|
Golfe Info |
31 janvier 2007 |
|
|
|
|
|
Présidence ghanéenne de l’UA : Kuffuor face au défi
de transparence au Togo |
|
Réunis
dans la capitale éthiopienne du 29 au 30 janvier
dernier dans le cadre du 8e sommet
de l’Union Africaine (UA), les chefs d’Etats et de
gouvernements du continent africain ont confié au
Ghana les rênes de l’organisation panafricaine.
C’est donc désormais John Kuffuor qui présidera aux
destinées d’un continent toujours en proie aux maux
tels que les guerres, la famine, la maladie, le
retard technologique, et surtout les réticences à
l’alternance démocratique. Le Ghana vient ainsi
d’être couronné à la veille de ses 50 ans
d’indépendance (6 mars 1957). Beaucoup de dossiers
attendent donc le président Kuffuor à l’instar de la
crise au Darfour (Soudan), le conflit ivoirien….
Mais au-delà de ces crises, bon nombre d’analystes
estiment qu’avec cette nouvelle casquette, le leader
ghanéen pourrait avoir une certaine influence dans
la résolution de la crise togolaise. |
|
En
portant leur choix sur le Ghana au détriment du
Soudan pour diriger l’UA, les chefs d’Etats et de
gouvernements africains ont d’une manière ou d’une
autre sanctionné leur homologue soudanien qui
s’oppose non seulement à l’envoi d’une force
d’interposition onusienne au Darfour mais aussi ne
fait rien pour régler cette crise qui aurait déjà
fait plus de 200 000 morts et des milliers de
déplacés.
Cette décision de l’UA conforte également la position
des organisations internationales de défense des
Droits de l’Homme dont Human Rights Watch qui avaient
demandé avant même le début des travaux que la
présidence de l’UA ne soit jamais concédée au
dirigeant soudanien. Le président tchadien, Idriss
Déby Itno qui s’est aussi opposé à une présidence
soudanienne peut dès lors se frotter les mains.
L’intéressé qui intervenait hier sur les antennes de
Radio France Internationale (RFI) s’est réjoui de
cette décision et à même accusé ses pairs du
continent de « n’avoir rien fait pour condamner le
Soudan » pour son soutien aux rebelles du Socle
pour le Changement, l’Unité et le Développement
(SCUD) de Yaya Diallo et du Général Séby Aguid.
Les dossiers brûlants
Il
est désormais acquis que pour l’année 2007, la
résolution des crises en Afrique passera d’une
certaine manière par le moule de la diplomatie
ghanéenne. Ce rôle de régulateur des conflits
s’annonce rude pour Kuffuor qui, il faut l’avouer ne
dispose forcément pas d’une grande carrure sur le
plan international à l’instar d’un Olésugun Obasanjo
du Nigeria ou d’un Thabo N’beki de l’Afrique du Sud.
Au
nombre de ces conflits, il y a le très fragile
processus de normalisation de la situation somalienne
qu’il faut dans un premier temps chercher à
consolider. De l’autre côté, le conflit au Tchad.
Même si les « coups de botte et les canons »
se sont tus pour le moment, le pays n’est pas
toujours à l’abri d’une « résurrection des
rebelles ». Il en est de même pour la République
Centrafricaine.
Le
fumant dossier de Darfour devra aussi occuper une
bonne partie de l’agenda du nouveau président de l’UA.
Dans cette crise, il se dégage une forme d’inertie de
la part de la communauté internationale en ce qui
concerne sa résolution.
Il
revient à John Kuffuor de trouver un remède à cet
épineux problème. Mais il ne faut pas se leurrer. A
priori, il faut se demander si Kuffuor peut réussir
là même où son concitoyen, Koffi Annan et la toute
puissante Organisation des Nations Unies (ONU) ont
échoué ?
D’autres dossiers et non des moindres attendent
également le dirigeant ghanéen. Il s’agit notamment
de l’affaire Hussein Habré (l’ancien président
tchadien réfugié au Sénégal et accusé d’avoir
massacré des dizaines de ses compatriotes) d’une part
et d’autre part celle de Charles Taylor (considéré
comme le principal investigateur des conflits qui ont
ensanglanté son pays, le Libéria et la Sierra Léon et
dans une moindre mesure la Guinée) dont le procès est
renvoyé en juin prochain. Peut-être le président
ghanéen va-t-il s’appuyer sur le Comité des Sages
(créé par le 8e sommet
et composé de 5 personnalités les plus respectées en
Afrique pour chercher les moyens de gestion et de
prévention des conflits) sur le continent.
