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Forum de la semaine

31 Aout 2007]

[283: du 30 2007]
Sécurité des élections législatives : La mise en scène de la FOSEL : Une farce de mauvais goût

Ceux qui ont en aversion la TVT doivent s’en mordre les doigts. Sinon les inconditionnels ont été servis vendredi dernier. Une saynète où nos amis « les verts » jouent, on n’en voit pas tous les jours. La dernière fois qu’on en a vu, c’était lors du championnat militaire et paramilitaire.

En effet, en clôture à leur formation, pour leur permettre d’être en forme dans la perspective du prochain scrutin, les éléments de la FOSEL, la          Force spéciale chargée d’assurer la sécurité dans tous les sens se sont fait une copie conforme de la scène du 24 avril 2005, celle qui consiste à « sécuriser » l’urne. Dans la représentation, on a vu des « mon pays » « civilisés », c’est-à-dire en tenue civile, débarquer dans un bureau de vote et voler l’urne. D’autres « verts » les ont maîtrisés à l’aide d’armes conventionnelles pour récupérer l’urne. C’est ceux qu’on peut appeler les « mon pays » démocrates. Ils le sont, non seulement pour avoir réussi à récupérer l’urne volée, mais surtout parce qu’ils ont été cléments envers les fauteurs de troubles. Ils n’ont utilisé que leur matraque, juste pour la forme parce que ça n’a pas servi vrai vrai. Habituellement, quand un « mon pays » togolais se met à courir matraque à la main, malheur au manifestant qui sera pris. Le plus souvent, c’est tous les autres « verts » qui se replient sur ce malheureux pour lui faire payer pour tous les autres qu’on n’a pas pu prendre. Ils le battent comme ce que font subir les Sawui, c’est-à-dire nos amis Haoussa à un voleur qui commet la maladresse de venir voler dans leur secteur, ou bien comme ce que subit un supporter adverse qui se perd et se retrouve parmi les supporters Sémon, de Semassi quoi ; ou bien même ce qui arrive à quelqu’un qui vole du koko - bouillie de sorgho- au quartier Zongo, ou une paire de scandales devant un Massalassi…

On a repoussé d’autres manifestants rien que par les jets d’eau. Beaucoup se disent étonnés de voir que ce système de maîtrise des manifestants existait chez les « mon pays ». Car jamais de mémoire de Togolais, on n’a vu nos forces de l’ordre sortir de pareils équipements. Au meilleur des cas, les manifestants s’en sortent avec des gaz lacrymogènes. Au pire, ce sont des balles vraies vraies qu’on utilise.

            Sinon, il y avait une ambiance bon enfant au cours de la représentation. Elle était parfaite. Et on parie que la plupart des « verts », surtout ceux qui jouaient aux voleurs d’urnes ont acquis ces qualités au cours de ces saynètes de fêtes de fin d’année à l’église dans leur tendre enfance. On a beaucoup apprécié mais, on a laissé beaucoup de téléspectateurs sur leur soif.

Il manquait l’essentiel

            On ignore si c’est un oubli de la part des concepteurs de la scène. Un vrai « mon pays » qui débarque dans un bureau de vote pour « sécuriser » l’urne, comme celui du 24 avril 2005  dont l’image a fait le tour du monde, ne le fait pas aussi simplement. Il débarque comme Stallonne Cobra dans la jungle, dans Rambo. Vous avez compris ? Il arrive militairement quoi, arme au point, qu’il tire d’ailleurs en l’air. Et gare à celui qui va oser s’approcher  pour tenter de lui retirer l’urne. D’ailleurs, avec des détonations, les membres du bureau de vote, à défaut de lui donner l’urne en mains propres se retrouvent tous sous les bancs. D’autres, tellement apeurés et pressés de sauver leur peau se retrouvent dans les casiers ; d’autres encore n’ont le temps que de cacher leur tête, laissant tout leur postérieur dehors…

            On a donc oublié d’enseigner à ces « mon pays » de la FOSEL comment maîtriser un vrai voleur d’urne, du genre de celui du 24 avril 2005 là. Il faut les y préparer aussi. On ne sait « pas jamais »…

N.K.A

 
Violences à Attiégou : Des recrues de la police, déjà des brutes ?

