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Dans notre précédente parution, nous avions
pointé du doigt certaines méthodes dites
« Opérations Victoires à Womé »,
sous-entendu, des pratiques anti-sportives
instaurées dans le fief de Maranatha FC et qui
depuis longtemps, semblent bénéficier de la
complicité ou du silence de la Fédération
Togolaise de Football. Celle-ci, maintenant que
« Forum de la Semaine » a fait
éclater l’affaire, a désormais la lourde tâche
de crever une fois pour toute cet abcès qui
gangrène le football togolais. L’instance
suprême du football togolais a le devoir de
mieux écarquiller les yeux sur tout ce qui
entoure les rencontres programmées à Womé afin
d’effacer les sérieux embûches et obstacles
auxquels font face le plus souvent les clubs et
leurs supporters lors de leurs déplacements dans
cette contrée où règne une ambiance hostile et
exécrable à l’heure des rencontres de football
entre Maranatha FC et X. C’est pour aider
et soutenir la F.T.F dans cette entreprise
difficile mais noble, que nous avons décidé de
« déshabiller » les principaux faiseurs
de victoire à Womé, qui sont le plus souvent des
gens honnêtes et responsables mais, qui tombent
facilement dans les filets d’espèces
trébuchantes et sonnantes tendus en travers de
leur chemin par le président de Maranatha FC, le
… honorable député Gabriel Améyi. Du coup, c’est
plutôt toute une famille de gens malhonnêtes,
cupides et avides de gains faciles qu’on
retrouve pour conduire les destinées des
rencontres de Womé. La transformation des
principes étant vite opérée par la magie des
billets de banque, les arbitres, les forces de
l’ordre, la C.C.A et la plupart des hommes de
médias, deviennent le temps d’un match,
supporters de Maranatha FC. C’est une histoire
bien connue, même si officiellement, les gens
n’aiment pas trop en parler. Cependant, cette
histoire manquerait de substance si on épargnait
les commissaires au match, ceux-là mêmes qui
sont chargés de rédiger les procès verbaux.
Voilà qui complète ce panorama d’hommes et de
femmes qui sont plutôt au service d’un homme,
d’un club que du football togolais. Et puis dans
ces conditions, nul n’ignore que les résultats
au décompte final, ne répondent pas aux normes
et ne reflètent pas les prestations sur le
terrain, dès l’instant où on se penche de plus
près sur les efforts accomplis par certains
dirigeants afin de bâtir des équipes capables de
jouer leur partition, pour se faire une très
bonne place à la fin du championnat. Simple
illustration de la place que tiennent les
commissaires au match dans les résultats de
Maranatha FC et dans la grande pagaille souvent
organisée au niveau des supporters qui
provoquent, harcèlent, intimident, violentent,
se cognent le plus souvent à leurs concitoyens
venus d’ailleurs, le nombre d’abonnés en tant
que délégué au match à Womé, est limité. On
connaît un vieux et respectable monsieur,
seul habitué, pardon, « habileté » à
superviser les matches de Maranatha FC, toujours
à Womé, et le plus souvent sur d’autres
terrains. Par respect pour le « vieux »,
on dispense nos lecteurs de son identité. Mais
toujours est-il que, beaucoup le connaissent,
lui qui traîne ses bosses entre les allées de la
villa de M. Améyi et la route qui mène au stade
Général Améyi…
Notre fameux commissaire au
match à vie à Womé, a toujours présenté à la
CCA, des rapports propres qui valident les
victoires de Maranatha FC. « Il n’a jamais
fait cas des fâcheux événements qui se passent
sur et en dehors du terrain. Comment voulez-vous
que la fédération sévisse ? » nous confiait
, amer un responsable de la FTF, sans doute
marqué par ce qui s’est déroulé à Womé en
novembre dernier lors de la rencontre Maranatha
FC – Agaza comptant pour la 9e journée
du championnat national de football. « Agaza
ne méritait pas de perdre ce match par 0 but
contre 3… », déclare-t-il avant d’enchaîner
que « l’accès sur le terrain avait été refusé
à l’équipe d’Agaza, qui après avoir subi des
insultes et menaces de toutes sortes de la part
des supporteurs de Maranatha FC, se voit
accueillir en début de rencontre par un penalty
imaginaire. Notre fameux commissaire au match
dans son rapport n’a fait aucune allusion à ces
choses. Voyez-vous ? Que peut faire la FTF dans
ces conditions ? », s’interroge-t-il avec un
accent qui exprime plus le dégoût que le dépit.
Ces exemples, on pouvait mettre une journée à
les aligner qu’on ne finirait pas, tant Womé est
connu comme la contrée la plus hostile aux
visiteurs venus livrer un match contre le club
du député. Ce qui s’y passe, dépasse souvent
l’entendement et on se demanderait si pour eux
là-bas, le football reste et demeure un jeu ?
Tout compte fait, tant que ce club et ses
supporters auront la faveur des commissaires au
match et ne seront pas punis et sanctionnés pour
leurs débordements, qu’on ne soit pas surpris de
compter demain ou après demain, des blessés
graves et même des cadavres sur et autour du
stade Général Améyi.
Le premier responsable, dans ce
cas, serait, bien entendu, ce commissaire, ou
peut-être, ces commissaires au match qui
« falsifient » les procès verbaux avant de
les remettre à qui de droit…
Don Quichotte AKUE |