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30 Nov 2006 |
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Premier test réussi pour Me Agboyibo : L’Intersyndicale
obtient satisfaction et promesses |
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Il
avait fallu quatre rencontres (trois avec Me
Agboyibo et une avec Faure Gnassingbé à 48 heures de
l'imminence de son mouvement) pour que
l’Intersyndicale des Travailleurs du Togo (ISTT)
suspendre son préavis de grève en attendant, disent
les syndicalistes, « de voir la suite des choses ». |
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Des notes de satisfaction
Première note de satisfaction, la réduction du prix
des produits pétroliers de 20 F CFA entrée en
vigueur depuis le mardi 28 novembre.
Deuxième note de satisfaction, le problème des
arriérés de salaires, des pensions et des
allocations familiales a trouvé un modus vivendi. Un
(1) mois d'arriéré sera payé le mois prochain de
décembre et les autres seront étalés sur les autres
mois suivant le Protocole d'accord signé le
11 mai 2006.
Troisièmement, dans la foulée de cette dernière
proposition, les syndicats ont insisté à ce que le
Code du travail soit adopté par l'Assemblée
nationale. Ils ont eu en écho des garanties que cela
se traduira très vite en acte avec la soumission et
le vote de ce code afin que le Conseil national du
Dialogue social, le cadre de discussions prévu
pour la mise en oeuvre effective du Protocole
d'accord du
11
mai 2006,
soit mis en place.
Quatrièmement, l'Installation du Comité ad hoc qui
doit suppléer le Conseil national du Dialogue
social. Elle a été effective depuis le mardi 28
novembre.
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En attendant...
A
l'Intersyndicale, malgré ces notes de satisfactions,
l'ambiance n'est pas à une confiance aveugle en ces
promesses. « On ne saurait juger les autorités
togolaises » affirme-t-on. « II y avait eu du
retard dans la mise en oeuvre du Protocole d'accord
du
11
mai 2006 »,
ce
qui avait déclenché la grogne. Aujourd'hui le climat
est apaisé. Mais prévient-on « nous souhaitons
que cela ne se répète
plus »
F.S. |
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Les bonnes vieilles méthodes |
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Depuis quelques jours, l’Intersyndicale des
Travailleurs du Togo a remis sur le tapis le dossier
du dialogue social qui démarra le 30 janvier entre
le gouvernement togolais, le patronat et les
travailleurs représentés par des syndicats (CNTT,
CGCT, UGSL, CSTT et UNSIT) regroupés au sein de l'ISTT
et s'est conclu par la signature d'un Protocole
d'accord le 11 mai 2006. C'est à son regret de
constater que six bons mois après, le gouvernement
n'a honoré ‘’ aucun’’ de ses engagements, qu'il est
« fort insuffisamment préoccupé de leurs problèmes
et en réalité peu enclin à prendre en compte leurs
légitimes doléances » Ces organisations
syndicales ont même appelé les travailleurs à
« observer, dans tous les secteurs, public, para
public, privé et dans l'économie informelle un mot
d'ordre de grève générale d'avertissement de
vingt-quatre (24) heures, Ie jeudi
30
novembre 2006
à partir de 06 heures TU ». |
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Le
Premier ministre, Me Yawovi Agboyibo, bien qu'ayant
hérité ce dossier au gouvernement précédent s'est
employé, au nom de la continuité dé l'Etat, à
trouver avec ces syndicats un modus vivendi.