Avec l’accession de Faure Gnassingbé au pouvoir, on croyait la mort des pratiques peu orthodoxes de gestion des structures de l’Etat érigées en système à l’ère du précédent régime. Bientôt trois (03) ans après sa venue, elles ont toujours droit de cité. L’illustration en est le clientélisme et la gabegie qui ont cours à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale, et qui risquent de faire exploser la boîte, si les responsabilités ne sont pas établies.

Des sources dignes de foi, l’ex Directeur Général de la CNSS, M. Walla Koffi, malgré son admission officielle à la retraite depuis 1997, continuerait de présider aux destinées de la structure. En clair, cela fait donc dix (10) ans que le « retraité » continue d’occuper le poste de DG, et bénéficierait de la pension normale due à ce statut, en plus de son salaire, d’un double salaire donc. Et dire qu’au même moment, de jeunes diplômés sont sans emploi et croupissent dans la misère ! « N’est-ce pas en partant à la retraite qu’on laisse sa place aux plus jeunes ? Veut-il travailler à vie ? », murmure-t-on au sein du personnel.

            Toujours selon ces sources, M. Walla Koffi ferait bénéficier à de nombreux Directeurs de Départements, eux aussi admis à la retraite, ces mêmes avantages. Il leur renouvellerait indéfiniment les contrats de travail, de 6 mois généralement, empêchant ainsi les Chefs de Services les plus méritants d’accéder à la Direction des Départements. On cite en exemple le DFC (Directeur Financier et Comptable) M. Gaffa Kokou, retraité mais qui bénéficierait quatre (04) fois déjà du renouvellement de son contrat et continuerait d’occuper son poste deux (02) ans après sa retraite ; le DP (Directeur des Prestations) M. Laré N. qui garderait son poste depuis 1 an et demi, bénéficiant donc de 3 renouvellements de contrat ; le DGA (Directeur Général Adjoint), M. Baliki K., lui aussi retraité depuis un (01) an continuerait de travailler. C’est à croire que ces gens sont indispensables à la boîte, et on se demande si la caisse fermera ses portes sans eux.

Voilà la situation qui prévaut à la CNSS. Il urge que les autorités compétentes rectifient le tir avant qu’il ne soit trop tard, car les frustrations sont assez grandes au sein du personnel.      

 F.S.

 
Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) : Le DG Koffi Walla et des retraités continuent d’occuper leur poste

Avec l’accession de Faure Gnassingbé au pouvoir, on croyait la mort des pratiques peu orthodoxes de gestion des structures de l’Etat érigées en système à l’ère du précédent régime. Bientôt trois (03) ans après sa venue, elles ont toujours droit de cité. L’illustration en est le clientélisme et la gabegie qui ont cours à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale, et qui risquent de faire exploser la boîte, si les responsabilités ne sont pas établies.

         Des sources dignes de foi, l’ex Directeur Général de la CNSS, M. Walla Koffi, malgré son admission officielle à la retraite depuis 1997, continuerait de présider aux destinées de la structure. En clair, cela fait donc dix (10) ans que le « retraité » continue d’occuper le poste de DG, et bénéficierait de la pension normale due à ce statut, en plus de son salaire, d’un double salaire donc. Et dire qu’au même moment, de jeunes diplômés sont sans emploi et croupissent dans la misère ! « N’est-ce pas en partant à la retraite qu’on laisse sa place aux plus jeunes ? Veut-il travailler à vie ? », murmure-t-on au sein du personnel.

            Toujours selon ces sources, M. Walla Koffi ferait bénéficier à de nombreux Directeurs de Départements, eux aussi admis à la retraite, ces mêmes avantages. Il leur renouvellerait indéfiniment les contrats de travail, de 6 mois généralement, empêchant ainsi les Chefs de Services les plus méritants d’accéder à la Direction des Départements. On cite en exemple le DFC (Directeur Financier et Comptable) M. Gaffa Kokou, retraité mais qui bénéficierait quatre (04) fois déjà du renouvellement de son contrat et continuerait d’occuper son poste deux (02) ans après sa retraite ; le DP (Directeur des Prestations) M. Laré N. qui garderait son poste depuis 1 an et demi, bénéficiant donc de 3 renouvellements de contrat ; le DGA (Directeur Général Adjoint), M. Baliki K., lui aussi retraité depuis un (01) an continuerait de travailler. C’est à croire que ces gens sont indispensables à la boîte, et on se demande si la caisse fermera ses portes sans eux.

