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[
N°233: du
06 avril 2007]
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Football / championnat national de d1, 14e journée :
La chute du trio de tête |
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2e défaite
d’affilée du leader, ASKO et la chute de ses
poursuivants immédiats, Union Sportive de Masséda et
US Koroki, 11 buts en sept rencontres, la relance de
l’Etoile Filante, de Dyto, de AC Merlan, de Togo
Télécom et de Kotoko de Lavié ; voilà en substance le
résumé de ce 14ème chapitre
du championnat national de 1ère division
du Togo, disputé mercredi dernier. |
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Evoluant à domicile au stade municipal de la ville de
Kara, ASKO a été désillusionné par le Dynamique
togolais (DYTO) 1-2. Et pourtant, le début de la
rencontre ne présageait une telle déconvenue. « Les
Kondonas de Kara » ont été d’ailleurs les
premiers à ouvrir le score par l’entremise de Kao
Wisdom. La suite, ce fut un réveil impressionnant des
militaires qui ont d’abord réussi par revenir au
score avant la pause. Le but égalisateur portait la
griffe du capitaine Yacoubou Moussa. Il sera suivi
dans la deuxième partie de jeu par le but victorieux
de Kouko Salam. Cette victoire relance Dyto au
classement.
L’USM,
à l’image du leader, n’a pu profité de cette journée
pour réduire l’écart. En déplacement à Lavié, « les
lions du sud » de Masséville ont été épinglés par
un but assassin, marqué à 2 minutes de la fin de la
partie par Nimon Valentin, pour Kotoko FC. Malgré
cette défaite, Amégnifia Kobla et ses coéquipiers ont
gardé leur deuxième place au classement.
Dans le même schéma que ses devanciers, l’US Koroki a
subi la loi de Togo Télécom. Deuxième reléguable, « les
Télécommunicateurs », malgré un début timide,
sont revenus de fort belle manière dans la partie
pour imposer leur rythme à l’adversaire. Ce qui a
permis de dérouter les boys de Tchamba. Agouda
Issifou en marquant le premier but de la partie
espérait emballer le match au profit de son équipe.
Mais c’est sans compter sur la combativité de Yao
Houédakor qui va répliquer dans la première période.
Ce dernier en état de grâce ce mercredi après midi,
viendra en seconde période pour signer son doublé et
par la même occasion offrir la victoire à son équipe.
Cette victoire qui pour l’instant ne permet pas aux
« Télécommunicateurs » de quitter la zone
rouge, sonne tout de même, le coup d’arrêt de la
série rose de l’US Koroki.
De
leur côté, Les Etoilistes, malgré l’imprécision dans
les passes, le manque d’inspiration à l’approche des
buts adverses, ont réussi devant la modeste formation
de Tchaoudjo Atlectic Club à conjurer le sort des
contre-performances. Il a suffi un but de Madjabaou
Koumaï (47ème)
pour se repositionner au pied du peloton de tête. Les
entrées de Yaovi Atikpé et de Efoé Dékpo n’ont rien
apporté au score de la partie.
Agaza –AC Merlan ; l’histoire s’est encore répétée.
Difficile cohabitation pour ces deux clubs de Tokoin
Gbossimé. Dans cette rencontre à couteau tiré où les
aînés de part leurs abordages très violents n’ont pas
été du tout fair play, il faut noter que la jeune
garde des « Merlinois » est à féliciter.
Posant à leur manière le jeu, les poulains de Guy
Adadémé ont envoyé, par deux fois, Améwou Komlan et
compagnies chercher le cuir au fond de leur filet
sans en encaisser aucun but. Messan Mawuli (14ème)
et Sébabi Akpo (43ème)
ont été les bourreaux des « scorpions noirs »
de Tokoin.
Autre rencontre de la journée, le face à face,
Sémassi – Abou Ossé au stade municipal de Sokodé. Les
protégés du président Foli-Basi Katari, après une
première partie essentiellement consacrée à
l’observation, ont appuyé sur l’accélérateur dans la
deuxième période.
