| Forum de la
semaine |
31 Aout 2007] |
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[N°283: du
30 2007]
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Sécurité des élections législatives : La mise en
scène de la FOSEL : Une farce de mauvais goût |
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Ceux qui ont en aversion la TVT doivent s’en mordre
les doigts. Sinon les inconditionnels ont été servis
vendredi dernier.
Une saynète où nos amis « les verts » jouent,
on n’en voit pas tous les jours. La dernière fois
qu’on en a vu, c’était lors du championnat militaire
et paramilitaire. |
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En effet, en clôture à leur formation, pour leur
permettre d’être en forme dans la perspective du
prochain scrutin, les éléments de la FOSEL, la Force spéciale chargée d’assurer
la sécurité dans tous les sens se sont fait une
copie conforme de la scène du 24 avril 2005, celle
qui consiste à « sécuriser » l’urne. Dans la
représentation, on a vu des « mon pays »
« civilisés », c’est-à-dire en tenue civile,
débarquer dans un bureau de vote et voler l’urne.
D’autres « verts » les ont maîtrisés à l’aide
d’armes conventionnelles pour récupérer l’urne.
C’est ceux qu’on peut appeler les « mon pays »
démocrates. Ils le sont, non seulement pour avoir
réussi à récupérer l’urne volée, mais surtout parce
qu’ils ont été cléments envers les fauteurs de
troubles. Ils n’ont utilisé que leur matraque, juste
pour la forme parce que ça n’a pas servi vrai vrai.
Habituellement, quand un « mon pays »
togolais se met à courir matraque à la main, malheur
au manifestant qui sera pris. Le plus souvent, c’est
tous les autres « verts » qui se replient sur
ce malheureux pour lui faire payer pour tous les
autres qu’on n’a pas pu prendre. Ils le battent
comme ce que font subir les Sawui, c’est-à-dire nos
amis Haoussa à un voleur qui commet la maladresse de
venir voler dans leur secteur, ou bien comme ce que
subit un supporter adverse qui se perd et se
retrouve parmi les supporters Sémon, de Semassi
quoi ; ou bien même ce qui arrive à quelqu’un qui
vole du koko - bouillie de sorgho- au quartier Zongo,
ou une paire de scandales devant un Massalassi…
On
a repoussé d’autres manifestants rien que par les
jets d’eau. Beaucoup se disent étonnés de voir que
ce système de maîtrise des manifestants existait
chez les « mon pays ». Car jamais de mémoire
de Togolais, on n’a vu nos forces de l’ordre sortir
de pareils équipements. Au meilleur des cas, les
manifestants s’en sortent avec des gaz lacrymogènes.
Au pire, ce sont des balles vraies vraies qu’on
utilise.
Sinon, il y avait une ambiance bon
enfant au cours de la représentation. Elle était
parfaite. Et on parie que la plupart des
« verts », surtout ceux qui jouaient aux voleurs
d’urnes ont acquis ces qualités au cours de ces
saynètes de fêtes de fin d’année à l’église dans
leur tendre enfance. On a beaucoup apprécié mais, on
a laissé beaucoup de téléspectateurs sur leur soif.
Il
manquait l’essentiel
On ignore si c’est un oubli de la part
des concepteurs de la scène. Un vrai « mon pays »
qui débarque dans un bureau de vote pour
« sécuriser » l’urne, comme celui du 24 avril
2005 dont l’image a fait le tour du monde, ne le
fait pas aussi simplement. Il débarque comme
Stallonne Cobra dans la jungle, dans Rambo. Vous
avez compris ? Il arrive militairement quoi, arme au
point, qu’il tire d’ailleurs en l’air. Et gare à
celui qui va oser s’approcher pour tenter de lui
retirer l’urne. D’ailleurs, avec des détonations,
les membres du bureau de vote, à défaut de lui
donner l’urne en mains propres se retrouvent tous
sous les bancs. D’autres, tellement apeurés et
pressés de sauver leur peau se retrouvent dans les
casiers ; d’autres encore n’ont le temps que de
cacher leur tête, laissant tout leur postérieur
dehors…
On a donc oublié d’enseigner à ces
« mon pays » de la FOSEL comment maîtriser un
vrai voleur d’urne, du genre de celui du 24 avril
2005 là. Il faut les y préparer aussi. On ne sait
« pas jamais »…
N.K.A
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Violences à Attiégou : Des recrues de la police,
déjà des brutes ? |
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Avec l’accession de Faure Gnassingbé au pouvoir, on
croyait la mort des pratiques peu orthodoxes de
gestion des structures de l’Etat érigées en système
à l’ère du précédent régime. Bientôt trois (03) ans
après sa venue, elles ont toujours droit de cité.
