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Golfe Info

29 janvier 2007

[ 205: du 29 jan 2007]  
Impunité au Togo Messan Agbéyomé Kodjo, ancien PM : «Il faut dédommager les victimes avant d’aller aux élections»

Le vice-président de l’Alliance, Messan Agbéyomé Kodjo a déclaré hier qu’il faudrait une sanction, ne serait-ce que morale pour décourager les auteurs de l’impunité au Togo. L’ex-premier ministre d’Eyadema Gnassingbé a estimé que cette mesure viserait à empêcher que les gens soient « tentés de rééditer » de tels actes. Pour cela, il opte, à l’instar de la Commission d’établissement des faits de l’ONU (Organisation des Nations Unies), pour une commission « justice- vérité- réconciliation » pour apaiser les cœurs. M. Agbéyomé a également préconisé qu’il faudrait « dédommager les victimes avant d’aller aux élections (législatives) ».

A propos de ces élections législatives prévues pour le 24 juin prochain, Agbéyomé Kodjo a trouvé opportune l’adoption de la carte d’électeur sécurisée avec photo : « C’est un élément de sécurité supplémentaire pour éviter les fraudes », a-t-il constaté, ajoutant par rapport au mode de scrutin (proportionnel à la plus forte moyenne) qu’il ne « permet pas de dégager une majorité, mais de rassembler plusieurs courants » qui ne peuvent que recourir à des alliances. Mais un rapprochement avec le CAR (Comité d’Action pour le Renouveau) par exemple n’est pas du goût du vice-président de l’Alliance. Pour lui, il n’est pas question pour eux, à l’Alliance, de se fondre dans un autre parti politique avant ces échéances électorales, à cause d’une « combinaison contre nature qui aurait été conclue sur leur dos ». Agbéyomé Kodjo, un poids lourd de l’Alliance, fait implicitement allusion aux divergences actuellement en cours dans son parti et qui l’ont poussé à dire qu’il est « en rupture de banc avec l’Alliance ». Selon lui, son ami et allié, président du parti (Dahuku Péré), « a posé un problème devant les autorités morales de ce pays ». M. Kodjo souhaite alors que ce problème soit résolu « pour que la confiance revienne ». Il a précisé qu’à cet effet une commission a été mise sur pied pour plancher sur cette situation de crise.

Agbéyomé Kodjo s’est dit alors déçu par ces genres de problèmes politiques à répétition, ce qui le pousserait de plus en plus à d’autres options, tel le sport. C’est ainsi qu’il a justifié sa brigue de la présidence de la FTF (Fédération Togolaise de Football) sans succès. « Jésus a lavé le pied de ses apôtres. C’est pourquoi j’ai voulu laver les pieds des joueurs pour redonner la joie aux Togolais », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il restait disponible à aider le président élu, Tata Avlessi. Mais en revanche, il a déploré sa nomination par ce dernier au poste de conseiller spécial, nomination qu’il a trouvée « illégale et illégitime », parce que non conforme aux textes, et parce qu’on n’avait pas encore passé le témoin au nouveau bureau. Le candidat malheureux à la présidence de la FTF pense quand même mener son combat pour le football togolais, à travers son engagement au FC Mazargues dont il est le nouveau président.

Agbéyomé Kodjo s’est également intéressé à certains autres sujets qui ont marqué l’actualité au Togo, en Afrique et dans le monde. Concernant la pérennité de la célébration du 24 janvier 1974 comme le souvenir d’un attentat manqué contre Eyadema Gnassingbé à l’époque, l’ex-premier ministre a déclaré qu’il serait difficile à Faure Gnassingbé d’abroger certaines fêtes (comme le 13 janvier), au même moment où on lui a demandé de réhabiliter le 27 avril. Justifiant sa présence à ces commémorations, M. Kodjo a déclaré que son parti a participé à ces manifestations dans le souci de se rapprocher de tout le monde. Il a estimé que le président Eyadema était un « grand homme d’Etat » dont les historiens se chargeront d’écrire l’histoire, tout en reconnaissant que « la suspension de la coopération, les difficultés liées à l’avènement de la démocratie ont eu un impact sur son image au plan international ».

