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Forum de la semaine

12 Dec 2007]

[313: du 10 Dec 2007]  

Coup d’état contre Faure : A quand le jugement des 6 inculpés écroués à la prison civile de Lomé ?
Ils sont six à être interpellées dans cette rocambolesque affaire de coup d’Etat contre Faure Gnassingbé. MM. Hermès Waomédé da Silveira, Président du Mouvement «Alliance des Patriotes pour l’Unité et l’Action» en voie d’implantation au Togo, Tudzi Kossi, représentant de l’UFC à Koussountou (Kpalimé), Akakpo Koami, Sergent à la retraite, Kpakpo Kodjo, Adjudant, Folly Kodjo, Sergent, Amétépé Yaovi, Caporal-chef. Tous, croupissent depuis près de 29 mois à la Prison Civile de Lomé sous le chef d’accusation de «tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat ». Une accusation qui ne leur aurait été signifiée que lors des enquêtes préliminaires et qui ne serait point confirmée ou infirmée par le juge d’instruction. Et ce, depuis plus de deux ans.

M. Hermès Woamédé da Silveira, le présumé cerveau du complot fut arrêté depuis le 8 juillet 2005 par les éléments de l’Agence Nationale de Renseignements (ANR) qui l’ont gardé au sein de leur service jusqu’au 25 juillet 2005 puis à la Gendarmerie Nationale du 25 au 27 Juillet 2005, pour être enfin déféré à la Prison civile de Lomé. Ils auraient passé des moments durs dans des conditions inhumaines et dégradantes, à en croire les témoignages.

Pour mémoire, ce fut « Forum de la Semaine» qui a étalé cette affaire au grand jour à l’époque. Depuis, les tentations de voir  clair dans cette sombre histoire sont demeurées vaines. Au contraire, chaque jour qui passe voit les six inculpés noyés dans un curieux oubli du parquet. Qu’est-ce qu’est donc cette affaire de coup d’Etat, ou plutôt d’atteinte à la sûreté de l’Etat dans laquelle la justice observe ce silence sépulcral? Depuis 29 mois que ces malheureux sont écroués au tristement célèbre bagne de la Prison civile de Lomé, ils n’ont jamais été appelés par un quelconque juge pour les situer sur leur sort. Plus curieux, le pouvoir RPT, très friand de ces genres de propagandes où des « brebis galeuses » (sic) sont exhibées comme des trophées de guerre, fait aussi le muet.  Ce qui fait dire à beaucoup que cette histoire est une très vraie fausse affaire.

Ce qui est encore plus surprenant est qu’il y a dans le lot de ces malheureux, des militaires. Sur leur cas aussi, le Commandement observe le même mutisme. C’est à ne rien comprendre. Mais en attendant, l’usure de l’incarcération commence par faire son œuvre destructeur sur ces hommes. Toutes les sources les disent très mal en point. Leur santé se dégrade, affirment les proches. Mais au-delà, ne peut-on pas se demander pourquoi le parquet gère cette affaire avec cette indifférence qui appelle à la dénonciation? A quand donc leur procès pour évacuer ce dossier somme toute un os dans le « paradis » Togo de Faure Gnassingbé ?

F.S

Tabaski : Moutons et chèvres valent de l’or
Encore quelques jours, et ce sera la Tabaski (Aïd-el-kebir, nom original arabe), la fête des moutons, la plus grande fête des musulmans. Ceux-ci s’y apprêtent. L’idéal, c’est d’immoler une chèvre, un mouton, un bélier…le jour-J. Déjà, depuis le 1er décembre, s’anime le marché traditionnel de circonstance de vente des « moutons » de Lomé.

Le site du marché habituel de vente des moutons « Gbossimé » devenant exigu pour contenir le beau monde qui s’y déplace, vendeurs et acheteurs se transportent chaque année sur le site improvisé situé de part et d’autre de l’avenue de la Libération, juste entre l’ex Cinéma « Le Togo » et le Camp Général Gnassingbé Eyadéma.

            Nous y étions samedi dernier après-midi. C’est en fait tout un village qui se crée annuellement là. Car, il y a certes des moutons et les vendeurs, mais plus au bord de la route ce sont d’autres vendeurs qui s’y installent. Pas de surprise cette année.

            Nous avons alors dû dépasser des vendeurs de brochettes, d’eau, de cigarettes, de beignets, de maïs frais ; de mendiants, de bouchers… pour nous intéresser aux moutons et propriétaires.

            Quelques mètres en face de nous sont assises  une demi-douzaine de personnes sous un hangar de fortune, visiblement pas trop gaies, mais d’un air accueillant que d’autres, au milieu de milliers de têtes de moutons et de chèvres. Nous les abordons et sans trop de protocoles, ils acceptent de nous parler.

            El Hadj Bassirou, la trentaine, se met à notre disposition quoique quelques sollicitations de ses autres frères interrompent de temps en temps notre discussion. Il nous informe, nous montrant un ticket de la Commune, qu’il faut payer à celle-ci une taxe de 2.500 FCFA pour avoir une place au marché et vendre des bêtes, une activité de circonstance pour plusieurs vendeurs dont notre interlocuteur. Aladji Bassirou et ses autres frères de hangar sont pour le reste de l’année commerçants d’appareils téléphoniques portables à Dékon. A chaque veille de la grande fête des musulmans, ils se mutent en commerçants des bœufs, qu’ils vont acheter au Niger ou au Burkina Faso.

