| Forum de la
semaine |
21 Aout 2007] |
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[N°282
: du 20 2007]
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La fin sans gloire de « La terreur des savanes »
:
Le
Colonel Narcisse Yoma Djoua s’est éteint |
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Le Colonel Narcisse Yoma Djoua n’est plus. Il s’est
éteint le jeudi 16 août dernier au Pavillon
Militaire du Centre hospitalier universitaire de
Lomé à la suite d’une longue maladie. |
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Ancien Chef de Corps de la garde présidentielle de
feu Président Eyadéma, ce redoutable officier qui
n’a reculé devant rien pour martyrer les populations
était surnommé « Terreur des Savanes », suite
aux nombreuses souffrances qu’il a fait endurer aux
populations de la Région des Savanes alors qu’il
était Préfet de l’Oti. Ses tristes exploits ont
longuement meublé les débats lors des travaux de la
Conférence nationale souveraine tenue en 1991 à
Lomé. Il lui est reproché principalement de donner
plus de prix aux animaux au détriment de la vie
humaine. Et dans cette rubrique, que de folles
histoires n’ont pas été entendues ! Il aurait bouché
les deux extrémités d’un ponceau qui servait de
refuge à des paysans considérés comme des
braconniers qui s’échappaient à ses fureurs alors
qu’il les a surpris avec une perdrix, du haut, dans
son hélicoptère. Il aurait ensuite arrosé d’essence
les branches d’arbre qui lui ont servi de bouchon
pour ensuite y mettre le feu.
Détenu pendant plus de 10 ans à la prison civile de
Kara, le Col. Narcisse Yoma Djoua, ce fidèle des
fidèles du Gal Eyadéma, a recouvré sa liberté le 29
mai 2005 au lendemain du décès de son ancien mentor.
Il était accusé officiellement du meurtre en juin
1994 de Me Agbémavor, un Notaire togolais résidant
en Côte d’Ivoire. Officiellement, il lui est prêté
des intentions putschistes, Me Agbémavor étant loin
d’être la première victime de cet officier formé
dans de prestigieuses écoles de guerre occidentales
mais qui a mis toute son énergie en branle pour
maintenir la tyrannie du système Eyadéma en usant de
la terreur et du terrorisme d’Etat. Il a mis son
machiavélisme aux côtés de son compère, le Lt-Col
Kouma Biténiwé, lui aussi tombé en disgrâce, pour
sauver le régime Eyadéma en pleine dérive au début
des années 90.
La dernière sortie rocambolesque du Col. Narcisse
Yoma Djoua remonte au mardi 17 janvier 2006 où, à
bord de sa Peugeot 405 de couleur grise ce jour-là,
il investit les locaux du Palais de la Présidence en
déjouant la vigilance des gardes aux alentours de 19
heures et occupe pendant près d’une heure le bureau
de Faure Gnassingbé. Il y aurait passé
d’interminables coups de fil à partir du combiné
téléphonique du Chef de l’Etat, « juste pour tuer
le temps », selon un de ses proches contactés à
l’époque par «Forum de la semaine». Il
ressort peu avant 20 heures sans être inquiété,
reprend sa route et traverse aisément la ville de
Lomé pour regagner son domicile sis dans la banlieue
d’Agoè, fier de son exploit. Et ce n’est que trois
heures plus tard, peu avant minuit, que les services
de sécurité sont alertés. Une unité de la
gendarmerie prend d’assaut son domicile et le
retrouve endormi. Sans aucune résistance, il se plie
à leur interpellation et est conduit à la
Gendarmerie nationale où il est gardé pendant
plusieurs jours avant d’être libéré sur intervention
de Faure Gnassingbé.
Cet acte est considéré comme un exploit, une
démonstration de force par ses proches tandis que
des milieux officiels, on l’a perçu sous l’angle
d’un début de démence.
Il fut l’unique officier de l’armée togolaise qui
possédait la redoutable arme Magnum 24 et l’un des
rares qui pouvait rentrer dans le bureau d’Eyadéma
avec son arme sur lui. C’est dire quel était le
degré de confiance dont il jouissait auprès du
Général-Président avant de tomber en disgrâce.
Il a passé ses derniers jours dans un dénuement
total, laissé qu’il était à son triste sort sans
aucune mesure d’insertion sociale ni de
réhabilitation à sa libération. La dizaine d’années
passées en prison ont suffi pour que tous ses
investissements tombent en ruine. Qui pis est, le
Trésor public togolais était incapable de lui verser
des miettes d’arriérés résultant de la location de
certains de ses immeubles par des services publics.
Une situation qui l’a réduit à une quasi-dépendance.
Triste sort pour un serviteur zélé qui a mis toute
sa force à défendre un système décrié par tout un
peuple. Que la terre lui soit légère, mais comme le
dira la Bible, « que ses œuvres le suivent » !
Dimas |
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Vers la fin de la crise énergétique
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Bientôt la construction de deux turbines à gaz à
Lomé |
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Selon des sources concordantes, le Togo serait en
passe de trouver une solution à la crise énergétique
qu’il traverse depuis 1998. En effet, des
informations recueillies auprès de la société
américaine Contour Global font état d’un projet de
construction de deux turbines à gaz de 100
Mégawatts pour compenser le déficit de fourniture
électrique dans le pays.
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Les deux turbines permettront de réhabiliter et
d’élargir la centrale thermique de la zone portuaire
de Lomé. Ce projet fait suite à la signature récente
d’un contrat achat-vente entre le gouvernement
togolais et la société américaine Contour Global.