Ce
qui a posé d’énormes difficultés à la dynamique
formation d’Anié. A l’arrivée, les guerriers de
Tchaoudjo ont arraché les trois points de la journée
grâce au coup de patte magique de Yacoubou Sadikou à
la 66ème minute.
Quant à la rencontre Doumbé - AS Togo Port, elle n’a
pas connu de vainqueur. Malgré des occasions de buts
de part et d’autre, les attaquants n’ont en aucun
moment, réussi à trouver le chemin des filets. Score
à la fin du temps règlementaire 0-0.
Le
match Maranatha – AS Douanes n’a pu avoir lieu. Pour
cause, les Messagers se préparent activement le match
des 8ème de
finale de la ligue africaine des champions, contre le
club tunisien de l’Etoile sportive de Sousse ;
rencontre prévue pour ce dimanche. Tout comme ce
match de 14ème journée,
son match de la 15ème journée
(programmée pour ce samedi) contre l’Union sportive
de Koroki sera reporté. |
Classement
1. ASKO 28 pts
2. US Koroki 24 pts
3. US Masséda 22 pts
4. Etoile Filante 21 pts
5. Maranatha 21 pts (3 matches en retard)
6. Sèmassi 21 pts
7. AS Douanes 19 pts (1 match en retard)
8. AS Togo Port 19 pts
9. AC Merlan 16 pts
10. Dyto 16 pts
11. Tchaoudjo Athlétic Club 16 pts
12. Kotoko 15 pts
13. Agaza 14 pts
14. Abou Ossé 11 pts
15. Togo Télécom 11 pts
16. Doumbé 8 pts
Programme de la 15ème journée
AS Togo Port – ASKO
Dyto – AC Merlan
Kotoko de Lavié – Agaza
Togo Télécom – USM
Etoile Filante – AS Douanes
Sémassi – Doumbé
Abou Ossé – TAC
Maranatha – US Koroki (reporté)
Toutes les rencontres se jouent demain samedi.
Gabin
Koissidjin |
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Fait divers : La
sanction cellulaire |
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Si
les maquis venaient à fermer leurs portes,
Ognankotan piquerait une crise. En effet, ce dernier
est un mordu de ces lieux. Bien qu’il soit marié,
Ognankotan préfère les repas des bar-resto à ceux de
sa femme qui ne supportait plus les caprices de son
époux. |
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Egoïste de nature, Ognankotan aime bien se gaver de
nourritures dehors, alors que sa femme et ses huit
(08) enfants crèvent de faim. Quand son épouse se
plaignait sur son inconduite, il lui répondait
toujours : « Les temps sont chauds, il faut serrer
les ceintures ». Puis, il disparaissait souvent
de la maison pour se retrouver avec sa bande
d’alcooliques. Toutes les fois qu’il partait pour le
maquis, il lançait à sa femme la phrase suivante : « Fais
tout pour que les enfants mangent à leur faim. Ne te
soucie pas de moi. Je me débrouillerai ». Mais
rien qu’à voir manger Ognankotan vous couperait le
souffle. C’est un véritable « carnivore » ! Il est
prêt à tout donner en échange même d’un os ; car à
cause de sa grande famille, il n’osait pas ramener la
viande à la maison. Toutefois, les rares fois qu’il
le faisait, il prenait soin de compter les morceaux
de viande avant de les remettre à sa femme pour la
cuisson. Et malheur à elle si un morceau venait à
manquer dans le mets qu’elle doit préparer. Mais
Obidon, l’épouse de Ognankotan, outrepassait ces
consignes pour conserver quelques morceaux de viande
qu’elle offrait ensuite à ses enfants après le repas.
Il est même arrivé qu’Obidon essuie des gifles et des
flagellations pour avoir désobéi.