Au niveau de la CEDEAO
La
situation socio politique dans la sous-région ouest
africaine est préoccupante. La crise ivoirienne n’est
toujours pas résolue. Même si le dossier est
aujourd’hui confié au président en exercice de la
Communauté Economique des Etats de l’Afrique de
l’Ouest (CEDEAO), le président Blaise Compaoré, la « crise
identitaire », le nœud du conflit (selon
Guillaume Soro, le secrétaire général des Forces
Nouvelles, l’ex rébellion ivoirienne) paraît très
sensible et risque de faire perdurer les rivalités
entre le Nord et le Sud. Dans ce cas, le nouveau
patron de l’UA doit batailler dur.
Par
ailleurs, John Kuffuor devra œuvrer également pour
une consolidation des délicates stabilités politiques
au Libéria, au Sierra Léone et en Guinée Bissau. Sur
ces points, le président Kuffuor pourrait s’appuyer
sur son homologue burkinabé.
La question togolaise
Le
Ghana est considéré comme l’un des complices passif
de la succession « dynastique » de Faure
Gnassingbé au pouvoir aux lendemains de la
disparition de son père Eyadema après ses 38ans de
dictature à la tête du Togo. Et pour cause. De son
vivant, le président Eyadema avait toujours soutenu
John Kuffuor (aide logistique pendant les différentes
campagnes électorales) l’un des opposants de l’ancien
président ghanéen, John Jerry Rawlings jusqu’en 2000.
Les autorités togolaises soupçonnaient à l’époque le
capitaine de l’aviation ghanéenne d’être en
connivence avec les opposants togolais surtout
Gilchrist Olympio. Aussi, les dirigeants togolais
ont-ils toujours vu derrière toutes attaques avérées
ou inventées contre le pouvoir d’Eyadema, une
conspiration du leader de la National Democratic
Congress (NDC, le parti de Rawlings). C’est donc sans
surprise que Kuffuor à tout fait pour entourer son
gendre, Faure Gnassingbé de ses soins, à la suite de
son « élection » du 24 avril 2005.
Par
ailleurs, cette élection de Kuffuor à la tête de l’UA
intervient à un moment où le Togo se prépare encore à
un nouveau scrutin ; les législatives de juin. Le
Togo étant « mauvais élève en matière électorale »,
beaucoup de doutes subsistent en ce qui concerne la
transparence des futures échéances. Si les élections
prévues normalement pour le 24 juin devraient avoir
lieu, ce devrait donc sous la présidence allemande de
l’Union Européenne (UE).
Il
y a quelques temps, Faure Gnassingbé dans une
interview accordée à Jeune Afrique avait lui-même
émis des réserves sur «l’hostilité» allemande
vis-à-vis du Togo.
Réagissant à la désignation du Ghana dans une
déclaration publiée par le site officiel du
gouvernement togolais, un responsable de la
délégation présidentielle au sommet de l’UA disait à
propos de l’élection de Kuffuor : « c’est un bon
choix d’autant plus que le président John Kuffuor est
un voisin mais aussi un ami ». Sans aucune autre
mesure, Lomé trouve en Kuffuor un autre protecteur,
quelqu’un qui peut défendre encore ses causes même si
le grand « parrain », le président français
Jacques Chirac est sur le point de faire ses valises
à l’Elysée.
L’échec de la Communauté Economique des Etats de
l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) dans la résolution de
la crise née de la succession controversée de Faure
Gnassingbé au pouvoir aux lendemains de la mort de
son père a porté un coup dur à la crédibilité de
cette organisation. Dans un souci de redorer son
blason au Togo, on peut imaginer que pour les
prochaines législatives, les dirigeants ouest
africains adoptent une neutralité en laissant les
acteurs politiques togolais jouer librement le « jeu
électoral ». Kuffuor peut-il encore jouer à
l’amitié sans faille avec le régime de Faure
Gnassingbé ? Quelle sera alors son choix entre
alliance et surveillance ?
