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Golfe Info

24  fevrier 2007

[ 215: du 23 fevrier 2007]  
Hier à Tokoin Séminaire : Un accident fait quatre blessés graves

Lundi dernier, le ministère de la sécurité a réuni les acteurs du transport routier et la presse pour faire le point sur les accidents de circulation dans notre pays au cours de l’année 2006.  A cette occasion, l’état vétuste de certains engins a été pointé du doigt par le Colonel Titikpina, qui n’a pas passé sous silence l’état d’ébriété dans lequel certains se mettent au volant.

Comme pour conforter les propos du Ministre de la sécurité, un double accident s’est produit hier jeudi aux environs de 17 heures 30 dans le quartier Tokoin séminaire (tronçon Protestant-Ramco), non loin de la poste de séminaire et de l’église des saints martyrs de l’Ouganda. Un camion Berne, immatriculé TG 6079 AB en provenance de Ramco, a propulsé dans les caniveaux du côté opposé (gauche selon le sens du camion) deux zémidjans (conducteurs de taxi moto) et leurs clients.

D’après les témoignages recueillis sur place, le conducteur du camion roulait à vive allure, lorsque, ayant constaté que les feux tricolores étaient au rouge et ne pouvant pas s’arrêter, parce qu’ayant un système de freinage défectueux, il a du dévier subitement sa trajectoire.

Les deux zémidjans qui venaient dans le sens opposé n’ont pas eu le temps de l’éviter. Ils ont été ramassés avec leurs clients respectifs et projetés dans les caniveaux, leurs engins complètement écrasés. Toujours selon ces témoins, les quatre passagers seraient grièvement blessés et transportés à l’hôpital.

Vu la gravité de l’accident, le nombre de curieux qui voulaient comprendre ce qui s’était passé n’a cessé de croire au fil des heures. C’est ainsi qu’aux environs de 21 heures, alors qu’un camion remorque était venu pour dégager le camion accidenté et que la circulation était momentanément bloquée, un autre accident s’est produit sur la même voix. Une jeep Mitsubishi 4x4, a cogné un taxi. Immatriculé TG 4475 AF, la Jeep aurait selon les témoins, opéré une brusque marche arrière dès que son conducteur, s’est vu signifier que la circulation était bloquée. Le conducteur de taxi qui le suivait, et qui probablement n’aurait pas respecté la distance réglementaire devant exister entre deux voitures en circulation, n’a pas eu le temps de réagir. Il s’est fait cogner ; mais plus de peur que de mal : seules ses phares ont été endommagés.

Interrogé sur les circonstances de cet accident, le conducteur de la Jeep qui avait du mal à tenir sur ses pieds pour avoir pris quelques coups d’alcool, n’avait qu’une seule phrase à sa bouche : « quand vous rentrez dans une voiture par derrière, vous n’avez pas raison, vous êtes fautif ». Unanimement, les témoins rencontrés sur les lieux ne semblent pas être du même avis que le conducteur du 4X4, à qui, ils reprochaient la conduite en état d’ébriété. Pour eux, c’est ce dernier qui est en tort puisque soutiennent–ils, il n’aurait même pas jeté un coup d’œil dans son rétroviseur avant de mettre la marche arrière.

Ces deux accidents qui, pour l’heure, n’ont enregistré que des dégâts matériels, viennent s’ajouter à deux autres qui s’étaient produits sur ce tronçon, en face de l’usine Amina la semaine dernière et un autre la semaine d’avant. Dans ces cas précédents, ce sont encore des camions berne qui étaient en cause, et on a déploré la perte d’une vie humaine .La police, de son côté, n’a voulu faire aucune déclaration.

Ces accidents de la circulation tout en confortant les observations faites par le ministre Atcha Atchi Titikpina, sont l’expression du manque de rigueur dans le contrôle technique de ces engins de la mort qui circulent sur les routes.

Le Togo est un pays qui se veut en reconstruction. De ce point de vue, il urge que les autorités prennent la mesure de la chose et songent à construire des infrastructures adéquates et modernes pour éviter aux populations de plus en plus croissantes de Lomé et des villes de l’intérieur de continuer à se partager des « ruelles » qui ne peuvent plus tenir.