Très souvent, lorsqu’il mangeait en dehors de la
cellule familiale, Ognankotan achetait une grande
quantité de morceaux de viande pour quelques boules
de pâte qu’il avalait goulûment les yeux fermés comme
un chat. Gare à vous s’il passait avant vous « chez
Tanti Anne » (du nom du bar-restaurant où il
prend habituellement ses repas) ; vous n’aurez
probablement plus de viande à vous mettre sous la
dent.
Un
jour, Ognankotan se réveilla avec les poches presque
vides (il n’avait que 200 fcfa). Après avoir
longuement réfléchi, le voilà parti pour le bar-resto
« chez Tanti Anne » en se disant : « Peut-être,
elle acceptera de me servir à crédit » !
Désillusion, puisque Tanti Anne refusa
catégoriquement sa demande. Ognankotan devra se
retrouver pour la première fois avec un plat dans
lequel il n’y aura qu’un seul morceau de viande. Il
aurait bien voulu en avoir davantage, mais la
vendeuse était intraitable. Ognankotan s’est
finalement résolu à avoir le plus gros morceau de la
marmite. Plusieurs fois, Tanti Anne avait remué la
sauce pour que Ognankotan puisse trouver le morceau
de son choix, mais en vain.
Avec un portable « dernier cri » dans la poche de son
habit, il ne cessait de se baisser davantage vers la
marmite afin de faire un bon choix. Après plusieurs
propositions de choix de la part de la serveuse,
Ognankotan aperçut un morceau plus gros que tous les
autres. Il s’écria : « Oui, celui-ci ». A
l’aide d’une louche, la serveuse remonta le « bon et
gros morceau » de viande. Quelle ne fut la surprise
de Ognankotan de se retrouver en face de son portable
à la place du morceau de viande. Mais Ognankotan se
mit à se lamenter : « Mais, c’est mon portable !
Et oui, c’est bien son portable », a-t-il
commencé de s’écrier. A force de se baisser, le
cellulaire de Ognankotan était tombé dans la marmite
sans qu’il ne s’en rende compte. Voilà donc un bon
morceau de viande auquel Ognankotan peut s’accrocher
et ne jamais le partager avec qui que ce soit. Qui a
dit que les lois de la nature n’existent pas dans le
monde des humains ?
Grégoire AWESSO |
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Fin de l’atelier sur la pauvreté et la sécurité
alimentaire :
Faire mieux vivre les populations togolaises |
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Les
chercheurs et décideurs qui planchaient depuis mardi
dernier sur la réduction de la pauvreté et la
sécurité alimentaire. Ont achevé leurs travaux hier à
Lomé. La concertation a abouti à l’adoption de
stratégies et de recommandations pour freiner l’élan
de la pauvreté au Togo et permettre à ses populations
de mieux rassasier leur faim. |
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Les
conclusions et recommandations qui ont sanctionné ces
travaux sont de divers ordres et concernent
essentiellement l’amélioration des conditions de vie
des populations aux plans de l’éducation,
l’environnement, la santé, le genre etc. En
substance, on retient qu’en matière d’éducation, les
chercheurs ont proposé l’éducation primaire gratuite
pour tous les enfants, éducation ponctuée par une
discrimination positive en faveur de la scolarisation
des filles. Ils ont également préconisé la formation
des formateurs pour rehausser le niveau des
enseignants. Les séminaristes ont aussi recommandé
que des énergies alternatives au bois de chauffe
soient promues, de même que le renforcement des
actions en faveur de l’économie d’énergie
(c’est-à-dire l’usage de foyers améliorés).
