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N°236: du
16 avril 2007]
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47e anniversaire
de l’indépendance du Togo:
Gilchrist Olympio sera à Kpalimé
Parallèlement aux cérémonies officielles,
l’Union des Forces de Changement de Gilchrist Olympio
organise, dans le cadre de la célébration de la fête
de l’indépendance, des manifestations qui pour cette
année, vont se dérouler à Kpalimé. |
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Le leader du parti sera à cet effet, de retour le 26
avril.
Selon des sources proches du parti, Gilchrist Olympio
arrivera à Lomé par voie terrestre, via le Ghana. A
part les festivités marquant le 47e anniversaire
de l’accession du Togo à la souveraineté nationale,
Gilchrist Olympio aura, au cours de son séjour au
Togo, des rencontres avec les populations du Nord du
pays.
Selon des sources proches du parti, le leader de l’UFC,
après la fête, entamera une tournée de
sensibilisation en vue de mobiliser les populations
pour les échéances électorales en cours.
L’UFC
ayant pris part aux travaux qui ont abouti à la
signature de l’Accord Politique Global, malgré son
absence au gouvernement, décidé de « rester dans
le processus devant conduire aux élections
législatives ». Sa participation aux prochaines
législatives, une première, est considérée comme un
véritable test pour la classe politique dans son
ensemble et pour le parti au pouvoir en particulier.
Pendant longtemps, l’UFC a été perçu par d’autres
personnalités politiques telles que le politologue
Atsutsè Kokouvi Agbobli, comme «le plus
représentatif» de l’opposition. Selon plusieurs
analystes, les prochaines élections permettront de
jauger la valeur de chaque formation politique et
donc du parti de Gilchrist Olympio.
Grégoire AWESSO |
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Célébration rotative de l’indépendance du Togo
:
Faure Gnassingbé à Dapaong |
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Les
manifestations marquant le 47e anniversaire
de l’indépendance du Togo se dérouleront cette année
à Dapaong, ville située à environ 680 km au Nord de
Lomé. C’est ce qu’a décidé le Président de la
République, selon les sources proches de la
présidence et du comité d’organisation. Désormais, la
commémoration de l’accession du Togo à la
souveraineté internationale sera célébrée, à tour de
rôle, dans les différentes villes du pays et ceci en
vue de permettre à ces localités de participer
directement à l’événement et aussi de bénéficier des
retombées de cette célébration. |
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Comme à l’accoutumée, un défilé civil et militaire
est prévu.
La date du 27 avril avait été, pendant 38 ans de
règne, mise en quarantaine par l’ancien président
Gnassingbé Eyadèma au profit du 13 janvier. Sur
recommandation de la commission mise en place par le
gouvernement et chargée de revisiter l’histoire du
Togo, Faure Gnassingbé a décidé de redonner à cette
fête, son caractère « national ». C’est dans
ce cadre que l’année dernière, des cérémonies ont été
organisées pour marquer l’évènement.
Cependant, cette célébration n’a pas reçu
l’assentiment de toute la classe politique togolaise.
L’Union des Forces de Changement s’est désolidarisée
des manifestations officielles en organisant de son
côté, un meeting et un pique-nique qui ont mobilisé
ses militants et sympathisants. |
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Après son échec aux primaires du RPT
:
Natchaba poussé vers la sortie ? |
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Des
primaires pour dégager démocratiquement des candidats
au RPT (Rassemblement du peuple Togolais, parti au
pouvoir) pour les prochaines législatives, est une
première ; mais une prochaine législature sans
Fambaré Ouattara Natchaba pour défendre les couleurs
de ce parti, est un évènement. L’ex maître à penser
des lois « à la RPT» n’a pas survécu à cette
consultation à la base .Et, bizarrement, il aurait
été en voyage, comme il y était un soir de février
2005 où devrait se jouer pour lui, un sort inattendu.
Les déplacements lui coûtent-ils décidément le
destin ? Quoi qu’il en soit, « Natch » (comme
l’appellent affectueusement ses étudiants) est
décidément poussé vers la sortie par un pouvoir
qu’il a côtoyé pendant 40 ans, à moins d’un
revirement politique spectaculaire… |
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Les
primaires, le RPT les a organisés partout sur le
territoire national. Dans l’Oti, Lamboni Mindi, sera
le porte-flambeau du « maîs » (symbole du RPT).