Et, parlant de ruelles, Lomé en regorge beaucoup, ne permettant pas à la circulation de se développer normalement. Durant les heures de pointe, les gros véhicules sont souvent déviés sur ce « boulevard des armées », trop étriqué et bordés de caniveaux des deux côtés ; une occasion propice pour que facilement, ces gros véhicules se renversent.

Marc D. KOUAKANI-ASSI

 
Faits Divers : Alcool et funérailles une cohabitation difficile

Actuellement le pays kabyè est marqué par des cérémonies de toutes sortes dont la danse « Soo » en mémoire des personnes du troisième âge ayant perdu leur vie. Ces cérémonies sont des occasions pour leur rendre un dernier hommage. C’est aussi une occasion pour certains de se livrer aux dérives de toutes sortes : alcoolisme, débauche, vol, etc.

En ce début du mois de février, Manbafèyi, un cadre d’un canton du pays kabyè, qui avait perdu son père, organisa la danse « Soo » à son intention. Une fête grandiose fut organisée. Outre les boissons de la gamme de la brasserie BB, on dénombrait plusieurs dizaines de bœufs abattus et une cinquantaine de pots de Tchoukoutou (boisson locale à base du mil) que les voisins lui avaient offert pour lui témoigner leur solidarité.

Le jour de la danse « Soo », l’ambiance était très festive et pour cause; tout le monde pouvait manger et boire à volonté. Tous ceux qui étaient allés à cette fête s’y étaient rendus dans un état normal mais retournaient chez eux ivres. 

Donga, une femme du voisin de la famille de Manbafèyi, reconnue pour son penchant pour l’alcool, ne voulut pas rater l’occasion. Ce jour-là, elle but à telle enseigne qu’elle ne pouvait même pas se tenir en équilibre ; « même à quatre pattes ». Sous l’effet de l’alcool qui lui tournait la tête, la voilà parti clopin clopan se coucher dans l’enclos qui sert de salle de bain à la maison d’à côté, pour bénéficier de la fraîcheur des lieux.

Dehors, l’ambiance était à son comble. Les danseurs, au rythme des tambours, chantaient, criaient sous l’effet de la boisson qui coulait à flot.

Le jeune Bawoubadi qui sentait le besoin d’uriner se dirigea vers la salle de bain et trouva maman Donga qui ronflait paisiblement. Bawoubadi regarda à gauche puis à droite et s’étant rassuré que personne ne l’apercevait, déshabilla Donga et se mit à … Après une partie d’unilatéral plaisir, Bawoubadi alla se pointer devant la porte d’entrée de la maison où il dansait en singleton. Lorsqu’il sentait la voie de nouveau libre, il retournait de plus bel dans la douche pour se satisfaire.

Tous ceux qui voulaient aller se soulager dans cette salle de bain se voyaient empêchés par le jeune Bawoubadi qui leur faisait croire qu’une chienne avait mi-bas. Personne n’osait donc se faire attaquer par cette « chienne» qui, en pareil cas, devait être très agressive.

Entre temps, le propriétaire de la maison qui avait remarqué l’attitude quelque peu bizarre du jeune Bawoubadi, voulut savoir ce qui se passait. Il fut étonné d’entendre le jeune, qui ne savait pas que c’était le maître de maison, lui répéter son slogan stratégique : « n’approchez pas, une chienne a mis- bas ! »  Mais cette fois-ci, la stratégie du jeune échouera puisque le vieux était déterminé à voir l’animal qui était venu mettre bas dans sa maison. Il fut pris d’une colère indicible à la vue de la femme de son ami Akla, couchée presque nue dans la salle de bain. Le vieux venait de se rendre à l’évidence que Bawoubadi, profitant de l’état d’ivresse de la femme de son ami Akla, s’était donné le luxe d’abuser d’elle.

Akla qui fut mis au courant de l’affaire, fit semblant de n’être pas touché et lorsqu’il eut l’occasion, il donna à l’aide de sa canne, un bon coup au jeune vicieux Bawoubadi. Celui-ci le reçut sur la tête et tomba évanoui. Il fut évacué au dispensaire et Akla fut obligé de payer la facture de l’ordonnance en attendant un probable jugement lorsque le jeune sera rétabli.

Voilà jusqu’où peut mener l’excès de l’alcool.

Grégoire Awesso

 
 
 

 

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