Voilà la situation qui prévaut à la CNSS. Il urge que les autorités compétentes rectifient le tir avant qu’il ne soit trop tard, car les frustrations sont assez grandes au sein du personnel.    

  F.S.

 
FTF : pseudo reconnaissance du comité de gestion : La CAF désavoue tacitement le Gal Gnofame

Lundi 20 Août 2007. Alors que le Chargé des basses œuvres dans le Sport au Togo, le Gal Zoumaro Gnofame faisait son one-man-show en clamant haut et fort, la reconnaissance par la CAF et la FIFA de son Chef-d’œuvre de Comité provisoire qu’il a mis en place le 26 juillet dernier, sous l’instigation de Faure Gnassingbé, pour gérer la Fédération togolaise du Football (FTF) en lieu et place du bureau élu le 09 janvier dernier reconnu par les instances dirigeantes africaine et mondiale du football, la Confédération Africaine de Football adressait une invitation à Espoir Assogbavi en sa qualité de « Secrétaire Général de la Fédération togolaise de Football » pour assister aux activités entrant dans le cadre du 50ème anniversaire de la Confédération.

Cette invitation qui sonne comme un glas sur les dérives autoritaires et suicidaires du Gal Gnofame constitue un désaveu cinglant aux propos que ce dernier a tenus tendant à faire croire que la CAF et la FIFA ont reconnu sa forfaiture.

Beaucoup de Togolais ont pris le 20 Août dernier avec pincettes « cette bonne nouvelle » et avaient demandé que le Gal Gnofame puisse  produire la preuve de cette affirmation faite devant le Premier Responsable de la Nation. Mais que nenni.

Aujourd’hui, il est clair que la CAF et la FIFA ne se sont pas encore prononcées sur la crise créée de toutes pièces dans le sport-roi au Togo par Faure Gnassingbé avec comme maître d’ouvrage, le Gal Gnofame.

Mais d’ores et déjà, sur la base de cette invitation adressée à Espoir Assogbavi, on peut affirmer avec force et précision, que la CAF et la FIFA ne reconnaissent que le Bureau exécutif issu du Congrès électif du 09 janvier 2007. Il ne peut en être autrement quand on sait que la décision des autorités togolaises viole manifestement les propres statuts de la FIFA qui disposent en leur Article 17 que :

« 1) Les organes des membres ne peuvent être désignés que par voie d’élection ou de nomination interne. Les statuts des membres doivent prévoir un système leur assurant une indépendance totale lorsqu’ils procèdent aux élections et nominations
.

2) La FIFA ne reconnaît pas les organes d’un membre n’ayant pas été élus ou nommés conformément aux dispositions de l’alinéa 1.

3) La FIFA ne reconnaît pas les dispositions d’instances n’ayant pas été élues ou nommées conformément aux dispositions de l’alinéa 1 ».

Pour autant, il est illusoire de penser que la FIFA et la CAF, au nom d’une quelconque amitié entre Issa Hayatou et le Général Gnofame, pourraient se dévoyer en cautionnant cette forfaiture au Togo. Ce qui laisserait une jurisprudence très dangereuse dans les annales du Football en Afrique et dans le monde. Le Togo s’est toujours illustré en donneur de mauvais exemples à travers le monde entier dans le domaine politique. Et Faure Gnassingbé et le Gal Gnofame pensent que ce qui leur était possible en politique peut l’être dans tous les domaines. Seulement ce n’est pas l’Etat togolais, la politique bien entendu, qui a adhéré à la FIFA, c’est la FTF. Ce faisant, il est impératif de savoir le choix pour lequel on a opté. Soit on veut pratiquer le football mondial et on respecte la règle du jeu à l’échelle mondiale, soit on veut jouer uniquement dans les rues et terrains de quartiers des villes du Togo et  on peut régenter le sport d’une main gantée de politique en piétinant les règles du jeu. La vie est un choix.

