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La
montée en flèche
Pour la première mi-temps de cette saison européenne
2006-2007, seulement trois Eperviers togolais ont
été plus alertes de par leur prestation. C’est le
cas du milieu de terrain de Louhans Cuiseaux (D3 en
France) Alaixis Romao qui serait sur les tablettes
de plusieurs clubs de ligue 2 et 1 en France, des
attaquants togolais de la Gantoise et d’Arsenal,
Olufadé Adékambi et Shéyi Emmanuel Adébayor. Pour le
premier, il a été présent tout au long de la phase
aller sur la pelouse et très important dans
l’entrejeu de son club. Les deux autres, pour avoir
toujours fait parler leur appétit de butteur n’ont
pas été mis sous silence par les défenses des
championnats Belge et Anglais de première division.
Si Olufadé est déjà à 10 réalisations, son
compatriote, Shéyi Adébayor a déjà pour son compte
trouvé le chemin des filets à plus de six reprises.
Maintenance et sortie en douce
Nibombé Daré, après avoir été blessé juste en début
de saison est de retour. Il est en train de
reprendre à petit coup sa place au sein de la
défense de son club, RAEC Mons, qui fait sa première
saison de D1 Belge. A 26 ans, il se présente comme
le pion indispensable d’une défense togolaise qui
est en passe de perdre son capitaine, Abalo Dosseh,
presque à la retraite. Quant à l’autre tour de
contrôle de la défense togolaise, Tchangaï
Massamaesso, son arrivée en Arabie Saoudite en
provenance de Malaga en Espagne tarde un tant soit
peu pour confirmer tout le talent du joueur. Toutes
les expériences de haute compétition cumulées
pendant plus de 8 ans déjà avec les Eperviers et
dans le championnat italien qu’il a pratiqué pendant
longtemps peuvent lui servir encore de levier pour
une carrière professionnelle qui est dans sa phase
la plus déterminante.
Milieu de terrain, Thomas Dossèvi de Valenciennes
dont le contact avec la sélection togolaise remonte
à fin 2001 et début 2002, ne connaît pas pour
l’instant un début de saison verte dans la ligue 1
de France. Avec un seul but au compteur pour la
phase aller, il doit lui rester beaucoup de travail
à faire pour s’imposer dans un premier temps comme
titulaire avant de prétendre se lancer à l’assaut
des buts adverses ; ceci au grand bonheur du public
sportif togolais qui continue malgré tout de le
porter dans son cœur.
Qu’il s’agisse de Kader Cougbadja (27 ans),
plébiscité au dernier Togo football awards comme le
meilleur Epervier de la coupe du monde, ou de Touré
Assimiou (18 ans), tous deux sont apparemment restés
constant à défaut de progresser.
Le
contact avec la prestigieuse compétition mondiale de
football n’a rien apporté à leur quotidien au sein
de leurs clubs respectifs. Tout comme à ses débuts à
Guingamp (ligue 2 de France) Kader ne se retrouve
plus pratiquement sur la liste de la seconde ligue.
On le retrouve comme joueur réserve. Même cas de
figure pour le jeune togolais sociétaire du Bayern
Leverkusen (D1 Allemagne), Touré Assimiou. Ce qui
n’était plus envisageable à quelques semaines de la
campagne allemande et même juste après.
Pour légèrement échapper à la déception et pour
donner le ton de leur fin de carrière, Kuami Agboh
et son capitaine en sélection, Abalo Dosseh ont
choisi respectivement la Finlande et le Soudan.
Ancien grand espoir du football français, Kuami
Agboh (28 ans), après ses six mois passés à Beveren
(Ligue 1 Belge), s’est plutôt engagé avec le club
finlandais de Mypa47, champion de Finlande en 2005
et sixième l’an dernier. Mais on se demande toujours
si c’est pour se remettre une fois pour de bon de sa
blessure dont il ne s’était remis complètement
depuis plusieurs années ou si c’est pour une fin de
carrière dans la douceur.
C’est aussi de la même façon que se présente le
retour sur le continent africain de Jean Paul Abalo
Dosseh (32 ans). Après avoir humé pendant longtemps
le vent du championnat français de D2 et de D3, et
son court séjour à APOEL FC (D1 Chypre), l’homme à 4
phases finales de CAN (1998, 2000, 2002, CAN 2006)
et une coupe du monde (2006) ne doit plus
certainement penser à une relance de carrière. Selon
certains observateurs, il sera probablement un
potentiel coach remplaçant de Otto Pfister au sein
du club soudanais de Al Merrikah sur la pelouse que
dans les vestiaires.
