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14 Déc 2006

 

[ 213: 14 Déc 2006]  
Présence du Gal. Tidjani à Bouaké et rumeur de coup d’Etat contre Gbagbo : Kpatcha, Gnofame, Nandja chez Gbagbo

Le Gal de division Assani Tidjani a créé une première dans la si douillette relation Togo-Côte d’Ivoire en s’affichant en toute partialité aux côtés des Forces Nouvelles à Bouaké. Evidemment, cela a déplu au plus haut sommet du pouvoir ivoirien. Dans l’entourage de Gbagbo, l’affaire est considérée plus qu’une immixtion dans ce conflit. On parle même de « coup d’Etat en complicité avec des éléments d’un contingent au sein de l’ONUCI » à mots couverts. Parallèlement, les médias ivoiriens parlent d’une volonté de Laurent Gbagbo de renvoyer le contingent togolais des casques bleus.

A Lomé, la Présidence de la République a, dans un communiqué daté du lundi 11 décembre, publiquement désavoué le Gal. Tidjani : « le haut commandement condamne avec la dernière rigueur l’acte posé par cet officier général qui est de nature à jeter la suspicion sur le contingent  togolais déployé sous le mandat de l’ONU en Côte d’Ivoire et demande qu’il fasse l’objet d’une sanction militaire ».

Dans la foulée, une délégation togolaise conduite par Kpatcha Gnassingbé, ministre de la Défense et des Anciens combattants et composée entre autres des généraux Gnofame et Nandja était allée mardi à Abidjan.

On se souvient qu’au début de la crise ivoirienne en 2002, feu Gal. Eyadema était arrivé à rassembler les protagonistes pendant 45 jours à Lomé pour obtenir un cessez-le-feu avant que le processus de résolution ne soit déplacé sur Linas Marcoussis. On ne pouvait pas comprendre aujourd’hui qu’un de ses fidèles généraux prenne partie uniquement pour les Forces Nouvelles de Guillaume Soro et en plus étale ce grand amour dans les colonnes d’un quotidien ivoirien qui en a fait large diffusion.

B. Sek

 
Confidentiel : Des faucons de l’UMP à Lomé pour solliciter un appui matériel

Décidément, les habitudes ont la vie dure. A la veille de chaque campagne électorale, la droite française dépêche ses sbires dans les palais présidentiels de la Françafrique pour solliciter un appui matériel. Le très controversé Charles Pasqua en avait habitué les Togolais. L’on pensait que Nicolas Sarkozy n’allait pas sacrifier à la tradition mais que nenni.

      En moins d’un mois, Faure Gnassingbé reçoit coup sur coup Xavier Darcos, ancien Ministre français de la coopération et membre du comité directeur de l’UMP (aux affaires lors des coups d’Etat constitutionnels de Faure Gnassingbé) et le Monsieur Afrique de Jacques Chirac, Michel de Bonnecorse.

            Même si les déclarations officielles de ces faucons de la Chiraquie tendent à faire croire qu’ils sont au Togo pour prendre le pouls de l’évolution du processus d’application de l’Accord Politique Global (APG) et de la préparation des législatives en perspectives au Togo, plusieurs s’accordent à dire que le but réel de ces visites répétées se trouve plutôt dans le sens inverse : solliciter un soutien matériel et financier pour la présidentielle prochaine en France.

            C’est de cette manière que les maigres ressources des pays françafricains sont pillées et en compensation, l’Elysée apporte tout son soutien à des systèmes dictatoriaux qui régentent ces pays. Les cas du Togo, Gabon, Congo-Brazzaville, Tchad, Centrafrique, etc. sont plus qu’écoeurants.

Le prix de l’imprudence

Aujourd’hui l’impasse à la CENI est établie. Deux camps s’opposent farouchement sur des sujets relatifs aux modalités du recensement, à la fiabilité de la carte d’électeur et bien évidemment sur le mode de décision. « Le quatuor pro fraude » constitué par le RPT, le PDR, la CPP et le REFAMPT rejettent la voie de la transparence. Ces parties se mettent dans tous leurs états lorsque le camp de la transparence constitué par le CAR, l’UFC la CDPA et le GF2D évoque l’apposition de la photo sur la carte d’électeur pour la rendre « sécurisée et infalsifiable ». L’imbroglio est aujourd’hui établi et c’est le Facilitateur Blaise Compaoré qui est appelé à la rescousse. Lui qui était à l’origine de ce cafouillis lorsqu’il amputa le passage de l’accord paraphé à Lomé qui mentionnait : «avec photo».