La crise sociopolitique en Guinée a également été évoquée par le vice-président de l’Alliance. A l’en croire, la cherté de la vie, la corruption généralisée et l’immixtion du chef de l’Etat dans les affaires de la justice ont conduit à cette situation. Il a affirmé que ce n’est pas pour rien que les concepteurs de la démocratie ont posé des garde- fous tels que des organes de contrôle des institutions, la limitation du mandat présidentiel ; car « lorsque les gens restent trop longtemps au pouvoir, il y a une confusion en tout », a-t-il relevé.

Par ailleurs, comparant la réconciliation quasi certaine entre le président Wade et son ex-premier ministre Idrissa Seck, sa position vis à vis du pouvoir togolais l’ex-premier ministre a trouvé que la question (de son quelconque retour au RPT) n’était pas à l’ordre du jour, d’autant plus que son ancien maître (Eyadema) n’est plus en vie.

Le dernier point abordé par Gabriel Agbéyomé Kodjo est le décès de l’Abbé Pierre en France. Agbéyomé Kodjo a rendu hommage au fondateur de la communauté de l’    Emmaüs pour son combat mené aux côtés des démunis, et l’a qualifié de « Saint Vincent de Paul du XXème siècle ».

Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo est né le 15 octobre 1954 à Tokpli dans le Yoto. Ancien premier ministre du Togo de 2000 à 2002, il avait claqué la porte au RPT (Rassemblement du peuple togolais) en publiant un document intitulé « Il est temps d’espérer » par lequel il invitait à la « réforme du parti ». Ce qui lui a évidemment coûté une exclusion. De retour à Lomé après 3 ans d’exil en France, il avait bénéficié d’un non-lieu dans une affaire de détournement dont il a été accusé, ce qui avait été assimilé à un règlement de compte.

Depuis sa libération, Agbéyomé Kodjo partage sa vie entre les activités politiques et le sport, à côté de son rôle de conseiller auprès de certaines institutions internationales.

Dodji Aimé Abalo

 
Pour une concrétisation des promesses des partenaires en développement   : La transparence des élections s’impose

Le Jeudi 25 janvier dernier, une mission d’opérateurs économiques de la Bretagne française est venue s’entretenir avec les autorités togolaises pour s’informer des opportunités d’investissements dans le pays. Une semaine avant ce groupe d’investisseurs français, c’était un groupe d’une vingtaine d’hommes d’affaires belges qui était dans nos murs pour les mêmes raisons.

Entre septembre et décembre 2006, la société d’administration de la zone franche togolaise a enregistré l’arrivée de trois nouvelles sociétés. De leurs côtés, le fonds monétaire international et la banque mondiale ont au lendemain de la signature de l’accord politique global, envoyé au Togo, des missions d’inspection qui se sont entretenues avec les autorités du pays. Toutes ces missions ont été précédées par l’annonce faite par l’union européenne le 20 août 2006, d’une reprise progressive de la coopération avec le Togo.

Cette liste non exhaustive d’évènements qui sur le plan économique sont intervenus au lendemain de la signature de l’APG, dénote de l’espoir suscité par cet accord auprès des opérateurs économiques aussi bien nationaux qu’internationaux. En d’autres termes, le nombre sans cesse croissant de missions de l’UE, du PNUD, du FMI, de la Banque mondiale, d’hommes d’affaires occidentaux dans notre pays, témoigne de la disponibilité de ceux-ci à investir dans ce pays. Toutefois, à entendre les chefs de ces différentes délégations, ils n’investiront au Togo qu’au lendemain des législatives. Ce faisant, les autorités togolaises d’une manière générale, et les acteurs politiques en particulier, sont tenus d’oeuvrer pour une parfaite mise en œuvre des décisions de l’accord politique du 20 août. Au nombre des actions à mener avec succès, on citera sans nul doute, les prochaines élections législatives et le programme de modernisation de la justice. En effet, depuis, 1998 (date des premières élections contestées de l’ère démocratique au Togo), nombreux sont les opérateurs économiques norvégiens, italiens, chinois, brésiliens, etc. qui ont se sont engagés à investir au Togo à la seule condition que le climat politique de ce pays soit stabilisé. Mais depuis lors, au lieu d’œuvrer pour un assainissement du climat politique à travers des élections libres et transparentes, les autorités togolaises se sont plutôt bornées à organiser des frauduleuses qui ont repoussé les investisseurs. Aujourd’hui encore, à quelques cinq mois des prochaines élections, les togolais sont encore invités à faire preuve de courage politique et à organiser des élections, sans effusion, de sang qui décrisperont l’environnement politique et encourageront les investisseurs étrangers et nationaux à investir dans l’économie togolaise.

