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19 Déc 2006

 

[ 215: 18 Déc 2006]  
Sabotage programmé de la mission de PM

Si le commun des Togolais avait acclamé la nomination d’un « opposant » comme Premier Ministre le 16 septembre dernier, les citoyens avertis ont mis du bémol dans leur appréciation du geste posé par Faure Gnassingbé. Car connaissant la nature du clan auquel on a affaire, ils redoutaient des coups bas, des manœuvres de l’ombre pour lui mettre les bâtons dans les roues. Leur prémonition s’est très vite justifiée.

 Hier c’était Faure Gnassingbé qui avait voulu manifestement faire passer le PM Yawovi Agboyibo pour un « incapable » en s’immisçant personnellement dans la grogne des travailleurs. L’Intersyndicale des Travailleurs du Togo avait appelé les travailleurs à entrer en grève le jeudi 30 novembre dernier car estimant que le gouvernement n’est nullement préoccupé par les conditions de vie des travailleurs. Malgré que le PM Agboyibo ait rencontré à maintes reprises les syndicats et fait des propositions de sortie de crise, ils s’obstinaient toujours à maintenir la grève. C’est là que Faure Gnassingbé s’invita dans la danse. Une rencontre fut improvisée entre les syndicats et lui le mardi 28 novembre, à 48 heures du « jeudi noir » et par miracle, la crise a été dénouée. C’était manifeste qu’on avait voulu faire du PM un incapable.

            Aujourd’hui, c’est Gilbert Bawara qui s’exerce à se faire passer de lui. Le Ministre de la Coopération et du NEPAD aurait envoyé une requête d’assistance financière et matérielle à l’Union Européenne pour l’organisation des futures élections législatives, tenez-vous bien, sans aviser son « chef » qui est le Premier Ministre du gouvernement. C’est faire entorse aux procédures et fragiliser le pouvoir de Me Agboyibo .Qu’est-ce qui peut bien justifier l’acte posé par Gilbert Bawara, même si l’honneur devrait revenir à son ministère en dernier ressort de formuler la fameuse requête ? Et si un autre ministre lui emboîtait le pas ? La situation de Me Agboyibo rappelle celle d’Edem Kodjo qui, en tant que PM, n’a appris le lancement d’un concours de recrutement d’élèves policiers, gendarmes et militaires qu’en feuilletant la presse.

            C’est patent que lorsque le clan est contraint de s’acoquiner avec un opposant, il le fait à contrecoeur et, bonjour les coups bas. Tout compte fait, l’acte posé par le Ministre de la Coopération est un scandale gouvernemental.

N.K.A.

Affaire de coup d’Etat contre Gbagbo : Le pouvoir togolais entretient le flou

La présence du Général Assani Tidjani à Bouaké  aux côtés de Guillaume Soro et des Forces nouvelles défraie la chronique tant au Togo qu’en Côte d’Ivoire depuis début décembre. Nombre de Togolais n’arrivaient pas à cerner la réelle portée de cette présence du Gal Tidjani en Côte d’Ivoire, non aux côtés de Laurent Gbagbo et des FANCI à Abidjan mais aux côtés de l’ex-rébellion. Mais au fil des jours, il s’est révélé que c’est le Togo même qui est impliqué, par le truchement du Gal incriminé dans une conspiration internationale, conçue dans les sphères « chiracquiennes » et « françafricaines » visant « l’élimination physique du Président ivoirien ». C’est un secret de polichinelle et la tension est vive au sein du pouvoir ivoirien, montée d’un cran après la sortie médiatique maladroite de l’hôte togolais.

