|
Dans un document publié récemment par notre confrère
en ligne actutogo.com, le fameux conseiller
à la présidence de
la République,
Pitang Tchalla, invitait l’ancien ministre de
l’Intérieur à une confrontation après avoir traité
ce dernier de tous les noms d’oiseaux. « Si tu
me cherches, tu sais où me trouver, je suis ton
homme » écrivait en substance Pitang Tchalla
dans sa sortie de réserve. La réponse de François
Boko n’a pas tardé à venir. Dans une correspondance
en réponse à ce dernier publiée par nos confrères,
l’ancien ministre de l’Intérieur, point par point,
met à nu les magouilles de Pitang. Il ressort que
notre conseiller à la présidence est de plain-pied
dans le trafic de la drogue et aurait même détourné
à son profit une somme de 100 millions de francs
qu’un dealer lui a remis pour la campagne électorale
du parti RPT dont il est un membre influent. Maître
Boko, dans sa réponse a accepté le défi de Pitang en
prenant soin de préciser que ce duel se fasse avec
des preuves à l’appui.
Depuis lors, tous les Togolais attendaient avec
impatience le duel entre les deux hommes. Seulement
voilà François Boko continue de prendre position sur les
problèmes du pays mais Pitang pour sa part semble avoir
perdu son latin.
Des jaloux de son acquis affirment que depuis la
révélation de l’affaire des « 100 millignons »,
l’homme ne se retrouve plus parmi les siens et semble
être sous tranquillisant pour le moment. De plus
certains jeunes collaborateurs de Faure ne semblent plus
vraiment apprécier la présence d’un dealer auprès du
jeune président qui cherche à améliorer son image.
Certaines rumeurs font état de ce qu’il a été récemment
empêché par ces jeunes loups aux dents longues de
voyager avec Faure au Gabon et ce n’est qu’à l’aéroport
qu’il a ramassé ses affaires pour rentrer à la maison.
De là, à dire que notre bouillant et sulfureux
conseiller est en disgrâce auprès du « petit »,
rien n’est moins sûr. Cependant, ce qui est certain, est
que l’homme a commencé sa traversée du désert et nous
craignons que le pugilat entre lui et son frère, que le
peuple togolais attend tant, risque de ne jamais avoir
lieu pour la seule et unique raison que l’affaire des
« 100 millignons » à mis Pitang sous tranquillisant
du moins pour le moment.
Jacques Nyanoamessi |