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Moi, le premier oublié de la République, n’ayant
pas été invité à assister aux cérémonies commémoratives du
premier anniversaire du décès d’Eyadema, j’ai dû les suivre à la
TéléBidon (erreur de frappe !) Togolaise. Observateur
privilégié, voici le compte-rendu fidèle de ce qui m’a le plus
marqué. |
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1. Le grand absent de la cérémonie
est nul doute Ernest Gnassingbé,
ancien commandant de la garnison
de Kara. On le dit aujourd’hui
grabataire. Je l’ai cherché en
vain parmi les nombreux orphelins
et orphelines présidentiels. Lors
des funérailles, c’était pareil.
Je me suis posé alors des
questions : Ne pouvait-on pas lui
permettre d’assister à la
cérémonie dans son fauteuil
roulant ? Ou bien la maladie
l’a-t-il rendu incommodant ? Dans
tous les cas, son nom est
désormais inscrit sur la liste des
Oubliés de la République, à
l’instar de BOB-AKITANI, alias
Papavi Bondissant !
2. Comme il y a un grand
absent, il y a nécessairement un
grand présent. Que dis-je une
grande présente. L’avez-vous
deviné ? Il s’agit de la dernière « Première dame », Veuve
Eyadéma-Agbêrê alias Maman Lanmi.
Absente lors des funérailles de
feu son mari pour des raisons non
élucidées, elle est de retour.
Cette fois-ci, elle était le 3
février dernier à la prière
musulmane à la Grande Mosquée de
Lomé… Mieux, elle était aussi à
Pya. « Elle est culottée la
petite », m’a lancé un copain
du quartier. Visiblement, elle a
repris ses droits de veuve.
3. La fausse note :
Emmanuel Gnassingbé. Alors que ses
frères et sœurs étaient tout de
blanc vêtus, Fo Yéma a choisi de
porter des habits d’un autre
coloris … comme du noir. Quelle
singularité ! Selon que vous serez
puissants ou faibles, les
funérailles vous rendront blanc ou
noir.
4. La bonne note : la plus
grande partie de la cérémonie du
souvenir a eu lieu dans le Nord.
Ici à Lomé, nous nous sommes
contentés de l’actualité du
moment, la Coupe d’Afrique des
Nations. Pour la première fois,
mon grand-père m’a confié que son
sommeil n’a pas été troublé par le
vacarme des cortèges. La prochaine
fois, faites de même !
5. A la télé, j’ai vu la
vraie ancienne « Première
dame » recevoir au salon les
délégations diplomatiques aux
côtés de Faure et d’Edouard. Un
coup d’œil à la montre, les yeux
levés vers le ciel, puis elle a
disparu…Son siège est resté vide,
c’était non sans difficulté pour
le chef du protocole qui a dû à
chaque fois orienter les invités
vers le siège approprié pour ne
pas créer un « incident
diplomatique ».
6. Il y a show dans show.
Faure et sa troupe ont fait leur
show à Pya qu’ils ont retransmis
en direct sur la Télévision
Togolaise. La veille déjà, les
Togolais ont eu droit à un autre
show, celui de l’ancien ministre,
François Akila-Esso Boko sur une
radio privée de la place. Entre
celui qui parle à Pya et est
écouté à Lomé, et celui qui est
écouté à Lomé lorsqu’il parle
depuis Paris, qui est le plus
fort ? Jugez-en vous-mêmes !
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