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14 Déc 2006 |
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Présence du Gal. Tidjani à Bouaké et rumeur de coup
d’Etat contre Gbagbo : Kpatcha, Gnofame, Nandja chez
Gbagbo |
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Le
Gal de division Assani Tidjani a créé une première
dans la si douillette relation Togo-Côte d’Ivoire en
s’affichant en toute partialité aux côtés des Forces
Nouvelles à Bouaké.
Evidemment, cela a déplu au plus haut sommet du
pouvoir ivoirien. Dans l’entourage de Gbagbo,
l’affaire est considérée plus qu’une immixtion dans
ce conflit. On parle même de « coup d’Etat en
complicité avec des éléments d’un contingent au sein
de l’ONUCI » à mots couverts. Parallèlement, les
médias ivoiriens parlent d’une volonté de Laurent
Gbagbo de renvoyer le contingent togolais des
casques bleus. |
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A
Lomé, la Présidence de la République a, dans un
communiqué daté du lundi 11 décembre, publiquement
désavoué le Gal. Tidjani : « le haut commandement
condamne avec la dernière rigueur l’acte posé par
cet officier général qui est de nature à jeter la
suspicion sur le contingent togolais déployé sous
le mandat de l’ONU en Côte d’Ivoire et demande qu’il
fasse l’objet d’une sanction militaire ».
Dans la foulée, une délégation togolaise conduite
par Kpatcha Gnassingbé, ministre de la Défense et
des Anciens combattants et composée entre autres des
généraux Gnofame et Nandja était allée mardi à
Abidjan.
On
se souvient qu’au début de la crise ivoirienne en
2002, feu Gal. Eyadema était arrivé à rassembler les
protagonistes pendant 45 jours à Lomé pour obtenir
un cessez-le-feu avant que le processus de
résolution ne soit déplacé sur Linas Marcoussis. On
ne pouvait pas comprendre aujourd’hui qu’un de ses
fidèles généraux prenne partie uniquement pour les
Forces Nouvelles de Guillaume Soro et en plus étale
ce grand amour dans les colonnes d’un quotidien
ivoirien qui en a fait large diffusion.
B.
Sek |
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Confidentiel : Des faucons de l’UMP à Lomé pour
solliciter un appui matériel |
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Décidément, les habitudes ont la vie dure. A la
veille de chaque campagne électorale, la droite
française dépêche ses sbires dans les palais
présidentiels de la Françafrique pour solliciter un
appui matériel. Le très controversé Charles Pasqua
en avait habitué les Togolais. L’on pensait que
Nicolas Sarkozy n’allait pas sacrifier à la
tradition mais que nenni. |
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En moins d’un mois, Faure Gnassingbé reçoit
coup sur coup Xavier Darcos, ancien Ministre
français de la coopération et membre du comité
directeur de l’UMP (aux affaires lors des coups
d’Etat constitutionnels de Faure Gnassingbé) et le
Monsieur Afrique de Jacques Chirac, Michel de
Bonnecorse.
Même si les déclarations officielles de
ces faucons de la Chiraquie tendent à faire croire
qu’ils sont au Togo pour prendre le pouls de
l’évolution du processus d’application de l’Accord
Politique Global (APG) et de la préparation des
législatives en perspectives au Togo, plusieurs
s’accordent à dire que le but réel de ces visites
répétées se trouve plutôt dans le sens inverse :
solliciter un soutien matériel et financier pour la
présidentielle prochaine en France.
C’est de cette manière que les maigres
ressources des pays françafricains sont pillées et
en compensation, l’Elysée apporte tout son soutien à
des systèmes dictatoriaux qui régentent ces pays.