Ce
qui est sûr aujourd’hui, la communauté internationale
dans ses approches de solutions aux crises en
Afrique, s’appuie sur les décisions des ensembles
régionaux. Dans ces conditions, John Kuffuor ne peut
s’extraire de la CEDEAO. Il devra composer avec son
homologue burkinabé, Blaise Compaoré qui est le
président en exercice de l’organisation sous
régionale mais aussi le facilitateur dans la
résolution de la longue crise socio politique au
Togo. Il a par conséquent une grande responsabilité
à jouer dans ce processus. Celui de conduire sa
médiation à terme avec à la clé l’organisation
d’élections libres et transparentes au Togo.
Les
relations entre le Togo et le Burkina Faso se sont
détériorées avant la mort de Gnassingbé Eyadema. Les
deux capitales s’accusaient mutuellement d’activités
subversives. Mais, Faure Gnassingbé en quête d’une
certaine consolidation de son jeune pouvoir « acquis
grâce aux canons des Forces Armées Togolaises »,
s’est lancé dans une opération de charme en direction
de ses voisins pour renforcer ses frontières.
L’offensive diplomatique tous azimuts a fini par
payer. Tout a été donc fait par Lomé pour inspirer
confiance à Ouagadougou qui a besoin d’une ouverture
sur la mer. De l’autre côté, à l’Est, le Bénin de
Yayi Bony ne constitue aucun problème pour le pouvoir
de Faure Gnassingbé. Quant au Ghana, il fera l’objet
de doutes à cause des relations « familiales »
et « authentiques africaines » qui lient les
deux chefs d’Etat.
En
somme, les 12 prochains mois de Kuffuor à la tête de
l’UA peuvent apporter une certaine crédibilité à la
diplomatie ghanéenne à condition que les acteurs
politiques africains s’inscrivent dans une logique de
développement et de démocratie. Les Togolais pour
leur part attendent de voir à nouveau, l’attitude de
ces organisations pendant les prochaines échéances
électorales qui devront relancer le pays sur de
nouvelles bases. Et le Ghana, devra prouver, qu’à la
place du Soudan, il n’a pas démérité.
Noël Y. A. GLISSOU |
|
|
|
Rock Gnassingbé - Tata Avlessi :
La
passation de service a eu lieu hier à Kégué |
|
Hier mardi, a commencé officiellement le mandat de
Tata Avlessi et de ses 11 collaborateurs.
Pour
donner l’évènement, une cérémonie de passation de
service a regroupé au siège de la Fédération
togolaise de football à Kégué une assistance
composée dans sa majorité de sommités du football
togolais et de certains acteurs. Cette crème du
sport roi au Togo a suivi au moins trois
communications essentielles. D’abord celle du
président sortant qui de façon solennelle à confié
la destinée du sport roi à son successeur, ensuite
celle du tout nouveau président de la FTF, Tata
Avlessi suivie du mot du patron du sport au Togo, le
ministre de la jeunesse et des sports, Richard
Attipoé. |
|
Le
premier discours dans son ensemble est passé inaperçu,
vu que les journalistes sont restés hors de la salle.
Quant à celui de Tata Avlessi, il a été l’occasion pour
le président de l’US Masséda de réitérer sa volonté de
travailler avec toutes les bonnes volontés qui veulent
bien contribuer à la gestion saine du football national.
S’inspirant vraisemblablement des propos de son
prédécesseur, il a tenu à rassurer les uns et les autres
sur sa volonté de continuer le travail, là où l’a laissé
l’équipe de Rock Gnassingbé. Tata Avlessi n’a pas hésité
à exprimer sa sincère reconnaissance au travail déjà
abattu par le bureau de la deuxième mi-temps de Rock,
avant de promettre s’enquérir « des conseils utiles »
auprès de ce dernier au moment opportun.
Quant
au ministre Richard Attipoé, c’est le moment rêvé pour
faire oublier le bras de fer qui a vu le jour autour du
recrutement raté de l’entraîneur français, Patrice
Neveu. Il a également émis le vœu du gouvernement qu’il
représente, de voir la nouvelle équipe faire mieux que
la précédente. Il a pour finir, rassuré le bureau de
Tata Avlessi de « la collaboration technique et
financière » que promet le gouvernement togolais.
Une
visite guidée des différents bureaux a mis fin à la
cérémonie.
Les
à côté de la cérémonie
Pour
la cérémonie de passation de service organisée pour
confier les clés de l’instance du football togolais au
nouveau bureau, il a été constaté certains comportements
qui ont révélé la déception de certains membres du
bureau sortant de la FTF à perdre tous les privilèges
que leur conférait leur statut de responsable d’une
instance nationale de football. Meublant la page des à
côté de cet événement, ces agissements ont été
considérés par certains comme le dernier feu de paille
de l’équipe sortante.