Situation pas claire
Dans ce lot des Eperviers mondialistes, les noms qui
font grincer les dents sont ceux du portier
Kossi Agassa, Ludovic Assemoassa, Salifou Moustafa.
Le
premier, aujourd’hui, avec son transfert du FC Metz
à Herculès Alicante (D2 espagnol) est en régression.
Certains l’ont annoncé avoir fait office de
remplaçant à plusieurs reprises alors que d’autres
font état d’irrégularité de papier, ce qui l’aurait
contraint à passer plusieurs semaines à Lomé. Avec
la reprise, va-t-il rebondir pour atteindre son
meilleur niveau ?
Assemoassa ou le blessé oublié de l’ancien bureau de
la FTF est également un regret mais cette fois ci
pour tout le football togolais. Après sa blessure au
mondial, dans le match contre la Corée du sud, qui
l’a écarté pendant 6 mois des pelouses, le joueur a
été laissé à son propre compte par le bureau de la
Fédération que dirigeait Rock Gnassingbé. Mais
heureusement il est aujourd’hui en passe de
triompher de la blessure. Il a repris les
entraînements la semaine dernière. Pourvu qu’il
retrouve sa forme. Quant à Salifou Moustapha, le
Zidane du football togolais, les données semblent
être loin des attentes des fans. Un départ de Brest
peut selon les uns et les autres relancer sa
carrière qui semble ne plus connaître une brillance
comme on pouvait s’y attendre après sa combativité
lors du mondial.
A
la différence de Salifou que certains annoncent être
même sans club, c’est plutôt le silence de cimetière
sur le quotidien d’autres professionnels togolais
comme les portiers réserves des Eperviers, Tchanirou
Ouro Nimini (28 ans) du Djoliba AC du Mali, Obilalé
Kodjovi (22 ans) partie après Le mondial en France,
les défenseurs Akoto Eric (24 ans) de Admira Waker
d’ Autriche, Guédé Karim (21 ans) de Hambourg SV en
Allemagne, les milieux de terrain, Kaka Aziawonou
(26 ans) de Y. B. Berne en Suisse qui serait
libre de tout contrat avec le club, Erassa Affo (23
ans) de AS Moulins et surtout l’attaquant togolais
de Montpellier en France, Malm Robert (31
ans).
Les Eperviers mondialistes sans club
Ils sont trois à être confirmés sur cette liste
moins glorieuse des joueurs sans clubs dans le
monde. Il s’agit en l’occurrence de Senaya Junior
désormais ex-sociétaire de YF Juventus Zürich de la
D2 Belge. Même s’il est sans club, ce jeune pour
l’instant n’a rien perdu de ses dribbles et de sa
solidité dans l’entre jeu. A 21 ans, tous les avis
convergent pour dire que c’est juste un passe temps
qui sera rompu bientôt par un contrat.
Un
autre Epervier, Forson Richmond ; produit du centre
de formation du technicien national, Akoussa Camélio.
Après avoir surpris positivement plus d’un du fait
qu’il s’est présenté à la coupe du monde avec un
bagage du championnat de CFA de la France (il jouait
au JA Poire Survie), ce latéral gauche n’a pu
convaincre les dirigeants du FC Dijon. A 25 ans, il
expérimente pour la première fois la vie d’un joueur
sans club. Espérons que l’attente d’une nouvelle
proposition n’aura aucun effet sur son talent et sa
progression.
Tout comme le capitaine des Eperviers, Mama
Touré Shérif a derrière lui 4 phases finales de CAN
(1998, 2000, 2002, CAN 2006) et une coupe du monde
(2006).
Depuis que le FC Metz s’est séparé de lui, le milieu
gauche de la sélection togolaise n’a plus trouvé
preneur. D’aucuns prédisent déjà une fin de carrière
pour celui là qui à la CAN 1998 a fait dérouter son
vis-à-vis, Abédi Pélé.
Hormis ces mondialistes, il est à noter que certains
togolais d’origine font parler d’eux dans les
championnats européens. C’est le cas des
franco-togolais, Serge Gakpé de Monaco, Razak
Boukari de Lens qui, sont en parfaite forme et du
jeune portier, Chanaf Bougonou (22 ans), évoluant
dans le club de I AB 70 du Danemark.
Gabin KOISSIDJIN |