Dans le domaine de la santé, il a été convenu la
consolidation des capacités du personnel des centres
de santé et assurer la gratuité des premiers soins
d’urgence (surtout pour les personnes âgées et les
femmes enceintes). En ce qui concerne les problèmes
relatifs au genre, les participants à cette
concertation ont insisté sur le renforcement des
capacités des points focaux du genre au sein des
ministères pour une meilleure prise en compte des
questions y afférentes (entre autres la vulgarisation
des droits et devoirs de la femme). De plus, il a été
retenu la prise en compte des aspects monétaires et
non monétaires de la pauvreté pour mieux cerner le
phénomène et mieux cibler les actions de lutte contre
ce fléau. Par ailleurs, concernant le problème de la
faim, un accent particulier a été mis sur le
développement des cultures minières et la maîtrise
des problèmes d’eau.
Au
niveau des mécanismes institutionnels, une synergie
d’action a été préconisée pour atteindre les
Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD).
Le
ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la
Pêche, Yves Madow Nagou, a salué les résolutions de
ces assises qui devraient permettre une amélioration
du sort des populations togolaises : « Nous
devrions rapidement mettre en œuvre les résultats de
vos travaux dans la perspective d’une réduction
effective, progressive et programmée du fléau. Le
gouvernement à qui incombe la responsabilité de
conduire les destinées de notre pays et de mettre
en œuvre les principales politiques de réduction de
la pauvreté tient à réaffirmer sa ferme volonté de
faire avancer tous les chantiers engagés pour
atteindre les OMD (Objectifs du millénaire pour le
développement) d’ici 2015 au Togo », a-t-il
affirmé.
Dodji Aimé ABALO |
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Adoption de la politique culturelle au Togo :
Enfin un instrument pour un développement culturel |
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Afin de créer une dynamique culturelle étatique basée
sur la diversité, une politique générale de la
culture a été adoptée la semaine dernière à Atakpamé.
Cette politique, fruit d’un atelier qui a réunit
divers acteurs du domaine les 28, 29 et 30 mars 2007,
vise « à déterminer la nature et l’étendue de
l’action publique en faveur du développement
culturel ». L’ambition est, selon les autorités,
d’inscrire la culture dans les facteurs les plus
dominants pour un développement intégral de la
société. |
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Le
document issu des travaux de l’atelier porte
essentiellement sur l’organisation et la gestion des
actions culturelles, l’inventaire, la conservation et
la valorisation du patrimoine culturel. Des moyens à
mettre en œuvre pour assurer une protection efficace
du patrimoine culturel togolais ont été par ailleurs
proposés.
La
politique générale de la culture prend également en
compte le financement, un élément important pour un
quelconque développement. Selon les participants à
l’atelier, il faut une contribution de l’Etat. C’est
à lui que revient la charge de mettre en place des
mesures et dispositions adéquates ou nécessaires
devant permettre au pays de bénéficier du soutien
financier ou logistique des partenaires
internationaux. Le financement des projets visant la
promotion de la culture est souvent conditionné par
la ratification des instruments et conventions
élaborées pour le fonctionnement de ce domaine.
Pour permettre une utilisation rationnelle de ces
financements dans le but d’atteindre une évolution
endogène de la culture, l’importance de l’éducation a
été aussi abordée.
Les
différents travaux en commission ont abouti sur la
nécessité d’inclure dans le processus éducatif
togolais une éducation artistique.
Des
formations à l’endroit des artistes, des artisans,
administrateurs, animateurs, défenseurs des filières
des arts et de la culture sont d’autres propositions
faites par le document adopté.
Par
ailleurs, l’atelier s’est penché sur la dotation du
pays d’un cadre juridique devant favoriser une « vie
culturelle dynamique et compétitive » tant sur le
plan national qu’international.
Selon le directeur de cabinet du ministre de la
Culture, du Tourisme et des loisirs, Georges O.
Keyewa, la rencontre a travers l’adoption de la
politique culturelle du Togo, a inscrit le pays sur
« la liste des Etats qui mettent en application
les recommandations, résolutions et déclarations des
grandes institutions comme l’OIF, l’UNESCO, le Groupe
des Etats ACP, l’ISESCO etc. ». Pour lui, ce
nouvel instrument va également « résoudre avec
brio, le problème auquel se heurte la participation
des produits de la culture à la création de la
richesse nationale ».