L’illustration en est le clientélisme et la gabegie
qui ont cours à la Caisse Nationale de Sécurité
Sociale, et qui risquent de faire exploser la boîte,
si les responsabilités ne sont pas établies. |
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Des sources dignes de foi, l’ex Directeur Général de
la CNSS, M. Walla Koffi, malgré son admission
officielle à la retraite depuis 1997, continuerait
de présider aux destinées de la structure. En clair,
cela fait donc dix (10) ans que le « retraité »
continue d’occuper le poste de DG, et bénéficierait
de la pension normale due à ce statut, en plus de
son salaire, d’un double salaire donc. Et dire qu’au
même moment, de jeunes diplômés sont sans emploi et
croupissent dans la misère ! « N’est-ce pas en
partant à la retraite qu’on laisse sa place aux plus
jeunes ? Veut-il travailler à vie ? »,
murmure-t-on au sein du personnel.
Toujours selon ces sources, M. Walla
Koffi ferait bénéficier à de nombreux Directeurs de
Départements, eux aussi admis à la retraite, ces
mêmes avantages. Il leur renouvellerait indéfiniment
les contrats de travail, de 6 mois généralement,
empêchant ainsi les Chefs de Services les plus
méritants d’accéder à la Direction des Départements.
On cite en exemple le DFC (Directeur Financier et
Comptable) M. Gaffa Kokou, retraité mais qui
bénéficierait quatre (04) fois déjà du
renouvellement de son contrat et continuerait
d’occuper son poste deux (02) ans après sa
retraite ; le DP (Directeur des Prestations) M. Laré
N. qui garderait son poste depuis 1 an et demi,
bénéficiant donc de 3 renouvellements de contrat ;
le DGA (Directeur Général Adjoint), M. Baliki K.,
lui aussi retraité depuis un (01) an continuerait de
travailler. C’est à croire que ces gens sont
indispensables à la boîte, et on se demande si la
caisse fermera ses portes sans eux.
Voilà la situation qui prévaut à la CNSS. Il urge
que les autorités compétentes rectifient le tir
avant qu’il ne soit trop tard, car les frustrations
sont assez grandes au sein du personnel.
F.S. |
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Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) : Le DG
Koffi Walla et des retraités continuent d’occuper
leur poste |
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Avec l’accession de Faure Gnassingbé au pouvoir, on
croyait la mort des pratiques peu orthodoxes de
gestion des structures de l’Etat érigées en système
à l’ère du précédent régime. Bientôt trois (03) ans
après sa venue, elles ont toujours droit de cité.
L’illustration en est le clientélisme et la gabegie
qui ont cours à la Caisse Nationale de Sécurité
Sociale, et qui risquent de faire exploser la boîte,
si les responsabilités ne sont pas établies. |
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Des sources dignes de foi, l’ex Directeur
Général de la CNSS, M. Walla Koffi, malgré son
admission officielle à la retraite depuis 1997,
continuerait de présider aux destinées de la
structure. En clair, cela fait donc dix (10) ans que
le « retraité » continue d’occuper le poste
de DG, et bénéficierait de la pension normale due à
ce statut, en plus de son salaire, d’un double
salaire donc. Et dire qu’au même moment, de jeunes
diplômés sont sans emploi et croupissent dans la
misère ! « N’est-ce pas en partant à la retraite
qu’on laisse sa place aux plus jeunes ? Veut-il
travailler à vie ? », murmure-t-on au sein du
personnel.
Toujours selon ces sources, M. Walla
Koffi ferait bénéficier à de nombreux Directeurs de
Départements, eux aussi admis à la retraite, ces
mêmes avantages. Il leur renouvellerait indéfiniment
les contrats de travail, de 6 mois généralement,
empêchant ainsi les Chefs de Services les plus
méritants d’accéder à la Direction des Départements.
