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11 Déc 2006 |
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Confidentiel : Des rencontres de travail répétées
entre l’UFC et le RPT : les ministères exigés par l’UFC |
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De sources bien informées, plusieurs séances de
travail ont réunis à Lomé, une délégation de l’Union
des Forces de Changement et celle du Rassemblement
du Peuple Togolais (RPT) ces derniers jours. Le
principal ordre du jour de ces rencontres serait
l’entrée du parti de Gilchrist Olympio au
gouvernement. |
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Selon les mêmes sources, l’UFC exigerait un
Ministère d’Etat (à part celui d’Amah Gnassingbé,
bien sûr), un Ministère d’Etat chargé de la mise en
œuvre de l’Accord Politique Global (APG) et la
coordination des institutions ad hoc, un Ministère
des Affaires étrangères, de l’Intégration Africaine
et des Togolais de l’Extérieur, le Ministère de
l’Intérieur (considéré comme l’exigence N°1), un
Ministère des Finances et des Privatisations, le
Ministère de la Justice et un Ministère des
Transports et des Infrastructures routières, soit 7
portefeuilles dont plus de 3 de souveraineté.
Seulement, voilà ! Certains des postes proposés
créeraient des conflits de compétences avec, non
seulement le chef du gouvernement mais aussi avec
d’autres ministères. Faure Gnassingbé quant à lui
proposait un Ministère d’Etat (à part celui d’Amah
Gnassingbé) un Ministère de l’Intégration Africaine
et du NEPAD, un Ministère de l’Economie et du
Développement, un Ministère de la modernisation de
l’Etat, un Ministère des Arts et de la Culture soit
cinq portefeuilles avec la possibilité de
transformer un de ces postes en un ministère d’Etat.
Ces aménagements successifs proposés par le pouvoir
n’ayant pas reçus l’assentiment de l’UFC, il est
fort à craindre que le parti de Gilchrist Olympio
n’entrera pas dans le gouvernement. Et surtout avec
les nouvelles exigences (que d’aucuns trouvent trop
exagérées, cas de la mise à l’écart de certains
ministres par exemple) du Boss Gil, dans son
interview à nos confrères de TV5, les espoirs de
ceux qui croyaient à une participation de l’UFC au
gouvernement de Me Agboyibo s’évanouissent. Certains
pensent que le leader national de l’UFC devrait
aussi mettre un peu d’eau dans son vin afin de
sauver la République en danger. Car, à part cette
ouverture du RPT, où se trouve la solution ? |
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Police nationale : Les non-dits sur une succession :
Le Lt-Col. Mompion nommé pour « service rendu » |
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Nous vous l’annoncions dans notre avant-dernière
parution (FS n°210 du
30
novembre 2006) :
« Le Commandant Agadazi viré pour incompétence et
insoumission » et remplacé par le
Lieutenant-Colonel Mateindou Mompion précédemment au
commandement du 3e Régiment
inter-arme de Témédja. |
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Une polémique stérile est suscitée actuellement dans
la presse tendant à remettre en cause nos écrits en
attribuant au Capitaine de Frégate Agadazi
Ouro-Koura « des idées novatrices (???) pour
moderniser l’appareil policier du Togo » qui ne
recevraient pas l’assentiment du Ministre de la
Sécurité; ce qui serait la cause de son éviction.
On pourrait se demander si ce sont les mises aux
arrêts de rigueur intempestives des cadres de la
Police nationale ( les cas des Commissaires
divisionnaires Dodji Atayi et tout récemment de
Tchédré Essozolam ou du Commissaire Dédji sont très
illustratifs) qui sont les matérialisations des
fameuses « idées novatrices » ? Et ce n’est
non plus la discourtoise lettre de sommation que
Agadazi a adressée à son supérieur hiérarchique
politico-militaire qui se trouve être le Col. Atcha
Titikpina, Ministre de la Sécurité, qui démontre
moins son « insoumission » dont on avait fait
cas. Quand on a des besoins au sein d’un service, on
s’adresse de façon administrative et courtoise à son
supérieure hiérarchique. On ne lui donne pas des
injonctions à peine voilées. Mais passons ! Car tel
n’est pas l’objet de notre analyse ici.