Le
séminaire qui a abouti à l’adoption de cet outil a
été organisé par le ministère de la culture, du
tourisme et des loisirs en collaboration avec le
Bureau régional de la Francophonie pour l’Afrique de
l’Ouest (BRAO).
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Concertation des ministres de la zone Franc :
Plaidoyer du ministre Ayassor pour le Togo |
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Les
ministres des finances des pays membres de l’Union
Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), les
gouverneurs des banques Centrales de la zone franc,
des représentants de
la
Communauté Economique
des Etats de l’Afrique Centrale (CEMAC) et des
experts financiers participent depuis hier à l’hôtel
2 février à Lomé à une réunion, axée essentiellement
sur les questions relatives aux activités économiques
de l’Union. |
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Plusieurs thèmes ont été débattus au cours des
travaux de cette réunion. Au nombre de ceux-ci figure
en bonne place, la situation économique des « Etats
fragiles (n’ayant pas connu des conflits)» et
celui des pays « post-conflit ».
Dans un projet de résolution élaboré par les
ministres et qui sera soumis plus tard aux chefs
d’Etat et de gouvernement de l’Union, les ministres
des finances de l’UEMOA, de la CEMAC et leurs
partenaires ont, en 6 points, énuméré aussi bien les
performances et les contre performances des pays des
deux ensembles régionaux.
De
ce point de vue, ils ont insisté sur la « nécessité
pour les Etats de poursuivre l’assainissement des
finances publiques, notamment en accroissant la
mobilisation des ressources fiscales, en évitant
l’apparition ou l’accumulation d’arriérés, en
améliorant la qualité de la dépense publique et en
préservant la soutenabilité à moyen terme de leur
dette… ». En outre, ils ont réaffirmé le rôle
fondamental de l’intégration régionale en tant que
facteur de stabilité et de croissance et ont appelé
l’ensemble des partenaires au développement à se
mobiliser dans ce domaine. Les participants à la
rencontre de Lomé ont indiqué que les « institutions
de
la
Zone franc continueront de fournir un cadre propice à
la solidarité régionale, au développement économique
et à la poursuite d’une politique monétaire prudente ».
Pour lutter efficacement contre la pauvreté dans les
deux ensembles économiques, les ministres ont
également affirmé leur « détermination à mettre en
œuvre des politiques ambitieuses permettant
d’atténuer la vulnérabilité des économies aux chocs
exogènes et d’élever leur potentiel de croissance,
contribuant ainsi à la réalisation des Objectifs du
Millénaires pour le Développement (OMD) ».
Par
ailleurs, un appel est lancé aux « bailleurs
bilatéraux et multilatéraux à mettre en place au plus
vite, des stratégies globales et amitieuses pour être
en mesure d’intervenir de manière plus efficace pour
aider les Etats fragiles et post-conflits ».
Le
Premier ministre, Me Yawovi Agboyibo, qui a présidé
l’ouverture des travaux a relevé que la rencontre « permettra
à plusieurs participants de redécouvrir le Togo
surtout après les années de crise socio politique et
d’apprécier les résultats des efforts que le pays est
en train de réaliser sur la voie du retour à la paix
et à la stabilité politique ». Se situant dans le
cadre du Programme de référence conclu avec le Fonds
Monétaire International (FMI) pour une période de
neuf (9) mois, allant d’octobre 2006 à juin 2007, le
chef du gouvernement a indiqué que son équipe « s’atèle
à exécuter avec rigueur les mesures contenues dans ce
programme de façon à pouvoir parvenir avec le FMI à
un accord au titre de la facilité pour la réduction
de la pauvreté et la croissance… ».