On cite en exemple le DFC (Directeur Financier et
Comptable) M. Gaffa Kokou, retraité mais qui
bénéficierait quatre (04) fois déjà du
renouvellement de son contrat et continuerait
d’occuper son poste deux (02) ans après sa
retraite ; le DP (Directeur des Prestations) M. Laré
N. qui garderait son poste depuis 1 an et demi,
bénéficiant donc de 3 renouvellements de contrat ;
le DGA (Directeur Général Adjoint), M. Baliki K.,
lui aussi retraité depuis un (01) an continuerait de
travailler. C’est à croire que ces gens sont
indispensables à la boîte, et on se demande si la
caisse fermera ses portes sans eux.
Voilà la situation qui prévaut à la CNSS. Il urge
que les autorités compétentes rectifient le tir
avant qu’il ne soit trop tard, car les frustrations
sont assez grandes au sein du personnel.
F.S. |
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FTF : pseudo reconnaissance du comité de gestion :
La CAF désavoue tacitement le Gal Gnofame |
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Lundi 20 Août 2007. Alors que le Chargé des
basses œuvres dans le Sport au Togo, le Gal Zoumaro
Gnofame faisait son one-man-show en clamant haut et
fort, la reconnaissance par la CAF et la FIFA de son
Chef-d’œuvre de Comité provisoire qu’il a mis en
place le 26 juillet dernier, sous l’instigation de
Faure Gnassingbé, pour gérer la Fédération togolaise
du Football (FTF) en lieu et place du bureau élu le
09 janvier dernier reconnu par les instances
dirigeantes africaine et mondiale du football, la
Confédération Africaine de Football adressait une
invitation à Espoir Assogbavi en sa qualité de
« Secrétaire Général de
la
Fédération togolaise de Football »
pour assister aux activités entrant dans le cadre du
50ème anniversaire
de la Confédération. |
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Cette invitation qui sonne comme un glas sur les
dérives autoritaires et suicidaires du Gal Gnofame
constitue un désaveu cinglant aux propos que ce
dernier a tenus tendant à faire croire que la CAF et
la FIFA ont reconnu sa forfaiture.
Beaucoup de Togolais ont pris le 20 Août dernier
avec pincettes « cette bonne nouvelle » et
avaient demandé que le Gal Gnofame puisse produire
la preuve de cette affirmation faite devant le
Premier Responsable de la Nation. Mais que nenni.
Aujourd’hui, il est clair que la CAF et la FIFA ne
se sont pas encore prononcées sur la crise créée de
toutes pièces dans le sport-roi au Togo par Faure
Gnassingbé avec comme maître d’ouvrage, le Gal
Gnofame.
Mais d’ores et déjà, sur la base de cette invitation
adressée à Espoir Assogbavi, on peut affirmer avec
force et précision, que la CAF et la FIFA ne
reconnaissent que le Bureau exécutif issu du Congrès
électif du 09 janvier 2007. Il ne peut en être
autrement quand on sait que la décision des
autorités togolaises viole manifestement les propres
statuts de la FIFA qui disposent en leur Article 17
que :
« 1) Les organes des membres ne peuvent être
désignés que par voie d’élection ou de nomination
interne. Les statuts des membres doivent prévoir un
système leur assurant une indépendance totale
lorsqu’ils procèdent aux élections et nominations.
2)
La FIFA ne reconnaît pas les organes d’un membre
n’ayant pas été élus ou nommés conformément aux
dispositions de l’alinéa 1.
3) La FIFA ne reconnaît pas les dispositions
d’instances n’ayant pas été élues ou nommées
conformément aux dispositions de l’alinéa 1 ».
Pour autant, il est illusoire de penser que la FIFA
et la CAF, au nom d’une quelconque amitié entre Issa
Hayatou et le Général Gnofame, pourraient se dévoyer
en cautionnant cette forfaiture au Togo. Ce qui
laisserait une jurisprudence très dangereuse dans
les annales du Football en Afrique et dans le monde.
Le Togo s’est toujours illustré en donneur de
mauvais exemples à travers le monde entier dans le
domaine politique. Et Faure Gnassingbé et le Gal
Gnofame pensent que ce qui leur était possible en
politique peut l’être dans tous les domaines.
Seulement ce n’est pas l’Etat togolais, la politique
bien entendu, qui a adhéré à la FIFA, c’est la FTF.
Ce faisant, il est impératif de savoir le choix pour
lequel on a opté. Soit on veut pratiquer le football
mondial et on respecte la règle du jeu à l’échelle
mondiale, soit on veut jouer uniquement dans les
rues et terrains de quartiers des villes du Togo et
on peut régenter le sport d’une main gantée de
politique en piétinant les règles du jeu. La vie est
un choix.
