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7 Mars 2007

[ 233: du 06 avril 2007]  
Football / championnat national de d1, 14e journée : La chute du trio de tête
2e  défaite d’affilée du leader, ASKO et la chute de ses poursuivants immédiats, Union Sportive de Masséda et US Koroki, 11 buts en sept rencontres, la relance de l’Etoile Filante, de Dyto, de AC Merlan, de Togo Télécom et de Kotoko de Lavié ; voilà en substance le résumé de ce 14ème chapitre du championnat national de 1ère division du Togo, disputé mercredi dernier.

Evoluant à domicile au stade municipal de la ville de Kara, ASKO a été désillusionné par le Dynamique togolais (DYTO) 1-2. Et pourtant, le début de la rencontre ne présageait une telle déconvenue. « Les Kondonas de Kara » ont été d’ailleurs les premiers à ouvrir le score par l’entremise de Kao Wisdom. La suite, ce fut un réveil impressionnant des militaires qui ont d’abord réussi par revenir au score avant la pause. Le but égalisateur portait la griffe du capitaine Yacoubou Moussa. Il sera suivi dans la deuxième partie de jeu par le but victorieux de Kouko Salam. Cette victoire relance Dyto au classement.

L’USM, à l’image du leader, n’a pu profité de cette journée pour réduire l’écart. En déplacement à Lavié, « les lions du sud » de Masséville ont été épinglés par un but assassin, marqué à 2 minutes de la fin de la partie par Nimon Valentin, pour Kotoko FC. Malgré cette défaite, Amégnifia Kobla et ses coéquipiers ont gardé leur deuxième place au classement.

Dans le même schéma que ses devanciers, l’US Koroki a subi la loi de Togo Télécom. Deuxième reléguable, « les Télécommunicateurs », malgré un début timide, sont revenus de fort belle manière dans la partie pour imposer leur rythme à l’adversaire. Ce qui a permis de dérouter les boys de Tchamba. Agouda Issifou en marquant le premier but de la partie espérait emballer le match au profit de son équipe. Mais c’est sans compter sur la combativité de Yao Houédakor qui va répliquer dans la première période.  Ce dernier en état de grâce ce mercredi après midi, viendra en seconde période pour signer son doublé et par la même occasion offrir la victoire à son équipe. Cette victoire qui pour l’instant ne permet pas aux « Télécommunicateurs » de quitter la zone rouge, sonne tout de même, le coup d’arrêt de la série rose de l’US Koroki.

De leur côté, Les Etoilistes, malgré l’imprécision dans les passes, le manque d’inspiration à l’approche des buts adverses, ont réussi devant la modeste formation de Tchaoudjo Atlectic Club à conjurer le sort des contre-performances. Il a suffi un but de Madjabaou Koumaï (47ème) pour se repositionner au pied du peloton de tête. Les entrées de Yaovi Atikpé et de Efoé Dékpo n’ont rien apporté au score de la partie.

Agaza –AC Merlan ; l’histoire s’est encore répétée. Difficile cohabitation pour ces deux clubs de Tokoin Gbossimé. Dans cette rencontre à couteau tiré où les aînés de part leurs abordages très violents n’ont pas été du tout fair play, il faut noter que la jeune garde des « Merlinois » est à féliciter. Posant à leur manière le jeu, les poulains de Guy Adadémé ont envoyé, par deux fois, Améwou Komlan et compagnies chercher le cuir au fond de leur filet sans en encaisser aucun but. Messan Mawuli (14ème) et Sébabi Akpo (43ème) ont été les bourreaux des « scorpions noirs » de Tokoin.

Autre rencontre de la journée, le face à face, Sémassi – Abou Ossé au stade municipal de Sokodé. Les protégés du président Foli-Basi Katari, après une première partie essentiellement consacrée à l’observation, ont appuyé sur l’accélérateur dans la deuxième période.

Ce qui a posé d’énormes difficultés à la dynamique formation d’Anié. A l’arrivée, les guerriers de Tchaoudjo ont arraché les trois points de la journée grâce au coup de patte magique de Yacoubou Sadikou à la 66ème minute.

Quant à la rencontre Doumbé - AS Togo Port, elle n’a pas connu de vainqueur. Malgré des occasions de buts de part et d’autre, les attaquants n’ont en aucun moment, réussi à trouver le chemin des filets. Score à la fin du temps règlementaire 0-0.