Les cas du Togo, Gabon, Congo-Brazzaville, Tchad,
Centrafrique, etc. sont plus qu’écoeurants. |
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Le
prix de l’imprudence |
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Aujourd’hui l’impasse à la CENI est établie. Deux
camps s’opposent farouchement sur des sujets
relatifs aux modalités du recensement, à la
fiabilité de la carte d’électeur et bien évidemment
sur le mode de décision. « Le quatuor pro fraude »
constitué par le RPT, le PDR, la CPP et le REFAMPT
rejettent la voie de la transparence. Ces parties se
mettent dans tous leurs états lorsque le camp de la
transparence constitué par le CAR, l’UFC la CDPA et
le GF2D évoque l’apposition de la photo sur la carte
d’électeur pour la rendre « sécurisée et
infalsifiable ». L’imbroglio est aujourd’hui établi
et c’est le Facilitateur Blaise Compaoré qui
est appelé à la rescousse. Lui qui était à
l’origine de ce cafouillis lorsqu’il amputa le
passage de l’accord paraphé à Lomé qui mentionnait :
«avec photo». |
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« Le quatuor pro fraude » en assume, certes,
une responsabilité de choix et ne saurait dissuader
les Togolais de ses intentions de professer des
conditions de non transparence. Mais l’opposition
traditionnelle ne jouit non plus d’un blanc immaculé
dans cette histoire pour avoir fait preuve de trop
de confiance au Facilitateur lors du Dialogue
politique ayant abouti à la signature de l’APG le 20
août dernier. Le CAR,
la
CDPA et l’UFC avaient laissé trop de terrain
favorable à la polémique, à des interprétations.
Mieux, ils avaient bradé depuis la conclusion de l’APG,
l’apposition de la photo sur la carte d’électeur qui
devait être la concrétisation d’un cadre électoral
allégé.
L’Accord Politique de Base (APB) du
06
juillet 2006, une étape primitive de l’APG avait
établi au point 1.6 intitulé « Les cartes
d’électeurs infalsifiables » : « …Le Dialogue
national recommande que ces cartes infalsifiables
soient munies de photo ». Une place était donc
faite pour l’apposition de la photo. Mais dans l’APG
qui est censé être une copie améliorée de l’APB,
aucune allusion n’a été faite à la photo. Mieux, ce
point importantissime a été sacrifié sur l’autel des
desiderata de Blaise Compaoré. « Les parties
prenantes au Dialogue conviennent d’instituer une
carte d’électeur infalsifiable et sécurisée ».
C’est tout ce qu’on lit dans l’accord final.
Aujourd’hui l’on est confronté à une difficulté que
seul Blaise Compaoré peut résoudre clairement.
Tout compte fait, le CAR, la CDPA et l’UFC
auraient été moins confiants que l’on n’en serait
pas là à polémiquer sur l’apposition ou non de photo
sur la carte d’électeur. C’est ça le prix de
l’imprudence.
N.K.A. |
Sélection
nationale : Le Togo pourrait engager Patrice Neveu
L’ancien sélectionneur de l’équipe nationale de la
Guinée, le Français Patrice Neveu pourrait prendre
les destinées de l’équipe nationale du Togo, a-t-on
appris de sources proches de la Fédération togolaise
de football. |
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Patrice Neveu arrivé à Lomé depuis deux
semaines discute actuellement avec les responsables
de la Fédération togolaise de football des modalités
de la prise en main de l’équipe nationale du Togo
qui est sans sélectionneur depuis juillet. Otto
Pfister le sélectionneur confirmé n’a pas repris du
service avec les Eperviers après un Mondial
sulfureux où les problèmes de primes non réglées ont
défrayé les chroniques des tabloïdes. Kodjovi
Mawuéna appelé à remplacer le technicien allemand
n’a pu faire taire toutes les inquiétudes,
s’attirant même la foudre du public après la défaite
de Bamako lors de la deuxième journée des
éliminatoires CAN Ghana 2008.
Patrice Neveu qui a conduit le Syli
national en ¼ de finale de la CAN Egypte 2006 a été
remercié après deux contre-performances face aux
Fenecs d’Algérie à domicile 0-0 et face à l’équipe
nationale du cap vert à Praia 0-1 en matches
comptant pour la 1ère et
la 2e journée
des éliminatoires CAN 2008.
Avant de poser ses baluchons en Guinée,
le technicien français a traîné sa bosse au Maroc et
au Niger.
T.G.A. |
« Patrice NEVEU Né le 29/03/1954
/ Français
Ancien coéquipier de Philippe Troussier à
Angoulême, Patrice Neveu a pris le relais en
Guinée d’un autre Français Michel Dussuyer. Son
meilleur résultat d’entraîneur, il l’a obtenu en
1999 en atteignant avec Angoulême les quarts de
finale de la Coupe de France. Cette période
coïncide avec ses débuts à l’étranger, au Maroc
d’abord puis au Niger où pendant six mois il est
tout à la fois DTN et entraîneur national. Il
prend ensuite la direction de Médenine qu’il
conduit en première division en 2001. Fin de sa
première campagne africaine. Destination la Chine
où il dirige d’abord le Dalian Shide FC puis sa
succursale, Zhuhai, qu’il fait monter en première
division. » Source :
RFI
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