Il l’a emporté sur son ancien professeur Fambaré
Ouattara Natchaba, ancien président de l’assemblée
nationale. La cellule locale du parti a préféré
l’ancien fossoyeur de la Caisse d’Epargne du Togo
(enfermé pour mauvaise gestion de cette institution
financière) au « toiletteur ».Ce toilettage
aura été l’une des plus grandes prouesses de Natch
pendant qu’il officiait en « fin manipulateur »
des textes de la République, pour les intérêts de son
défunt patron, Gnassingbé Eyadèma. Par cette
modification, l’assemblée nationale (boycottée par
l’opposition) permettait au Général Eyadèma de se
présenter pour un troisième mandat à la
présidentielle, au mépris de l’accord cadre de Lomé
(1999) signé sous les auspices de la France,
l’Allemagne et la francophonie. Cet accord (signé
entre le pouvoir et les partis d’opposition
« traditionnelle ») vidait le contentieux de la
présidentielle litigieuse de 1998 et au même moment,
ne permettait plus au Général de rempiler à
nouveau…Mais le président Natchaba et les siens, au
nom de « la sauvegarde » d’une certaine
« paix » qu’incarnerait à l’époque le président
de leur parti, ont eu la main facile pour poser
l’acte, à l’unanimité des voix….
Cependant, avant de plaire à Eyadèma, il fallait
rivaliser en zèle ; et là divers zélés se heurtaient,
se piétinaient, s’enfonçaient, chacun voulant être le
mieux côté. Natchaba était peut-être de cette
bataille de positionnement, puisque c’est
l’impression qu’a donné au monde entier, son
évincement du fauteuil présidentiel dont il était
pourtant l’héritier constitutionnel à la mort du
Général président, le 05 février 2005.
Pendant que ses confrères du parlement s’attelaient à
toutes les gymnastiques pour habiller juridiquement
sa mise à l’écart au profit de Faure Gnassingbé,
ministre de l’équipement et fils du président défunt,
« Natch »,dérouté sur Cotonou (pays voisin à l’est du
Togo) a cru en vain à l’aboutissement à son compte
des « différentes médiations »(selon ses
propres termes) pour « assumer cette fonction
présidentielle dans l’unique but d’organiser des
élections présidentielles équitables et
démocratiques ».Or,de source proche du parti,
l’homme serait « imprévisible et rusé »,deux
qualificatifs que lui redoutaient ses détracteurs
qui, de l’avis de certains observateurs, n’ont pas
hésité à l’enfoncer davantage quand il a
affirmé,toujours depuis les grilles du Sheraton hôtel
de Cotonou où il était cloîtré : « pourquoi moi
qui suis président constitutionnel devrais-je dire
telle élection exclut tel ?...Nous avons plein de
cadres à l’extérieur ; qu’ils soient civils ou
militaires. C’est autant de
problèmes…je favoriserai l’accord le plus large
possible… ».Une
déclaration qui était de nature à inquiéter davantage
son propre camp qui le châtiait et qui ne lui faisait
pas confiance, surtout qu’il se disait prêt à faire
des concessions à l’opposition. Son sort était
désormais scellé .Tout devrait être joué avant de le
faire revenir .Et le faire revenir a semblé vital,
car laisser Natch regagner l’opposition serait un
gros risque, synonyme de beaucoup de « secrets
dehors » (comme ce fut le cas de Agbéyomé et Péré,
anciens barons exclus du parti).Tout a apparemment
marché, puisqu’on le verra quand même revenir, sous
les bras du président Mathieu Kerekou du Bénin .Puis,
il regagnera de nouveau l’hémicycle, non plus au
perchoir , mais sur le banc de simple député. Et
pourtant il avait déclaré à propos du choix porté sur
Abass Bonfoh « ça c’est déplacer l’illégalité
d’une personne à l’autre ; je ne suis pas mort !».Et
depuis, il y siège normalement, même si beaucoup de
personnes s’accordent à dire qu’il a perdu de sa
verve, son zèle et surtout de son discours qui, de
nature, serait « provocateur »….
