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La Gazette
du Golfe |
16 fevrier 2007 |
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[ No 33 : du 16 fevrier 2007]
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Statut des personnels militaires : Au-delà du texte
formel pour changer la mentalité des FAT |
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Le
gouvernement togolais réuni en conseil des ministres le
vendredi dernier a adopté vendredi le statut des
personnels militaires des Forces Armées Togolaises. Les
Forces Armées Togolaises sont «nationales,
républicaines et apolitiques», précise le texte du
communiqué final, avant de poursuivre. :
«Elles
ont pour mission de préparer et d’assurer la défense de
la patrie et des intérêts supérieurs de la nation et son
entièrement soumises à l’autorité politique
constitutionnelle régulièrement établie». |
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Les
forces armées togolaises se composent de l’armée de
terre, l’armée de l’air, la marine nationale, la
gendarmerie nationale, la musique des armées, le corps
des commissaires des armées et le service de santé des
armées.
Le
nouveau statut des FAT ouvre désormais la carrière
militaire aux femmes dans un domaine jusque-là par une
loi du 17 juillet 1963.
«II
est évident que ce texte, conçu pour une armée de
quelques centaines d’hommes, est devenu obsolète si bien
que des pratiques non consignées dans la loi ont dû
s’instaurer pour répondre aux exigences de commandement
des Forces Armées Togolaises»,
indique le communiqué du conseil des ministres.
Cela
peut paraître comme un signal des nouvelles autorités
pour répondre à une forte exigence de l’opposition et des
organisations de défense des droits humains. L’armée
togolaise a été souvent mêlée aux brimades et exactions.
Des
inquiétudes persistent. Prendre l’initiative d’adopter
les textes au nouveau chant des cygnes est une chose.
Encore faut-il arriver à changer voire actualiser la
mentalité des éléments véreux des FAT. En réalité, on
sait comment les ordres se donnent et s’exécutent dans ce
corps de métier où la règle d’or non toiletté reste «
l’exécution avant réclamation ». Et quand on analyse
comment des officiers supérieurs zélés de l’armée
abordent et discutent les enjeux nationaux, il est tout
aisé de croie à un saupoudrage. Mieux, la tête pendante
de l’armée - qui est restée la chasse gardée des
Gnassingbé - peut rentrer en conflit avec le pouvoir
civil dont l’autorité politique constitutionnelle n’est
nullement remise en cause.
L’autre
flanc, c’est quand on analyse la manière dont des gens
sont parachutés dans l’armée et y connaissent des
promotions à ne pas finir. En somme, la vraie démocratie
peut-elle prendre corps au sein des FAT.
C’est
toute une énigme dont la résolution doit faciliter la
mission principale de l’armée et encourager la
cohabitation entre civil et militaire, un civil après
tout.
GG |
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Discussions à la CENI : Un report acquis, mais pas
encore de date |
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* De fortes divergences encore en vue
L’information qui fait la une de la presse privée est
confirmée par un membre de la Commission Electorale
Nationale Indépendante (CENI) que nous avons joint hier
au téléphone. Selon cette source, après l’adoption du
nouveau code électoral qui devrait ouvrir la voie au
règlement intérieur de la CENI et au calendrier général
du processus électoral, les membres de l’institution
d’organisation et de supervision des législatives
prochaines se sont déjà rendus à l’évidence que
l’élection ne peut tenir le 24 juin comme précédemment
proposé. « Il reste encore des tâches préliminaires que
nous n’avons même pas touchées » rassure notre source
qui ajoute que : « le travail avance. Même à notre
niveau, il y a des choses qui restent à faire. C’est ça
que nous ne voulons pas avancer une autre date pour
l’heure, de peur de ne pas la respecter ». |
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A en
croire la même source, « on peut même dire qu’en
août, il sera trop juste d’aller à celle élection »
c’est dire qu’il y a au sein de la CENI une tendance qui
s’envisage déjà un report au-delà du mois d’août. Voilà
une hypothèse qui risque de plomber les travaux de la
CENI, car, en considérant des positions clairement
exprimées de certains sbires du clan RPT (de surcroît
ministres dans l’actuel gouvernement), il n’y a pas lieu
d’envisager un report de plus de deux semaines par
rapport à la date du 24 juin 2007 proposée.
Court-on vers un fallacieux « vide juridique » ?
Dans tous les cas, c’est la position défendue par les
aficionados du RPT qui prennent appui sur la fin du
mandat des actuels députés.