Le match Maranatha – AS Douanes n’a pu avoir lieu. Pour cause, les Messagers se préparent activement le match des 8ème de finale de la ligue africaine des champions, contre le club tunisien de l’Etoile sportive de Sousse ; rencontre prévue pour ce dimanche. Tout comme ce match de 14ème journée, son match de la 15ème journée (programmée pour ce samedi) contre l’Union sportive de Koroki sera reporté.

Classement
1. ASKO 28 pts
2. US Koroki 24 pts

3. US Masséda 22 pts
4. Etoile Filante 21 pts
5. Maranatha 21 pts (3 matches en retard)
6. Sèmassi 21 pts
7. AS Douanes 19 pts (1 match en retard)
8. AS Togo Port 19 pts
9. AC Merlan 16 pts
10. Dyto 16 pts
11. Tchaoudjo Athlétic Club 16 pts
12. Kotoko 15 pts
13. Agaza 14 pts
14. Abou Ossé 11 pts
15. Togo Télécom 11 pts
16. Doumbé 8 pts


Programme de la 15ème journée

AS Togo Port – ASKO
Dyto – AC Merlan

Kotoko de Lavié – Agaza
Togo Télécom – USM
Etoile Filante – AS Douanes

Sémassi – Doumbé
Abou Ossé – TAC

Maranatha – US Koroki (reporté)
Toutes les rencontres se jouent demain samedi.
Gabin
Koissidjin
 
Fait divers : La sanction cellulaire

Si les maquis venaient à fermer leurs portes, Ognankotan piquerait une crise. En effet, ce dernier est un mordu de ces lieux. Bien qu’il soit marié, Ognankotan préfère les repas des bar-resto à ceux de sa femme qui ne supportait plus les caprices de son époux.

Egoïste de nature, Ognankotan aime bien se gaver de nourritures dehors, alors que sa femme et ses huit (08) enfants crèvent de faim. Quand son épouse se plaignait sur son inconduite, il lui répondait toujours : « Les temps sont chauds, il faut serrer les ceintures ». Puis, il disparaissait souvent de la maison pour se retrouver avec sa bande d’alcooliques. Toutes les fois qu’il partait pour le maquis, il lançait à sa femme la phrase suivante : « Fais tout pour que les enfants mangent à leur faim. Ne te soucie pas de moi. Je me débrouillerai ». Mais rien qu’à voir manger Ognankotan vous couperait le souffle. C’est un véritable « carnivore » ! Il est prêt à tout donner en échange même d’un os ; car à cause de sa grande famille, il n’osait pas ramener la viande à la maison. Toutefois, les rares fois qu’il le faisait, il prenait soin de compter les morceaux de viande avant de les remettre à sa femme pour la cuisson. Et malheur à elle si un morceau venait à manquer dans le mets qu’elle doit préparer. Mais Obidon, l’épouse de Ognankotan, outrepassait ces consignes pour conserver quelques morceaux de viande qu’elle offrait ensuite à ses enfants après le repas. Il est même arrivé qu’Obidon essuie des gifles et des flagellations pour avoir désobéi.

Très souvent, lorsqu’il mangeait en dehors de la cellule familiale, Ognankotan achetait une grande quantité de morceaux de viande pour quelques boules de pâte qu’il avalait goulûment les yeux fermés comme un chat. Gare à vous s’il passait avant vous « chez Tanti Anne » (du nom du bar-restaurant où il prend habituellement ses repas) ; vous n’aurez probablement plus de viande à vous mettre sous la dent.

Un jour, Ognankotan se réveilla avec les poches presque vides (il n’avait que 200 fcfa). Après avoir longuement réfléchi, le voilà parti pour le bar-resto « chez Tanti Anne » en se disant : « Peut-être, elle acceptera de me servir à crédit » ! Désillusion, puisque Tanti Anne refusa catégoriquement sa demande. Ognankotan devra se retrouver pour la première fois avec un plat dans lequel il n’y aura qu’un seul morceau de viande. Il aurait bien voulu en avoir davantage, mais la vendeuse était intraitable. Ognankotan s’est finalement résolu à avoir le plus gros morceau de la marmite. Plusieurs fois, Tanti Anne avait remué la sauce pour que Ognankotan puisse trouver le morceau de son choix, mais en vain.