Plusieurs rencontres ont été à cet effet
diligentées. A la faveur de celle du 17 novembre, un
compromis fut trouvé sur les points qui fâchent :
mise en place du comité ad hoc du Protocole
d'accord, le paiement des arriérés de salaires,
l’organisation des états généraux de la fonction
publique, la réduction du prix du carburant. Seul
ce dernier point était laissé en suspens pour
absence du territoire du ministre du commerce,
Malgré ces efforts, les syndicats boudaient toujours
et s'obstinaient à entrer en grève. Une rencontre a
été improvisée mardi dernier à 48 heures de la mise
en exécution de l'appel à la grève avec Faure
Gnassingbé. Comme par enchantement, à la sortie
d'audience, les délégués des syndicats avaient à la
face des sourires à fendre les lèvres. Le
chef de l'Etat vient de trouver la solution à
leurs problèmes. Génial, non ? II a réussi là où le
Premier ministre a échoué. Mais à voir de
près, la seule concession, qui n'est en réalité
qu'une précision, un complément, est le principe de
la réduction, tenez-vous bien de 20 F CFA sur le
prix du litre du carburant.
Les Togolais pensaient que c'est révolu, l'époque où
le chef de l'Etat était tout, le faiseur de miracle
et le Premier ministre un simple coursier. C'était
une philosophie de l'époque Eyadema où lui seul
était le messie. L' « esprit nouveau » clamé
par le Fils n'est manifestement qu'un
leurre. Une carpe ne naît jamais d'un silure,
dit-on. Et puis, n'est-ce pas que ce geste ‘’
magnanime’’ de Faure Gnassingbé pourrait être un
clin d'oeil aux travailleurs de le leur (le RPT et
lui) reconnaître lors des législatives du 24 juin
prochain ?
N.K.A. |
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Litige foncier : Le Juge Kouyou fait des sans-abri à
Avédji Télessou |
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La
photo illustrative est ce qui reste de l'épilogue de
cette énième affaire rocambolesque qui empoisonne
actuellement la justice togolaise. Surtout moment
crucial où le prétoire se doit d'être social et plus
conciliant. |
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II
s'agit d'un différend foncier qui oppose les sieurs
Adoglin Kokou et Djivon Djiwonou, tous deux
héritiers de feu Djivon Djassi, l'un des cinq
descendants de feu Folivi Djassi. Le litige remonte
à 1998 et porte sur les immeubles que leur auteur a
laissés comme héritage à Avédji Télessou. Sur la
base des faits portés à son appréciation et sur
appel du sieur Adoglin Kokou, assisté de Me Yaovi
Amégankpoé, avocat, la Cour d'appel de Lomé, sous la
présidence de Kodjo Gabriel Woayi, rendait un arrêt
confirmatif le 24 février 2005 en ce qu'elle a
ordonné le partage des biens de la succession de feu
Djassi Folivi entre tous ses héritiers.
Le
19 octobre 1999, par jugement n°130199, le tribunal
de première instance prenait une décision, avec ce
dispositif : «statuant publiquement,
contradictoirement en matière civile coutumière
reçoit le sieur Djivon Djiwonou en sa demande
régulière en la forme; au fond: déclare la demande
fondée ; ordonne le partage des biens dépendant de
la succession de feu Djassi Folivi... ». L'appel
fait grief au jugement d'avoir ainsi décidé alors
même qu'il n'existe plus une quelconque indivision
entre les héritiers. A l'appui de cette action,
l'avocat de l'appelant signale qu'à la mort de
l'ancêtre commun des deux parties, Folivi Djassi,
son patrimoine foncier avait fait l'objet d'un
partage conformément à la coutume du de cujus et
attesté le 10 décembre 1987 par le chef canton d'Aflao
représenté par Togbui Mawuto Dzidzolé Awounor Detu
X.
Rappelons que, dans les détails, Adoglin Kokou
réclame le partage du seul héritage de son géniteur
Djivon Djassi -au motif de n'être pas un héritier
direct de Folivi Djassi- alors que l'intimé, Djivon
Djiwonou, exige un partage de tout le patrimoine de
feu Folivi Djassi.
