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Golfe Info

17 fevrier 2007

[ 212: du 16 fevrier 2007]  
Faits Divers :  «Allo Maman, Bruxelles me manque» !

Face à la misère sans nom qui ronge leur quotidien depuis le début du processus de démocratisation dans leur pays, bon nombre de jeunes Togolais n’ont qu’un seul credo : immigrer, que ce soit à l’extérieur du continent africain ou dans un de ses Etats perçu comme pays d’abondance. Voici toutefois le récit bizarre d’une jeune Togolaise qui a raté une occasion inavouée de redresser sa vie à la faveur d’un séjour bruxellois.

Ablavi est une jeune fille qui vivait à Lomé. Paresseuse de son état, elle n’a pas pu franchir le cap de la classe de 5e malgré les énormes moyens mis à sa disposition par ses parents. Il faudra toutefois préciser que dans le cas d’Ablavi, le terme parents ne convient pas tout à fait. En effet, notre collégienne est le fruit d’un concubinage entre son père et sa mère qui étaient encore sur les bancs d’école. Issus chacun de leur côté de familles aisées, les géniteurs d’Ablavi vivent aujourd’hui à l’étranger, le papa au Canada, et la maman en Belgique. Ils se sont séparés tout juste après la venue au monde du résultat de leur aventure amoureuse juvénile. Depuis leur immigration, Ablavi n’a qu’un seul être cher ; il s’agit de sa grand-mère paternelle qui non seulement assurait son éducation morale mais aussi pourvoyait à ses besoins par l’entremise quelquefois des sommes que lui envoient le père ou la mère de sa petite fille.

Pendant les dernières vacances scolaires, Maman-Ablavi a entrepris de faire voyager sa fille sur Bruxelles, sur conseil de ses proches parents et surtout soucieuse de l’avenir de sa progéniture qui depuis deux années était devenue apprentie dans un salon de coiffure. Comme tous les jeunes de sa génération, Ablavi était aux anges à l’idée de voyager sur l’Europe. A Bruxelles, Ablavi fut inscrite dans une école confessionnelle dirigée par des sœurs. Durant les premières semaines de son séjour, l’ex-apprentie coiffeuse manifesta aux yeux de sa maman son désir de rompre avec sa sulfureuse réputation de paresseuse impénitente. Mais l’espoir de Maman-Ablavi allait être douché lorsque sa fille fit la connaissance d’un jeune Africain à qui on collait l’étiquette de trafiquant de drogue. Impolitesse, cours séchés, sorties en boîtes de nuit couplés à la paresse au sens large du mot étaient dorénavant les nouveaux traits caractéristiques d’Ablavi. Les conseils de sa maman ainsi que ceux de ses enseignants n’y ont rien fait. Maman-Ablavi fut alors conseillée de rapatrier le plus tôt possible sa fille indomptable au bercail au risque de se voir elle-même expulser du territoire belge. C’est cependant avec un cœur meurtri qu’elle s’exécuta. Le jour du « rapatriement » d’Ablavi, il a fallu faire recours à un de ses oncles maternels pour déjouer une de ses ultimes fugues.

Maman-Ablavi croyait infliger une bonne leçon de la vie à la Bruxelloise de quelque mois en la ramenant à Lomé. C’était sans compter sur l’habileté et la ruse de cette dernière. Moins d’un trimestre après son retour sur sa terre natale, « l’ex-branchée » de Bruxelles rentra en contact avec un Européen inconnu de sa famille. Elle repartit ensuite en Europe, direction, Amsterdam cette fois-ci.

Il nous faudra plusieurs colonnes pour vous narrer les récits qu’elle ne cesse de raconter occasionnellement par le biais du téléphone à sa grand-mère qu’elle a abandonnée à Lomé. Sachez tout simplement qu’en semant le grain de la paresse, Ablavi a récolté auprès de son inconnu de Blanc une place de choix dans une maison close. Tortures et humiliations de tout genre avec impossibilité de s’enfuir sont ses lots quotidiens. Ella a même adressé à sa maman ses vœux de repentance au prix d’une nouvelle immigration sur Bruxelles. Que feriez-vous à la place de Maman-Ablavi ?

 
Accélération du processus de création du CNJ : Une rencontre organisée hier à Lomé

Le Secrétariat  d’Etat auprès du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de la Promotion des Jeunes, a organisé hier à la direction de la Culture à Lomé, une rencontre entre une délégation de la jeunesse de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) et les membres du comité ad hoc du Comité National de la Jeunesse (CNJ) du Togo. Plusieurs autres jeunes gens ont pris part aux discussions.