Le Gal Gnofame doit faire le bilan des dégâts que
ses intrusions intempestives dans le sport togolais
en général et le football en particulier, ont
occasionnés pour prendre sa retraite et laisser la
place aux professionnels dans la gestion de la chose
sportive. Il ne sert à rien de demander aux joueurs
d’être des professionnels quand les dirigeants se
trompent d’époque et baignent dans un amateurisme à
outrance et un archaïsme, puant une nocuité
destructrice à grande échelle pour la Nation
entière.
F.S. |
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Quand la haine, la rancune et le tribalisme riment
avec raison d’Etat : Faure Gnassingbé s’oppose à
l’arrivée de Gabriel Améyi à la présidence de la FTF |
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La crise qui secoue actuellement la Fédération
togolaise de Football (FTF) est conçue de toute
pièce par Faure Gnassingbé qui a pris comme maître
d’ouvrage l’exécutant des basses besognes au sein du
Sport au Togo, le Gal Charles Zoumaro Gnofame. Dans
les lignes qui vont suivre, l’opinion se situera sur
les mobiles politiques qui sous-tendent cette crise
artificielle à relent politico-tribaliste qui secoue
la FTF avec pour conséquence, l’élimination précoce
des Cadets togolais de la Coupe du monde qui se joue
actuellement en Corée du Sud et le refus des ténors
de la sélection nationale de rejoindre les rangs
pour la bataille ultime contre le Mali le 08
septembre prochain. Sans oublier la sanction qui
plane sur le football togolais. |
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Tout est parti de Tata Avlessi transformé en le Plus
Grand Commun Diviseur par le Gal Gnofame.
Le
09 janvier dernier, Tata Avlessi est élu pour
succéder à Rock Gnassingbé à la tête de la
Fédération Togolaise de Football. Tous ceux qui
avaient décrié la gestion cavalière de Rock
Gnassingbé ont trouvé en la personne de Tata Avlessi,
l’homme providentiel qui sauvera le Sport-roi au
Togo. Mais très tôt, ils ont déchanté parce qu’il y
a une grosse machine de nuisance qui était mise en
branle par le Gal Gnofame qui consistait à
transformer Tata Avlessi en Plus grand Commun
Diviseur. ce dernier en grand novice et amateur,
méconnaissant les rouages du football togolais,
s’est adossé au Janus de la maison, qui exhibait
l’amour et le professionnalisme artificiel devant,
tout en cachant derrière, l’amateurisme et la haine
destructrice. Le Gal Gnofame étant le spécialiste en
la matière, la mayonnaise a vite pris, et très vite,
Tata Avlessi, à qui l’orgueil demeure la chose la
mieux partagée, est transformé en un robot diviseur.
« Le Football est un grand rassembleur. Il rassemble
partout les peuples »,
a déclaré le Président de la FIFA Sepp Blatter. Mais
force est de reconnaître que le passage de Tata
Avlessi à la tête de la FTF a foulé aux pieds cette
assertion de M. Blatter. C’est ainsi qu’il a plus
divisé que rassemblé. Tout est divisé dans ce laps
de temps de 6 mois : le Bureau exécutif est divisé,
le groupe des supporters est divisé, les joueurs
sont divisés, les équipes du championnat sont
divisées, le Gouvernement est divisé, l’Assemblée
nationale est divisée, le clan Gnassingbé est
divisé, la presse est divisée, bref le peuple
togolais est divisé. Et ce n’est pas tout.
Sur le plan international d’abord, la CAF est
divisée en son sein, puis s’oppose à la FIFA sur la
position à adopter face à la crise togolaise. Issa
Hayatou veut visiblement préserver son amitié avec
le Gal. Gnofame qui lui a accordé la voix togolaise
qui devait permettre d’élire Godfried Ekoué à la
tête de la CAF. Mais le Bureau exécutif ne vibre pas
sur la même longueur d’onde que son Président.
Ceci pour démontrer comment Tata Avlessi, conseillé
par Zoumaro Gnofame, a plutôt divisé que rassemblé.
Puis vint la sanction du Jury disciplinaire de la
CAF, mais Faure Gnassingbé, au lieu de chercher à
rassembler le peuple togolais et le monde du
football, s’est basé sur la haine, le tribalisme et
la rancune pour attiser les dérives divisionnistes
de Zoumaro Gnofame et de Tata Avlessi.