Par ailleurs a réduction du chômage, le décollage de l’économie nationale, la lutte contre la pauvreté, des concepts qui relèvent du projet de société des différents partis politiques togolais, sont autant de défis qui attendent le Togo, au lendemain de ce scrutin très attendu.

Marc D. Kouakani-assi

 
Arrivée prochaine du leader de l’UFC a Lomé : Gilchrist peut-il encore mobiliser tout Lomé ?
Vendredi 02 février prochain, le leader de l’Union des Forces de Changement, Gilchrist Olympio, effectuera un « retour triomphal » à Lomé après plus de 10 mois d’absence. Son dernier séjour à Lomé remonte en avril 2006, dans le cadre des manifestations du 27 avril, fête de l’indépendance.

Contrairement au passé où l’arrivée du leader du parti le plus radical de l’opposition togolaise suscite ferveur et jubilation au sein des sympathisants de l’opposition, la, présente arrivée semble s’inscrire dans un contexte politique mouvant qui semble ne plus être totalement favorable au leadership du Détia sur la scène politique loméenne, sinon togolaise.

En effet, de par le passé, l’arrivée de Gilchrist Olympio a toujours mobilisé les loméens et quelques jours avant son arrivée, une ambiance d’agitation régnait sur lomé. Les arrivées de l’opposant historique au régime de feu Eyadema avaient aussi souvent donné des maux de tête au ministère de la sécurité et au-delà aux autorités togolaises qui n’ignoraient pas la capacité de mobilisation du fils du premier président du Togo indépendant.

A quelques jours du 02 février, rien ne semble présager que le leader de l’UFC bénéficiera de l’accueil dont il a été toujours gratifié par ses sympathisants toutes les fois qu’il rentrait à lomé. Sa bourde au lendemain de la nomination de Me Agboyibo comme premier ministre du gouvernement de mission, dont son parti n’est pas membre, pourrait toujours peser dans cet accueil.

Au lendemain de récentes tournées à l’intérieur du pays, Patrick Lawson et Jean-Pierre Fabre ont laissé entendre que le parti se portait plus que jamais bien, et qu’ils ont été même surpris par l’accueil dont ils ont été l’objet.

Au-delà de ce discours politique, l’occasion est venue pour les uns et les autres de se rendre compte de la capacité de l’UFC à continuer de mobiliser les togolais autour de son combat politique et à les emmener à continuer de croire en sa vision politique des choses.

Si les tâtonnements des partis de l’opposition au gouvernement semblent être favorables à l’UFC, leur absence à la parade militaire du 13 janvier dernier et les sorties médiatiques de certains responsables du CAR et de la CDPA semblent les avoir repositionné un temps soit peu. Ce qui laisse tout de même penser que rien de concret ne peut se faire sans l’UFC. D’ailleurs, certaines sources proches de la primature indiquent que le maître de ces lieux aurait confié que le Détia est plus dangereux en dehors du gouvernement que dans le gouvernement, contrairement à ce que l’on penserait au RPT.

Pour l’heure, les leaders des autres partis dénient à l’UFC le rang du plus important parti de l’opposition togolaise et indiquent que seules les élections pourront permettre de se faire une idée réelle de la place qu’occupe chaque formation politique sur l’échiquier national.

