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Golfe Info |
22 fevrier 2007 |
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[
N°214: du
21 fevrier 2007]
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Recrudescence des accidents de la circulation : Le
ministre de la sécurité tire la sonnette d’alarme |
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Cinq cent dix sept (517) morts, soit un pourcentage
de 3 usagers de la route tués tous les 2 jours au
Togo, durant l’année 2006, telles sont les
conclusions d’une étude interministérielle rendue
publique hier mardi 20 février 2006. C’était au
cours d’une rencontre entre le ministre de la
Sécurité, Atcha Titikpina et les différents
partenaires du transport routier (responsables
syndicaux, patronaux, chefs de service routier…)
visant à partager le fruit de cette étude et à
recueillir les propositions des uns et des autres en
vue de trouver dans les meilleurs délais, les voies
et les moyens pour pallier le « phénomène de la
recrudescence des accidents sur les routes
togolaises ». |
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Dans un exposé fait conjointement par le Directeur
général de la Police Nationale, le Colonel Mompion et
le Commandant par intérim de la gendarmerie
nationale, Yao Kondi, il ressort que ces accidents
surviennent entre 12 et 14 heures GMT (le jour), et
23 et 04 heures GMT (la nuit), principalement sur la
Nationale N° 1 reliant Lomé à Cinkassé sur laquelle
sont enregistrés « 183 cas d’accidents ayant
occasionné 253 morts en 2006 ». Le document a mis
en exergue les localités les plus touchées par ces
accidents : Gléi, Aouda, Défalé, Alédjo…
Selon cette étude, plusieurs facteurs sont à la base
de ce fléau. Ainsi, de l’irresponsabilité des
conducteurs à l’insouciance des responsables
syndicaux en passant par la passivité et le laxisme
des forces de l’ordre, le document a fait le point
sur l’état du phénomène au niveau de tous les postes
de responsabilités concernés.
Les
premiers indexés restent, les conducteurs qui ne « respectent
pratiquement pas le code de la route, roulent sans
casques, font du surcharge, conduisent en état
d’ébriété sans permis de conduire et d’assurance des
véhicules le plus souvent vétustes et hors norme ».
Quant aux responsables syndicaux, ils ont dénié les
intérêts corporatistes au profit de la recherche du
gain personnel en « investissant les routes avec
des barrages pour des contrôles inopinés ». Le
plus souvent, ces accidents se passent sous les yeux
des forces de l’ordre « passifs, corrompus et
laxistes ». Le document présenté révèle aussi
l’« inadéquation entre la formation reçue par ces
agents avec les contrôles » et surtout le « manque
de moyens criard », favorisant le fléau des
accidents au Togo.
En
plus, les trottoirs sont occupés par des vendeurs de
toutes sortes, forçant les piétons à emprunter la
chaussée étroite sur laquelle circulent des « voitures
vieilles de 10 à 20 ans », communément appelées
« venues de France » qui sont sans visites
techniques. Le document note en outre, l’état
défectueux des infrastructures routières qui ne sont
plus entretenues, jonchées de nids de poule, avec une
absence d’aire de stationnement.
Pis
encore, le code togolais de la route comporte des
textes éparses et obsolètes. En effet, ce code datant
de 1935 et retouché en 1978 reste calqué sur celui de
la France. Il est donc inadapté aux réalités du
terrain et le document en veut pour preuve que le « sens
giratoire ou la priorité en France », tel que
appris dans les écoles de conduite est « à gauche
tandis que qu’il est à droite au Togo ». Ce qui
pose un problème de contradiction préjudiciable à la
sécurité routière.
