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S’il
existe aujourd’hui un homme qui donne de l’insomnie au
pouvoir de Faure et au clan Gnassingbé c’est bel et bien
l’ancien ministre de l’intérieur, Me François Boko.
Depuis qu’il a choisi courageusement de se désolidariser
des putschistes du 05février 2005 en mettant clairement
à nu les méthodes de banditisme et de voyoucratie du
pouvoir, il ne se passe un seul jour où des menaces ne
pèsent sur sa vie et ses biens.
Des journaux à la solde du pouvoir pas très soucieux de
la déontologie ont été mis à contribution à coup
d’espèces sonnantes et trébuchantes pour vilipender et
jeter en pâture un honnête citoyen qui a refusé la
solidarité dans la bêtise. Récemment un journaliste de
l’hebdomadaire « la Dépêche » qui a
assisté à la rencontre citoyenne animée par Me BOKO, a
cru devoir à la fin de son reportage lancé une fatwa à
l’encontre de l’ex-ministre de l’intérieur. Cet appel au
crime d’un citoyen en exil disait exactement ceci : «
Il reste à ceux qui sont attaqués (gouvernement) de
sortir de son apathie pour réagir sur les lieux où ils
sont attaqués. Car la patience doit avoir une limite. A
moins qu’on estime que notre souveraineté ne serve plus
à rien. »
Drôle de journalisme que d’appeler un gouvernement à
liquider physiquement un opposant et ceci dans son pays
d’exil. Cette fatwa lancée est symptomatique de l’état
cauchemardesque dans lequel végète le régime de Faure
qui voit partout en ses échecs et déboires la main de
Me BOKO.
En effet il n’est un secret pour personne que la
possession de certains dossiers compromettants pour le
pouvoir de Lomé par l’ancien ministre fait non seulement
peur au régime mais aussi pour les trafiquants de
drogue et d’armes qui ont fait de notre pays la plaque
tournante de leurs activités mafieuses. Me Boko devient
donc gênant, d’abord pour le régime de Faure qui
l’accuse sans preuve d’avoir des velléités de coup
d’Etat, ensuite pour Montoya et ses ramifications de la
sous région et enfin pour les narcotrafiquants et ceci
depuis l’Amérique Latine en passant par le Togo, pays de
transit de la drogue, pour aboutir à l’Europe,
destination finale de la marchandise.
Tous ces gangsters et leurs réseaux mafieux qui
dépassent nos frontières se préparent à se lancer aux
trousses de Me Boko qu’il considère comme une menace
vis-à-vis de leurs intérêts. Il est donc clair et
évident que la vie du commandant François Boko est en
danger. Les autorités françaises qui ont choisi
librement de lui donner asile sur le territoire français
doivent prendre toutes les mesures nécessaires en vue de
préserver la vie de l’ancien Ministre de l’Intérieur
togolais.
Nyanoamessi Jacques |