Le
cas le plus préoccupant est la personne du
successeur du Capitaine de Frégate Agadazi, le
Lieutenant-colonel Mateindou Mompion. Le rôle de la
presse étant de présenter aux citoyens ceux qui
gèrent la chose publique en leur nom, Forum de
la
Semaine
a fouiné un peu sur la vie du nouveau D.G. de la
Police nationale. Il ressort de ses investigations
que l’homme qui est appelé à diriger les destinées
de la Police nationale est devenu un « zélé »
du système et « un fidèle du clan » par la
force des choses.
Appartenant d’abord au Groupement Commando de la
Garde Présidentielle (RCGP, les fameux bérets verts
dirigés à l’époque d’une main de fer par le frère
cadet du Général Eyadéma, le Lt-Col. Toyi Gnassingbé
mort dans l’assaut porté contre la Primature de Me
Koffigoh le 03 décembre 1991), il fut l’objet de
soupçons inimaginables qui le prenaient pour un
« traître qui roulait pour les opposants » (chef
d’accusation qui pouvait facilement lui valoir une
fatwa). Il fut ainsi éjecté de ce corps. Là
commença pour lui une traversée du désert jusqu’à la
date fatidique du 05 février 2005 où le Général
Eyadema quitta ce monde des vivants avec son cortège
de problèmes que sa succession a posé avec l’épisode
du détournement du ciel de Lomé sur le Bénin, de
l’avion à bord duquel se trouvait le Président de
l’Assemblée nationale de l’époque, le Prof Fambaré
Ouattara Natchaba, le dauphin constitutionnel d’Eyadéma
et la prise du pouvoir par la force par Faure
Gnassingbé. Le Lieutenant-Colonel en disgrâce, Kouma
Biténiwé, sachant le lien de famille par mariage qui
lie le Prof Natchaba au Lt-Col. Mompion, aurait
téléphoné à ce dernier pour lui dire que ce qui se
passe est inacceptable car le pouvoir devrait
revenir à qui de droit, c’est à dire au Prof
Natchaba.
Personne ne saura dire comment cette confidence
était parvenue au sommet. Mais cela eut comme
conséquence dans un premier temps la (re) fuite du
Col. Biténéwé qui était revenu à l’époque
fraîchement de son exil et qui était (re) accusé de
vouloir «mobiliser des officiers pour renverser le
système»; et, secondo, un retour en grâce du Lt Col
Mompion.
Première récompense : Promotion. Il fut nommé au
commandement du 3e Régiment
Inter-arme de Témédja. Là, les zèles sont plus
multipliés et la confiance plus acquise au jour le
jour. Vint alors la deuxième récompense : Directeur
général de la Police nationale en lieu et place des
Commissaire et cadres qui peuplent ce corps très
respecté sous d’autres cieux et qui joue un rôle
inestimable dans le maintien de la paix civile.
Tout est clair que le Lt-Col. Mompion Mateindou
n’est pas nommé à ce poste sur mérite (autrement
dit, on aurait pu mettre l’un des cadres de la
Police à ce poste). Il y est arrivé pour
« service rendu ». En témoignent les nombreux
signes distinctifs qui bardent sa poitrine.
F.S |
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Législatives 2007 :
L’annonce des primaires au sein du RPT crée un
climat d’adversité entre les Barons et les jeunes |
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Le Rassemblement du Peuple togolais (RPT) dont Faure
Gnassingbé assure la présidence depuis février 2005,
se trouve confronté à une équation interne liée aux
élections législatives de juin 2007 au Togo. Il lui
faut en effet arriver à départager les multiples
prétendants à la candidature à cette législature
dans les 81 circonscriptions électorales où le parti
est plus ou moins bien implanté. On note déjà dans
certaines circonscriptions deux, trois, voire
plusieurs prétendants à la candidature du parti au
pouvoir. Un état de chose qui crée un climat
d’adversité entre des cadres de cette formation
politique. |
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La
présidence du RPT serait consciente de ce risque. Et
de source digne de foi, on fait savoir que Faure
Gnassingbé détiendrait une solution aux difficultés
de désignation des candidats: passer par des
élections primaires au sein du parti pour choisir
les postulants les plus représentatifs.