            A la question de savoir si l’activité est porteuse, Bassirou répond que cela dépend de la densité du marché ou non… « L’année passée par exemple, il y avait beaucoup de moutons et nul n’a fait de bonnes affaires », dit-il, espérant que ce sera meilleur cette fois-ci, puisqu’il y en a moins cette année. Dans tous les cas, il a déjà vendu sept (7) moutons et chèvres, depuis le début du marché (il y avait huit (8) jours). Il attend impatiemment les deux ou trois jours précédant la fête, prévue pour le 19 décembre ; les jours où les affaires sont plus importantes. En fait, les acheteurs attendent les veilles de fêtes, n’ayant pas suffisamment de places pour garder les bêtes chez eux.

            De temps à autre au cours de notre discussion, nous nous régalons de quelques scènes de batailles des moutons que les propriétaires interrompent rapidement. Ils n’y ont vraiment pas intérêt, les bêtes pouvant se blesser gravement et ne plus être chèrement prisées.

En effet, la bonne forme du mouton ou de la chèvre compte beaucoup. Les vendeurs en sont conscients et y prêtent attention. Ceci constitue un créneau pour d’autres, les vétérinaires. Ceux-ci passent de temps en temps sur le site pour vacciner ou soigner les animaux. El Hadj Bassirou nous explique l’importance de vacciner ses bêtes : « Lorsque nous avons débuté cette activité, il y a dix ans, en hommes moins avertis, nous n’avons pas fait vacciner les moutons. Et deux sont morts successivement. C’est après qu’on nous a informés qu’il fallait les faire vacciner et leur faire administrer des vitamines. Depuis, nous ne badinons plus avec, et aucune bête n’est plus morte ».

            Puisque les bêtes parcourent de longues distances du Niger ou du Burkina au Togo dans des conditions les moins confortables, elles arrivent affaiblies et vulnérables ; vulnérabilité aggravée par le changement de climat.

            Quant aux prix, « les moutons coûtent entre 35 000 et 250 000 et les chèvres entre 30 000 et 60 000 », indique Bassirou. Ces prix sont forcément fonction de ce que représente le mouton ou la chèvre dans la grande fête des musulmans du début de leur année.

            Mais pour ceux qui, malgré eux n’auront pas l’occasion d’immoler une chèvre, un mouton, un bélier, un bœuf… le jour de Aïd-el-Kebir, ils n’auront en rien péché contre Allah ; le prophète Mohamed aurait en son temps immolé un bélier pour tous ceux-là, une fois pour toute, selon une croyance musulmane.

Maxime Domegni 

Règlement de la Crise à la Ftf :  Hayatou et Blatter se concertent
Dans le cadre de l’exécution des recommandations de la réunion de la Commission des Association de la Fifa du 28 octobre dernier à Zurich, une délégation de la Confédération africaine de football, conduite par son président Issa Hayatou va s’entretenir avec le président de la Fifa, Sepp Blatter à Tokyo cette semaine en marge de la Coupe du monde des clubs qui se dispute actuellement au Japon.

Selon les informations, il va être question des dispositions à prendre pour que la légalité revienne à la Fédération togolaise de football aux prises depuis juillet avec une double crise interne et externe. Pour parer à cette crise, le gouvernement togolais et le Comité national olympique togolais(Cnot) ont mis en place un Comité provisoire de gestion, une structure purement provisoire comme l’a expliqué Issa Hayatou tout récemment au Nigéria et dont la légitimité pour organiser des élections crédibles pose problème.

Les tractations en cours à la Caf, qui n’a pas inscrit la situation togolaise à l’ordre du jour de la dernière réunion de son Comité exécutif tenue au Caire le 04 décembre dernier, et la Fifa devront aboutir à la mise en place d’une nouvelle structure qui sera chargée avec l’appui des acteurs du football togolais de l’élaboration, de l’adoption de nouveaux statuts et de l’organisation de nouvelles élections.

« C’est le schéma qui est actuellement exploré pour sortir le football togolais de sa crise », indiquent les sources proches du dossier.

Cela repose la lancinante et polémique question de la reconnaissance du Comité provisoire de gestion que dirige Bernard Walla qui s’est assigné comme tâches l’élaboration des nouveaux textes, leur  adoption et l’organisation de nouvelles élections à la Ftf. Même si les membres du Comité affirment urbi et orbi qu’ils ont été reconnus par la Caf et la Fifa, la preuve en la matière fait toujours défaut car les deux institutions n’ont jamais procédé au remplacement du bureau élu le 09 janvier 2007, bureau à qui elles continuent par adresser des courriers officiels.

Par ailleurs, on indique que si le Comité provisoire de gestion s’obstine à organiser des congrès sans l’accord de la Caf et de la Fifa, ces congrès seront invalidés. De plus, il est dit que depuis que le Comité a été mis en place, aucune démarche n’a été entreprise de sa part pour présenter officiellement ses objectifs et les moyens de les atteindre ni à la Caf ni à la Fifa.

TGA

 
 
 

 

 

 

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