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3 janvier 2007

[ 194: du 3 jan 2007]  
Coopération UE-TOGO : Les législatives se passeront sous la présidence allemande

Depuis ce 1er janvier 2007 la présidence tournante de l’Union Européenne est revenue à la république fédérale d’Allemagne, l’une des puissances de cet ensemble régional. Cette présidence tournante prendra fin le 30 juin 2007.

Les élections législatives de juin 2007 se passeront ainsi sous la présidence allemande avec probablement à la clé un fort contingent allemande dans l’équipe des éventuels observateurs européens. Ce qui ne mettrait pas du tout à l’aise les esprits qui, au Togo tenteront d’organiser encore une élection à la togolaise avec son cortège de morts au risque de voir ramener aux calendes grecs la reprise totale et intégrale de la coopération avec l’UE.

Faure Gnassingbé n’a-t-il pas indiqué dans l’interview accordée à « Jeune Afrique » de la semaine dernière que « l’Allemagne fait preuve à notre encontre d’une hostilité dont la persistance aujourd’hui encore m’étonne » ? Cette position, constate t-il, «influence hélas une bonne partie des pays membres de l’Union Européenne ».

Devant cette situation d’aucun se demandent si les autorités togolaises, notamment Faure Gnassingbé étaient au courant de cette information en septembre 2006 lorsque, reçu par le commissaire Louis Michel, il annonçait pour juin de cette année les élections législatives qui conditionneront la reprise totale de la coopération. D’autres voient dans cette situation ce qui va encourager le camp des « gagnants de la présidentielle de 2005 » à manœuvrer pour obliger la CENI à se déclarer forfait pour l’organisation des élections le 24 juin comme annoncée.

Simple supputation ou véritable analyse prophétique, nul ne saurait conclure. Il convient cependant de laisser le temps au temps pour tirer les conclusions qui s’imposent. Pour l’heure la CENI piétine et semble de plus en plus incapable à imprimer un dynamisme au processus.

Des sources annoncent par ailleurs que quatre experts sous régionaux sont dans nos mûrs pour donner d’amples informations à cette institution afin de lui permettre de choisir le type de carte d’électeur (avec ou sans photo) à adopter.

Marc D. KOUAKANI-ASSI

 
Gilbert Bawara, Ministre de la Coopération et du NEPAD «L’aboutissement du dialogue politique constitue un stimulus de changement »

Le vendredi 29 décembre dernier, le ministre togolais de la Coopération et du NEPAD a réuni la presse dans la salle de conférence de son Ministère où il a entretenu les journalistes sur le bilan de l’évolution de la vie politique nationale durant l’année 2006.

Pour le ministre Bawara, l’année 2006 aura été celle du « renouveau » pour le Togo après les tumultueux évènements de février - mai 2005 (suite à la disparition du Général Eyadema) et la présidentielle d’avril. Selon lui, l’image du Togo à l’extérieur suscite de « l’admiration chez les partenaires », ce qui, à l’en croire, n’était pas « prévisible » il y a quelques années. Ce qui aurait incité l’Union Européenne à reprendre sa « coopération avec le Togo » a-t-il révélé.   Aussi, a-t-il mis toutes ces évolutions sur la volonté du peuple togolais et de la classe politique à travers le Dialogue politique et la signature de l’Accord Politique Global : « Les facteurs déterminants de la reprise de la coopération sont le travail effectué par les Togolais eux-mêmes par des missions de sensibilisation et l’aboutissement du dialogue politique qui constituent un stimulus de changement », a-t-il déclaré. Cependant, il a estimé sur un tout autre chapitre que l’une des grandes difficultés du processus de démocratisation au Togo reste le manque de vérité de part et d’autre de la classe politique. « On cherche à travestir l’histoire dans quelque domaine que ce soit », a-t-il indiqué.