La
cour suprême devait être saisie sur pourvoi formé le
19 mai 2005 par Me Yaovi Amégankpoé, avocat agissant
au nom et pour le compte du sieur Adoglin Kokou à
fin de sursis à exécution de l'arrêt de la chambre
civile de la cour d'appel. «Attendu que
l'argument mis en avant par Me Amégankpoé Yaovi est
fondé en raison de l'importance des intérêts enjeu;
qu'en effet, si l'arrêt susdit était exécuté alors
que la cour suprême ne s'est pas encore prononcée
sur les mérites du pourvoi formé, on pourrait
aboutir à une situation difficilement réparable
voire irréversible ; qu'il y a donc lieu de prévenir
cet état de chose en faisant droit à la requête à
fin de sursis déposée par le nommé Adoglin
Kokou», c'est la position adoptée par le juge
Têtê TEKOE, Président de la Cour Suprême le 15 mai
2005. Ce qui n'a pas empêché le sieur Djivon
Djiwonou, demeurant et domicilié à Aflao (Ghana), de
procéder à des opérations de vente au lieu susdit.
La
désobéissance irrite le sieur Adoglin Kokou qui
devrait saisir le tribunal en référé. Celui-ci, sous
la présidence de Tchodié Kouyou, rendait le 25 août
2005 l'ordonnance de référé sur assignation, au vu
de l'urgence, dont la substance de la décision suit:
«faisons défense au sieur Djivon Djiwonou
d'aliéner des parcelles de terrain dépendant du
domaine litigieux entre lui et le sieur Adoglin
Kokou à Lomé, au lieu dit Avédji Télessou ; ordonner
aux requis la cessation immédiate de tous travaux de
construction sur ledit domaine foncier sous
astreinte de 500.000 francs CFA par jour de
résistance; ordonnons l'exécution provisoire de la
présente ordonnance nonobstant toutes voies de
recours».
Un
an après, le
21
juillet 2006,
le même président du tribunal de Lomé, Tchodié
Kouyou, dans un rôle inverse des parties à
l'instance, rend un autre référé expulsant le sieur
Adoglin Kokou qui a eu gain de cause lors du premier
référé. «Donnons défaut au requis, le sieur
Adoglin Kokou ; ordonnons son expulsion pure et
simple des lieux ainsi que de tous occupants de son
chef et au besoin avec l'intervention de la force
publique».
On
en était là lorsque, le lundi 20 novembre dernier,
sur exploit d'huissier, Me Pascal Adjagoudou, aidé
d'une dizaine de gendarmes et de quelques jeunes, a
mis manu militari dans la rue la famille du sieur
Adoglin Kokou. Des tôles ont été enlevées sur le
bâtiment de trois chambres. Aujourd'hui, une
quinzaine de personnes se retrouve sans abri.
Le
hic dans cette affaire, c'est que les expulsés
cherchent à savoir comment, par extraordinaire, Me
Mathias Edorh-Komahé, l'avocat qui représentait
jusque-là les intérêts du sieur Djivon Djiwonou,
depuis la première instance, a été brusquement
remplacé par Me Benoît Afangbédji à la seule étape
du second référé. Aux dernières nouvelles, Me
Amégankpoé n'a pas encore satisfait son client
sans-abri qui souhaite vivement s'opposer au référé
dévastateur du juge Tchodié Kouyou. De quoi
retrouver un toit habité depuis des
décennies.
FS |
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CENI : La question de la Carte d’électeur bloque les
travaux |
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La
question relative à « la carte d'électeur
infalsifiable
«
bloque les travaux de la Commission électorale
nationale indépendante (CENI) appelée à trancher cet
aspect du cadre électoral. Le point 1.2.6 de
l'Accord politique global relatif aux « Cartes
d'électeurs
infalsifiables » stipule que « les
Parties prenantes au Dialogue conviennent
d'instituer une carte d'électeur
infalsifiable
et sécurisée ». Ce qui est un diminutif
du texte paraphé à Lomé qui précisait « sécurisée
avec photo ». |
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Cette partie amputée complique les
choses et devient le noeud de discorde au sein de la
CENI. Pour le RPT et ses compères, «pas question
d'établir les cartes avec photo car ce n'était pas
ainsi prévu par l'accord ». Ils soutiennent
aussi que cela engendrerait des coûts faramineux,
Mais pour les partis d'opposition à la CENI (CAR,
CDPA, UFC) « il n'y a pas meilleure sécurisation
d'une carte à part l'apposition d'une photographie
du détenteur »
A l'épreuve d'une analyse minutieuse, il
est clair que les arguments avancés par ceux qui ne
veulent pas la photographie sur les cartes ne
tiennent pas la route car les financements
des élections ne proviennent pas du Togo mais de
l'Union européenne; et d'autre part, même si les
textes ne le disent pas, la meilleure façon de
sécuriser une carte est d'y apposer une
photographie. Et dire le contraire serait faire
preuve d'une mauvaise foi notoire. A moins qu'il y
ait des puanteurs de fraudes derrière toutes ces
manoeuvres.