Le Gal Gnofame doit faire le bilan des dégâts que ses intrusions intempestives dans le sport togolais en général et le football en particulier, ont occasionnés pour prendre sa retraite et laisser la place aux professionnels dans la gestion de la chose sportive. Il ne sert à rien de demander aux joueurs d’être des professionnels quand les dirigeants se trompent d’époque et baignent dans un amateurisme à outrance et un archaïsme, puant une nocuité destructrice à grande échelle pour la Nation entière.

F.S.

 
Quand la haine, la rancune et le tribalisme riment avec raison d’Etat : Faure Gnassingbé s’oppose à l’arrivée de Gabriel Améyi à la présidence de la FTF

La crise qui secoue actuellement la Fédération togolaise de Football (FTF) est conçue de toute pièce par Faure Gnassingbé qui a pris comme maître d’ouvrage l’exécutant des basses besognes au sein du Sport au Togo, le Gal Charles Zoumaro Gnofame. Dans les lignes qui vont suivre, l’opinion se situera sur les mobiles politiques qui sous-tendent cette crise artificielle à relent politico-tribaliste qui secoue la FTF avec pour conséquence, l’élimination précoce des Cadets togolais de la Coupe du monde qui se joue actuellement en Corée du Sud et le refus des ténors de la sélection nationale de rejoindre les rangs pour la bataille ultime contre le Mali le 08 septembre prochain. Sans oublier la sanction qui plane sur le football togolais.

Tout est parti de Tata Avlessi transformé en le Plus Grand Commun Diviseur par le Gal Gnofame.
Le 09 janvier dernier, Tata Avlessi est élu pour succéder à Rock Gnassingbé à la tête de la Fédération Togolaise de Football. Tous ceux qui avaient décrié la gestion cavalière de Rock Gnassingbé ont trouvé en la personne de Tata Avlessi, l’homme providentiel qui sauvera le Sport-roi au Togo. Mais très tôt, ils ont déchanté parce qu’il y a une grosse machine de nuisance qui était mise en branle par le Gal Gnofame qui consistait à transformer Tata Avlessi en Plus grand Commun Diviseur. ce dernier en grand novice et amateur, méconnaissant les rouages du football togolais, s’est adossé au Janus de la maison, qui exhibait l’amour et le professionnalisme artificiel devant, tout en cachant derrière, l’amateurisme et la haine destructrice. Le Gal Gnofame étant le spécialiste en la matière, la mayonnaise a vite pris, et très vite, Tata Avlessi, à qui l’orgueil demeure la chose la mieux partagée, est transformé en un robot diviseur.

« Le Football est un grand rassembleur. Il rassemble partout les peuples », a déclaré le Président de la FIFA Sepp Blatter. Mais force est de reconnaître que le passage de Tata Avlessi à la tête de la FTF a foulé aux pieds cette assertion de M. Blatter. C’est ainsi qu’il a plus divisé que rassemblé. Tout est divisé dans ce laps de temps de 6 mois : le Bureau exécutif est divisé, le groupe des supporters est divisé, les joueurs sont divisés, les équipes du championnat sont divisées, le Gouvernement est divisé, l’Assemblée nationale est divisée, le clan Gnassingbé est divisé, la presse est divisée, bref le peuple togolais est divisé. Et ce n’est pas tout.

Sur le plan international d’abord, la CAF est divisée en son sein, puis s’oppose à la FIFA sur la position à adopter face à la crise togolaise. Issa Hayatou veut visiblement préserver son amitié avec le Gal. Gnofame qui lui a accordé la voix togolaise qui devait permettre d’élire Godfried Ekoué à la tête de la CAF. Mais le Bureau exécutif ne vibre pas sur la même longueur d’onde que son Président.

Ceci pour démontrer comment Tata Avlessi, conseillé par Zoumaro Gnofame, a plutôt divisé que rassemblé. Puis vint la sanction du Jury disciplinaire de la CAF, mais Faure Gnassingbé, au lieu de chercher à rassembler le peuple togolais et le monde du football, s’est basé sur la haine, le tribalisme et la rancune pour attiser les dérives divisionnistes de Zoumaro Gnofame et de Tata Avlessi.