Le
rôle négatif de Faure Gnassingbé
« J’étais avec M. Issa Hayatou au sommet de l’Union
africaine à Addis-Abeba. On a parlé officiellement à
travers nos discours mais aussi avec les chefs
d’Etat en privé qui sont tous conscients que le
football peut jouer un rôle important dans la prise
de conscience des pays africains de l’Unité
africaine. Pas seulement l’unité dans le football
mais aussi l’unité politique »,
affirmait Sepp Blatter dans une interview accordée à
nos confrères de cafonline.com. Mais apparemment,
Faure Gnassingbé n’a pas bien assimilé la leçon.
Quand l’affaire de la tentative de corruption a
éclaté contre Tata Avlessi, Faure Gnassingbé a
diligenté une enquête au niveau de la Présidence
togolaise pour situer les faits. Les résultats de
l’enquête ont révélé clairement qu’ils sont établis
et celui qui a dirigé l’enquête aurait laissé
entendre que « si ce n’était pas l’intérêt
national qui est en jeu, il aurait demandé la
permission au chef de l’Etat de laisser ceux qui
sont impliqués dans l’affaire passer sur les medias
pour faire taire ceux qui crient à la manipulation
et au montage ». Pour dire que Faure Gnassingbé
est bien situé dans cette affaire et sait
pertinemment que ce ne sont pas les membres du
Bureau Exécutif qui ont fait couler la barque à Tata
Avlessi comme le laisse croire ce dernier et que
dans cette affaire, c’est la CAF qui s’est
autosaisie et possède plus d’une dizaine de rapports
d’enquêtes qu’elle a diligentées en son sein. Mais
pourquoi Faure Gnassingbé n’a pas su mettre de
l’ordre dans la Maison FTF et a préféré orchestrer
un coup de force comme celui qui l’a conduit au
pouvoir ?
D’après les informations, c’est Faure Gnassingbé
même qui a négocié la rencontre d’Alger entre Issa
Hayatou et une délégation togolaise composée du Gal
Gnofame, Bernard Walla et Gilbert Atsu ; rencontre à
l’issue de laquelle le Gal Gnofame se croit investie
de la mission de bouter dehors le bureau issu du
congrès électif du 09 janvier dernier. En somme, un
quitus de la part de Issa Hayatou pour piétiner les
propres textes de la CAF dont il est appelé à
veiller à la bonne application. Faure Gnassingbé
aurait mis des moyens financiers colossaux pour
venir à bout de cette mission et aurait demandé à ce
que la CAF, plus précisément Issa Hayatou,
« ferme les yeux » au moment où le Togo veut
s’illustrer négativement contre les textes de
l’Institution africaine et les propres textes de la
FTF, et pire encore, de la FIFA. C’est pour cela
d’ailleurs que la CAF tarde à réagir devant la
forfaiture des autorités togolaises et quand la FIFA
lui aurait demandé de faire un rapport sur la
situation réelle au Togo, Hayatou sans consulter les
autres membres du bureau aurait répondu que
« tout marche bien ». Ce que le Gal Gnofame a « capté »
comme une reconnaissance de sa forfaiture de la part
de la CAF et de la FIFA. Mais pourquoi Faure
Gnassingbé pouvait-il prendre cette position contre
un membre du Bureau de son parti et de surcroît,
celui d’ailleurs dont les parents lui ont assuré une
éducation décente et avec qui il a passé une grande
partie de son enfance et jeunesse ?
Les raisons politiques de l’écartement de Gabriel
Améyi par Faure Gnassingbé
Il
est de notoriété publique qu’en l’absence et en cas
d’indisponibilité du Premier responsable d’un groupe
ou d’une association, c’est son suppléant direct qui
le remplace. C’est ce qui est d’ailleurs prévu par
les textes de la FTF. Mais Faure Gnassingbé ne veut
pas de Gabriel Améyi à la tête de la FTF et s’est
caché derrière le CNOT pour assouvir son désir de
vengeance et de haine envers celui qu’il a considéré
comme opposant à son ascension chaotique au sommet
de l’Etat. Pour Faure Gnassingbé, Gabriel Améyi est
un « opposant » à son système et pour cela,
il faut lui régler ses comptes.
Premièrement, Faure Gnassingbé n’a jamais pardonné à
Gabriel Améyi d’avoir boudé son coup de force au
lendemain de la mort du Gal Eyadéma. En effet,
Gabriel Améyi n’a visiblement pas apporté sa caution
au coup de force qui a porté Faure Gnassingbé au
pouvoir. Il a pour ce faire boudé la séance de
l’Assemblée nationale qui a chassé Ouattara Natchaba,
réhabilité Faure Gnassingbé, entre-temps Ministre,
comme Député puis président de l’Assemblée
nationale.