Outre le dialogue politique, le ministre de la coopération et du NEPAD a relevé un certain nombre de faits qu’il « considère » comme étant des éléments indéniables qui concourent à la restauration d’un climat d’ « apaisement » au Togo. Il s’agit entre autres de la mise en place de la Commission Nationale Indépendante d’Enquête et d’Etablissement des Faits (la Commission Koffigoh pour enquêter sur les violences qui ont suivi la présidentielle du 24 avril 2005) et l’installation d’un bureau du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Droits de l’Homme au Togo. Pour le ministre Bawara, toutes ces actions ont « ouvert une nouvelle relation entre le Togo et l’extérieur ». Pour lui, la « Commission Koffigoh traduit la volonté de Faure Gnassingbé d’assurer la sécurité des Togolais et de faire la lumière sur les violences qui ont émaillé le scrutin du 24 avril ». Pour ce qui est du Bureau des Nations Unies pour les Droits de l’Homme, le ministre Bawara a indiqué qu’il devra constituer un canal pour une meilleure insertion des réfugiés togolais au Bénin et au Ghana, une fois de retour au pays, mais aussi constitue une sorte de « tribunal » pour les citoyennes et citoyens togolais de « s’y référer lorsqu’ils se sentent lésés dans leurs droits ».

Toutefois, le diplomate togolais a fustigé certains responsables européens sans jamais les nommer qui n’auraient pas « joué franc jeu » dans la rupture de la coopération entre l’UE et le Togo : « Nous avons vu certains commissaires prendre causes et effets pour une frange de la population togolaise », a-t-il déploré. Mais, en revanche, le ministre togolais trouve en Louis Michel, l’actuel Commissaire européen au Développement et à l’Action Humanitaire, quelqu’un qui aurait compris mieux la situation togolaise : « Louis Michel a eu une autre vision de la chose », a-t-il révélé. Un autre sujet qui a retenu l’attention des journalistes présents à ce point de presse, c’est l’apparent conflit de compétence entre le ministre Bawara et le chef du gouvernement Me Yawovi Agboyibo. En effet, le Premier ministre avait adressé une correspondance au chef de l’Etat Faure Gnassingbé pour exprimer sa désapprobation suite à une requête de financement du processus électoral que le ministre Bawara a envoyé à l’Union Européenne sans son avis. Une partie de la presse a qualifié de « conflictuelles » les relations entre le Premier ministre et son ministre de la coopération. Sur ce point, le ministre Bawara a indiqué qu’il ne « s’agit que de malentendus et qu’il a beaucoup d’estime pour le Premier ministre ». Il a plutôt justifié son action par les prérogatives que lui confèreraient son portefeuille en tant « qu’ordonnateur de fonds ». Plus encore, M Bawara s’est réjoui de ce que, suite à sa requête, des missions de l’UE sont annoncées au Togo. Pour lui, il faut « aller de l’avant », car « aujourd’hui, les Togolais sont plus que demandeurs de liberté et ce qu’ils veulent c’est la démocratie », a-t-il conclu.

Noël Y. A. GLISSOU

 
Enième rebondissement dans l’affaire bia-togo # togo-food : Qui instrumentalise la justice togolaise ?

Le 15 août 2005, Faure Gnassingbé, ouvrait en présence d’un parterre d’auxiliaires de justice et de personnalités de ce pays, les travaux devant marquer l’atelier de validation du programme national de modernisation de la justice (PNMJ). La teneur du discours du nouveau chef de l’Etat togolais a suscité beaucoup d’espoir au sein du monde des affaires et de toutes les autres composantes de la société togolaise. Les multiples et interminables rebondissements dans l’affaire BIA-Togo # Togo-Food dénotent sans nul doute d’un combat auquel se livreraient réformateurs de la justice togolaise et conservateurs de l’ordre ancien.

La dernière en date

La dernière décision de justice dans ce bras de fer remonte au 06 janvier 2006. A l’époque la chambre civile et commerciale du tribunal de première instance de Lomé a pour la énième fois débouté la BIA-Togo et l’a condamné à rembourser au directeur de Togo-food, Yiva Badohu la somme de 536.150.000 FCFA que ce dernier lui avait payé entre temps sous les menaces de la commission nationale de recouvrement de créance (CNRC).