Il s’agissait pour les responsables de ce département d’attirer l’attention de la jeunesse togolaise sur la nécessité de mettre tout en œuvre pour que le Togo devienne d’ici 2008, membre de foi du Conseil International de la Jeunesse (CIJ) de l’OIF. Ce qui, selon le secrétaire d’Etat, Gilbert Kodjo Atsu, permettra au Togo de participer aux travaux de l’Assemblée Générale du Conseil International de la Jeunesse de l’OIF prévue pour l’année prochaine. Pour ce faire, il a insisté sur la sensibilisation de la jeunesse et d’autres mécanismes qui puissent encourager les jeunes à adhérer aux idéaux de la CNJ. Il s’est également plaint du fait que des pays comme le Cameroun, le Bénin, le Burkina-Faso et d’autres pays du continent africain aient une forte représentation au sein du CIJ contrairement au Togo.

Jean-Pierre Mclaughlin, responsable des dossiers de la jeunesse au niveau du CIJ a situé la rencontre d’hier dans une perspective qui tient compte de l’implication de la jeunesse dans la prise des décisions qui engagent leur avenir. Pour lui, il faut qu’il existe au niveau de chaque Etat membre de l’OIF, un cadre d’expression de la jeunesse dans tous les domaines. C’est ce qui justifie en l’en croire, la création des CNJ dans tous les pays de la Francophonie. « Les CNJ doivent être une représentation nationale de la Jeunesse de chaque pays. On a besoin de ces comités pour être les porte-parole des jeunes dans les grandes rencontres internationales étant attendu que tous les jeunes ne peuvent participer aux débats », a-t-il déclaré. Sur les éventuelles aides que l’OIF pourrait apporter au Togo, Jean-Pierre Mclaughlin a déclaré que l’organisation va appuyer le pays à travers les mécanismes de dialogue, en ressources humaines d’une part et d’autres part dans le financement de l’Assemblée constitutive. D’autres formes d’aide telle que l’élaboration d’un programme qui associe les jeunes aux objectifs du CNJ de l’intérieur du Togo sont également évoquées par le diplomate canadien. Un débat a mis fin à la rencontre permettant ainsi à l’assistance de mieux s’imprégner des réalités des CNJ.

Le comité ad hoc chargé de l’élaboration des textes devant régir le fonctionnement du CNT a été mis en place le 02 février dernier. Composé de 39 membres, il est dirigé par  un bureau de 7 personnes et est présidé par Messan Folly Notrson, fonctionnaire de l’administration publique chargé de la division vie associative au niveau du département de la jeunesse.

Ce projet du secrétariat d’Etat chargé de la Promotion de la Jeunesse est soutenu par le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFP) et le Bureau Régional pour l’Afrique de l’Ouest de l’OIF (BRAO-OIF).

Noël Y. A. GLISSOU

 
Exploitation des travailleurs domestiques : Une forme d’esclavage à combattre

L’exploitation des travailleurs domestiques communément appelés « bonnes ou boys », surtout en milieu urbain, devient un phénomène récurrent. La situation économique précaire et l’ignorance de certains parents amènent ceux-ci à confier leurs enfants à des tiers plus nantis afin que ces derniers assurent leur « survie ». La plupart du temps, l’objectif premier de ce placement est détourné au profit d’une exploitation qui ne dit pas son nom. Ces enfants placés sont exploités dans les familles d’accueil comme travailleurs domestiques, obligés d’assumer les charges d’entretien de la maison, de garde des enfants, de la sécurité des biens du ménage, etc.

A ces corvées ménagères qui se traduisent par des journées interminables de travaux, s’ajoutent les violences tant physiques que morales dont sont victimes ces enfants. Mazalo, une fillette de 12 ans témoigne : « ma patronne me frappe chaque fois que je n’arrive pas à vendre tous les sachets d’eau fraîche (pure water) qu’elle me confie. Pour manger, je n’ai droit qu’à 100 f CFA pour toute la journée que je passe au marché. Elle n’a aucune pitié dans son coeur ».

Outre ces maltraitances, il faut relever les violences sexuelles qui, de par leur nature, sont susceptibles d’affecter la psychologie de ces enfants souvent victimes de viols. Selon Mélanie Gnandi, coordonnatrice sous-régionale africaine de l’Ouest francophone de ECPAT (End Child Prostitution, child pornograhy and Trafficking of sexual purpose), «ces enfants sont sexuellement utilisés parfois en contrepartie des cadeaux, des faveurs ou même sous menaces ».

Malheureusement, la plupart de ces victimes n’arrivent pas à dénoncer les auteurs de ces actes odieux dans la mesure où, les violeurs menacent leurs victimes de les renvoyer de la maison si, celles-ci en parlaient. Etant en majorité issues de familles pauvres, ces filles préfèrent garder le silence.

