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N°188: du
11 Sept 2006]
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15 Sept 2006 |
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Malgré l’indifférence des Togolais : La CCP toujours
sur ses nuages |
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Arthème Ahoomey-Zunu était encore hier l’invité de
l’émission « Plateau de
la
Semaine »
de la TVT. Et comme à ses habitudes, il avait encore
servi aux Togolais ses louanges sur le petit Jésus
rédempteur que serait un certain… Edem Kodjo et le
groupe des Saints de Dieu que serait leur particule,
la CPP. Mais il avait beau mélanger syntaxe et
sémantique (on le connaît, il est très loquace) pour
démontrer que le sable et le gari sont consommables
au même titre, cela n’avait pris personne. Nous
faisons grâce à nos chers lecteurs de tout le
blablabla qu’il a débité pour justifier la présence
de son patron aux côtés de Faure Gnassingbé et de sa
cécité à ne pas voir en la troupe qu’il mène des
« collabos » d’un régime bâti sur le sang de
pauvres Togolais. Mais à « Forum de
la
Semaine »,
il nous parait extrêmement important de revenir sur
précisément deux réponses prises dans son discours
qui avaient sûrement du hérisser les cheveux sur la
tête de beaucoup de Togolais.
De
la question de l’adhésion populaire au Kodjo II
« Qu’est-ce que vous en savez ? »,
avait-il demandé de tout son haut au confrère
Fulbert Attisoh de « L’Eveil du Peuple »
qui lui avait posé la question. On aurait cru qu’il
avait été piqué au vif. Et pour cause !
Les deux successives fois que le « petit Jésus
Rédempteur Kodjo » était venu aux affaires,
c’était toujours de manière… hum ! Rappel, en 1994
son Union Togolaise pour la Démocratie (UTD) avait
proprement niqué le CAR et Me Agboyibo pour prendre
la primature. Idem après le hold-up électoral
d’Avril 2005 et les tueries qui avaient suivi. Les
héritiers du Gal. Eyadema qui avaient réussi le tour
de force de perpétuer la dictature à coup de sang
cherchaient alors un paravent. Edem Kodjo sortit
encore de l’ombre pour niquer une seconde fois
encore un certain… Me Agboyibo qui tentait de mettre
des garde-fous à une éventuelle cogestion des
affaires.
Un
Edem Kodjo qui devint Premier ministre dans un tel
contexte n’avait fait qu’attiser les rancoeurs et
les meurtrissures. Pire encore, l’équipe qu’il forma
ne laissait aucun doute sur l’opportunisme de ses
membres. Le Togo méritait mieux. Les honnêtes
Togolais se sont alors abandonnés dans une
résignation sans nom, entre la menace des
baïonnettes et les discours d’allégeance répétés d’Edem
Kodjo qui signifia à tous qu’il avait pris le parti
des héritiers d’Eyadema contre le peuple. Qu’est-ce
qu’il a alors réalisé jusqu’au 20 août dernier ?
Les Togolais étaient plutôt à leur galère actuelle
accentuée par une inflation galopante, deux
successives hausses du prix du carburant, des
produits de première nécessité qui valent de l’or…
Qui est-ce qui est dingue pour applaudir cette
gestion calamiteuse d’un pays ? Plus encore, le bon
sens lance un défi à Edem Kodjo de rassembler mille
(1000) Togolais sur une place publique de Lomé.
Seulement 1000 !
De
la question de la manipulation de la presse
C’est l’autre rengaine que ressasse à chaque
occasion, le Secrétaire Administratif de la CPP. Ce
n’est rien d’autre qu’une injure à l’intelligence
des journalistes Togolais. La presse togolaise n’est
pas faite que de personnes sans scrupule qui
encensent les politiques au gré de leurs largesses.
Il y a la « Vraie » presse, celle qui fait
objectivement son travail en dénonçant des deals
puants et contre-nature que passent très souvent les
« carriéristes politiques » togolais, ceux
qui s’auréolent de leurs diplômes et qui croient que
le pauvre paysan de Noepé ou de Kpélé qui fait la
magie de faire sortir de terre du maïs et du manioc
est un gros con qui ne peut pas réfléchir de
lui-même. Il n’y a qu’à la CPP qu’on se bourre de
tels complexes en se voilant la face aux réalités du
terrain.
B.Sek |
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Révélation sur le crash manqué de Bruxelles : Faure
et sa suite ont failli faire les frais d’un pilote
trop sûr de lui |
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Dans le précédent numéro de « Forum de la
Semaine » (N°187du 07septembre 2006), nous
avions publié un article sur les ennuis qu’avait
connus l’avion qui emmenait Faure Gnassingbé à
Bruxelles.
Le
Boeing 727, effectuant le trajet entre Lomé et
Bruxelles et à bord duquel se trouvait Faure
Gnassingbé avait donné des sueurs froides à ses
occupants. Et selon les premières informations
reçues, il s’agissait d’un problème de kérosène qui
manquait pour effectuer l’atterrissage. Une
information qui n’était pas totalement exacte.
