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Comme pour conforter les propos du Ministre de la
sécurité, un double accident s’est produit hier jeudi
aux environs de 17 heures 30 dans le quartier Tokoin
séminaire (tronçon Protestant-Ramco), non loin de la
poste de séminaire et de l’église des saints martyrs
de l’Ouganda. Un camion Berne, immatriculé TG 6079 AB
en provenance de Ramco, a propulsé dans les caniveaux
du côté opposé (gauche selon le sens du camion) deux
zémidjans (conducteurs de taxi moto) et leurs
clients.
D’après les témoignages recueillis sur place, le
conducteur du camion roulait à vive allure, lorsque,
ayant constaté que les feux tricolores étaient au
rouge et ne pouvant pas s’arrêter, parce qu’ayant un
système de freinage défectueux, il a du dévier
subitement sa trajectoire.
Les
deux zémidjans qui venaient dans le sens opposé n’ont
pas eu le temps de l’éviter. Ils ont été ramassés
avec leurs clients respectifs et projetés dans les
caniveaux, leurs engins complètement écrasés.
Toujours selon ces témoins, les quatre passagers
seraient grièvement blessés et transportés à
l’hôpital.
Vu
la gravité de l’accident, le nombre de curieux qui
voulaient comprendre ce qui s’était passé n’a cessé
de croire au fil des heures. C’est ainsi qu’aux
environs de 21 heures, alors qu’un camion remorque
était venu pour dégager le camion accidenté et que la
circulation était momentanément bloquée, un autre
accident s’est produit sur la même voix. Une jeep
Mitsubishi 4x4, a cogné un taxi. Immatriculé TG 4475
AF, la Jeep aurait selon les témoins, opéré une
brusque marche arrière dès que son conducteur, s’est
vu signifier que la circulation était bloquée. Le
conducteur de taxi qui le suivait, et qui
probablement n’aurait pas respecté la distance
réglementaire devant exister entre deux voitures en
circulation, n’a pas eu le temps de réagir. Il s’est
fait cogner ; mais plus de peur que de mal : seules
ses phares ont été endommagés.
Interrogé sur les circonstances de cet accident, le
conducteur de la Jeep qui avait du mal à tenir sur
ses pieds pour avoir pris quelques coups d’alcool,
n’avait qu’une seule phrase à sa bouche : « quand
vous rentrez dans une voiture par derrière, vous
n’avez pas raison, vous êtes fautif ».
Unanimement, les témoins rencontrés sur les lieux ne
semblent pas être du même avis que le conducteur du
4X4, à qui, ils reprochaient la conduite en état
d’ébriété. Pour eux, c’est ce dernier qui est en tort
puisque soutiennent–ils, il n’aurait même pas jeté un
coup d’œil dans son rétroviseur avant de mettre la
marche arrière.
Ces
deux accidents qui, pour l’heure, n’ont enregistré
que des dégâts matériels, viennent s’ajouter à deux
autres qui s’étaient produits sur ce tronçon, en face
de l’usine Amina la semaine dernière et un autre la
semaine d’avant. Dans ces cas précédents, ce sont
encore des camions berne qui étaient en cause, et on
a déploré la perte d’une vie humaine .La police, de
son côté, n’a voulu faire aucune déclaration.
Ces
accidents de la circulation tout en confortant les
observations faites par le ministre Atcha Atchi
Titikpina, sont l’expression du manque de rigueur
dans le contrôle technique de ces engins de la mort
qui circulent sur les routes.
Le
Togo est un pays qui se veut en reconstruction. De ce
point de vue, il urge que les autorités prennent la
mesure de la chose et songent à construire des
infrastructures adéquates et modernes pour éviter aux
populations de plus en plus croissantes de Lomé et
des villes de l’intérieur de continuer à se partager
des « ruelles » qui ne peuvent plus tenir.