Avec un portable « dernier cri » dans la poche de son habit, il ne cessait de se baisser davantage vers la marmite afin de faire un bon choix. Après plusieurs propositions de choix de la part de la serveuse, Ognankotan aperçut un morceau plus gros que tous les autres. Il s’écria : « Oui, celui-ci ». A l’aide d’une louche, la serveuse remonta le « bon et gros morceau » de viande. Quelle ne fut la surprise de Ognankotan de se retrouver en face de son portable à la place du morceau de viande. Mais Ognankotan se mit à se lamenter : « Mais, c’est mon portable ! Et oui, c’est bien son portable », a-t-il commencé de s’écrier. A force de se baisser, le cellulaire de Ognankotan était tombé dans la marmite sans qu’il ne s’en rende compte. Voilà donc un bon morceau de viande auquel Ognankotan peut s’accrocher et ne jamais le partager avec qui que ce soit. Qui a dit que les lois de la nature n’existent pas dans le monde des humains ?

Grégoire AWESSO

 
Fin de l’atelier sur la pauvreté et la sécurité alimentaire : Faire mieux vivre les populations togolaises

Les chercheurs et décideurs qui planchaient depuis mardi dernier sur la réduction de la pauvreté et la sécurité alimentaire. Ont achevé leurs travaux hier à Lomé. La concertation a abouti à l’adoption de stratégies et de recommandations pour freiner l’élan de la pauvreté au Togo et permettre à ses populations de mieux rassasier leur faim.

Les conclusions et recommandations qui ont sanctionné ces travaux sont de divers ordres et concernent essentiellement l’amélioration des conditions de vie des populations aux plans de l’éducation, l’environnement, la santé, le genre etc. En substance, on retient qu’en matière d’éducation, les chercheurs ont proposé l’éducation primaire gratuite pour tous les enfants, éducation ponctuée par une discrimination positive en faveur de la scolarisation des filles. Ils ont également préconisé la formation des formateurs pour rehausser le niveau des enseignants. Les séminaristes ont aussi recommandé que des énergies alternatives au bois de chauffe soient promues, de même que le renforcement des actions en faveur de l’économie d’énergie (c’est-à-dire l’usage de foyers améliorés).

Dans le domaine de la santé, il a été convenu la consolidation des capacités du personnel des centres de santé et assurer la gratuité des premiers soins d’urgence (surtout pour les personnes âgées et les femmes enceintes). En ce qui concerne les problèmes relatifs au genre, les participants à cette concertation ont insisté sur le renforcement des capacités des points focaux du genre au sein des ministères pour une meilleure prise en compte des questions y afférentes (entre autres la vulgarisation des droits et devoirs de la femme). De plus, il a été retenu la prise en compte des aspects monétaires et non monétaires de la pauvreté pour mieux cerner le phénomène et mieux cibler les actions de lutte contre ce fléau. Par ailleurs, concernant le problème de la faim, un accent particulier a été mis sur le développement des cultures minières et la maîtrise des problèmes d’eau.

Au niveau des mécanismes institutionnels, une synergie d’action a été préconisée pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD).

Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Yves Madow Nagou, a salué les résolutions de ces assises qui devraient permettre une amélioration du sort des populations togolaises : « Nous devrions rapidement mettre en œuvre les résultats de vos travaux dans la perspective d’une réduction effective, progressive et programmée du fléau. Le gouvernement à qui incombe la responsabilité de conduire les destinées    de notre pays et de mettre en œuvre les principales politiques de réduction de la pauvreté tient à réaffirmer sa ferme volonté de faire avancer tous les chantiers engagés pour atteindre les OMD (Objectifs du millénaire pour le développement) d’ici 2015 au Togo », a-t-il affirmé.

  Dodji Aimé ABALO

 
 
 
 
 
 
 
 
 
Adoption de la politique culturelle au Togo : Enfin un instrument pour un développement culturel

Afin de créer une dynamique culturelle étatique basée sur la diversité, une politique générale de la culture a été adoptée la semaine dernière à Atakpamé. Cette politique, fruit d’un atelier qui a réunit divers acteurs du domaine les 28, 29 et 30 mars 2007, vise « à déterminer la nature et l’étendue de l’action publique en faveur du développement culturel ». L’ambition est, selon les autorités, d’inscrire la culture dans les facteurs les plus dominants pour un développement intégral de la société.