En
plus, la cérémonie a débuté avec une arrivée tardive,
plus d’une heure de retard, du président sortant, Rock
Gnassingbé et du ministre de la jeunesse et des sports,
Richard Attipoé. Ce qui a laissé les membres du nouveau
bureau poiroter en dehors du bâtiment du siège de la FTF,
sous un chaud soleil. Même si certains ont poussé leur
superstition jusqu’à voir dans l’arrivée presque au même
moment de ces deux personnalités censées diriger la
cérémonie, une sorte de connivence, il est néanmoins à
noter que les échanges se sont apparemment déroulés dans
de bonnes conditions.
Outre
ce problème de ponctualité, la question de l’accueil
réservé aux médias a encore refait surface du côté des
hommes de sécurité, zélés de Rock Gnassingbé qui ont une
fois encore constitué un obstacle pour les journalistes
de la presse privée. Pour glaner ne serait-ce qu’une
séquence d’image ou de son, il a fallu aux journalistes
de certains organes de passer avec brio le test de force
les ayant opposés aux forces de l’ordre alors que les
médias d’état n’ont eu aucune difficulté à s’introduire
dans la salle. « Mais heureusement que nous sommes à
la fin de ce règne dictatorial à la tête du football »,
a lâché dans sa furie un homme de presse déçu.
Cette
passation de service marque la fin des huit ans de Rock
Gnassingbé qui devra dès lors se contenter dans sa
déchéance d’un statut de président d’honneur de Dyto de
Lomé ; ce qui peut également lui conférer une ferveur
d’opposition ou de critique des actes du nouveau bureau
au cas où ce dernier venait à perdre le fil de sa
mission.
Gabin KOISSIDJIN |
|
|
|
Football/ nouvelle aventure entre Stephen keshi et
les Eperviers : Risques, enjeux et défis |
|
La
Fédération Togolaise de Football, version Tata
Avlessi, est sur le point de signer dans ces jours
un nouveau contrat avec l’ancien sélectionneur des
Eperviers du Togo, Stephen Keshi. Ce dernier arrivé
à Lomé depuis hier en provenance des Etats-Unis avec
cet accord, reprendra sa place de coach principal,
après l’avoir perdu en février 2006 sous contrainte
de l’équipe de la FTF que dirigeait Rock Gnassingbé.
Pour cette nouvelle aventure que certains veulent
encore plus prolifique alors que d’autres sont
encore dubitatifs sur l’état de la collaboration qui
existera entre le bureau de Tata Avlessi et le
technicien nigérian, il convient de jeter un regard
sur les risques, les enjeux et les défis. |
|
Après avoir traversé le cœur serré l’affaire
Keshi-Adébayor de la CAN 2006, les évènements
malheureux de Wangen avec la grande crise des primes
qui a secoué la délégation togolaise au mondial, et
le processus de toilettage du bureau de la FTF sous
la supervision de la CAF et de la FIFA, la page est
entrain d’être complètement tournée.
Les risques
Un
nouveau bureau depuis le 09 janvier et qui est entré
officiellement en fonction hier mardi, une reprise
du championnat national à partir du 04 février mais
aussi, un nouvel ancien entraîneur sur le point de
reprendre la tête des Eperviers. Voilà en substance
le trajet que vient de faire le Togo du football
pour renouer de façon saine avec les instances
internationales et les compétitions à venir.
Mais à ce jour, ce qui fait le plus l’actualité des
les sphères du football togolais est ce retour de
Stephen Keshi. L’homme, on le connaît, grand
capitaine des Supers Eagles du Nigeria et auteur
d’un coup de maître qui a conduit le Togo au concert
des grandes nations du football mondial. Malgré
cette gloire qui mérite d’être considérée à sa juste
valeur, « il a été remercié selon certains en
monnaie de singe pour un problème de complicité
fomenté de toute pièce par les membres du bureau de
la FTF et dont Shéyi Adébayor n’en a été que
l’instrument utilisé ». Dans son bilan, il est à
insérer le parcours presque sans faute des
éliminatoires du mondial et de la CAN 2006 où il a
eu à enregistrer 7 victoires, 2 nuls et une seule
défaite. Keshi s’est même fait décorer chevalier de
l’ordre du mono. Si aujourd’hui son retour ne
rencontrait pas le même succès, il faut s’attendre à
des réactions diverses. D’une part pour un public
sportif togolais fou de foot et qui malgré les
problèmes l’a toujours porté dans son cœur, preuve
de la réclamation de ce dernier par les supporters
togolais, il sera premièrement une déception. A
l’encontre des nouveaux locataires du siège de la
FTF à Kégué, les critiques ne manqueront pas.
