablement surpris. Les mêmes (les barons), à quelques exceptions près, se repositionnent. « Au RPT, les jeunes n’ont pas de chance. Je connais deux jeunes du CAR qui sont suppléants », a déclaré un jeune du parti.

Pour l’heure, le RPT n’a pas définitivement retenu ses candidats. Néanmoins parmi ceux qui sont déjà retenus certains sont décriés par les populations  du fait de leur passé trouble. Des observateurs avisés trouvent que le choix de certains est une manière de leur faire bénéficier d’une immunité parlementaire, s’ils venaient à être élus au parlement. Ceux-ci devaient normalement être poursuivis pour les «malversations financières dont ils se seraient rendus coupables ».

Les heureux candidats à la candidature des législatives au RPT (liste non exhaustive) pour l’heure sont : Kpatcha Gnassingbé (commune de la Kozah), Patassé, Walla Bernard (Kozah Est), Payadowa Boukpessi (Adjengré), Foly-Bazi Katari (Sokodé), Kambia (Est Mono). A Bassar, de vives tensions se font ressentir autour de ces primaires, l’équation étant difficile à résoudre en raison des menaces des poids lourds du parti qui se voient évincés.

En somme, ces préliminaires loin de rassembler les frères et sœurs d’un même parti, se déroulent dans un climat de méfiance et de suspicion de sorte que certains observateurs se plaisent à dire que le RPT a échoué son pari, celui de l’institution de la démocratie à la base. Pis encore, certains annoncent l’implosion de l’ancien parti unique du Togo.

Grégoire AWESSO

 
 
 
 

 

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