Le document issu des travaux de l’atelier porte essentiellement sur l’organisation et la gestion des actions culturelles, l’inventaire, la conservation et la valorisation du patrimoine culturel. Des moyens à mettre en œuvre pour assurer une protection efficace du patrimoine culturel togolais ont été par ailleurs proposés.

La politique générale de la culture prend également en compte le financement, un élément important pour un quelconque développement. Selon les participants à l’atelier, il faut une contribution de l’Etat. C’est à lui que revient la charge de mettre en place des mesures et dispositions adéquates ou nécessaires devant permettre au pays de bénéficier du soutien financier ou logistique des partenaires internationaux. Le financement des projets visant la promotion de la culture est souvent conditionné par la ratification des instruments et conventions élaborées pour le fonctionnement de ce domaine.

Pour permettre une utilisation rationnelle de ces financements dans le but d’atteindre une évolution endogène de la culture, l’importance de l’éducation a été aussi abordée.

Les différents travaux en commission ont abouti sur la nécessité d’inclure dans le processus éducatif togolais une éducation artistique. 

Des formations à l’endroit des artistes, des artisans, administrateurs, animateurs, défenseurs des filières des arts et de la culture sont d’autres propositions faites par le document adopté. 

Par ailleurs, l’atelier s’est penché sur la dotation du pays d’un cadre juridique devant favoriser une « vie culturelle dynamique et compétitive » tant sur le plan national qu’international.

Selon le directeur de cabinet du ministre de la Culture, du Tourisme et des loisirs, Georges O. Keyewa, la rencontre a travers l’adoption de la politique culturelle du Togo, a inscrit le pays sur « la liste des Etats qui mettent en application les recommandations, résolutions et déclarations des grandes institutions comme l’OIF, l’UNESCO, le Groupe des Etats ACP, l’ISESCO etc. ». Pour lui, ce nouvel instrument va également « résoudre avec brio, le problème auquel se heurte la participation des produits de la culture à la création de la richesse nationale ».

Le séminaire qui a abouti à l’adoption de cet outil a été organisé par le ministère de la culture, du tourisme et des loisirs en collaboration avec le Bureau régional de la Francophonie pour l’Afrique de l’Ouest (BRAO).  

 
Concertation des ministres de la zone Franc : Plaidoyer du ministre Ayassor pour le Togo

Les ministres des finances des pays membres de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), les gouverneurs des banques Centrales de la zone franc, des représentants de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEMAC) et des experts financiers participent depuis hier à l’hôtel 2 février à Lomé à une réunion, axée essentiellement sur les questions relatives aux activités économiques de l’Union.

Plusieurs thèmes ont été débattus au cours des travaux de cette réunion. Au nombre de ceux-ci figure en bonne place, la situation économique des « Etats fragiles (n’ayant pas connu des conflits)» et celui des pays « post-conflit ».

Dans un projet de résolution élaboré par les ministres et qui sera soumis plus tard aux chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union, les ministres des finances de l’UEMOA, de la CEMAC et leurs partenaires ont, en 6 points, énuméré aussi bien les performances et les contre performances des pays des deux ensembles régionaux.

De ce point de vue, ils ont insisté sur la « nécessité pour les Etats de poursuivre l’assainissement des finances publiques, notamment en accroissant la mobilisation des ressources fiscales, en évitant l’apparition ou l’accumulation d’arriérés, en améliorant la qualité de la dépense publique et en préservant la soutenabilité à moyen terme de leur dette… ». En outre, ils ont réaffirmé le rôle fondamental de l’intégration régionale en tant que facteur de stabilité et de croissance et ont appelé l’ensemble des partenaires au développement à se mobiliser dans ce domaine. Les participants à la rencontre de Lomé ont indiqué que les « institutions de la Zone franc continueront de fournir un cadre propice à la solidarité régionale, au développement économique et à la poursuite d’une politique monétaire prudente ».

Pour lutter efficacement contre la pauvreté dans les deux ensembles économiques, les ministres ont également affirmé leur « détermination à mettre en œuvre des politiques ambitieuses permettant d’atténuer la vulnérabilité des économies aux chocs exogènes et d’élever leur potentiel de croissance, contribuant ainsi à la réalisation des Objectifs du Millénaires pour le Développement (OMD) ».

