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26 janvier 2007

[ 204: du 26 jan 2007]  
Sports/Culture football / Préliminaires des coupes africaines des clubs :  Les Togolais, les yeux rivés sur Dakar et Kégué

Le tour préliminaire de la ligue africaine des champions et de la coupe CAF se dispute ce samedi et dimanche sur le continent africain. Les représentants du Togo dans ces deux plus prestigieuses compétitions des clubs au niveau de la Confédération Africaine de Football, le champion du Togo en titre, Maranatha de Womé et le détenteur de l’édition 2006 de la coupe du Togo, l’AS Togo Port, se mesurent respectivement à la formation sénégalaise du Diaraf de Dakar et au club tunisien de  l’ EGS Gafsa. Si la première confrontation entre les Messagers de Womé en déplacement dans la capitale Sénégalaise et les Dakarois du Diaraf, pour le compte de la phase aller du tour préliminaire de la ligue des champions d’Afrique, s’annonce comme un match de revanche pour les deux parties, il est à noter que  l’AS Togo Port du nouveau 2ème vice président de la FTF, Essoyaba Boukpéssi, en offrant son hospitalité au EGS Gafsa joue contre un inconnu du football tunisien.

Maranatha FC et le Diaraf à Dakar : de la revanche dans l’air

Du côté du club du grand Kloto qui pour cette joute continentale a fait appel à un technicien étranger, en la personne du Belge Alec Hrnic et à des joueurs des autres clubs de l’élite nationale, tous les esprits semblent être favorables pour une bonne figuration. C’est ce qu’on a pu noter à leur départ mercredi de Lomé pour la capitale sénégalaise. Prévue pour ce samedi, cette rencontre, en faisant une rétrospective sur les dernières confrontations entre les deux pays donne l’idée d’une revanche dans un camp comme dans l’autre. Les boys du président Gabriel Améyi selon certains, auront pour mission d’effacer la défaite la saison dernière de l’AS Douanes face au Port Autonome de Dakar dans la même compétition, alors que les Sénégalais du Diaraf vont vouloir infliger une cinglante défaite aux Messagers en signe de consolation à leur sélection nationale, éliminée de la course pour le dernier mondial par la sélection togolaise, les Eperviers. Pour cette mission délicate, la délégation de Maranatha a fait confiance à des joueurs comme Léonard Adjima, Allassani Daouda, Semiou Yessoufou et Mani Sapoul pour organiser les estocades. Mais reste à savoir si les quelques matches amicaux livrés contre des équipes moins importantes du Togo et du Bénin permettront aux joueurs de Kloto, en manque de compétition depuis l’arrêt du championnat, de se mesurer valablement à ses adversaires sénégalais à armes égales.

Dimanche, l’AS Togo Port et l’inconnu tunisien EGS Gafsa à Kégué

Même si l’impossible n’est pas togolais, il faut noter que la situation des Portuaires inquiète plus d’un. 5ème au classement après 10 journées de championnat, le Port au cours de la préparation de la compétition a fait montre d’une certaine indifférence. Les poulains du coach Agoro Tchagodomou seront face à une formation gonflée à bloc du Gafsa. Cette dernière, selon certaines informations, malgré un statut de club sans référence sur le continent, tout comme son adversaire togolais est à accréditer d’une sérieuse préparation. Outre des matches amicaux bien négociés, il faut reconnaître que les Gafsiens arrivent à Lomé avec tout le bagage technique qui leur a valu une bonne réussite de la phase aller du championnat tunisien et des recrutements bien étudiés. Après Ben Ouannès et Jabnoun, le latéral droit togolais, ex-sociétaire de l’Espérance de Tunis, Emmanuel Matthias, est arrivé à Gafsa depuis le 12 janvier. Seulement que ce dernier ne serait pas qualifié pour cette ligue des champions. Comme on pouvait s’y attendre, Allassani Mohamed, Attiogbé Efoé, Kossi Koffi et autres trouveront sur leur chemin ce dimanche les solides défenseurs, Udeh Sunogo,  Bukari et surtout des éléments clés du dispositif du coach tunisien Férid Ben Belgacem, à l’instar de Mogoôdi et  Khanchil. Pour le technicien de EGS Gafsa, «l’équipe togolaise demeure une inconnue, mais ce dont on est sûr est que le football togolais a réalisé un bond qualitatif ces dernières années. Ce qui lui a permis de participer —pour la première fois— à la coupe du monde en Allemagne en 2006. Mais on estime que le groupe atteint son rythme de croisière et le fait de jouer au Togo à l’aller est une opportunité qu’il faut savoir saisir».