Marc D. kouakani-assi

 

Pour reprendre les Eperviers ? : Stephen Keshi arrive à Lomé ce mardi
L’ancien sélectionneur des Eperviers du Togo, le Nigérian Stephen Keshi est attendu à Lomé ce mardi. Selon certaines informations qui circulent sur l’arrivée de ce dernier dans la capitale togolaise, on fait état de son retour pour reprendre la sélection nationale togolaise, sans sélectionneur depuis le départ fracassant de Otto Pfister, juste après le mondial allemand en juin 2006.

Selon certaines sources, c’est son imminent retour pour prendre les commandes des Eperviers du Togo qui a motivé le veto posé il y a une semaine par le nouveau bureau de la Fédération Togolaise de Football, contre le recrutement du technicien français, Patrice Neveu. Les mêmes sources vont jusqu’à révéler que les dernières discussions engagées entre le bureau de Tata Avlessi et l’ancien coach du Syli National de Guinée ont échoué. Ce qui renforce encore plus la thèse du retour de Keshi à la tête des Eperviers. Comme justification, on prend à témoin, la déclaration d’après élection du directeur de campagne du nouveau président de la FTF, Zepp Kouétey, sur une radio de la place. Il a au cours de cet entretien avoué que son président et l’ancien coach des Eperviers entretiennent toujours de très bonnes relations et s’appellent tout le temps, avant, pendant et même après le processus ayant abouti à son élection. Ces supputations si elles venaient à prendre corps mettront fin à la longue période d’intérim de plus de six mois assurée par l’entraîneur adjoint, Kodjovi Mawuèna.

En rappel, Stephen Keshi est le grand artisan de la qualification des Eperviers du Togo pour la Coupe du monde 2006. Mais son bilan désastreux de trois défaites à la CAN, Egypte 2006 ne lui a laissé aucune chance de continuer la route avec cette sélection togolaise. Il a été démis de ses fonctions en février 2006 (à quelques mois du mondial allemand) par le bureau de la FTF, que dirigeait à l’époque Rock Gnassingbé.  La suite sera un contrat en catimini avec l’Allemand Otto Pfister. Comme toute la bande des Eperviers, ce dernier sera trempé dans la crise des primes qui a pollué l’atmosphère autour de la délégation togolaise et a même failli ternir l’image de la compétition n’eut été l’intervention énergique de la FIFA.

La grande question aujourd’hui est de savoir, si les succès connus lors la campagne des éliminatoires seront encore au rendez-vous au cas ou un nouveau contrat serait signé entre la FTF et l’ancien capitaine des Supers Eagles du Nigeria ? Par ailleurs, quelle sera la position du ministre des sports, Richard Attipoé qui, a souhaité un sélectionneur n’étant ni de près ou de loin mêlé aux évènements de la CAN et du mondial 2006 ?

Gabin KOISSIDJIN

 
Les Eperviers du Togo : Forme actuelle et perspectives d’avenir

Après une coupe du monde non ridicule sur le terrain malgré la crise des primes, nombreux ont été ces observateurs qui ont misé sur un envol des Eperviers du Togo au niveau de leurs clubs respectifs. Mais à ce jour, la situation semble être tout autre avec certains joueurs togolais qui n’ont pu bénéficier de ce que peut rapporter en terme de contrat une campagne mondiale. Certains d’entre eux, à défaut de monter en flèche ou de se maintenir à leur niveau du mondial 2006, sont allés jusqu’à dégringoler et à se retrouver sans club. En explorant la situation, certains sont déjà tentés d’être pessimistes sur la suite de la campagne des Eperviers pour les éliminatoires de la CAN 2008. En attendant de jauger leur forme réelle sur le terrain, le 07 février prochain à Kégué face aux Lions indomptables du Cameroun, voici ce qui reste dans les esprits comme dernières informations sur la vie de ces Eperviers.