Le 21 décembre dernier, l’affaire a « failli » encore enregistrer une épisode judiciaire ; l’avocat de la banque, Me Akakpo Martial ayant adressé le 06 mars 2006 un Courier au doyen des juges d’instructions, Wiyawo Essohana, afin d’obtenir de ce dernier la réouverture de ce dossier et les poursuites judiciaires engagées par sa cliente contre Togo-Food.

En réponse à cette demande, le juge Wiyawo fit venir le jeudi 21 décembre dernier à son bureau M.Badohu et son avocat, Me Charles Botokro, pour audition.

Après les échanges (limités à la relation des faits par le défendeur), le juge a demandé et obtenu sans aucune forme de procès préalable, deux heures de temps avant la fin de la séance d’audition, un mandat de dépôt contre Monsieur Badohu, qui devait ainsi pour la cinquième fois passer quelques heures en prison dans cette affaire.

Au delà des interminables rebondissements que connaît ce dossier (ce qui sous un autre angle devrait être perçu comme le signe de la maturité et de l’indépendance de la justice togolaise), ce qui intrigue plus d’un c’est que tout porte à croire qu’il y’aurait des mains invisibles qui instrumentalisent la justice et veulent ainsi annihiler toute volonté de modernisation et de promotion de l’Etat de droit sur la terre de nos aïeux.

Dès l’obtention de la convocation du juge d’instruction, le responsable de Togo-food ne se serait pas fait prier et avait même par la suite solliciter un report sur le mois de janvier. Le juge arguant qu’il a des pressions, venant de on ne sait qui, pour ouvrir le dossier, a manœuvrer pour obtenir la rencontre du 21 décembre.

Au cours de l’audience, fait remarquer la partie civile, le juge aurait reçu un coup de fil de son ministre de tutelle qui lui aurait donner des consignes sur le traitement à réserver à cette affaire et notamment le dépôt du directeur de Togo-Food.

En clair et si on devait s’en tenir au fait qu’un agent des forces de sécurité était arrivé sur les lieux deux heures avant la fin de l’audition avec le mandat de dépôt, on ne peut que conclure que la décision d’enfermer Yiva Badohu a été prise avant même la convocation de l’audience.

L’instrumentalisation de l’appareil judiciaire est plus que jamais évidente dans cette affaire.

Quelques rappels

Dans leurs relations d’affaires, Togo-Food avait sollicité courant septembre 1996 l’ouverture d’un crédit documentaire de 244 millions de FCFA auprès de la BIA-Togo, sa banque. Ce crédit est destiné au règlement d’une commande de cargaison de poisson auprès de la société française VI SARL de Christian Aveline.

A l’arrivée du navire à Lomé le 17 novembre 1996, les services sanitaires du port de Lomé déclarent les poissons impropres à la consommation. Togo-Food se saisit de l’information qu’il répercute sur sa banque à qui il a demandé d’instruire son partenaire européen, la Belgolaise de ne pas exécuter le règlement de la commande.

Peine perdue, malgré toutes les pièces justificatives qui lui ont été faxées, la Belgolaise procède au règlement par anticipation du fournisseur indélicat.

C’est le début d’un litige qui va emmener la cour d’appel de Rennes (France) à déclarer coupable de délit de tromperie aggravée le responsable de la VI SARL et à le condamner à une peine d’emprisonnement de huit mois avec sursis et à une peine d’amende de 20.000 euros.

Dans sa décision, l’instance judiciaire française a établit que le fournisseur Aveline a dissimulé à son client, Togo-food, deux lettres de protestation par lesquelles la qualité du poisson était remise en cause par le commandant de bord de la cargaison à l’embarquement ; et lui avait tout simplement envoyé une lettre de protestation relative à l’état de l’emballage des produits. 

Nonobstant cette décision de la justice française, la BIA-Togo va débiter les comptes de son client qui, au demeurant lui avait apporté la preuve de son « innocence ».