Le rôle négatif de Faure Gnassingbé
« J’étais avec M. Issa Hayatou au sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba. On a parlé officiellement à travers nos discours mais aussi avec les chefs d’Etat en privé qui sont tous conscients que le football peut jouer un rôle important dans la prise de conscience des pays africains de l’Unité africaine. Pas seulement l’unité dans le football mais aussi l’unité politique », affirmait Sepp Blatter dans une interview accordée à nos confrères de cafonline.com. Mais apparemment, Faure Gnassingbé n’a pas bien assimilé la leçon.

Quand l’affaire de la tentative de corruption a éclaté contre Tata Avlessi, Faure Gnassingbé a diligenté une enquête au niveau de la Présidence togolaise pour situer les faits. Les résultats de l’enquête ont révélé clairement qu’ils sont établis et celui qui a dirigé l’enquête aurait laissé entendre que « si ce n’était pas l’intérêt national qui est en jeu, il aurait demandé la permission au chef de l’Etat de laisser ceux qui sont impliqués dans l’affaire passer sur les medias pour faire taire ceux qui crient à la manipulation et au montage ». Pour dire que Faure Gnassingbé est bien situé dans cette affaire et sait pertinemment que ce ne sont pas les membres du Bureau Exécutif qui ont fait couler la barque à Tata Avlessi comme le laisse croire ce dernier et que dans cette affaire, c’est la CAF qui s’est autosaisie et possède plus d’une dizaine de rapports d’enquêtes qu’elle a diligentées en son sein. Mais pourquoi Faure Gnassingbé n’a pas su mettre de l’ordre dans la Maison FTF et a préféré orchestrer un coup de force comme  celui qui l’a conduit au pouvoir ?

D’après les informations, c’est Faure Gnassingbé même qui a négocié la rencontre d’Alger entre Issa Hayatou et une délégation togolaise composée du Gal Gnofame, Bernard Walla et Gilbert Atsu ; rencontre à l’issue de laquelle le Gal Gnofame se croit investie de la mission de bouter dehors le bureau issu du congrès électif du 09 janvier dernier. En somme, un quitus de la part de Issa Hayatou pour piétiner les propres textes de la CAF dont il est appelé à veiller à la bonne application. Faure Gnassingbé aurait mis des moyens financiers colossaux pour venir à bout de cette mission et aurait demandé à ce que la CAF, plus précisément Issa Hayatou, « ferme les yeux » au moment où le Togo veut s’illustrer négativement contre les textes de l’Institution africaine et les propres textes de la FTF, et pire encore, de la FIFA. C’est pour cela d’ailleurs que la CAF tarde à réagir devant la forfaiture des autorités togolaises et quand la FIFA lui aurait demandé de faire un rapport sur la situation réelle au Togo, Hayatou sans consulter les autres membres du bureau aurait répondu que « tout marche bien ». Ce que le Gal Gnofame a « capté » comme une reconnaissance de sa forfaiture de la part de la CAF et de la FIFA. Mais pourquoi Faure Gnassingbé pouvait-il prendre cette position contre un membre du Bureau de son parti et de surcroît, celui d’ailleurs dont les parents lui ont assuré une éducation décente et avec qui il a passé une grande partie de son enfance et jeunesse ?

Les raisons politiques de l’écartement de Gabriel Améyi par Faure Gnassingbé
Il est de notoriété publique qu’en l’absence et en cas d’indisponibilité du Premier responsable d’un groupe ou d’une association, c’est son suppléant direct qui le remplace. C’est ce qui est d’ailleurs prévu par les textes de la FTF. Mais Faure Gnassingbé ne veut pas de Gabriel Améyi à la tête de la FTF et s’est caché derrière le CNOT pour assouvir son désir de vengeance et de haine envers celui qu’il a considéré comme opposant à son ascension chaotique au sommet de l’Etat. Pour Faure Gnassingbé, Gabriel Améyi est un « opposant » à son système et pour cela, il faut lui régler ses comptes.

Premièrement, Faure Gnassingbé n’a jamais pardonné à Gabriel Améyi d’avoir boudé son coup de force au lendemain  de la mort du Gal Eyadéma. En effet, Gabriel Améyi n’a visiblement pas apporté sa caution au coup de force qui a porté Faure Gnassingbé au pouvoir. Il a pour ce faire boudé la séance de l’Assemblée nationale qui a chassé Ouattara Natchaba, réhabilité Faure Gnassingbé, entre-temps Ministre, comme Député puis président de l’Assemblée nationale.