Tout compte fait, malgré que la CENI soit
indépendante, il revient au gouvernement de
préserver et d'imprimer une empreinte de
transparence à ces élections. II incombe donc â
Faure Gnassingbé et à Me Yawovi Agboyibo de mettre
tout en oeuvre pour que ces élections soient
irréprochables. Ils ont l'obligation d'impulser une
dynamique à la CENI pour que les travaux soient
conduits de façon à satisfaire l'esprit de l’APG et
du nouveau gouvernement. Celui d'amener tous les
Togolais à taire leur divergence. Pour ce faire,
tout ce qui peut amener les Togolais vers le doute
et la contestation doit être banni. Si tel est que «
le RPT mettra tout en œuvre pour que ces
élections soient les plus transparentes possibles
» comme l'a déclaré le thuriféraire Têko Méwonawovo
au sortir de l'audience avec la délégation des ACP
au début de la semaine, le RPT doit, cette fois-ci,
joindre l'acte à la parole en acceptant les cartes
d'électeurs avec photographie des détenteurs. Cela
ne rendrait pas moins transparentes les élections.
Au contraire...
«
Celui qui prendra le risque de plonger ce pays
dans la contestation avec les
conséquences
imprévisibles assumera fa responsabilité
devant Dieu, l'histoire, le peuple togolais et la
communauté internationale »a déclaré un
observateur avisé de la scène politique togolaise.
Dimas |
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Police nationale Opération de salubrité du Col
Titikpina : Le DG Agadazi viré pour incompétente et
insoumission |
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Pour beaucoup l'observateurs, cette mini tempête
était prévisible tant le Capitaine de Frégate Ouro
Koura Agadazi, depuis qu'il est porté à la tête de
la police nationale, faisait voir de toutes les
couleurs à son ministre de tutelle, le Col.
AtchaTitikpina. Et pourtant il n'était pas un «
militaire » qui jouissait de grandes références -
Son passage à la tête de l'Observatoire pour la
Sécurité Alimentaire du Togo (OSAT) ne fut pas des
plus brillants. Personne ne comprit alors sur quels
critères il fut propulsé à la tête de la Police
Nationale. N'empêche, il fut installé en pompe par
celui-là même qu'il emmerdera plus tard. |
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Selon des sources dignes de foi, le Capitaine de
Frégate Ouro Koura Agadazi « ne prenait pas
pour 1 F CFA » le ministre de la Sécurité. «
II se réfère plutôt au ministre de la Défense
», nous confie un fonctionnaire de la Police.
II
est ainsi remplacé, quelques semaines seulement
après sa nomination, par le Col Mompion précédemment
au RIA de Temédja.
II
est flanqué d'un adjoint, le Commissaire
Divisionnaire Têko Koudouwovo, l'ancien patron de la
DCPJ qu'on aurait pu simplement nommer DG de par sa
compétence et il se sentira comme un poisson dans
l'eau.
II
est toujours à regretter qu'encore une fois on est
allé «pêcher» un «étranger» pour
devenir patron de la Police nationale alors qu'elle
dispose de cadres compétents, instruits et très
valables pour ce poste.
F.S. |
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