Par ailleurs, un appel est lancé aux « bailleurs bilatéraux et multilatéraux à mettre en place au plus vite, des stratégies globales et amitieuses pour être en mesure d’intervenir de manière plus efficace pour aider les Etats fragiles et post-conflits ».

Le Premier ministre, Me Yawovi Agboyibo, qui a présidé l’ouverture des travaux  a relevé que la rencontre « permettra à plusieurs participants de redécouvrir le Togo  surtout après les années de crise socio politique et d’apprécier les résultats des efforts que le pays est en train de réaliser sur la voie du retour à la paix et à la stabilité politique ». Se situant dans le cadre du Programme de référence conclu avec le Fonds Monétaire International (FMI) pour une période de neuf (9) mois, allant d’octobre 2006 à juin 2007, le chef du gouvernement a indiqué que son équipe « s’atèle à exécuter avec rigueur les mesures contenues dans ce programme de façon à pouvoir parvenir avec le FMI à un accord au titre de la facilité pour la réduction de la pauvreté et la croissance… ».

Le Togo, pays classé parmi les « Etats fragiles », doit, depuis la fin du mois de mars 2007, 55 milliards de FCFA à la Banque Mondiale(BM), 10,8 milliards de FCFA à la Banque Européenne d’Investissement (BEI) et 8,5 milliards de FCFA à la Banque Africaine de Développement(BAD). Pour le ministre des Finances, du Budget et des Privatisation, Adji Otèth Ayassor, le « non paiement de ces obligations a d’abord entraîné la suspension des décaissements sur les projets en cours, et qui ont de ce fait, été prématurément  clôturés (…). La reprise avec ces institutions est donc conditionnée par le remboursement de tous les arriérés, ce qui fait que leurs interventions sont limitées depuis 2002 à des dons à caractère social ou technique », a-t-il révélé. Il a  regretté le fait que « les pays africains post-conflit » sont ceux qui retiennent plus, l’attention de la communauté internationale alors même que, la « situation actuelle du Togo et celle de ces pays, est la même, sauf qu’il n’y a pas eu de conflit armé au vrai sens du terme au Togo ». Pour cela, le ministre Ayassor a plaidé pour qu’ « un certain consensus se dégage autour d’un faisceau d’indices objectifs pouvant permettre à la communauté internationale d’aider les pays fragiles tout comme les pays post-conflit à s’insérer de manière durable dans l’économie internationale ».

Créée le 10 janvier 1994, l’UEMOA regroupe les 8 pays en partage du franc CFA à savoir, la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Burkina Faso, le Niger, la Guinée Bissau, le Sénégal, le Mali et le Togo. Avec une population estimée à plus de 70 millions sur une superficie de 3.509.125 km2, la zone UEMOA constitue une pole d’attraction pour les opérateurs économiques en raison de ses nombreuses potentialités économiques. Son répondant en Afrique centrale est la CEMAC qui regroupe 6 pays que sont le Cameroun, la Centrafrique, le Gabon, le Congo, la Guinée Equatoriale et le Tchad.

L’Union des Comores en sa qualité de pays de la zone franc complète la liste des pays de ce vaste ensemble continental.

Noël Y. A. GLISSOU

 
Épidémie de la méningite : Le point sur le continent africain et les approches d’éradication

La semaine dernière, les autorités sanitaires togolaises rassuraient leurs populations sur la vulnérabilité du Togo vis-à-vis de la méningite. Cette épidémie est cependant loin d’être circonscrite en Afrique et dans la sous région ouest africaine. Les recherches en vue de la découverte d’un éventuel vaccin contre cette maladie sont également loin d’aboutir.

250 millions d’Africains exposés à la méningite

Près de 250 millions d’Africains originaires de 21 pays sont exposés à la méningite, selon une étude de l’Institut Pasteur publiée à la fin mars à Paris. L’Afrique représente « 50% des cas mondiaux de méningites à méningocoque (agent pathogène de la méningite) », ajoute l’étude en précisant que « la ceinture africaine de la méningite » s’étend du Sénégal à l’Ethiopie en passant par le Niger, le Burkina Faso et le Mali. « A la recrudescence saisonnière des cas, observée chaque année en saison sèche, viennent s’ajouter périodiquement des épidémies dévastatrices durant lesquelles on peut observer des taux atteignant 1.000 cas pour 10.000 habitants », précise l’étude. Evoquant la prise en charge des malades, l’Institut Pasteur souligne que « le développement d’outils pour un diagnostic simple et rapide des méningites à méningocoques, réalisable sur le lit du malade est un enjeu majeur de santé publique ». « En Afrique, la mise en culture des germes en cause n’est possible que dans la capitale et les grandes villes », regrettent les chercheurs qui ont travaillé sur la maladie.