Deuxièmement, il n’a pas cautionné la cérémonie de prestation de serment de Faure Gnassingbé devant la Cour Constitutionnelle et là aussi, il n’a pas honoré de sa présence lesdites cérémonies.

Pire, Faure Gnassingbé a décidé d’asphyxier financièrement Agbéyomé Kodjo et son frère Kpatcha Gnassingbé et prend très mal l’amitié entre l’ancien Premier Ministre et Gabriel Améyi, une amitié de longue date qui n’a pas su se rompre au gré des événements.

C’est dans cet ordre d’idée qu’il a refusé que l’Etat Togolais verse à Agbéyomé Kodjo, ses indemnités de Premier Ministre et a livré une guerre fiscale contre les entreprises dirigées tacitement par son demi-frère Kpatcha. Ce qui aux yeux de l’opinion est salué mais qui revêt un autre objectif de façon pernicieuse.

Pour Faure Gnassingbé, ces deux personnages qui sont supposés être les pourfendeurs de son pouvoir doivent être privés de toute activité et de toute relation pouvant leur générer des revenus. Et donc l’amitié de l’un avec le richissime de Womé est très mal perçue bien qu’il n’y ait formellement pas de preuves que Gabriel Améyi finance les activités jugées destabilisatrices du pouvoir de Faure Gnassingbé dont l’initiative est prêtée à Kpatcha Gnassingbé et à Kodjo Agbéyomé.

Pour toutes ces raisons, Faure Gnassingbé décide d’écarter Gabriel Améyi de la tête de la Fédération, quitte à faire subir des sanctions au Togo. Il met les moyens de l’Etat pour assouvir sa haine contre Gabriel Améyi.

Lui, réputé radin, n’a pas hésité à financer les clubs pour faire démarrer le championnat de 1ère division. Il a fait plus, en élevant la prime des joueurs qui ont négocié le match Togo-Zambie du 22 août dernier à 4,5 millions au lieu de deux millions et se propose d’augmenter exponentielle la prime du match Togo-Mali le 08 septembre prochain et serait prêt à financer un budget de plus de 300 millions élaboré en ce sens par Bernard Walla et Cie. Une façon de compenser les 300 millions remis à Gilbert Atsu pour la Coupe du monde des cadets et qui a tant suscité le courroux de Bernard Walla et du Gal Gnofame qui iraient jusqu’à concocter des mauvais desseins contre le jeune Gilbert Atsu.

Tribalisme quand tu les tiens ! Parce que l’Equipe de Tata Avlessi n’a pas bénéficié de toutes ces attentions de la part de Faure Gnassingbé et était abandonnée à elle-même pendant que les oiseaux de mauvaise augure s’employaient dans les rangs de Faure Gnassingbé pour cogner la tête de Tata contre celles de ses collègues pour créer une situation exécrable, impossible à gérer pour tout le bureau.

Et au moment où les joueurs réclamaient 30 millions de F CFA, le Gal. Gnofame s’était employé à les faire « exclure jusqu’à nouvel ordre ». Aujourd’hui, Faure Gnassingbé propose une somme faramineuse dont l’évocation peut donner le tournis aux joueurs frondeurs qui décident de soutenir le retour à la légalité au sein du Bureau Exécutif de la Fédération pour les faire revenir sur leur position.

Durant tout le passage de Tata Avlessi à la tête de la FTF, le dogme et le crédo de Faure Gnassingbé était que « le politique ne doit pas se mêler des affaires du football ». Feu Richard Attipoé en sait quelque chose; pour une simple affaire d’entraîneur, c’est tout un conseil des Ministres qui l’a désavoué. Aujourd’hui, c’est un ministre, le politique en puissance, qui vient chasser le sportif du circuit pour en prendre le contrôle sous l’instigation de Faure Gnassingbé. Et depuis lors, il est impuissant pour convoquer un Conseil des ministres pour se plancher sur la question. Si c’était Attipoé, il est politique. Mais si c’est Walla, … Que tout le monde en juge !

F.S

 

     
 

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