Les effets de l’interview

            En effet le Gal Tidjani a accordé une interview au confrère ivoirien « Nord-Sud » du 02 décembre, dans laquelle il exprimait ses affinités avec l’ex-rébellion et impliquait le pouvoir togolais. Mais ce dernier n’a réagi qu’après que la présidence ivoirienne a pointé du doigt son black-out total sur cette affaire qui faisait couler de la bile. « Le président Gbagbo ne peut accepter cela. Les casques bleus togolais deviennent désormais des acteurs de la crise militaro-politique. Surtout que le Président Faure ou le Togo officiel n’a pas condamné l’initiative de l’ancien homme de confiance du Général Eyadema Gnassingbé », confiait un proche de Gbogbo à «L’Intelligent d’Abidjan ». Une réunion fut nuitamment organisée entre Faure Gnassingbé et la haute hiérarchie militaire pour condamner le geste du Gal Tidjani. «Le haut commandement condamne avec la dernière rigueur l’acte posé par cet officier général qui est de nature à jeter la suspicion sur le contingent togolais déployé sous le mandat de l’ONU en Côte d’Ivoire et demande qu’il fasse l’objet d’une sanction militaire », indique un communiqué officiel daté du lundi 11 décembre 2006. Et le lendemain, une délégation togolaise composée du Ministre de la Défense Kpatcha Gnassingbé, des Généraux Zoumaro Gnofame et Nandja Zakari s’étaient rendues à Abidjan auprès de Laurent Gbagbo. Si la réaction des autorités togolaises a été qualifiée de rassurante par certains, elle est qualifiée de « tardive » par d’autres.

La diversion

            Le pouvoir togolais semble réduire l’affaire au simple écart de langage du Gal incriminé. Or ce dernier ne serait qu’un pion dans une conspiration internationale que révèle le confrère « Le Temps » en parlant d’un « coup d’Etat » en préparation contre Gbagbo. D’autres pistes mettant en exergue l’implication du pouvoir togolais sont évoquées. « Deux mercenaires commis pour l’exécution du complot prévue avant la date du 10 janvier 2007 contre le Président ivoirien seraient Patrick Legrand appelé le moustashu et Philippe Renard. Ces deux mercenaires qui auraient pour interlocuteur direct le Général Assani Tidjani seraient basés à « l’Hôtel du 2 Février de Lomé (Togo) »… Une société basée au Port de Lomé convoierait régulièrement du matériel de mobilité et des armes aux rebelles ivoiriens via le Nord du Togo, grâce à la collaboration diligente d’une dame bien connue du Général Assani Tidjani et avec la complicité de M. Yendoubé, un Togolais travaillant dans la communication », écrit le confrère.

Envoyer des signaux forts

            Outre le nom du Gal Tidjani cité, il y a donc deux (02) mercenaires nommément cités et qui seraient logés à l’Hôtel 2 Février. Et l’Hôtel du 2 Février, il n’y en a pas mille au Togo et il n’y a non plus d’un milliard de chambres là-dedans... Le Togo doit envoyer des signaux forts de son innocence- si innocent il est – au pouvoir ivoirien en appréhendant ces « deux mercenaires » et en les présentant officiellement afin de dissuader les « Jeunes Patriotes » de déverser leur courroux sur nos paisibles compatriotes qui vivent en Côte d’Ivoire. Ladite société aussi doit être démasquée. Ce devrait être pareil pour le Gal incriminé, la dame et Yendoubé, le type de la Communication, et fait avec diligence car le temps joue en défaveur de nos compatriotes. Pour le Gal Tidjani nommément, c’est confirmé qu’il a été arrêté et mis aux arrêts de rigueur.  Quand on sait que l’Aéroport Gal Gnassingbé Eyadema et le Togo servent de base militaire à la Force Licorne, de là servir de complice pour l’exécution d’un coup d’Etat, il n’y a qu’un pas. Mais lorsqu’on sait aussi que le Togo a déjà assez de problèmes pour s’en rajouter, on espère que le sommet ne saurait s’aventurer dans de telles affaires.    

 N.K.A.

 
Rebondissement à Avédji-Télessou Après l’expulsion, l’huissier Adjagoudou casse le bâtiment

Dans une précédente parution (Forum de la Semaine), nous dénoncions la solution unijambiste « made by » Kouyou Tchodié donnée au litige foncier qui oppose les descendants Adoglin Kokou et Djivon Djiwonou. Nous pensions que la manifestation d’une justice corrompue et monstrueuse avait atteint son paroxysme par l’expulsion forcée de la famille Adoglin Kokou. Contre toute logique imposée par la cour suprême qui, le 15 mai 2005 interdisait tout morcellement suivi de vente du terrain objet du différend.