Par
conséquent, le document préconise dans les jours à
venir, « une campagne tous azimuts médiatisée »
axée sur des messages expressifs à l’endroit des
couches les plus jeunes de la population (écoliers,
étudiants…) en vue d’éveiller leur conscience sur les
dangers qu’elles courent. Il est prévu aussi une
révision du code de la route qui tiendra désormais
compte de la « ceinture de sécurité, du port des
casques, de l’utilisation du portable au volant, de
l’assurance obligatoire… ». Le gouvernement est
appelé à aménager des aires de stationnement, à
installer des panneaux de signalisation, à dégager
des routes pour les motocyclistes et à accélérer « le
projet de contournement de la faille d’Alédjo et du
mont Défalé ».
Des
mesures répressives comme « la rigueur dans le
respect du code de la route, l’instauration des
contraventions et autres amendes, la punition des
corrupteurs et des corrompus » sont aussi
envisagées. Il est prévu l’installation de radars de
surveillance de la vitesse sur la route nationale
n°1, la formation des agents de sécurité routière et
l’installation des fourrières dans toutes les
localités du Togo.
Les
représentants des organisations syndicales et
patronales se sont dits « très satisfaits » de
cette rencontre qui, selon eux, visent à coordonner
la lutte contre la recrudescence des accidents au
Togo. Ils ont réaffirmé leur « disponibilité à
accompagner » les autorités dans la mise en œuvre
de ces mesures.
Edem K.
Assignon
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Bonne gouvernance économique : Les fisc poursuivent
les contribuables indélicats |
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C’est par les affiches 12 m2 que
la direction des impôts a décidé de faire part au
public et plus spécifiquement aux opérateurs
économiques qu’elle part en guerre contre les
contribuables indélicats. Ainsi des messages du
genre « je paie mes impôts et toi », « le Togo est
en marche, ma contribution, je paie mes impôts »,
sont entre autres ceux qu’on peut lire sur ces
affiches qui inondent la ville de Lomé actuellement,
et qui au vu des illustrations interpellent plus
d’un sur la nécessité de payer les impôts, sources
de revenus de l’Etat et qui lui permettront de faire
face à ses dépenses. |
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Entre temps, la société Ramco de l’homme d’affaire
libano-togolais, RAM fera les frais de cette
nouvelle dynamique naissante au sien du service des
impôts. Ainsi, des magasins appartenant à cette
société ont été « fermés pour non paiement
d’impôt ». Selon les informations, RAMCO reste
devoir une bagatelle de 2 milliards de FCFA au
service des impôts. Une somme colossale qui ne peut
sous aucun prétexte faire l’objet de cadeau à un
opérateur d’un tel calibre.
La
directrice des impôts, Ingrid Awadé Nana, semble
déterminée à en découdre avec des hommes d’affaires
qui pendant longtemps ont bénéficié des largesses du
régime togolais. Qui peut imaginer il y’a encore
deux ans qu’un opérateur comme RAM serait dans ce
pétrin ? Aujourd’hui l’ère nouvelle promise par les
autorités togolaises semble résolument en marche.
Mais loin de se féliciter de ce cas, somme toute
assez révélateur du renouveau, les togolais
attendent de voir si d’autres opérateurs qui ont
contribué à mettre à terre l’économie togolaise
seront eux aussi poursuivis.
Naturellement d’aucuns diront qu’ils n’en sont pour
rien et qu’ils n’ont fait que profiter du chaos
togolais. Et bien aujourd’hui il est temps que le
Togo aille de l’avant.
Marc
D.
Kouakani-Assi |
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Résolution de la crise politique togolaise :
L’économie ne doit pas être oubliée |
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Le 20 août 2006 a été signé sous les hospices du
président burkinabé Blaise Compaoré l’accord
politique global. Un accord politique qui est sensé
remettre politiquement le Togo sur les rails.
Aussitôt après, les institutions multilatérales
comme le FMI (Fonds Monétaire International) et la
Banque Mondiale ont envoyé des missions à Lomé pour
prendre attache avec les nouvelles autorités et leur
faire part de la disponibilité de leur institution
respective à reprendre langue avec le Togo. Mais
hélas, depuis lors rien ne semble bouger. Tout le
gouvernement semble plutôt plus occuper par la mise
en œuvre de l’APG que par les questions économiques.