La disponibilité de la main d’œuvre abondante et bon marché a fait développer dans les pratiques, le recrutement des mineurs comme travailleurs domestiques par des ONG qui se sont spécialisées dans le domaine. En 1998, on estimait à plus de 150.000, les fillettes qui servaient comme domestiques dans les foyers à Lomé, selon une enquête réalisée par WAO-Afrique (World Association for Orphans and anbandonned children), une ONG qui a pour objectif la défense des droits des enfants au Togo et en Afrique.

Quant à Baïmey David de cette ONG, certains parents participent plus ou moins à l’exploitation de leurs progénitures. « Il y a des parents qui se sentent soulagés du seul fait que leurs enfants sont chez des tiers où ils arrivent au moins à manger quotidiennement. Souvent les enfants sont placés sous les ménages dans le but de rembourser les dettes de leurs parents par le travail qu’ils sont appelés à accomplir », a-t-il déclaré. Un agent de Servir-Togo, une ONG spécialisée dans le recrutement des travailleurs domestiques a confié que son organisation reçoit régulièrement des plaintes de maltraitances de la part de domestiques. « Quand ces cas pareils se présentent, nous discutons avec les employeurs et si les sévices ne cessent pas, nous résilions le contrat », a-t-il laissé entendre.

Un autre agent d’une ONG a témoigné que « actuellement, il y a un homme qui est en prison   suite à un viol perpétré sur sa domestique ».

Par ailleurs, il faut souligner que nombre d’employeurs s’estiment non satisfaits de la prestation des travailleurs domestiques. C’est ce qui ressort de la réunion qui a eu lieu le vendredi 10 et dimanche 12 novembre 2006 au centre CESAL de Tokoin séminaire entre une ONG de défense des droits des enfants et les employeurs de domestiques. Evidement, la prestation des domestiques jugée insatisfaisante par leurs employeurs s’explique par un déphasage entre le mode de vie de ces enfants qui viennent en majorité des villages et localités environnantes de Lomé et celui de la ville qui s’impose à eux et dont ils doivent faire face et s’accommoder rapidement.

En tout état de cause, ces allégations ne sauront guère justifier les traitements souvent inhumains dont sont victimes ces enfants qui accomplissent les travaux difficiles par rapport à leur âge.  Face à cette situation qui prend de plus en plus une ampleur inquiétante, le parlement avait en mars 2005, adopté une loi réprimant le trafic et toutes les formes d’exploitation des enfants.

Aujourd’hui, il urge, au-delà de l’existence des textes, que des actions concrètes soient envisagées afin d’éradiquer ce fléau.

 A cet égard, il serait très salutaire, outre les sanctions à l’endroit des contrevenants à la loi, de mieux ordonner le métier par une réglementation de recrutements et de placements des travailleurs domestiques. Ceci passera aussi par une sensibilisation des populations des localités de Zanguéra, Ségbé, Azaoun et autres qui sont, selon certains responsables des ONG de défense des droits des enfants, « des zones pourvoyeurs d’emplois domestiques».

Grégoire AWESSO

 
Industrie de la musique au Togo : Ebauche d’autopsie du hip-hop Togolais

Dans un pays où l’asphyxie économique qui sévit depuis quatorze (14) ans a fini d’instaurer un génocide culturel et de diviser davantage le pays, les Eperviers comme la musique (le hip-hop en particulier) incarnent pour la jeunesse togolaise non seulement « les seules occasions de relaxation sociale » mais aussi les canaux vers une réelle réconciliation nationale. Mais, contrairement au ballon rond, le hip-hop est véritablement le creuset dans lequel se fondent et s’interpénètrent les différentes traditions togolaises ; quoique ce nouveau monde musical qui tarde à se structurer est miné par divers maux qui sont fils de la tragédie politique que traverse la « Terre de nos aïeux » (Togo) depuis plus de quatre (04) décennies.

Des Black Syndicate (pionniers du mouvement hip-hop au Togo fin 1985-1990) à la floraison d’artistes ou de groupes de nos jours tout en passant par la sortie du premier album dans ce genre musical (fruit d’une complicité entre Oro Below et Y. More), le hip-hop togolais s’est profondément métamorphosé. Il s’est du coup défini un glossaire tout aussi riche que coloré, toutefois loin des sentiers d’une quelconque contestation manifeste et à outrance, contestation dont se revendique le mouvement lui-même à ses origines américaines. C’est dire que bon nombre des textes des artistes togolais évoluant dans cette mouvance musicale sont chargés surtout des thèmes de l’amour ainsi que des appels à la résistance devant les vicissitudes de la vie.