Il
y a quelques années, au temps du feu président
Eyadema, c’est ce dernier qui devait agréer la
candidature de tel ou tel dans une circonscription
électorale pour le compte du RPT, révèle- t-on au
sein de la jeunesse de ce parti qui revendique de
plus en plus son droit à se représenter aux
élections afin de participer à la vie politique sous
le drapeau dudit parti.
Le
président du parti, Faure Gnassingbé aurait été
confronté à des questions liées aux conflits
d’intérêts qui opposent les jeunes et les vieux du
parti d’une part et certains barons entre eux
d’autre part. Les jeunes dénoncent certains de leurs
aînés politiques élus précédemment députés sous le
drapeau du RPT. Il les accusent notamment de ne rien
faire pour le développement des communautés qui les
ont élus et pensent que c’est à leur tour de
solliciter les suffrages des élections pour changer
les choses.
A
en croire les indiscrétions dans les rang de la
jeunesse, le président du RPT serait conscient de
cette réalité et aurait rassuré les militants
inquiets que le parti n’imposera plus de candidats
pour les prochaines élections législatives et qu’il
appartiendra à la base de choisir les candidats
qu’elle-même juge capables de défendre ses intérêts:
des primaires seront donc nécessaires.
Cette option répond donc à une exigence démocratique
interne au parti; mais le risque d’un déchirement
entre militants d’un même parti n’est pas écarté.
On
peut aussi redouter une tension entre le courant
conservatiste du parti qu’incarnent majoritairement
de vieux dignitaires et le courant réformiste
incarné certainement par le jeune président et le
Comité d’Appui au RPT (CAP-RPT) dont la naissance
n’a pas laissé sans inquiétude ceux qui ne sont pas
prêts à perdre les privilèges dont ils jouissaient
avant l’avènement de la dynamique de changement dans
laquelle s’est engagé Faure Gnassingbé.
Mais, comme le dit un vieux militant, au
RPT, on sait s’entendre dans l’intérêt supérieur du
parti. Cette sagesse triomphera-t-elle des
considérations personnelles? L’avenir répondra.
FS |
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Question du « recensement électoral » et de la
« carte d’électeur » : La CENI dans l’impasse |
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Les travaux au sein de la Commission Electorale
Nationale Indépendante (CENI) connaissent, comme on
en doutait, un coup d’arrêt. Les difficultés sont
relatives à la question du mode de décision au sein
de la CENI, du recensement électoral et de la nature
des cartes d’électeurs. |
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Deux courants s’opposent fondamentalement sur les
deux derniers sujets. D’un côté, le RPT et les
formations politiques qu’il charrie (la CPP, le PDR),
le REFAMPT et de l’autre les trois (3) formations de
l’opposition (UFC, CAR, CDPA) et le GF2D. Au premier
qui soutient une position un peu biaisée des
recommandations et de l’esprit de l’APG :
préparation et déploiement du matériel de
recensement, recensement dans les bureaux de vote,
saisie des listes provisoires à la CENI,
personnalisation des cartes d’électeur à la CENI,
distribution des cartes dans les bureaux de vote,
élaboration du fichier électoral et édition des
listes d’émargement, s’oppose le second qui soutient
la préparation et le déploiement du matériel de
recensement, l’enregistrement des électeurs, la
saisie des noms et la délivrance immédiate des
cartes numérisées avec photo dans les centres de
vote, l’élaboration du fichier électoral et
l’édition des listes d’enregistrement.
Ce
second courant semble plus préoccupé par le souci de
transparence des prochaines législatives et plus
respectueux des recommandations de l’APG concernant
les points qui suscitent de la polémique. L’APG
recommandait justement un « recensement
électoral » en vue de l’obtention d’un
« fichier électoral fiable » et la confection de
« carte d’électeur infalsifiable et sécurisée ».
Cela va de soi que la meilleure façon de sécuriser
la carte est d’y apposer une photo. La position
soutenue par l’autre courant incarné par le RPT
n’est que du dilatoire et exprime toute sa phobie
des élections claires et transparentes.
Les difficultés étaient à tel point que la CENI en a
appelé lundi dernier au Premier ministre afin qu’il
saisisse le facilitateur Blaise Compaoré pour son
arbitrage comme le recommande l’accord.
F.S. |
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