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5 Déc. 2005

[ No 115: 01-12-05]

Vol de vautours sur le championnat national de D1 (suite): Womé et ses véreux commissaires au match 

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Sans en avoir l’air, le championnat national de football de D1 du Togo, est l’un des plus corrompus sur le continent. Beaucoup le savent, Peu le disent, pour la simple raison qu’ils savent d’avance qu’une dénonciation des pratiques malsaines qui entourent notre sport-roi, ne changerait pas grand-chose et qu’aucune mesure ne serait prise par les autorités compétentes pour punir les auteurs…

                        Dans notre précédente parution, nous avions pointé du doigt certaines méthodes dites « Opérations Victoires à Womé », sous-entendu, des pratiques anti-sportives instaurées dans le fief de Maranatha FC et qui depuis longtemps, semblent bénéficier de la complicité ou du silence de la Fédération Togolaise de Football. Celle-ci, maintenant que « Forum de la Semaine » a fait éclater l’affaire, a désormais la lourde tâche de crever une fois pour toute cet abcès qui gangrène le football togolais. L’instance suprême du football togolais a le devoir de mieux écarquiller les yeux sur tout ce qui entoure les rencontres programmées à Womé afin d’effacer les sérieux embûches et obstacles auxquels font face le plus souvent les clubs et leurs supporters lors de leurs déplacements dans cette contrée où règne une ambiance hostile et exécrable à l’heure des rencontres de football entre Maranatha FC et X. C’est pour aider et soutenir la F.T.F dans cette entreprise difficile mais noble, que nous avons décidé de « déshabiller » les principaux faiseurs de victoire à Womé, qui sont le plus souvent des gens honnêtes et responsables mais, qui tombent facilement dans les filets d’espèces trébuchantes et sonnantes tendus en travers de leur chemin par le président de Maranatha FC, le … honorable député Gabriel Améyi. Du coup, c’est plutôt toute une famille de gens malhonnêtes, cupides et avides de gains faciles qu’on retrouve pour conduire les destinées des rencontres de Womé. La transformation des principes étant vite opérée par la magie des billets de banque, les arbitres, les forces de l’ordre, la C.C.A et la plupart des hommes de médias, deviennent le temps d’un match, supporters de Maranatha FC. C’est une histoire bien connue, même si officiellement, les gens n’aiment pas trop en parler. Cependant, cette histoire manquerait de substance si on épargnait les commissaires au match, ceux-là mêmes qui sont chargés de rédiger les procès verbaux. Voilà qui complète ce panorama d’hommes et de femmes qui sont plutôt au service d’un homme, d’un club que du football togolais. Et puis dans ces conditions, nul n’ignore que les résultats au décompte final, ne répondent pas aux normes et ne reflètent pas les prestations sur le terrain, dès l’instant où on se penche de plus près sur les efforts accomplis par certains dirigeants afin de bâtir des équipes capables de jouer leur partition, pour se faire une très bonne place à la fin du championnat. Simple illustration de la place que tiennent les commissaires au match dans les résultats de Maranatha FC et dans la grande pagaille souvent organisée au niveau des supporters qui provoquent, harcèlent, intimident, violentent, se cognent le plus souvent à leurs concitoyens venus d’ailleurs, le nombre d’abonnés en tant que délégué au match à Womé, est limité. On connaît un vieux et respectable monsieur, seul habitué, pardon, « habileté » à superviser les matches de Maranatha FC, toujours à Womé, et le plus souvent sur d’autres terrains. Par respect pour le « vieux », on dispense nos lecteurs de son identité. Mais toujours est-il que, beaucoup le connaissent, lui qui traîne ses bosses entre les allées de la villa de M. Améyi et la route qui mène au stade Général Améyi…

Notre fameux commissaire au match à vie à Womé, a toujours présenté à la CCA, des rapports propres qui valident les victoires de Maranatha FC. « Il n’a jamais fait cas des fâcheux événements qui se passent sur et en dehors du terrain. Comment voulez-vous que la fédération sévisse ? » nous confiait , amer un responsable de la FTF, sans doute marqué par ce qui s’est déroulé à Womé en novembre dernier lors de la rencontre Maranatha FC – Agaza comptant pour la 9e journée du championnat national de football. « Agaza ne méritait pas de perdre ce match par 0 but contre 3… », déclare-t-il avant d’enchaîner que « l’accès sur le terrain avait été refusé à l’équipe d’Agaza, qui après avoir subi des insultes et menaces de toutes sortes de la part des supporteurs de Maranatha FC, se voit accueillir en début de rencontre par un penalty imaginaire. Notre fameux commissaire au match dans son rapport n’a fait aucune allusion à ces choses. Voyez-vous ? Que peut faire la FTF dans ces conditions ? », s’interroge-t-il avec un accent qui exprime plus le dégoût que le dépit. Ces exemples, on pouvait mettre une journée à les aligner qu’on ne finirait pas, tant Womé est connu comme la contrée la plus hostile aux visiteurs venus livrer un match contre le club du député. Ce qui s’y passe, dépasse souvent l’entendement et on se demanderait si pour eux là-bas, le football reste et demeure un jeu ? Tout compte fait, tant que ce club et ses supporters auront la faveur des commissaires au match et ne seront pas punis et sanctionnés pour leurs débordements, qu’on ne soit pas surpris de compter demain ou après demain, des blessés graves et même des cadavres sur et autour du stade Général Améyi.

Le premier responsable, dans ce cas, serait, bien entendu, ce commissaire, ou peut-être, ces commissaires au match qui « falsifient » les procès verbaux avant de les remettre à qui de droit… 

Don Quichotte AKUE

 
 
 

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