Le
Togo, pays classé parmi les « Etats fragiles », doit,
depuis la fin du mois de mars 2007, 55 milliards de
FCFA à la Banque Mondiale(BM), 10,8 milliards de FCFA
à la Banque Européenne d’Investissement (BEI) et 8,5
milliards de FCFA à la Banque Africaine de
Développement(BAD). Pour le ministre des Finances, du
Budget et des Privatisation, Adji Otèth Ayassor, le
« non paiement de ces obligations a d’abord
entraîné la suspension des décaissements sur les
projets en cours, et qui ont de ce fait, été
prématurément clôturés (…). La reprise avec ces
institutions est donc conditionnée par le
remboursement de tous les arriérés, ce qui fait que
leurs interventions sont limitées depuis 2002 à des
dons à caractère social ou technique », a-t-il
révélé. Il a regretté le fait que « les pays
africains post-conflit » sont ceux qui retiennent
plus, l’attention de la communauté internationale
alors même que, la « situation actuelle du Togo et
celle de ces pays, est la même, sauf qu’il n’y a pas
eu de conflit armé au vrai sens du terme au Togo ».
Pour cela, le ministre Ayassor a plaidé pour qu’ « un
certain consensus se dégage autour d’un faisceau
d’indices objectifs pouvant permettre à la communauté
internationale d’aider les pays fragiles tout comme
les pays post-conflit à s’insérer de manière durable
dans l’économie internationale ».
Créée le 10 janvier 1994, l’UEMOA regroupe les 8 pays
en partage du franc CFA à savoir, la Côte d’Ivoire,
le Bénin, le Burkina Faso, le Niger, la Guinée
Bissau, le Sénégal, le Mali et le Togo. Avec une
population estimée à plus de 70 millions sur une
superficie de 3.509.125 km2, la zone UEMOA constitue
une pole d’attraction pour les opérateurs économiques
en raison de ses nombreuses potentialités
économiques. Son répondant en Afrique centrale est la
CEMAC qui regroupe 6 pays que sont le Cameroun, la
Centrafrique, le Gabon, le Congo, la Guinée
Equatoriale et le Tchad.
L’Union
des Comores en sa qualité de pays de la zone franc
complète la liste des pays de ce vaste ensemble
continental.
Noël Y. A. GLISSOU |
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Épidémie de la méningite : Le point sur le continent
africain et les approches d’éradication |
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La semaine
dernière, les autorités sanitaires togolaises
rassuraient leurs populations sur la vulnérabilité
du Togo vis-à-vis de la méningite. Cette épidémie
est cependant loin d’être circonscrite en Afrique et
dans la sous région ouest africaine. Les recherches
en vue de la découverte d’un éventuel vaccin contre
cette maladie sont également loin d’aboutir. |
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250 millions d’Africains exposés à la méningite
Près de 250 millions d’Africains originaires de 21
pays sont exposés à la méningite, selon une étude de
l’Institut Pasteur publiée à la fin mars à Paris.
L’Afrique représente « 50% des cas mondiaux de
méningites à méningocoque (agent pathogène de la
méningite) », ajoute l’étude en précisant que « la
ceinture africaine de la méningite » s’étend du
Sénégal à l’Ethiopie en passant par le Niger, le
Burkina Faso et le Mali. « A la recrudescence
saisonnière des cas, observée chaque année en saison
sèche, viennent s’ajouter périodiquement des
épidémies dévastatrices durant lesquelles on peut
observer des taux atteignant 1.000 cas pour 10.000
habitants », précise l’étude. Evoquant la prise
en charge des malades, l’Institut Pasteur souligne
que « le développement d’outils pour un diagnostic
simple et rapide des méningites à méningocoques,
réalisable sur le lit du malade est un enjeu majeur
de santé publique ». « En Afrique, la mise en
culture des germes en cause n’est possible que dans
la capitale et les grandes villes », regrettent
les chercheurs qui ont travaillé sur la maladie.