Deuxièmement, il n’a pas cautionné la cérémonie de
prestation de serment de Faure Gnassingbé devant la
Cour Constitutionnelle et là aussi, il n’a pas
honoré de sa présence lesdites cérémonies.
Pire, Faure Gnassingbé a décidé d’asphyxier
financièrement Agbéyomé Kodjo et son frère Kpatcha
Gnassingbé et prend très mal l’amitié entre l’ancien
Premier Ministre et Gabriel Améyi, une amitié de
longue date qui n’a pas su se rompre au gré des
événements.
C’est dans cet ordre d’idée qu’il a refusé que
l’Etat Togolais verse à Agbéyomé Kodjo, ses
indemnités de Premier Ministre et a livré une guerre
fiscale contre les entreprises dirigées tacitement
par son demi-frère Kpatcha. Ce qui aux yeux de
l’opinion est salué mais qui revêt un autre objectif
de façon pernicieuse.
Pour Faure Gnassingbé, ces deux personnages qui sont
supposés être les pourfendeurs de son pouvoir
doivent être privés de toute activité et de toute
relation pouvant leur générer des revenus. Et donc
l’amitié de l’un avec le richissime de Womé est très
mal perçue bien qu’il n’y ait formellement pas de
preuves que Gabriel Améyi finance les activités
jugées destabilisatrices du pouvoir de Faure
Gnassingbé dont l’initiative est prêtée à Kpatcha
Gnassingbé et à Kodjo Agbéyomé.
Pour toutes ces raisons, Faure Gnassingbé décide
d’écarter Gabriel Améyi de la tête de la Fédération,
quitte à faire subir des sanctions au Togo. Il met
les moyens de l’Etat pour assouvir sa haine contre
Gabriel Améyi.
Lui, réputé radin, n’a pas hésité à financer les
clubs pour faire démarrer le championnat de 1ère division.
Il a fait plus, en élevant la prime des joueurs qui
ont négocié le match Togo-Zambie du 22 août dernier
à 4,5 millions au lieu de deux millions et se
propose d’augmenter exponentielle la prime du match
Togo-Mali le 08 septembre prochain et serait prêt à
financer un budget de plus de 300 millions élaboré
en ce sens par Bernard Walla et Cie. Une façon de
compenser les 300 millions remis à Gilbert Atsu pour
la Coupe du monde des cadets et qui a tant suscité
le courroux de Bernard Walla et du Gal Gnofame qui
iraient jusqu’à concocter des mauvais desseins
contre le jeune Gilbert Atsu.
Tribalisme quand tu les tiens ! Parce que l’Equipe
de Tata Avlessi n’a pas bénéficié de toutes ces
attentions de la part de Faure Gnassingbé et était
abandonnée à elle-même pendant que les oiseaux de
mauvaise augure s’employaient dans les rangs de
Faure Gnassingbé pour cogner la tête de Tata contre
celles de ses collègues pour créer une situation
exécrable, impossible à gérer pour tout le bureau.
Et au moment où les joueurs réclamaient 30 millions
de F CFA, le Gal. Gnofame s’était employé à les
faire « exclure jusqu’à nouvel ordre ».
Aujourd’hui, Faure Gnassingbé propose une somme
faramineuse dont l’évocation peut donner le tournis
aux joueurs frondeurs qui décident de soutenir le
retour à la légalité au sein du Bureau Exécutif de
la Fédération pour les faire revenir sur leur
position.
Durant tout le passage de Tata Avlessi à la tête de
la FTF, le dogme et le crédo de Faure Gnassingbé
était que « le politique ne doit pas se mêler des
affaires du football ». Feu Richard Attipoé en
sait quelque chose; pour une simple affaire
d’entraîneur, c’est tout un conseil des Ministres
qui l’a désavoué. Aujourd’hui, c’est un ministre, le
politique en puissance, qui vient chasser le sportif
du circuit pour en prendre le contrôle sous
l’instigation de Faure Gnassingbé. Et depuis lors,
il est impuissant pour convoquer un Conseil des
ministres pour se plancher sur la question. Si
c’était Attipoé, il est politique. Mais si c’est
Walla, … Que tout le monde en juge !
F.S |
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