Et,
parlant de ruelles, Lomé en regorge beaucoup, ne
permettant pas à la circulation de se développer
normalement. Durant les heures de pointe, les gros
véhicules sont souvent déviés sur ce « boulevard des
armées », trop étriqué et bordés de caniveaux des
deux côtés ; une occasion propice pour que
facilement, ces gros véhicules se renversent.
Marc D. KOUAKANI-ASSI |
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En
ce début du mois de février, Manbafèyi, un cadre
d’un canton du pays kabyè, qui avait perdu son père,
organisa la danse « Soo » à son intention. Une fête
grandiose fut organisée. Outre les boissons de la
gamme de la brasserie BB, on dénombrait plusieurs
dizaines de bœufs abattus et une cinquantaine de
pots de Tchoukoutou (boisson locale à base du mil)
que les voisins lui avaient offert pour lui
témoigner leur solidarité.
Le
jour de la danse « Soo », l’ambiance était très
festive et pour cause; tout le monde pouvait manger
et boire à volonté. Tous ceux qui étaient allés à
cette fête s’y étaient rendus dans un état normal
mais retournaient chez eux ivres.
Donga, une femme du voisin de la famille de
Manbafèyi, reconnue pour son penchant pour l’alcool,
ne voulut pas rater l’occasion. Ce jour-là, elle but
à telle enseigne qu’elle ne pouvait même pas se
tenir en équilibre ; « même à quatre pattes ». Sous
l’effet de l’alcool qui lui tournait la tête, la
voilà parti clopin clopan se coucher dans l’enclos
qui sert de salle de bain à la maison d’à côté, pour
bénéficier de la fraîcheur des lieux.
Dehors, l’ambiance était à son comble. Les danseurs,
au rythme des tambours, chantaient, criaient sous
l’effet de la boisson qui coulait à flot.
Le
jeune Bawoubadi qui sentait le besoin d’uriner se
dirigea vers la salle de bain et trouva maman Donga
qui ronflait paisiblement. Bawoubadi regarda à
gauche puis à droite et s’étant rassuré que personne
ne l’apercevait, déshabilla Donga et se mit à …
Après une partie d’unilatéral plaisir, Bawoubadi
alla se pointer devant la porte d’entrée de la
maison où il dansait en singleton. Lorsqu’il sentait
la voie de nouveau libre, il retournait de plus bel
dans la douche pour se satisfaire.
Tous ceux qui voulaient aller se soulager dans cette
salle de bain se voyaient empêchés par le jeune
Bawoubadi qui leur faisait croire qu’une chienne
avait mi-bas. Personne n’osait donc se faire
attaquer par cette « chienne» qui, en pareil cas,
devait être très agressive.
Entre temps, le propriétaire de la maison qui avait
remarqué l’attitude quelque peu bizarre du jeune
Bawoubadi, voulut savoir ce qui se passait. Il fut
étonné d’entendre le jeune, qui ne savait pas que
c’était le maître de maison, lui répéter son slogan
stratégique : « n’approchez pas, une chienne a
mis- bas ! » Mais cette fois-ci, la stratégie
du jeune échouera puisque le vieux était déterminé à
voir l’animal qui était venu mettre bas dans sa
maison. Il fut pris d’une colère indicible à la vue
de la femme de son ami Akla, couchée presque nue
dans la salle de bain. Le vieux venait de se rendre
à l’évidence que Bawoubadi, profitant de l’état
d’ivresse de la femme de son ami Akla, s’était donné
le luxe d’abuser d’elle.
Akla qui fut mis au courant de l’affaire, fit
semblant de n’être pas touché et lorsqu’il eut
l’occasion, il donna à l’aide de sa canne, un bon
coup au jeune vicieux Bawoubadi. Celui-ci le reçut
sur la tête et tomba évanoui. Il fut évacué au
dispensaire et Akla fut obligé de payer la facture
de l’ordonnance en attendant un probable jugement
lorsque le jeune sera rétabli.
Voilà jusqu’où peut mener l’excès de l’alcool.
Grégoire
Awesso |