La montée en flèche

Pour la première mi-temps de cette saison européenne 2006-2007, seulement trois Eperviers togolais ont été plus alertes de par leur prestation. C’est le cas du milieu de terrain de Louhans Cuiseaux (D3 en France) Alaixis Romao qui serait sur les tablettes de plusieurs clubs de ligue 2 et 1 en France, des attaquants togolais de la Gantoise et d’Arsenal, Olufadé Adékambi et Shéyi Emmanuel Adébayor. Pour le premier, il a été présent tout au long de la phase aller sur la pelouse et très important dans l’entrejeu de son club. Les deux autres, pour avoir toujours fait parler leur appétit de butteur n’ont pas été mis sous silence par les défenses des championnats Belge et Anglais de première division. Si Olufadé est déjà à 10 réalisations, son compatriote, Shéyi Adébayor a déjà pour son compte trouvé le chemin des filets à plus de six reprises.

Maintenance et sortie en douce

Nibombé Daré, après avoir été blessé juste en début de saison est de retour. Il est en train de reprendre à petit coup sa place au sein de la défense de son club, RAEC Mons, qui fait sa première saison de D1 Belge. A 26 ans, il se présente comme le pion indispensable d’une défense togolaise qui est en passe de perdre son capitaine, Abalo Dosseh, presque à la retraite. Quant à l’autre tour de contrôle de la défense togolaise, Tchangaï Massamaesso, son arrivée en Arabie Saoudite en provenance de Malaga en Espagne tarde un tant soit peu pour confirmer tout le talent du joueur. Toutes les expériences de haute compétition cumulées pendant plus de 8 ans déjà avec les Eperviers et dans le championnat italien qu’il a pratiqué pendant longtemps peuvent lui servir encore de levier pour une carrière professionnelle qui est dans sa phase la plus déterminante.

Milieu de terrain, Thomas Dossèvi de Valenciennes dont le contact avec la sélection togolaise remonte à fin 2001 et début 2002, ne connaît pas pour l’instant un début de saison verte dans la ligue 1 de France. Avec un seul but au compteur pour la phase aller, il doit lui rester beaucoup de travail à faire pour s’imposer dans un premier temps comme titulaire avant de prétendre se lancer à l’assaut des buts adverses ; ceci au grand bonheur du public sportif togolais qui continue malgré tout de le porter dans son cœur.

Qu’il s’agisse de Kader Cougbadja (27 ans), plébiscité au dernier Togo football awards comme le meilleur Epervier de la coupe du monde, ou de Touré Assimiou (18 ans), tous deux sont apparemment restés constant à défaut de progresser.

Le contact avec la prestigieuse compétition mondiale de football n’a rien apporté à leur quotidien au sein de leurs clubs respectifs. Tout comme à ses débuts à Guingamp (ligue 2 de France) Kader ne se retrouve plus pratiquement sur la liste de la seconde ligue. On le retrouve comme joueur réserve. Même cas de figure pour le jeune togolais sociétaire du Bayern Leverkusen (D1 Allemagne), Touré Assimiou. Ce qui n’était plus envisageable à quelques semaines de la campagne allemande et même juste après.

Pour légèrement échapper à la déception et pour donner le ton de leur fin de carrière, Kuami Agboh et son capitaine en sélection, Abalo Dosseh ont choisi respectivement la Finlande et le Soudan.

Ancien grand espoir du football français, Kuami Agboh (28 ans), après ses six mois passés à  Beveren (Ligue 1 Belge), s’est plutôt engagé avec le club finlandais de Mypa47, champion de Finlande en 2005 et sixième l’an dernier. Mais on se demande toujours si c’est pour se remettre une fois pour de bon de sa blessure dont il ne s’était remis complètement depuis plusieurs années ou si c’est pour une fin de carrière dans la douceur.

C’est aussi de la même façon que se présente le retour sur le continent africain de Jean Paul Abalo Dosseh (32 ans). Après avoir humé pendant longtemps le vent du championnat français de D2 et de D3, et son court séjour à APOEL FC (D1 Chypre), l’homme à 4 phases finales de CAN (1998, 2000, 2002, CAN 2006) et une coupe du monde (2006) ne doit plus certainement penser à une relance de carrière. Selon certains observateurs, il sera probablement un potentiel coach remplaçant de Otto Pfister au sein du club soudanais de Al Merrikah sur la pelouse que dans les vestiaires.