Devenu presque une branche d’opposition sur la scène
du football national, les fidèles compagnons de Rock
Gnassingbé referont certainement surface pour
brandir ce qu’ils ont pu réaliser en 8 ans
d’activité pour le sport roi au Togo. Il sera alors
évoqué les trois participations à la CAN (1998,
2000, 2006) et la qualification historique pour le
Mondial allemand.
Plus important encore, Tata Avlessi et compagnons,
déjà en proie à des divergences de toute nature,
doivent s’attendre à la guérilla du ministre Richard
Attipoé, qui, depuis la période des campagnes pour
l’élection à la FTF et le bras de fer qu’ayant
occasionné le recrutement avorté de Patrice Neveu,
semble être très alerte dans ses propos sur la
gestion du football au pays du feu général
Gnassingbé Eyadema. Avec tous ces contours, la
deuxième mi-temps de Keshi s’annonce très
périlleuse. Un échec de sa première mission, celle
d’une qualification du Togo pour la CAN 2008, est
synonyme de descente aux enfers pour le technicien
nigérian alors que le bureau exécutif de la FTF,
aura peut-être à se hisser haut, en octroyant aux
Togolais les délices d’une seconde qualification
consécutive pour le mondial en 2010 en Afrique du
Sud.
Les enjeux
Pour les optimistes, ces supporters qui continuent
de croire que Keshi est l’entraîneur idéal des
Eperviers, un retour du super eagle, doit être celui
de la nouvelle dynamique.
En
effet sans pour autant s’allier à cette tendance, il
faut reconnaître que les éléments ayant pesé dans la
balance pour un deuxième mandat de Keshi sont
certainement son intégrité morale et sa connaissance
à peu près des joueurs de la sélection nationale.
Cela a été d’ailleurs prouvé avec Otto Pfister qui
après avoir promis de nouvelles têtes en sélection
pour le mondial n’a eu qu’à composer avec des
éléments incontournables du dispositif de Keshi.
Au-delà de cette considération, le technicien
nigérian a bénéficié de la contingence dans laquelle
se trouve actuellement la sélection togolaise
menacée de ne pas se présenter à la prochaine CAN.
Il
est plus qu’impérieux, vu que les Eperviers sont 3ème
du groupe 9 des éliminatoires avec trois points, de
remporter toutes les 4 rencontres à venir s’ils
comptent se présenter au pays de Kuami N’krumah.
D’aucuns ont légitimé le recrutement de Keshi au
détriment de Patrice Neveu comme une compensation.
On fait état de ce que ce dernier peut se consoler
de ce retour pour oublier les 100.000.000 F CFA que
lui devait l’ancien bureau.
Les Défis
A
la différence de son premier passage à la tête des
Eperviers, le bientôt nouveau coach de l’équipe
nationale togolaise, tout comme Tata Avlessi et son
bureau se doivent aujourd’hui selon les observateurs
nationaux et internationaux du football faire mieux
que l’équipe à Rock Gnassingbé. Ce qui en terme
clair voudra dire que le salut de Keshi passe par
une qualification pour la CAN 2008 et l’octroi d’un
second tour de phase finale au public sportif
togolais. En plus de cela, la nouvelle équipe aura
de son côté pour objectif de redonner une bonne
visibilité au championnat togolais, une bonne
campagne aux clubs engagés dans les compétitions
africaines, et surtout une seconde qualification
retentissante pour le mondial 2010.
En
attendant de se fixer clairement sur les clauses du
contrat de Stephen Keshi, une chose est certaine :
le deuxième passage du nigérian au sommet de la
sélection togolaise ne sera pas couronné du même
résultat. Il faudrait s’attendre soit à un succès
encore plus grand ou soit à une déception, vu que
beaucoup d’eau a déjà coulé sous les ponts et que la
sélection nationale est en pleine mutation avec
certains joueurs proches de la retraite à l’instar
du capitaine Dosseh Abalo alors que d’autres ne
seront qu’à leur première expérience.
Gabin KOISSIDJIN |
|
|
|
 |
|
|
|