Et pourtant plus de trois ministères ont en charge
l’économie et le développement, les finances et
l’aménagement du territoire. |
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En
2004, la Banque Mondiale et le PNUD (Programme des
Nations Unies pour le Développement) avaient
conjointement élaboré pour le Togo un document de
réengagement. Bien avant vers la fin des années 90, afin
de permettre au pays de bénéficier des programmes
d’annulation de la dette multilatérale, le FMI a demandé
aux autorités togolaises d’élaborer un document
stratégique de réduction de la pauvreté. Après moult
tractations les autorités togolaises ont fini par sortir
un document intérimaire qui a été adopté en conseil des
ministres en octobre 2001. Malheureusement l’évolution
de la crise politique ne leur a pas permis de le
soumettre au conseil d’administration du fonds.
Aujourd’hui, face au renouveau naissant, il est demandé
aux dirigeants togolais d’actualiser les données de ce
document qui date de 2001. Mais voilà, personne ne
semble presser. Dans les entourages des institutions de
Bretton Wood, on ne comprend pas la lenteur des
autorités togolaises à mettre sur pied ce document très
important pour la reprise de la coopération entre le FMI
et le Togo. De même, les institutions de Bretton Woods
s’étonnent de l’absence de programme entre elles et le
Togo.
En
effet, avant toute reprise d’activité de la Banque
Mondiale et du FMI au Togo, il faudrait entre autre que
le Togo paie sa dette vis à vis de la banque qui
s’élèverait aujourd’hui à plus de 103 milliards de
dollars ; qu’il ait un programme avec le FMI et que son
DSRP (Document Stratégique de Réduction de la Pauvreté)
soit soumis au conseil d’administration de ces
institutions jumelles. Du côté du ministère de
l’économie et du développement, on assure que les
travaux sont en cours. Mais à y voir près les autorités
togolaises ne semblent pas du tout pressées de renouer
avec le FMI et la banque mondiale.
Certains justifient ce manque apparent de volonté par le
poids de la dette bilatérale. Mais encore, l’alibi ne
semble pas tenir. Selon des informations concordantes,
des mécanismes peuvent être mises en place par la Banque
Mondiale et d’autres bailleurs pour amener le Togo à
payer sa dette sans difficulté majeure. Une chose est
évidente, il faudrait que les autorités togolaises
reprennent langue avec tous leurs partenaires notamment
la Banque mondiale et le FMI. La résolution de la crise
actuelle passe nécessairement aussi par la politique
mais aussi par l’économie.
Pour
l’heure, on constate que ces institutions ont fait le
pas vers les autorités togolaises et il leur revient de
remplir les conditions qu’il faut pour remettre le Togo
sur les rails. Cela passe par la mise en place d’un
programme de réforme économique. Ce qui suppose que les
suites données aux recommandations et aux résolutions du
séminaire sur la relance économique organisé en juin
dernier sont très attendues pour faire le décollage
économique du Togo.
Marc
D.
Kouakani-Assi |
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Jean-pierre Fabre répond à la primature : «Ce n’est
pas parce qu’on a signé un accord qu’il faut se
jeter dans un piège à con» |
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Le
lundi dernier, la Primature par le truchement se son
Directeur de Cabinet, Georges K. Aïdam, a adressé un
courrier aux responsables de l’Union des Forces de
Changement (UFC). Ce courrier qui s’apparente à une
lettre-réponse de la Primature à l’UFC, fait suite à
une série de recommandations adressées par le parti
de Gilchrist Olympio au chef de l’Etat, Faure
Gnassingbé et au gouvernement à la fin des travaux
du 2e Conseil
National de l’UFC tenu les 3 et 4 février derniers à
Lomé. Les dites recommandations de l’UFC portent sur
un certain nombre de sujets relatifs à l’application
de l’Accord Politique Global (APG) d’une part et
d’autre part sur quelques aspects du quotidien des
populations notamment l’eau, l’électricité, les
infrastructures…. Les termes et la fermeté de la
lettre-réponse du chef du gouvernement montrent à
suffisance, les relations scabreuses entre ces deux
formations politiques de l’opposition togolaise.