L’évocation et l’invocation de Dieu y sont également très présentes, implicitement ou explicitement comme d’ailleurs dans toute la musique togolaise. L’auditoire du hip-hop au Togo semble cependant n’avoir que cure de cette particularité. En témoigne l’engouement de cette musique auprès des jeunes et peu à peu auprès des « adultes », lorsque le hip-hop vient à se marier avec les chants traditionnels (ce qu’on convient d’appeler « tradi-hip »), mieux avec les vieux succès de la chanson togolaise (remix). Toutefois, ces dernières postures musicales sont encore très peu empruntées par les artistes togolais. En fait, plus qu’un style musical, le hip-hop apparaît aux yeux de ses adeptes togolais comme un ensemble qui dépasse le contexte purement artistique : mode, mouvement et danse hip-hop en sont ses composantes. S’identifier à ce mouvement revient à faire sienne, une certaine forme de « philosophie » qui a pour prétention non avouée de rompre avec le BCBG (Bon chic bon genre) des années 80-90. Pourtant, les mordus (acteurs comme public) du présent genre musical ne voient pas toujours la vie en rose, tant leur joyau commun, touché par divers maux, semble être fugace et manqué de soins.

Tout aussi internes qu’externes, ces maux sus évoqués relèvent d’une part de la sphère artistique elle-même et d’autre part des tribulations du marché du disque togolais. Pour ce qui est du premier cas, il faudra souligner l’ « absence » de structures de production dignes de ce nom et accessibles financièrement à l’artiste moyen de hip-hop togolais. Dans un tel contexte, la promotion qui constitue la rampe de lancement d’une carrière dans le show-biz est tout simplement ignorée à défaut d’être faite à pas de charge. Du coup, il n’est pas rare de voir un seul titre ou clip d’un artiste « trôner » ou passer à satiété sur les médias avant la sortie effective de l’album sur lequel il figure plusieurs mois plus tard. Trop souvent, les artistes ne touchent pas, sinon qu’une infime partie des redevances de la diffusion médiatique de leurs œuvres. La méconnaissance de leurs droits d’auteur couplée à l’amateurisme dont fait montre la plupart d’entre eux constituent le terreau de la survivance d’une pareille anomalie.

Dans le second cas, la piraterie musicale (dont Lomé constitue une « plaque tournante » en Afrique de l’ouest) associée à l’étroitesse du marché discographique local suffisent largement à sceller le sort des « pauvres » artistes. Bon nombre d’amateurs nationaux de hip-hop ont tendance à aimer les produits musicaux plutôt que leurs auteurs compositeurs. Pire, les Togolais consomment rarement les productions togolaises. Préférer une copie piratée d’un Cd (Compact disc) d’Eminem ou d’Usher (artistes américains officiant dans le même registre musical)  à un original d’un Eric MC, ou soit graver des tubes à succès togolais pour ensuite les diffuser sans aucune « entrave » dans un lieu public, sont des sports nationaux au Togo.

De plus, la presse togolaise dans sa globalité n’accorde une certaine visibilité à cette mouvance musicale que durant l’instant d’un méga concert ou géante manifestation culturelle. Pas d’émissions débats, d’articles, de sites Internet sur le sujet, sinon parcellaires ou tronqués.

Nonobstant cette litanie d’obstacles, on assiste à un fourmillement de naissances d’artistes ou de groupes dans cette sphère musicale, presque un « accouchement » par mois, sinon plus. La région maritime (sud du pays) remporte la « palme d’or » dans ce domaine même si rencontrer des « fidèles » du hip-hop du sud au nord comme de l’est à l’ouest du pays ne relève plus dorénavant d’une gageure.

Bien évidemment, ces lots d’artistes ne sont pas logés à la même enseigne. D’aucuns ont plus de popularité que d’autres. Parmi les tenants du mouvement, citons entre autres Eric MC, Ali Jezz, Wedy, Small Poppy, le groupe Djanta Kan, Orcyno, O. Below etc. En réalité, faute de données « fiables » sur les ventes d’albums de tel artiste par rapport à un autre ou de sondages crédibles, la cote de popularité de ces artistes ne s’établit que sur la base des concerts qu’ils organisent ou encore leur passage en boucle sur les chaînes de radio et de télévision. Même l’organisation des « Togo hip-hop Awards » (qui devaient être à leur quatrième édition en 2006) n’a pas suffi à lever l’équivoque sur cette question à cause de divergences existant entre organisateurs et certains artistes.

Cependant, l’émulation que crée la mise en place d’une telle cérémonie est de nature à animer et encourager la concurrence autour du hip-hop togolais, concurrence de laquelle « coulera » la crème de ce mouvement musical qui deviendra peut-être « Most wanted » sur le marché musical continental, pour reprendre dans ce sens le nom d’un groupe de la place dont le premier clip (qui a inondé pendant de longues semaines le paysage audiovisuel loméen) est une parfaite illustration de la donne prévalant dans le hip-hop « made in Togo ».

Edem GADEGBEKU

 
 

 

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