Selon les précisions reçues, le Boeing 727 en
question n’était pas celui de la République
togolaise, Togo 01. Il s’agit d’un Boeing affrété
par les autorités togolaises pour ce périple du
président à la place de l’avion présidentiel
togolais envoyé en révision.
Au
départ de Lomé, selon toujours les précisions, le
pilote avait parié rallier Bruxelles sans escales en
ne tenant pas compte de l’état de l’avion. Et plus
qu’un problème de kérosène, l’avion avait connu de
gros ennuis mécaniques. Une aile balançait sous le
coup du vent et avait même failli se détacher,
selon toujours nos informations. En outre, les
réacteurs dégageaient une intense et épaisse fumée
noire qui faisait battre le cœur des occupants
totalement tétanisés.
Alertées, les autorités aéroportuaires de Bruxelles
ont été obligées de bloquer l’espace aérien pour
quelques heures et solliciter le service des sapeurs
pompiers pour parer au pire.
Le
pilote du Boeing a choisi de tenter son atterrissage
sur la piste 07 gauche, en sens contraire au
mouvement habituel. Le Boeing 727 a de ce fait
atterri « vent arrière » alors qu’un avion se
pose normalement face au vent. Mais la catastrophe a
été évitée de justesse.
FS |
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La
FTF cherche sélectionneur |
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Si
l’on en reste aux dernières déclarations de Rock
Gnassingbé, président de la FTF, les ponts sont
définitivement rompus entre le Togo et le
sélectionneur allemand Otto Pfister qui n’est plus
revenu au Togo depuis la dernière Coupe du monde.
La
Fédération avait pourtant confirmé le bail de
l’Allemand depuis mi-juillet et annoncé son retour
dans les semaines suivantes. Mais rien n’y fit. Et
pourtant, le 15 août dernier, on avait bien aperçu
Otto Pfister aux côtés de son adjoint Kodjovi
Mawuéna au Griffin Park de Londres où la sélection
nationale togolaise recevait en amical son homologue
du Ghana. Selon certaines sources, il était venu
constater de visu l’absence de plusieurs cadres de
l’équipe nationale qui boudaient depuis le retour du
Mondial. D’ailleurs, le président de la Fédération a
confirmé les faits quand il disait que Otto s’était
fâché à Londres après avoir constaté que Agassa et
ses coéquipiers n’ont pas daigné faire le
déplacement. Outre ce constat, l’Allemand a été
aussi estomaqué par le fait que la fédération pour
ce match international ait déplacé qu’un seul
gardien de but- Narissour Omorou.
Instruit aussi par le fait que la fédération n’a
rien fait pratiquement pour régler le différend
entre elle et ses joueurs, Otto Pfister avait pris
la décision de ne pas rejoindre la sélection
nationale qui se préparait pour recevoir le Bénin en
match comptant pour la première journée des
éliminatoires CAN 2008.
Depuis la semaine dernière Otto Pfister a posé ses
baluchons au Soudan où il aura en charge un club de
la première division, mettant ainsi fin à une
histoire tumultueuse qui avait débuté au mois
février avec le limogeage de Stephen Keshi après la
débâcle de la CAN 2006 en Egypte. Pour beaucoup de
personnes, si Otto Pfister en est arrivé à cette
décision, c’est parce qu’il se sent mal barré pour
entamer une seconde aventure avec le Togo, alors
qu’il subsiste de réels différends entre la majorité
des joueurs qui a pris part au Mondial et le
reliquat du Bureau exécutif de la fédération
togolaise de football qui s’accroche. La non
participation de Shéyi et compagnie au match contre
le Bénin à Lomé le 03 septembre dernier- match gagné
difficilement par les Togolais 2-1 sonne comme une
impuissance de Rock Gnassingbé et de ses sbires à
régler le problème.
Otto Pfister est parti. La fédération s’est de
nouveau lancée à la recherche d’un nouvel entraîneur
pour l’équipe nationale. « On est en discussion
avec deux entraîneurs. Dans les jours prochains, on
vous donnera le nom de cet entraîneur qui va
conduire les Eperviers lors des prochains matchs »,
a déclaré Rock Gnassingbé vendredi au cours d’un
point de presse organisé par son instance à Kégué.
Mais pour la plupart des joueurs, il s’agit moins
d’un problème d’entraîneur. Tchangaï Masamasso se
félicitait tout récemment du travail abattu à la
tête de la sélection nationale par Kodjovi Mawuéna,
surtout au plus fort de la crise à Wangen. « Il
nous a montré qu’il mérite cette place. Il suffit de
lui accorder les moyens », avait insisté le
défenseur togolais. Le problème, c’est que Kodjovi
Mawuéna ne bénéficiera jamais des égards qu’on
accorde souvent aux entraîneurs expatriés. Il ne
peut jamais avoir une emprise sur les membres du
sérail ou du président de la FTF.
Une chose est certaine, le nouvel entraîneur, quelle
que soit sa poigne aura des difficultés à
convaincre les frondeurs dans l’expectative du match
du 08 octobre contre le Mali à Bamako. Seul Rock
Gnassingbé peut régler le différend actuel mais il
manque cruellement de stratégie.
T.G.A. |
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