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Ce n’est pas une rumeur mais une éventualité
qu’envisagent certains barons et caciques du RPT qui
commencent non seulement par s’inquiéter de
l’immobilisme dans lequel se trouve le pays depuis un an
mais qui pensent aussi que le premier ministre actuel
n’a rien apporté de positif à leur pouvoir.
Il est vrai que le laboratoire du RPT, en rejetant la
plate-forme de la coalition et en ressuscitant Edouard
Kodjo de sa retraite pour le mettre en orbite à la
primature, croyait que ce dernier prétendu opposant et
ses relations avec la France allaient leur permettre de
desserrer l’étau des sanctions en vue d’une reprise de
la coopération avec l’Union Européenne. Mais la
« calebasse » une fois aux affaires a pris soin de
former à la primature un mini gouvernement en
s’entourant de plus d’une pléthore de conseillers dont
la plupart sont des oubliés de son parti, la CPP.
Dix mois après sa nomination, il peine aux cotés de
Faure Gnassingbé à trouver des solutions idoines aux
problèmes des Togolais : le dialogue est au point mort,
les réfugiés continuent leur calvaire, l’économie de
notre pays est toujours aux mains des réseaux mafieux.
L’échec du dialogue prévu à Ouagadougou, le revirement
de Louis Michel et l’impatience de Kofi Annan, et les
dossiers Montoya, Bolloré, Total apparaissent comme des
mauvaises nouvelles à Faure qui s’efforce à asseoir son
pouvoir, miné par des conflits de palais.
Au sein donc du RPT certains barons ne cachent plus leur
inimitié vis-à-vis du premier ministre qu’il qualifie
d’allié inutile. Des pressions s’exercent sur le jeune
président pour qu’il se sépare de son premier des
ministres. Reste à savoir par qui le remplacer ? Sur ce
sujet des sources bien informées et digne de foi,
certains leaders de l’opposition et pas des moindres qui
ne cachent plus leurs intentions de composer avec le
pouvoir de Faure sont en discussion discrète et secrète
avec le RPT soit directement soit par des intermédiaires
dans le but d’un éventuel partage du pouvoir. Les
Togolais ne tarderons pas à connaître le visage de ceux
qui se livrent à ces tractations secrètes.
L’éventualité d’un départ du « diplômé de l’ENA de
Paris » sonnerait non seulement comme une gifle à
celui qui ne cesse de ressasser que le vieux et le jeune
se portent bien. Il consacrerait aussi la retraite
provisoirement définitive de celui qui après sa débâcle
électorale de 2003 avait annoncé au peuple togolais
qu’il prenait une retraite définitivement provisoire.
Ferdinand Ayité |