La justice togolaise sera saisie et raison sera donnée à Togo-Food. Au lieu d’un appel devant les instances judiciaires, c’est plutôt à la commission nationale de recouvrement des créances bancaires (CNRC) créée en mai 2001, que la BIA-Togo va s’en remettre, mettant ainsi fin à la procédure civile engagée.

Suites aux « manœuvres de la BIA-Togo et par la pression constante de la commission nationale de recouvrement de créance », le juge Pétchélébia, président de la cour d’appel de Lomé dixit, un procès-verbal de conciliation est intervenu entre les parties (une convention qui selon la justice est entachée de vices, entraînant du coup sa nullité) et qui faisait obligation à Togo-Food de payer les sommes en cause.

Le tribunal de première instance de Lomé avait déjà ordonné l’annulation dudit procès verbal en juin 2005 et a condamné la BIA.

La cour d’appel de Lomé en fera de même avant que la décision de la cour suprême qui, se référant « à l’importance des intérêts en jeu » et à « la situation difficilement réparable, voire irréversible » que la décision des premières instances pourrait causer à la banque, n’ait ordonné le sursis à l’exécution de son ordonnance. Celle-ci sera à son tour réfutée plus tard, le 06 janvier 2006, par la chambre civile et commerciale du tribunal de première instance de lomé.

Au total, on retiendra que malgré que la justice ait à maintes reprises établi l’innocence de Togo-Food dans ce dossier, et bien que la justice française ait retenue la culpabilité de Christian Avélyne pour escroquerie, des mains invisibles continuent toujours par tirer les ficelles pour saboter l’indépendance de la justice et des magistrats et autres auxiliaires de justice et faire du programme national de réforme de la justice un vœu pieu. Et pourtant à l’heure de l’ « ère nouvelle » promise par le chef de l’Etat Faure Gnassingbé tout portait à croire que les vieilles habitudes allaient progressivement disparaître pour laisser place à un véritable Etat de droit.

Marc D. Kouakani-assi

 
Ambiance des fêtes de fin d’année à Lomé

Lomé, la capitale togolaise à l’instar des grandes métropoles du monde a marqué le passage de l’année 2006 à l’année 2007 à sa manière. Si à Londres, à Paris, à New York et Berlin et ailleurs, de gros moyens financiers ont été mobilisés pour célébrer l’évènement à travers des jeux de lumières gigantesques et pittoresques, des feux d’artifices de dernières générations, ici, malgré la situation financière difficile, la tradition a été respectée. Les bars, les maquis, les foyers mais aussi les églises ont vibré à des rythmes divers, selon les motivations, concepts et croyances de chacun.

Lomé, le 31 décembre 2006.Très tôt le matin, les différents marchés de la capitale étaient pris d’assaut par les populations pour les derniers achats. Au grand marché d’Adawlato (Assigamé), il ne restait pas un millimètre carré pour y poser les pieds. Une foule compacte, grouillante et pressée à la fois, arrachait divers produits (riz, poulets, boissons, laitue etc.…), puis de quoi se vêtir, et bien évidemment de petits objets pour les cadeaux de fin d’année. Devant un magasin de prêt- à porter où s’élève une mélodie de Franco, Cyril, un jeune étudiant, continue de négocier le prix d’une robe pour sa dulcinée. « Vous savez ? En ces moments il faut savoir comment manier les filles. Je veux parer au pire. Je me dois de lui trouver une jolie robe pour la soirée », déclare-t-il l’air très excité. Non loin de là, Da Doh supplie le Médira (nom donné aux commerçants nigériens au Togo) pour qu’il lui vende le jeans complet : « Je n’ai pas les moyens pour aller dans les grandes boutiques. Les fêtes, ce sont les moyens », lance-t-elle.

 A Gbossimé (le marché des cabris et volailles), l’ambiance était la même. Moussa, commerçant de moutons, le regard affairé marchandait ses derniers animaux. « Au nom d’Allah, j’ai bien vendu. Surtout vendredi la veille de la Tabaski et hier. Je suis entrain de vendre les deux qui restent. J’ai fait beaucoup de sous pendant ces fêtes. Si seulement cela pouvait en être ainsi tous les jours », a-t-il souhaité.