Même si la Primature a pris soin d’inviter les
responsables de l’UFC à clarifier mieux leurs
recommandations, il apparaît de plus en plus clair
que le pas du non retour à de vieils amours entre
l’UFC et le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR)
est franchi et apparemment, pour de bon. |
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Réagissant par rapport à la lettre de la Primature,
le secrétaire général de l’UFC, Jean-Pierre Fabre a
estimé que la démarche de Georges Aïdam est « l’expression
d’un désarroi ». Poursuivant, il a déclaré
que « ce n’est pas parce qu’on a signé un accord
qu’il faut se jeter dans un piège à con ».
Une réponse du berger à la bergère ?
A
priori non. La réponse de la Primature à l’UFC
montre à suffisance que le fossé est davantage
creusé entre ces deux poids lourds de l’opposition
togolaise.
La
réponse « sèche » du chef de cabinet du PM à
l’UFC invite à s’interroger sur un certain nombre de
choses. Pour une correspondance adressée au
gouvernement, on peut se demander pourquoi, le
Premier ministre n’a pris soin de la porter à la
connaissance de toute son équipe lors d’un conseil
des ministres par exemple avant de signifier une
quelconque réponse à son « ami du même bord »
(si ce dernier l’est encore).
De
ce point de vue, certains observateurs de la scène
politique togolaise indiquent que la « démarche »
du cabinet du chef du gouvernement traduit les
velléités politiques d’une opposition togolaise en
panne de stratégie concrète de conquête du pouvoir
et embourbée dans des querelles intestines et
stériles face au rouleau compresseur du
Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) qui, lui,
peaufine ses cartes et multiplie les opérations de
charme en direction des populations en attendant le
24 juin prochain, jour probable pour la tenue des
législatives anticipées.
Mais pour d’autres analystes, plutôt qu’une réponse
de la Primature, la lettre du 19 février révèle
ouvertement la position du CAR par rapport au
comportement de l’UFC qui, vraisemblablement
chercherait par son absence à se présenter comme une
« vierge », exemptée de toute critique dans
la gestion du pays de l’après l’ APG. En réalité, le
problème du CAR et de l’UFC trouve son fondement
dans les calculs électoraux. Ces deux parties ayant
toujours obtenu les plus grands scores lors des
élections.
L’opposition togolaise rattrapée par le passé.
Le
refus de l’UFC d’entrer dans le gouvernement d’union
nationale conformément à l’Accord Politique Global
rend difficile la résolution de la crise togolaise.
La présente cantate que le CAR et l’UFC sont entrain
de jouer se présente sous un aspect du déjà vu dans
le paysage politique du Togo. En effet, après avoir
boycotté les législatives anticipées de 2002 « le
RPT se présentant seul et du coup devenant
majoritaire », l’opposition togolaise a été mise
devant le fait accompli. Elle a beau crier au
scandale et exiger que la loi fondamentale ne soit
pas touchée.
Peine perdue, le RPT qui n’a pas « froid aux jeux »
(comment pouvait en est-il autrement) a tourné dos
aux observations faites par ses adversaires, passe à
la vitesse supérieure et tripatouille les articles
clés de la Constitution. Le vin étant tiré,
l’opposition l’a bien bu avec le « passe- passe »
du 6 février 2005 où avec la bénédiction de cette
Assemblée monocolore, Faure Gnassingbé, à l’époque
ministre de l’Equipement et des Transports,
redevient député, président de l’Assemblée nationale
puis président de la République Togolaise pour finir
le « mandat de son père » mort 24 heures plus
tôt dans le ciel tunisien (officiellement).