Au
Burkina Faso, un des principaux pays africains les
plus touchés par cette pandémie, plus de 800
personnes ont déjà été tuées depuis le début de
l’année 2007.
Les recherches en cours pour stopper la méningite
La
campagne de vaccinations contre la méningite menée
dans l’urgence en Afrique par l’OMS (Organisation
mondiale de la santé) ces derniers mois réveille une
vieille querelle de scientifiques. Peu convaincus par
cette stratégie, des Français vantent les bénéfices
de la prévention vaccinale par rapport à la
vaccination ciblée en cours d’épidémie… C’est le cas
de Jean-Phlippe Chippaux, de l’IRD (Institut de
Recherche pour le Développement). Avec son équipe, ce
dernier vient de démontrer qu’une « vaccination
préventive permettrait d’éviter jusqu’à 72% des cas
lors de vagues d’infections ultérieures ».Le
vaccin « polysaccharidique » le plus souvent
utilisé contre la méningite présente deux
inconvénients majeurs. D’une part, l’immunité qu’il
confère ne dépasse pas 3 à 5 ans. Les campagnes de
masse doivent donc être régulièrement renouvelées. Et
surtout, ce vaccin est inefficace chez les
nourrissons. Son principal atout reste son prix d’un
demi-euro (l’équivalent de 328 fcfa). Les populations
des pays de la « ceinture de la méningite »
précitée et qui s’étend du Sénégal à l’Ethiopie,
comptent en effet parmi les plus déshéritées. Par sa
part, le Dr Eric Bertherat de l’OMS estime que « cette
immunité partielle et temporaire implique pour être
efficace à titre préventif, des efforts opérationnels
incompatibles avec les moyens dont disposent (ces)
pays. En revanche, utilisé en campagne de masse
réactive et bien ciblée, ce vaccin est capable de
stopper une épidémie ». Cette approche génère
cependant des retards importants liés aux délais
d’acheminement des vaccins et de mise en place de la
logistique.Elle recueille cependant « le consensus
des opérateurs de santé -OMS, UNICEF (Fonds des
Nations Unies pour l’enfance), Fédération des
Sociétés de
la
Croix Rouge, Médecins Sans Frontières et autres ONG
(Organisations non gouvernementales)- ainsi que de la
plupart des instituts de recherche travaillant sur le
méningocoque ».
Ces
différentes assertions des spécialistes de la
méningite se recoupent cependant sur un point :
toutes attendent l’arrivée sur le marché d’un nouveau
vaccin « conjugé », arrivée prévue pour 2010.
« Il pourra grâce à ses qualités, être utilisé à
titre préventif en Afrique », précise Eric
Bertherat. Et Jean-Philippe Chippaux de préciser que
« l’enjeu sera surtout d’obtenir un prix de vente
inférieur à un dollar (environ 550 fcfa) par dose ».
Toutefois, comment gérer l’avant 2010 ? Il est en
effet essentiel de pallier les délais imposés à la
mise en place des vaccinations ciblées, tout en
assurant un fond de couverture vaccinale. Ancien
Directeur à l’OMS et Président du Conseil
scientifique de « Destination Santé » (Agence
d’informations sur la santé), le Dr André Prost
souligne ainsi que « l’idéal pour le moment serait
de combiner les deux stratégies. C’est-à-dire la
vaccination préventive dans les pays où elle est
possible, et la constitution de stocks de vaccins en
différents endroits, pour permettre la mise en place
rapide de vaccinations d’urgence ».
La
méningite se manifeste le plus souvent entre autres
par des maux de tête, la fièvre, les vomissements, la
raideur de la nuque. Sans soins appropriés, le malade
peut avoir la photophobie (peur de la lumière), la
confusion, la somnolence ou le coma. Il est conseillé
aux populations d’éviter la poussière et de soigner
rapidement les maladies liées aux voies respiratoires
et à la gorge.
Edem GADEGBEKU
(Sources : Afp et Afrique santé) |
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