Au
décompte final, beaucoup ont pensé que cela dépassait
le cap de la dignité, puisqu’il s’agit avant tout
d’un deal de plusieurs années : « pourquoi rester
en exil ? Je suis togolais libre, je suis encore
député de l’assemblée nationale », a-t-il
déclaré. D’autres analystes ont également suspecté
qu’il ait éventuellement un dossier compromettant à
préserver en se maintenant plutôt dans le cercle du
parti, vu que les barrons du RPT, pour la plupart ne
sont pas des enfants de chœur. D’autres encore,
envisagent pour lui, après ces primaires où il a
échoué, une retraite politique.
Eu
égard à tout ce qui précède, subsiste une
interrogation : Natch est –il grillé ? Sûrement pas
si tôt,l’homme ayant plusieurs cordes à son arc
(peut-être les sénatoriales, les locales…).Certains
même s’obstinent à croire qu’il n’est pas exclu qu’il
prenne sa revanche « dès qu’une infime portion de
pouvoir lui passera dans les mains », scénario
quasi impossible (puisqu’il ne dispose plus d’aucun
pouvoir). De plus, le RPT étant passé maître dans
l’art des scénarios surréalistes, cet homme à qui on
a sûrement beaucoup promis pour qu’il délaisse
l’affront du 05 février, devrait s’attendre à plus
que des palmes académiques. Mais le « petit »
(Faure) qui, selon lui (Natchaba) « n’était pas
encore mûr » et qu’il lui fallait d’abord initier
petit à petit, a définitivement pris les rênes du
pays où il officie depuis 2 ans en maître des lieux.
Alors le jeune président, va –t-il le dédommager
davantage, lui qui rajeunit sa garde, et du parti, et
du système ?
Dodji Aimé ABALO |
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N°236: du
13 avril 2007]
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Fait divers :
L’enfant de cœur et la soeur du curé |
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Etes-vous un jeune homme catholique ? Un conseil, si
votre curé a une sœur, ne vous avisez pas à sortir
avec elle. Savez-vous pourquoi ? Certainement pas !
Alors découvrez la mésaventure de Bertrand, un jeune
fervent et de surcroît servant de messe (jeune
garçon qui aide le prêtre dans ses offices) dans une
paroisse à Atakpamé. |
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Bertrand était un jeune élève en classe de Terminal
et il était reconnu pour son sérieux et sa politesse.
Servant de messe, il était toujours présent lorsqu’on
avait besoin de lui à l’Eglise. Tous les matins, il
participait à la messe avant de se rendre à l’école.
Le soir, il passait par la paroisse avant de rentrer
à la maison; ceci au point que ses camarades
trouvaient qu’il priait plus qu’une bougie. Quand il
leur demandait à venir prier avec lui, ceux- ci lui
répondaient: ce sont les pécheurs qui vont à l’Eglise
pour se faire pardonner. Mais Bertrand n’était guère
contrarié et, avec ferveur, continuait à fréquenter
son Eglise.
Un
dimanche matin, Bertrand, du haut de l’Autel (place
où le prêtre se tient pour dire la messe), fut
captivé par une jolie demoiselle dans la foule des
fidèles. En vérité, il fut distrait tout au long de
la messe et n’attendait que la fin de la célébration
pour son tchatche. Malheureusement, juste le temps de
se débarrasser de sa soutane (habit porté par le
servant de messe lors de la célébration) et de ranger
les calices, la coupe et les livres de lectures, la
jolie Béatrice avait disparu. Ses recherches furent
vaines et il rentra à la maison triste mais avec
l’espoir qu’il la reverrait une prochaine fois.
Un
samedi soir, étant allé comme d’habitude à la
Paroisse pour les préparatifs de la messe de
dimanche, Bertrand se retrouva nez à nez avec
Béatrice. Surpris, il lâchât le pot de fleurs qu’il
tenait, et qui devait servir à orner l’autel. la
porcelaine se brisa en morceaux Malgré cette gaffe,
le jeune voulant à tout prix saisir l’occasion, se
rapprocha de Béatrice et lui proposa ses services.
Celle-ci était venue s’entretenir avec le curé qui
est en fait, son grand frère. Il n’hésita pas à
l’introduire chez le prêtre avant de reprendre sa
besogne tout en guettant sa sortie du bureau du curé.
Lorsqu’elle eut terminé, Béatrice revint remercier le
jeune homme. Ce dernier en profita pour demander son
contact. C’est le début d’une amitié.