Si la
nouvelle se justifiait, les partenaires qui veulent
accompagner financièrement et matériellement le
processus électoral devant asseoir une législative plus
responsable et représentative auront des conseils à
donner. Car il est écrit quelque part que les frères
adversaires de façade de notre pays ne s’entendent
jamais par eux-mêmes.
Kydson S. |
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Intimidations et abus d’hospitalité : Un expatrié
français dit agir sous couvert des autorités togolaises |
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On ne le dira assez jamais. Sans aucune odeur de
xénophobie, l’hospitalité qu’offrent les Togolais à
certains étrangers ou expatriés leur devient de plus en
plus dangereuse et préjudiciable parce que ceux-ci
profitent de cet accueil authentique pour narguer les
nationaux. Il s’agit ici de dénoncer certains
comportements peu orthodoxes qu’adoptent nos hôtes
envers nos concitoyens. L’expérience a montré que ces
hôtes, à cause de leur accointance avec certains
thuriféraires du régime en place, sont devenus de
véritables arrogants et détracteurs. |
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Après
l’épisode du sieur Philippe Desmars (un expatrié
français, responsable du restaurant OKAVANGO, auteur de
pédophilie, condamné par la justice et secrètement
libéré par ceux qui en ont un intérêt), c’est le cas
aujourd’hui d’un autre expatrié français, chef des
opérations d’une de ces, fameuses unités de sécurité qui
vaut la peine d’être révélé pour nos lecteurs.
En
effet, cet expatrié français s’est comporté d’une
manière insolente à l’égard d’un compatriote togolais
avec qui il était colocataire d’une villa. Après avoir
fait chasser le Togolais de la villa (co-baillée à
250.000 francs) où ils logent ensemble, ce dernier use
de menaces directes à l’égard de son ami d’hier devenu
aujourd’hui son ennemi. Le Français prétend être
débarqué à Lomé pour travailler en étroite intimité et
confiance avec certaines autorités togolaises. Cette
crise d’humeur les mena devant une autorité de la
gendarmerie togolaise qui tranche et demande à ces
collaborateurs d’accompagner le compatriote pour qu’il
ramasse ses effets. Entre-temps, le Togolais s’est
attaché les services d’un huissier. Contre toute
attente, ils devaient tous constater que la porte de la
chambre qui contenait les effets du Togolais était
défoncée par l’expatrié français. Ceci fui consigné par
l’huissier de justice.
Notre
rédaction, qui a été saisie, a procédé à ses propres
recoupements et a pu obtenir certains détails
importants. L’huissier confirme avec son procès-verbal
de constat que la porte a été défoncée avant leur
arrivée sur les lieux. Les agents de la gendarmerie
présents sur les lieux ont également constaté les faits
mais ne sont pas arrivés à faire un rapport juste à leur
supérieur que nous avons joint au téléphone et qui a
donné sa version des faits. Pour ainsi rassurer avoir
été saisi d’une telle affaire qui a été au finish portée
devant la justice.
L’expatrié, pour sa part, reconnaît le différend qui
l’oppose à notre compatriote mais a nié les faits tels
que présentés. Manifestement très arrogant, il pousse à
l’extrême son ego par des diatribes et insanités telles
«je nique ta race», «Je paie tout le monde. Je
paierai pour te faire disparaître. Tu sais bien que ce
sont des autorités qui sont actionnaires dans ma société
; si tu t’en prends à moi, tu verras. Je t’ai nourri toi
et ta famille ». Ces expressions sont celles d’un
étranger résidant dans notre pays. Si cela est que notre
hôte a les deux pieds sur terre et compte fortement sur
des hauts perchés au pays des fils Gnassingbé pour
blâmer voire faire du mal à notre compatriote. C’est le
lieu d’attirer l’attention de nos autorités sur ces
comportements qu’adoptent certains étrangers. Il urge
qu’elles interviennent au plus tôt pour mettre hors
d’état de nuire tous ceux qui ne représentent rien dans
leur pays et qui, une fois au cherchent à narguer nos
pauvres compatriotes qui paient le lourd tribut de leur
hospitalité.
Qu’à
cela ne tienne, nous suivons de près ce dossier qu’on
cherche à cacher à la presse. Nous reviendrons en détail
en donnant, devant quelque lassitude des tenants du
pouvoir, les noms de tous ceux qui sont mêlés dans cette
scabreuse affaire.
GG |
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