Au Burkina Faso, un des principaux pays africains les plus touchés par cette pandémie, plus de 800 personnes ont déjà été tuées depuis le début de l’année 2007.

Les recherches en cours pour stopper la méningite

La campagne de vaccinations contre la méningite menée dans l’urgence en Afrique par l’OMS (Organisation mondiale de la santé) ces derniers mois réveille une vieille querelle de scientifiques. Peu convaincus par cette stratégie, des Français vantent les bénéfices de la prévention vaccinale par rapport à la vaccination ciblée en cours d’épidémie… C’est le cas de Jean-Phlippe Chippaux, de l’IRD (Institut de Recherche pour le Développement). Avec son équipe, ce dernier vient de démontrer qu’une « vaccination préventive permettrait d’éviter jusqu’à 72% des cas lors de vagues d’infections ultérieures ».Le vaccin « polysaccharidique » le plus souvent utilisé contre la méningite présente deux inconvénients majeurs. D’une part, l’immunité qu’il confère ne dépasse pas 3 à 5 ans. Les campagnes de masse doivent donc être régulièrement renouvelées. Et surtout, ce vaccin est inefficace chez les nourrissons. Son principal atout reste son prix d’un demi-euro (l’équivalent de 328 fcfa). Les populations des pays de la « ceinture de la méningite » précitée et qui s’étend du Sénégal à l’Ethiopie, comptent en effet parmi les plus déshéritées. Par sa part, le Dr Eric Bertherat de l’OMS estime que « cette immunité partielle et temporaire implique pour être efficace à titre préventif, des efforts opérationnels incompatibles avec les moyens dont disposent (ces) pays. En revanche, utilisé en campagne de masse réactive et bien ciblée, ce vaccin est capable de stopper une épidémie ». Cette approche génère cependant des retards importants liés aux délais d’acheminement des vaccins et de mise en place de la logistique.Elle recueille cependant « le consensus des opérateurs de santé -OMS, UNICEF (Fonds des Nations Unies pour l’enfance), Fédération des Sociétés de la Croix Rouge, Médecins Sans Frontières et autres ONG (Organisations non gouvernementales)- ainsi que de la plupart des instituts de recherche travaillant sur le méningocoque ».

Ces différentes assertions des spécialistes de la méningite se recoupent cependant sur un point : toutes attendent l’arrivée sur le marché d’un nouveau vaccin « conjugé », arrivée prévue pour 2010. « Il pourra grâce à ses qualités, être utilisé à titre préventif en Afrique », précise Eric Bertherat. Et Jean-Philippe Chippaux de préciser que « l’enjeu sera surtout d’obtenir un prix de vente inférieur à un dollar (environ 550 fcfa) par dose ». Toutefois, comment gérer l’avant 2010 ? Il est en effet essentiel de pallier les délais imposés à la mise en place des vaccinations ciblées, tout en assurant un fond de couverture vaccinale. Ancien Directeur à l’OMS et Président du Conseil scientifique de « Destination Santé » (Agence d’informations sur la santé), le Dr André Prost souligne ainsi que « l’idéal pour le moment serait de combiner les deux stratégies. C’est-à-dire la vaccination préventive dans les pays où elle est possible, et la constitution de stocks de vaccins en différents endroits, pour permettre la mise en place rapide de vaccinations d’urgence ».

La méningite se manifeste le plus souvent entre autres par des maux de tête, la fièvre, les vomissements, la raideur de la nuque. Sans soins appropriés, le malade peut avoir la photophobie (peur de la lumière), la confusion, la somnolence ou le coma. Il est conseillé aux populations d’éviter la poussière et de soigner rapidement les maladies liées aux voies respiratoires et à la gorge.

Edem GADEGBEKU (Sources : Afp et Afrique santé)

 

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