            N’empêche, l’huissier Adjagoudou Pascal – prétendant toujours agir sur la base du référé obtenu par l’avocat Afangbédji Benoît – intervenait le 5 décembre dernier  pour casser l’un des bâtiments habité par le sieur Adoglin Kokou. Au motif qu’un certain partage de l’héritage de Folivi Djassi (ascendant des deux parties) aurait attribué le terrain bâti à Djivon Djiwonou. Sans daigner préciser quelle est la part du partage reconnue à la victime qui se retrouve en plein air après le passage dévastateur de l’huissier (voir photo).

            De plus en plus, une certaine dame Afelo Afi empoisonne le cours normal de la procédure judiciaire. Régulièrement, elle accompagne le vieux Djivon Djiwonou dans l’opération cavalière de vente de terrains litigieux. Malgré l’avis contraire du juge Tèkoé Têtê de la Cour suprême. Déjà, la famille Adoglin met en cause le Colonel Ali qui serait la « béquille » de dame Afelo Afi qui est reconnue, du tribunal à la Cour suprême, comme une tierce ayant simplement acquis une parcelle aujourd’hui discutée. Pis est, elle est accusée d’avoir enlevé le vieux Djivon Djiwonou (environ la centaine d’âge) et de l’avoir enfermé chez elle. Sur plainte de ses proches, le sieur Djivon devra se présenter ce lundi matin devant le juge pour des témoignages.

            Aux dernières nouvelles, Me Amégankpoé Yaovi qui représente les intérêts de Adoglin Kokou a finalement fait appel de l’ordonnance qui sous-tend les raids de l’huissier Adjagoudou et obtenu un nouveau sursis à exécution. Une audience est fixée au jeudi 28 décembre devant la Cour d’Appel de Lomé. Le juge Abalo Pétchélébia va-t-il arrêter la danse macabre des justiciers précités ?

F.S

 
FTF/ A propos du procès verbal du Congrès de 2002 : Le Gal Séyi Mémène va saisir le Comité de discipline de la FIFA

Le Gal Séyi Mémène, président de la Commission Electorale Indépendante, chargé d’organiser le prochain congrès électif de la Fédération togolaise de football a indiqué le vendredi 15 décembre dernier, dans une correspondance qu’il a adressée au secrétaire général adjoint de la FTF qu’il va aviser « la FIFA et son Comité de discipline » au sujet d’une irrégularité constatée sur le procès verbal du Congrès du 22 décembre 2002.

Dans le cadre des préparatifs du Congrès électif du 09 janvier prochain, le Gal Séyi Mémène a demandé au secrétariat de la FTF de lui fournir copie du procès verbal du dernier congrès. Mais en lieu et place des signatures du président et du secrétaire général de la Fédération, on y retrouve celle du Secrétaire général Adjoint, Lawson Ségnamé. Ce qui n’a pas été du goût du président de la CEI qui l’a notifié au signataire. « Loin de nous la prétention de juger de la forme et du fond dudit document signé de vous même, qu’il nous soit permis de vous rappeler qu’un tel document ne doit pas être l’œuvre d’un Secrétaire Général Adjoint quels que soient ses pouvoirs au sein d’un bureau Exécutif », fait observer le Gal Séyi Mémène.

Pour beaucoup d’observateurs, le reliquat du Bureau Exécutif sortant a commis bien d’irrégularités. Outre le procès verbal qui pose problème, ce bureau n’a jamais présenté le bilan financier de son premier mandat. « Tous ces membres doivent être sanctionnés. La commission électorale indépendante doit, sur la base de ces antécédents, déclarer irrecevables les candidatures des membres du reliquat du bureau actuel. Car ce ne sera pas bien pour l’entendement humain que des gens qui ont affiché pendant huit ans leur mépris pour le respect des textes de se représenter pour refaire après les mêmes choses », a déclaré un président de club. Les Togolais semblent encourager le Gal. Séyi Mémène à remettre de l’ordre dans le foot togolais et au besoin faire sanctionner tous ceux qui sont à la base de la déconfiture actuelle.

T.G.A.

 

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