Dans tous les cas, une défaite togolaise à Lomé compliquerait sérieusement la donne pour le match retour de ces préliminaires de la coupe CAF.

Gabin KOISSIDJIN

 
Aéroport International Gnassingbé Eyadema de Lomé : Le contrôle qui a failli tourner au drame

Mardi 16 janvier 2007, 21h30; un vol régulier Air Ivoire arrive à Lomé, venant de Conakry (Guinée) via (Abidjan). Parmi les passagers qui viennent de débarquer à Lomé et qui naturellement se sont soumis aux formalités administratives et sécuritaires  d’usage, une Guinéenne qui vit à Lomé et qui a voyagé avec son bébé d’environ 10 mois. Mais sur le parking de l’aéroport, pendant qu’elle s’aidait par son mari, à ranger ses bagages dans leur voiture,le lieutenant Hovi, l’un des officiers en poste à l’aéroport ,l’interpella pour un « contrôle de bagage ». La dame due donc rebrousser chemin, sur injonction de l’officier. Et c’est le début d’une affaire qui en tout durera 24 heures, puisque la dame ne rejoindra son domicile que le lendemain, dans la soirée.

Les forces de sécurité de l’aéroport soupçonnent madame de transporter sur elle de la drogue .Débuta alors un interrogatoire auquel elle ne puit résister. Sous la pression, elle aurait alors « manqué d’oxygène », entraînant du coup une crise d’asthme. Ce qui n’était au départ qu’un simple contrôle de routine allait alors virer en un drame. La crise s’accentua et on appela une ambulance. Celle-ci vint, mais rebroussa chemin pour un motif inconnu…

Et c’est justement le bruit produit par ce véhicule médicalisé qui allait attirer l’attention de plus de curieux. Selon ces témoins, alertés, les consuls de l’ambassade d’Allemagne et de la Guinée se sont personnellement rendus sur les lieux qui auraient été « bouclés ». Entre temps, madame retrouve ses esprits, à l’aide d’un produit anti asthmatique.

Le Lieutenant Hovi, voulant des preuves à tout prix demanda un examen radio. Le convoi prit alors la direction de la polyclinique internationale St Joseph, à Hédzranawoe, non loin de là. L’examen se révéla négatif, selon le technicien du service de radiologie, mais le Lieutenant voulait une interprétation d’un médecin pour en avoir le cœur net, raison pour laquelle il décida de garder la dame jusqu’au lendemain. Il s’en retourna alors au poste avec elle, sans son mari qui du retourner seul à la maison avec le bébé.

Le lendemain, mercredi 17 janvier, les investigations se sont poursuivies, et mêmes les selles auraient été testées sans résultat probant. La dame, finalement a pu être libérée le soir, après diverses tractations surtout diplomatiques.

De source proche de l’ambassade d’Allemagne au Togo, on affirme que l’époux allemand de la guinéenne est un coopérant affecté au Togo par le DED (Deutsher Entwickungsdient, service de coopération allemande).

Ces sources ont préféré préserver l’identité du monsieur et de sa femme, mais ont confirmé le déplacement à Lomé pour la cause, de la Représentante régionale du DED avec résidence à Cotonou.

Approchées, des sources proches des services de sécurité aéroportuaires ont seulement confirmé l’existence de tels contrôles sans vouloir entrer dans les détails du cas présent.

Celui-ci a failli tourner à l’incident diplomatique. Toutefois, d’autres informateurs ont fait état de filature (surveillance) de passagers qui pourrait débuter depuis leur embarquement et qui pourrait se poursuivre par services de sécurité interposés. Selon ces mêmes sources, il en arrive que des cas soient concluants, de même qu’il peut s’agir de « fausse alerte ».

Dodji Aimé ABALO

 
Dossier BIA-TOGO #TOGO-FOOD : Que recherche la justice ?

Le litige qui oppose depuis 1996 la banque internationale pour l’Afrique (BIA) Togo à sa cliente Togo-Food a connu en début de cette semaine, un nouvel épisode. Les parties, du moins Togo-Food, représenté par son directeur, était devant le doyen des juges d’instruction.