« Le quatuor pro fraude » en assume, certes, une responsabilité de choix et ne saurait dissuader les Togolais de ses intentions de professer des conditions de non transparence. Mais l’opposition traditionnelle ne jouit non plus d’un blanc immaculé dans cette histoire pour avoir fait preuve de trop de confiance au Facilitateur lors du Dialogue politique ayant abouti à la signature de l’APG le 20 août dernier. Le CAR, la CDPA et l’UFC avaient laissé trop de terrain favorable à la polémique, à des interprétations. Mieux, ils avaient bradé depuis la conclusion de l’APG, l’apposition de la photo sur la carte d’électeur qui devait être la concrétisation d’un cadre électoral allégé. 

            L’Accord Politique de Base (APB) du 06 juillet 2006, une étape primitive de l’APG avait établi au point 1.6 intitulé « Les cartes d’électeurs infalsifiables » : « …Le Dialogue national recommande que ces cartes infalsifiables soient munies de photo ». Une place était donc faite pour l’apposition de la photo. Mais dans l’APG qui est censé être une copie améliorée de l’APB, aucune allusion n’a été faite à la photo. Mieux, ce point importantissime a été sacrifié sur l’autel des desiderata de Blaise Compaoré. « Les parties prenantes au Dialogue conviennent d’instituer une carte d’électeur infalsifiable et sécurisée ». C’est tout ce qu’on lit dans l’accord final.

            Aujourd’hui l’on est confronté à une difficulté que seul Blaise Compaoré peut résoudre clairement.

            Tout compte fait, le CAR, la CDPA et l’UFC  auraient été moins confiants que l’on n’en serait pas là à polémiquer sur l’apposition ou non de photo sur la carte d’électeur. C’est ça le prix de l’imprudence.                             

N.K.A.

Sélection nationale : Le Togo pourrait engager Patrice Neveu

L’ancien sélectionneur de l’équipe nationale de la Guinée, le Français Patrice Neveu pourrait prendre les destinées de l’équipe nationale du Togo, a-t-on appris de sources proches de la Fédération togolaise de football.

            Patrice Neveu arrivé à Lomé depuis deux semaines discute actuellement avec les responsables de la Fédération togolaise de football des modalités de la prise en main de l’équipe nationale du Togo qui est sans sélectionneur depuis juillet. Otto Pfister le sélectionneur confirmé n’a pas repris du service avec les Eperviers après un Mondial sulfureux où les problèmes de primes non réglées ont défrayé les chroniques des tabloïdes. Kodjovi Mawuéna appelé à remplacer le technicien allemand n’a pu faire taire toutes les inquiétudes, s’attirant même la foudre du public après la défaite de Bamako lors de la deuxième journée des éliminatoires CAN Ghana 2008.

            Patrice Neveu qui a conduit le Syli national en ¼ de finale de la CAN Egypte 2006 a été remercié après deux contre-performances face aux Fenecs d’Algérie à domicile 0-0 et face à l’équipe nationale du cap vert à Praia 0-1 en matches comptant pour la 1ère et la 2e journée des éliminatoires CAN 2008.

            Avant de poser ses baluchons en Guinée, le technicien français a traîné sa bosse au Maroc et au Niger.

T.G.A.

« Patrice NEVEU Né le 29/03/1954 / Français

Ancien coéquipier de Philippe Troussier à Angoulême, Patrice Neveu a pris le relais en Guinée d’un autre Français Michel Dussuyer. Son meilleur résultat d’entraîneur, il l’a obtenu en 1999 en atteignant avec Angoulême les quarts de finale de la Coupe de France. Cette période coïncide avec ses débuts à l’étranger, au Maroc d’abord puis au Niger où pendant six mois il est tout à la fois DTN et entraîneur national. Il prend ensuite la direction de Médenine qu’il conduit en première division en 2001. Fin de sa première campagne africaine. Destination la Chine où il dirige d’abord  le Dalian Shide FC puis sa succursale, Zhuhai, qu’il fait monter en première division. » Source : RFI

 

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