Situation pas claire

Dans ce lot des Eperviers mondialistes, les noms qui font grincer les dents sont ceux du portier Kossi Agassa, Ludovic Assemoassa, Salifou Moustafa.

Le premier, aujourd’hui, avec son transfert du FC Metz à Herculès Alicante (D2 espagnol) est en régression. Certains l’ont annoncé avoir fait office de remplaçant à plusieurs reprises alors que d’autres font état d’irrégularité de papier, ce qui l’aurait contraint à passer plusieurs semaines à Lomé. Avec la reprise, va-t-il rebondir pour atteindre son meilleur niveau ?

Assemoassa ou le blessé oublié de l’ancien bureau de la FTF est également un regret mais cette fois ci pour tout le football togolais. Après sa blessure au mondial, dans le match contre la Corée du sud, qui l’a écarté pendant 6 mois des pelouses, le joueur a été laissé à son propre compte par le bureau de la Fédération que dirigeait Rock Gnassingbé. Mais heureusement il est aujourd’hui en passe de triompher de la blessure. Il a repris les entraînements la semaine dernière. Pourvu qu’il retrouve sa forme. Quant à Salifou Moustapha, le Zidane du football togolais, les données semblent être loin des attentes des fans. Un départ de Brest peut selon les uns et les autres relancer sa carrière qui semble ne plus connaître une brillance comme on pouvait s’y attendre après sa combativité lors du mondial.

A la différence de Salifou que certains annoncent être même sans club, c’est plutôt le silence de cimetière sur le quotidien d’autres professionnels togolais comme les portiers réserves des Eperviers, Tchanirou Ouro Nimini (28 ans) du Djoliba AC du Mali, Obilalé Kodjovi (22 ans) partie après Le mondial en France, les défenseurs Akoto Eric (24 ans) de Admira Waker d’ Autriche, Guédé Karim (21 ans) de Hambourg SV en Allemagne, les milieux de terrain, Kaka Aziawonou (26 ans) de Y. B. Berne en Suisse qui serait libre de tout contrat avec le club, Erassa Affo (23 ans) de AS Moulins et surtout l’attaquant togolais de Montpellier en  France,  Malm Robert (31 ans).

Les Eperviers mondialistes sans club

Ils sont trois à être confirmés sur cette liste moins glorieuse des joueurs sans clubs dans le monde. Il s’agit en l’occurrence de Senaya Junior désormais ex-sociétaire de YF Juventus Zürich de la D2 Belge. Même s’il est sans club, ce jeune pour l’instant n’a rien perdu de ses dribbles et de sa solidité dans l’entre jeu. A 21 ans, tous les avis convergent pour dire que c’est juste un passe temps qui sera rompu bientôt par un contrat.

Un autre Epervier, Forson Richmond ; produit du centre de formation du technicien national, Akoussa Camélio. Après avoir surpris positivement plus d’un du fait qu’il s’est présenté à la coupe du monde avec un bagage du championnat de CFA de la France (il jouait au  JA Poire Survie), ce latéral gauche n’a pu convaincre les dirigeants du FC Dijon. A 25 ans, il expérimente pour la première fois la vie d’un joueur sans club. Espérons que l’attente d’une nouvelle proposition n’aura aucun effet sur son talent et sa progression.

Tout comme le capitaine des Eperviers, Mama Touré Shérif a derrière lui 4 phases finales de CAN (1998, 2000, 2002, CAN 2006) et une coupe du monde (2006).

Depuis que le FC Metz s’est séparé de lui, le milieu gauche de la sélection togolaise n’a plus trouvé preneur. D’aucuns prédisent déjà une fin de carrière pour celui là qui à la CAN 1998 a fait dérouter son vis-à-vis, Abédi Pélé.

Hormis ces mondialistes, il est à noter que certains togolais d’origine font parler d’eux dans les championnats européens. C’est le cas des franco-togolais, Serge Gakpé de Monaco, Razak Boukari de Lens qui, sont en parfaite forme et du jeune portier, Chanaf Bougonou (22 ans), évoluant dans le club de I AB 70 du Danemark. 

Gabin KOISSIDJIN

 

 

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