Dans les rues de la ville, la circulation était devenue difficile créant des embouteillages sur les principales artères. Parfois, résonnaient des coups sporadiques de pétards que les plus jeunes « fêtards » balançaient dans l’atmosphère.

Devant les bars, les techniciens mettaient les dernières touches à leurs installations. Les réfrigérateurs étaient bien sûr, pleins à craquer : « Nous avons fait le plein depuis le matin. Mais nous allons nous ravitailler pour éventuellement éviter les imprévus », a affirmé Jonathan, un gérant de bar. Sur le Boulevard Eyadema, des guirlandes lumineuses clignotaient sans cesse, donnant plus d’éclats à la fête.

C’est dans cette atmosphère de ferveur populaire que les derniers rayons du soleil s’évanouissent, laissant progressivement place au réveillon de la Saint Sylvestre.

La nuit étale son couvert sur la ville, les réverbères, les guirlandes installées par la municipalité aux ronds points et sur certaines parties de la ville reprennent la place des rayons solaires.  Lomé vivait les dernières heures de l’année 2006, une année qui « n’aura pas apporté de véritables changements : les rues sont toujours envahies par le sable avec la présence par endroits de nids de poules », selon un conducteur.

La ville retentissait de rythmes divers. Dans les églises, des hauts parleurs et des entonnoirs diffusaient des messages appelant à la repentance et au changement de comportement. « Le passage d’une année à une autre n’est pas une question de boire et de manger à l’extrême. Ni se livrer à toute forme de dépravation. C’est une question de conscience personnelle. Il s’agit de faire un bilan d’une année de gestion de sa propre vie et de sa relation avec le Créateur. Voir ce qui a marché, ce qui ne l’est pas en vue d’envisager l’année suivante.  Il est donc de notre responsabilité en tant que bergers du troupeau (peuple de Dieu) de rappeler ce principe à nos fidèles », a déclaré un responsable religieux.

S’il y a une palme d’or de l’ambiance à décerner en cette fin d’année à une entité à Lomé, ce devrait être pour le boulevard du 13 janvier. L’ambiance était phénoménale mais le paroxysme de tous les débordements était au niveau de Déckon avec ses coins chauds, notamment Brochette de la Capitale et Bar 7 Clash (Seven Clash). Là-bas, sur des tables, on apercevait de loin des dizaines de bouteilles vidées avec des trottoirs jonchés  qui débordaient littéralement sur les chaussées, rendant la circulation particulièrement difficile, sur de longues distances.

En plus des bruits assourdissants de la musique qui tonnait partout, s’élevaient des cris de « joie » : « Nous devons nous réjouir de cette fin d’année. Nous avons commencé l’année ensemble avec des camarades qui malheureusement ne sont plus de ce monde aujourd’hui. Cela fait toujours mal de perdre des amis. Qu’à cela ne tienne, Dieu nous a protégés nous autres. C’est pourquoi nous sommes si contents », affirme Kodjovi en versant les dernières goûtes de son whisky dans son verre.

Puis, la cloche de la grande Cathédrale annonce l’arrivée de la nouvelle année, 2007. C’était comme si la vie débutait de nouveau, ou du moins commençait pour la première fois. Des cris de joie et des pétards retentissent un peu partout dans la ville ; ce qui durera tout au long de la nuit jusqu’au petit matin. Dans le brouhaha, Sonia, (commerçante) sortit son portable pour envoyer ses premières salutations à ses proches. Mais elle n’eut pas le temps de composer le numéro; un badaud qui la suivait visiblement lui arracha l’appareil et se faufila dans les ténèbres. Pour elle, l’année vient de commencer mal …..

La fête s’est poursuivie jusqu’au petit matin dans les bars et dans la soirée, la plage de Lomé était bondée de monde. Pendant ce temps, certains sont restés chez eux, attendant éventuellement des visites. C’est ainsi que globalement, les Loméens ont accueilli la nouvelle année.

Noël Y. A. GLISSOU

 

 

 

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