Toutes les fois que le père Alphonse allait en
famille, il rencontrait son servant qui discutait en
amoureux avec sa sœur. Mais le curé n’était nullement
gêné dans la mesure où sa sœur avait choisi un bon
croyant. Il se disait : « c’est normal que deux
êtres s’aiment. Pourvu qu’ils arrivent au mariage et
moi je serai là pour sceller cette alliance »
Tout se passait normalement. Leur amitié fut connue
et approuvée par leurs parents.
Quand Béatrice n’était pas à la maison, elle était
chez Bertrand et vice- versa. Seulement, Bertrand
ignorait qu’une sorte d ‘épée de Damoclès planait
sur sa tête.
A
l’approche de la fête des Pâques qui vient de passer,
tout fervent chrétien était, selon les normes de la
religion, dans l’obligation de se soumettre au
sacrement de pénitence (confession) afin de se faire
pardonner ses péchés. Et c’est là même que résidait
le problème de Bertrand. Le jour du l’aveu, ce
dernier ne voulait pas se confesser auprès de son
« futur beau frère ».
Il
espérait se présenter chez le vicaire mais
malheureusement, celui-ci a dû interrompre sa séance
pour préparer la messe du soir. Bertrand dût alors le
faire chez le curé qui avait trouvé une occasion pour
lui tirer les vers du nez. Après avoir présenté sa
longue liste des péchés, le curé lui demanda :
« C’est tout ? » Bertrand acquiesça. Le curé
reprit : « Es-tu sûr que tu m’as tout dit ? »
Il lui répondit : «Oui, c’est tout mon père ».
Le
curé s’étant rendu compte que le jeune ne voulait pas
dire ce qu’il attendait de lui, le laissa partir. Au
sortir de la messe, Bertrand raconta sa mésaventure à
ses amis qui se moquèrent de lui. Bertrand disait :
«je lui ait tout confessé, sauf ça!». Mais au même
moment, le Curé qui s’était entre temps levé venait
juste de passer à côté de lui. il ne leur a rien dit,
mais les a seulement regardé q’un coin d’oeil
brusque, en guise peut-être de quoi? A-t-il entendu
l’aveu hors confessionnal de Bertrand? Ce dernier,
peureux par nature, ne tenait plus sur ses deux
jambes. Aura-t-il le courage de se présentez à
l’Eglise le lendemain matin.
Grégoire AWESSO |
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Primaires du RPT a Bassar :
La circonscription à problème ? |
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Les
primaires à Bassar s’annoncent difficile.
Contrairement au souhait du président de ce parti,
Faure Gnassingbé, qui aurait demandé aux candidats
« impopulaires » de s’abstenir de se positionner
pour ces législatives, certains barrons, natifs du
milieu, ne veulent pas lâcher prise. |
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Ceux-ci veulent à tout prix se présenter et quel que
soit le prix à payer. A Bassar, les débats politiques
auraient même pris une connotation ethnique et
foncière. Certaines sources font état d’un accord
signé entre les populations de Sanda et celles de
Kabou. Aux termes de cet accord, les candidats du RPT
issus de ces deux contrées devraient se présenter, à
tour de rôle, aux échéances législatives et ceci
après deux mandats. La localité de Kabou ayant purgé
les deux mandats au parlement, c’est logiquement
selon le compromis, la localité de Sanda qui devait
alors prétendre se présenter pour les élections
prochaines. Monsieur Kouloun qui avait été proposé se
serait incliné au profit d’un jeune cadre de Togo
Télécom.
Or, Abass Bonfoh, Président de l’Assemblée
Nationale, voudrait, au mépris de cet accord, pour
une troisième fois consécutive, se présenter pour le
compte de Kabou. Ceci a suscité une vive indignation
des populations de Sanda. A l’heure actuelle, les
débats auraient dépassé le stade politique et se
seraient glissés sur le terrain ethnique et terrien.
En effet, pour se maintenir, les natifs de Kabou
estiment que ceux de Sanda sont des « étrangers »
qui sont venus s’installer sur leurs terres. Cette
localité est une zone de colonisation agricole
occupée par les populations venues de divers
horizons...
Grégoire AWESSO |
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rpt,
primaires des législatives prochaines :
Division et corruption à l’œuvre |
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Le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) a t-il
échoué dans son processus « démocratique » de
désignation à la base de ses candidats à l’élection
législative de juin prochain? A peine les
consultations ont-ils débuté que des voix s’élèvent
pour dénoncer la manière dont celles-ci sont
organisées et la corruption à laquelle se livrent les
candidats. En effet, le parti au pouvoir avait, dans
le souci de « donner la parole à la population à la
base », initié des primaires et ceci en rupture avec
la vieille méthode du feu président Eyadema qui
réglait les problèmes sensibles de ce genre à Lomé II.