Celui-ci pour la deuxième fois en un mois (22 décembre et 22 janvier) demande des explications à Yves Badohun. A la suite de cet énième épisode de ce feuilleton, plusieurs questions méritent d’être posées : Que font les juges togolais de la décision rendue par la cour d’Appel de Rennes dans ce dossier le 28 novembre 2002, condamnant le sieur Christian Aveline, représentant de la société VI SARL, fournisseur des poissons avariés, objet du litige ? La justice togolaise réussira t-elle par dire le droit dans ce dossier ? Ou encore, au vu de la durée de cette affaire n’est t’il pas temps que les parties choisissent ensemble d’aller à la négociation et de régler le litige à l’amiable ?

L’arrêt de l’instance judiciaire française

Statuant sur ce dossier le 28 novembre 2002, la cour d’Appel de Rennes, après avoir écoutée le prévenu, Christian Aveline et son avocat et la partie civile, Yves Badohun assisté de ses avocats, a délibéré en faveur de cette dernière.

Dans son jugement, l’instance judiciaire française a établi que c’est sur la foi d’un certificat sanitaire irlandais que Yves Badohun a accepté d’acquérir les poissons, objet du litige. Selon les juges Rennais, le contrôle effectué le 07 octobre 1996, (date à laquelle Yves Badohun et son fournisseur s’étaient rendus à l’entrepôt de stockage des poissons), n’a pas alerté l’acheteur.

Toutefois, écrit-il, « il est établi qu’à son arrivée à Vlissingen (Ville portuaire hollandaise), la cargaison a été placée en ‘‘ bas risque ’’ » ; autrement dit, impropre à la consommation. Or, fait remarquer Monsieur Chauvin, Président d’alors de la cour d’appel de Rennes, lorsque Christian Aveline a été informé de la décision des autorités sanitaires togolaises de ne pas admettre les marchandises avariées sur leur territoire, il a brandit le certificat sanitaire irlandais et a soutenu que toute déclaration contraire à celle que contient ce certificat serait « le fait de fonctionnaires africains corrompus et incompétents ». Par ailleurs, le dirigeant de VI Sarl, Christian Aveline, aurait abusivement « profité de l’absence de contrat clair » pour échanger avec certains intervenants comme s’il était « le propriétaire de la cargaison litigieuse ». C’est à ce titre, affirme la partie civile (Togo-Food) qu’il (Aveline) lui aurait dissimulé les lettres de protestation établies par le commandant de cargo sur l’état déplorable des poissons, pour ne lui signifier que celle relative à l’état des emballages.

Les magistrats français ont été sensibles à cet argument de Togo-Food et ont par la suite estimé que si « Yves Badohun n’ignorait pas que la marchandise avait été refoulée d’Egypte, il n’avait pas en revanche eu connaissance des conditions du refus de la cargaison ». Ce faisant, ils ont déclaré Christian Avéline coupable du délit de tromperie et l’ont condamné à huit mois d’emprisonnement avec sursis.

Nonobstant cette décision qui a retenu la responsabilité délictuelle du fournisseur qui s’est fait escompter avant l’échéance la traite du crédit documentaire, la BIA-Togo, va approcher Togo-Food pour un règlement à l’amiable du litige qui vient de naître entre elle et son client. Laissant de côté la Belgolaise qui, malgré les dispositions judiciaires prises en défense de paiement, s’est exécuté le 05 novembre 1996, soit plus d’un mois avant l’échéance du 23 décembre 1996.

Une affaire au dessus de la justice togolaise ?

Suite à des malentendus et à des incompréhensions, les parties ont du s’en remettre à la justice togolaise. Entre le 10 février 1999 et le 23 juillet 2001, celle-ci a rendu plus d’une quinzaine de décisions et contre décisions dans cette affaire.

L’entrée en scène de la commission nationale de recouvrement de créance a, non seulement montré que le dossier semble être au-delà de la portée de la justice togolaise, mais va empirer les choses puisque la commission finira par faire de ce « litige civil », « un litige pénal ».

Le retour du dossier devant le juge d’instruction aujourd’hui ne fait que compliquer les débats.

Une affaire civile, convertie en pénale peut elle encore revenir au civil ? Cette interrogation dénote de l’instrumentalisation dont fait l’objet la justice dans cette affaire que d’aucuns qualifient de rocambolesque, sans tête ni queue.

Au total, tout porte à croire que la justice togolaise est assez embêtée par cette affaire et que la seule voie d’issue reste la conciliation. Les parties finiront elles par accepter ce principe ? Toute la question est là.

Marc D. KOUAKANI-ASSI

 
 
 
 
 

 

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