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Bis repetita ! Comme ce fut le cas, il y a quelques mois
au Caire en Egypte, lors de la Coupe Africaine des Nations (CAN) 2006, le Togo sort de nouveau par
la petite porte de
la Coupe du monde. Spectacle désolant, ignominieux et
révoltant, causé par les responsables du sport au Togo.
Au finish, le Togo présente le tableau suivant : 3
matches joués, 3 défaites, 0 point. |
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Tel est le bilan que nous pourrons faire des
prestations de nos ambassadeurs. Notre onze national
n’a cependant pas démérité, si l’on tient compte de
toutes les tracasseries et péripéties dont ils ont
été l’objet de la part de la Fédération Togolaise de
Football (FTF) et surtout du président fantôme et
rigolo de ladite fédération, Rock Gnassingbé. Pour
notre confrère de Libération France, « Rock
Gnassingbé, président omniprésent de la Fédération
Togolaise de Football, est à la base d’un des plus
bordels jamais vus dans ce tournoi de cette
envergure ». Rock Gnassingbé gère la FTF comme si
c’est sa propriété privée. Il raconte d’ailleurs à
qui veut l’entendre que « c’est papa qui m’a légué
ce poste de présidence de la fédération ».
C’est ainsi que le Togo a brillé négativement à ce
Mondial par le comportement peu scrupuleux de ceux qui
se disent responsables de la fédération et ne veulent
pas entendre des conseils. La défaite en Allemagne n’est
que le corollaire de ce qui s’est passé à la CAN. A
l’époque, on a vite trouvé un bouc émissaire à notre
défaite. Le dévolu a été jeté sur le pauvre Stephen
Keshi qui, malgré tout, s’est évertué pour que les
Eperviers se qualifient pour la phase finale du
Mondial. Nonobstant ses efforts, il a été remercié en
monnaie de singe. Comment un tel acte posé par le
président de la FTF ne peut avoir des conséquences
négatives sur la performance des joueurs de l’équipe
nationale alors qu’on était à deux pas de la
compétition ? Il faut dire que la nature a ses lois et
celles-ci sont intransigeantes.
Le président de la FTF a démontré aux yeux du monde
entier sa nullité en gestion. A-t-il confondu la
fédération qui est une chose nationale à son domaine
zoologique ? Son refus de payer les primes de matches
aux joueurs et son zèle poussé à vouloir diriger les
choses avec une main de fer tout comme si on était dans
un camp militaire, sont à l’origine du score piteux
réalisé par les Eperviers. Nos joueurs ont été laissés à
leur triste sort dans une auberge d’un hameau de
l’Allemagne, alors que ce soit disant président de la
fédération vivait paisiblement sa vie dans un hôtel 5
étoiles, très loin de ses poulains. L’histoire retiendra
qu’il est le seul et unique responsable du bilan négatif
que les Eperviers ont réalisé à ce mondial 2006.
Le bilan financier
Les sources racontent que la Fédération Togolaise de Football n’a pas de compte sur lequel le transfert
en argent sera fait, et que les fonds alloués par
la FIFA et tous les sponsors auraient été virés sur le
compte personnel du président de la fédération Rock
Gnassingbé. Si ces informations sont justes, alors on
comprend aisément l’attitude de ce dernier dans ce
problème des primes de match qui l’a opposé aux joueurs.
Sinon comment comprendre le comportement de ce dernier,
même après les négociations entre les joueurs et la
délégation du gouvernement, demandant aux joueurs de
revoir le prix des primes à la baisse, il campe sur sa
position et refuse le paiement des primes aux joueurs
jusqu’au jour où, sous la menace des joueurs de ne pas
disputer le match avec la Suisse,
la FIFA soit obligée de payer elle-même les primes aux
joueurs ? Du cynisme que tout cela!
Au fait, à quoi ont servi les fonds alloués par
la FIFA aux joueurs pour ce Mondial ? Déjà au terme de
la Coupe d’Afrique des Nations, aucun bilan financier
n’a été fait à la population pour qu’on sache comment
les choses marchent. Rien de tout cela ! Et Dieu seul
sait que les personnes généreuses et les amoureux du
ballon rond ont mis la main à la poche comme soutien.
Aujourd’hui encore, c’est un problème d’argent qui est à
la base de l’échec des Eperviers du Togo à la Coupe du
monde. La FIFA a mis à la disposition de chacune des 32
équipes, 2 millions de Francs suisse par match, 1
million de franc Suisse pour la préparation, environ 3
milliards francs CFA. A cela viennent s’ajouter l’argent
donné par les sponsors (sociétés et autres) et le
gouvernement. Alors pourquoi n’a-t-on mis ces fonds à la
disposition des joueurs ? Tous ces manquements observés
nous confortent dans l’esprit qu’un bilan financier
s’impose et le président-trésorier Rock Gnassingbé est
tenu de nous le présenter au plus tôt
Le bilan organisationnel
Si Stephen Keshi a été à l’origine de la débâcle de
notre onze national à la CAN selon les autorités
sportives togolaises (c’est pourquoi ce dernier a été
viré comme un chien galeux par Rock et sa bande), la
question qui reste à poser est de savoir si le nouvel
entraîneur Otto Pfister qui avait démissionné de son
poste entre temps et est revenu par quelle alchimie on
ne sait pas, gardera toujours son poste. Aujourd’hui,
les informations circulent sur la démission de quelques
membres de la fédération, chose normale. Le bon sens
recommande que le président de la fédération donne le
ton en interrogeant sa conscience sur le rôle qu’il a
joué dans la défaite de notre équipe nationale. Il
devrait normalement être le premier à démissionner de
son poste puisqu’il n’a pas été à la hauteur de sa
tâche. C’est par lui que le malheur s’est abattu sur les
Eperviers et comme tel, il doit rendre le tablier. Quand
aux autres membres, conscients de la chose, qu’ils
prennent leur responsabilité. C’est le cas de M.
Amegnran Théodore, deuxième vice-président de la
fédération qui affirme qu’ « il est temps que nous
arrivions à rendre le tablier et laisser l’avenir aux
autres. On est tous responsables de la situation qui
prévaut et on a même honte de mettre nos badges ».
Il n’y a que ceux qui ont du cœur et non une pierre à sa
place qui peuvent tenir ce raisonnement. Mais sachez
qu’un bilan organisationnel, aussi est capital pour que
les successeurs tirent les leçons du passé afin que
cette scène ignominieuse ne se répète plus sur la Terre
de nos aïeux.
Aujourd’hui que tout le peuple connaît les tenants et
les aboutissants des déboires des Eperviers au Mondial,
les Etats Généraux du sport en général et du football en
particulier s’imposent. Dans la perspective, notre
fédération doit faire un ménage. Plus de places aux
opportunistes et à tous ceux qui sont venus s’enrichir
sur le dos des joueurs. Aujourd’hui, plus que jamais, la
démission de l’équipe dirigeante de notre fédération de
football et surtout de son président Rock Gnassingbé
urge, c’est à cette seule condition que le sport-roi
peut prospérer dans notre pays.
Idelphonse A.
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