Dans la théorie, la procédure était irréprochable
sauf qu’en pratique tout se fait contrairement à ce
qui avait été conçu |
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Au
cours de ces primaires, seuls les membres des
instances du parti (bureau préfectoral, les
secrétaires de cellules, etc.) des circonscriptions
où celles-ci ont eu lieu peuvent voter. Mais des
voix de désapprobation se sont levées, estimant que
ces instances ne sont pas mieux placées pour exprimer
la volonté de la population à laquelle on devait
normalement donner la possibilité de s’exprimer. Pour
eux, les secrétaires préfectoraux et autres acteurs
politiques du parti, impliqués dans ce processus sont
corrompus par les candidats les plus nantis. Selon
des sources proches du pouvoir en place, « la
majorité de ceux qui sont déclarés candidats aux
élections de juin prochain (date problématique de nos
jours) ne sont pas désignés parce qu’ils ont l’aval
du peuple mais parce que ceux-ci ont beaucoup investi
pour corrompre les instances du parti chargées de les
élire ». Si le choix de certains candidats n’a
pas posé de problème, la désignation d’autres a
suscité des séries de consternation.
A
l’heure actuelle, certains membres du RPT murmurent
contre ce qui se passe et trouvent que ce parti n’est
pas un « dogme ou une religion». Tout porte
alors à croire que plusieurs sont ceux qui sont prêts
à quitter ce parti mais n’osent pas le faire par
crainte de tomber en disgrâce.
Selon toujours nos sources, certains candidats,
n’ayant aucune connotation politique avec le RPT, ont
été imposés aux populations en raison de leur
popularité. « Cette fois-ci, tu ne nous échapperas
pas. On te prend », a-t-on déclaré à ceux qui ne
voulaient pas se présenter sous la bannière du parti.
Ceux-ci craignant de perdre leur poste ont bon gré
mal gré accepté la proposition. Cette situation
rappelle les propos du président du Rassemblement du
Peuple Togolais lors de son dernier congrès en
janvier 2007. Celui-ci aurait déclaré lors de son
discours de clôture, que : « on fera des
préliminaires et dans les localités où il n’y aurait
pas de consensus, il y aura des impositions».
Dans cette course effrénée pour la législature, la
jeunesse semble être oubliée dans les débats. Les
jeunes du parti qui croyaient que cette fois-ci les
impénitents détenteurs du pouvoir lâcheraient du
lest, sont désagréablement surpris. Les mêmes (les
barons), à quelques exceptions près, se
repositionnent. « Au RPT, les jeunes n’ont pas de
chance. Je connais deux jeunes du CAR qui sont
suppléants », a déclaré un jeune du parti.
Pour l’heure, le RPT n’a pas définitivement retenu
ses candidats. Néanmoins parmi ceux qui sont déjà
retenus certains sont décriés par les populations du
fait de leur passé trouble. Des observateurs avisés
trouvent que le choix de certains est une manière de
leur faire bénéficier d’une immunité parlementaire,
s’ils venaient à être élus au parlement. Ceux-ci
devaient normalement être poursuivis pour les
«malversations financières dont ils se seraient
rendus coupables ».
Les
heureux candidats à la candidature des législatives
au RPT (liste non exhaustive) pour l’heure sont :
Kpatcha Gnassingbé (commune de la Kozah), Patassé,
Walla Bernard (Kozah Est), Payadowa Boukpessi (Adjengré),
Foly-Bazi Katari (Sokodé), Kambia (Est Mono). A
Bassar, de vives tensions se font ressentir autour de
ces primaires, l’équation étant difficile à résoudre
en raison des menaces des poids lourds du parti qui
se voient évincés.
En
somme, ces préliminaires loin de rassembler les
frères et sœurs d’un même parti, se déroulent dans un
climat de méfiance et de suspicion de sorte que
certains observateurs se plaisent à dire que le RPT a
échoué son pari, celui de l’institution de la
démocratie à la base. Pis encore, certains annoncent
l’implosion de l’ancien parti unique du Togo.
Grégoire AWESSO |
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