Les brouilles du même genre sont intervenues par le
passé entre le CAR et l’UFC. L’un des sujets qui
avaient suscité la controverse entre ces deux
formations en juin 2005 se situait dans le cadre des
négociations entre Faure Gnassingbé et l’opposition
sous les auspices du président nigérian Olesugun
Obasanjo, en vue de la désignation d’un Premier
ministre issu de la Coalition de l’opposition aux
lendemains de la présidentielle du 24 avril 2005. A
l’époque, Patrick Lawson, le 3e vice-président
de l’UFC avait accusé implicitement Me Yawovi
Agboyibo dans une interview accordée à nos confrères
du journal « Le Changement » de vouloir se
rendre à Accra (pour rencontrer le président
nigérian en visite dans ce pays) en catimini « sans
qu’il en dise mot aux autres membres de la Coalition »,
avant d’ajouter que « c’est par une acrobatie que
la Coalition s’est rendue en délégation à Accra ».
En réaction à ces propos, Me Yawovi Agboyibo jusque
là, coordonnateur général de la Coalition a estimé
« avoir travaillé de bonne foi pour que la
coalition prenne la tête du pays ».Se sentant
victime de la « duplicité » des autres
membres de la coalition, il a déclaré : « Je ne
savais pas que j’étais au milieu des acrobates…tout
se passe comme si nous évoluons dans un jeu où on
gagne en faisant perdre son équipe ». Comme pour
montrer sa bonne foi sus évoquée, le patron du CAR a
révélé que l’UFC avait à titre personnel
« notifié le nom d’un candidat pour le poste de
Premier ministre, bien qu’elle ait refusé de faire
partie de la coalition qui s’est rendue le 06 juin
2005 à Lomé II pour remettre la plate-forme (qui
contenait des exigences de l’opposition pour son
entrée au gouvernement après le désastre de la
présidentielle du 24 avril) au chef de l’Etat ».
L’autre volet des antagonismes UFC / CAR s’est
révélé au moment du paraphe de l’Accord Politique de
Base en juillet 2006. Le parti de Gilchrist Olympio
avait accusé la procédure suivie par le président du
bureau directoire qui se trouvait être Me Agboyibo
pour en arriver là. Pour le numéro 1 du CAR, il
fallait sauver les acquis des discussions de Lomé ne
serait-ce par un paraphe en attendant le recours à
la médiation. Mais pour Gilchrist et les siens, le
document comportait trop de désaccords. La
Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA)
du professeur Léopold Gnininvi aussi avait refusé
d’apposer son paraphe au bas du document.
Plus loin, on peut remonter aux discussions en
aparté entre le RPT et l’UFC (à Sant’Edigio, Abuja,
Accra…). Une démarche qui a mis le feu aux poudres !
L’actuel locataire de la primature avait dans le
temps fait une lecture de cette démarche selon
laquelle, elle risquait de mettre les autres
formations de l’opposition sur la touche dans la
prise des décisions qui engagent l’avenir du pays.
Mais les grands enjeux pour lesquels le RPT a
multiplié les tentatives ont fait tâche d’huile,
puisque cela a permis de diviser l’opposition.
Aujourd’hui, à l’allure où les choses vont, il est
clair que la mayonnaise a véritablement pris.
L’opposition est divisée et le RPT peut se frotter
les mains. C’est de bonne guerre !
Y
a-t-il encore une raison pour que l’opposition
accuse le RPT ?
Les querelles stériles et inutiles de la classe
politique togolaise, loin de régler la crise socio
politique dans laquelle végète le Togo, conduit à
l’exaspération et de la désolation des populations
d’une part et d’autre part renvoie l’échéance d’une
démocratie réussie qui tient compte des aspirations
profondes des peuples à plus tard. En attendant que
l’UFC dépose ses « clarifications » sur le
bureau de Me Yawovi Agboyibo, le divorce entre son
parti le CAR et celui de Gilchrist Olympio, l’UFC
semble définitivement consommé.
Noël Y. A. GLISSOU |
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