Cette entreprise se voit ainsi confier les activités
de l’ancienne société nationale Electro-Togo tombée
en désuétude, depuis plusieurs années, pour cause
d’abandon. Une situation qui se fait lourdement
ressentir après le déclenchement de la crise
énergétique, poussant le Togo à une dépendance
quasi-totale de ses voisins en fourniture d’énergie
électrique.
Beaucoup de pays de la sous-région ouest africaine
connaissent une traversée du désert en matière
d’énergie électrique. Pour des experts, cette crise
n’est que la suite logique de la baisse de la
pluviométrie, de l’inexistence de centrales
thermiques capables de suppléer aux barrages qui
sont, pour cause de non entretien, ensablés. Cette
situation occasionne des pertes énormes pour
l’économie des pays touchés.
Vivement que ces deux turbines soient rapidement
construites pour permettre une relance effective des
activités industrielles qui sont au ralenti depuis
un certain temps.
Edem K. ASSIGNON |
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Révélation :
Selon
la LIT,
30 milliards de FCFA détournés en 2004 au Togo |
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Selon l’ONG « Ligue des Indépendants pour
la Transparence »
(LIT), près de 30 milliards de FCFA ont été
détournés dans l’administration togolaise pour la
seule année 2004, soit 9 mois de salaire de toute
la Fonction Publique. Cette révélation est contenue
dans un rapport de l’ONG établi à la suite d’un
atelier de formation organisé à l’intention des
journalistes à Kpalimé. |
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« Une enquête que nous avons menée sur le terrain
a permis d’avantage de découvrir l’ampleur du
phénomène de la corruption dans le pays »,
indique t-on à la LIT qui ajoute que « des cas
précis de détournement ont été découverts, qui vont
de 100 millions à 1 milliards de FCFA qui, ont
certaines fois conduit à des faillites ou à des
fermetures de structures publiques, ou parapubliques
affectées ».
D’autres sources indiquent en effet que la
Société Togolaise de Coton (SOTOCO) par exemple, a
enregistré un chiffre d’affaire d’environ 41
milliards sans payer les paysans auxquels elle doit
21 milliards. La succession de ces pratiques à la
SOTOCO a entraîné la société dans un état moribond,
affectant sérieusement sa production.
De 190 mille tonnes en 2001, elle n’en a produit que
40 milles en 2005-2006. La même société aurait
enregistré 81 milliards de déficit en 2006.
De nos jours, tout en souhaitant ne rien indiquer
sur la destination des milliards disparus dans les
caisses de la société les années antérieures, la
nouvelle direction en place depuis deux ans avoue
que « la filière cotonnière ne peut être sauvée
que par une bonne gouvernance ».
Loin de ce que la SOTOCO est la seule corrompue dans
l’administration togolaise, même si elle en donne
l’image, l’IFG, les Douanes, les Impôts, la Police
et la Gendarmerie, les services de santé, la
Justice, les mairies et les préfectures, sont aussi
absolument indexés par la LIT.
Au vu des effets pervers de la corruption sur la
santé économique du pays, une commission
anti-corruption a été mise en place depuis le 09
mars 2001 par décret présidentiel ; mais du fait des
récupérations pour des règlements de comptes
politiques, cette commission n’a visiblement pas
réussi sa mission et est elle-même, aux dernières
nouvelles, dans une situation de totale déconfiture.
Si par endroit la corruption que d’aucuns appellent
« le terrorisme économique » perd légèrement
du terrain, ailleurs le mal semble avoir du vent en
poupe selon la Ligue. Un récent rapport de la Banque
Mondiale portant sur la bonne gouvernance dans le
monde a indiqué au rouge vif la baisse du contrôle
anti-corruption au Togo. Ce qui fait craindre à
certains observateurs une aggravation du marasme
économique que connaît le Togo.
… Et puis, que dire de l’impunité dont jouissent
ceux qui se sont rendus coupables des crimes
économiques ?
Maxime DOMEGNI |
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Mondial U-17
:
Le
Togo laisse échapper une première victoire |
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Après avoir longtemps mené au score 1-0, l’équipe
nationale U-17 du Togo s’est fait rejoindre par son
homologue du Costa Rica à 9 minutes de la fin de la
partie suite à un relâchement coupable de ses
défenseurs et de son goal à la 81e,
samedi à Suwon, lors de l’un des matches d’ouverture
de la Coupe de monde U-17 qui se déroule en Corée du
Sud |
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Les deux sélections nationales qui se sont donné
d’entrée de jeu un quart d’heure de round
d’observation entraient véritablement dans le jeu,
quand à la 23e,
Julio Ibarra voit sa tentative lointaine échouer sur
le goal togolais Baba Tchagouni. A partir de cet
instant-là, les Togolais s’érigent en maîtres des
débats. Ce n’est que justice s’ils ouvrent le score
en fin de première période. Après plusieurs
situations dangereuses, Sapool Mani, le meilleur
joueur du match, donne l’avantage aux siens d’une
violente frappe qui va se loger dans un coin de la
cage de Leonel Moreira (0:1, 39').
Relâchement coupable
En
seconde période, le sélectionneur Tico Manuel Ureña,
fait entrer son homonyme, l’attaquant Marcos Ureña.
Celui-ci va se montrer assez dangereux, mais il va
malheureusement gâcher deux occasions très franches.
Chez les Eperviers togolais, Mani est aux manettes
pour gérer le rythme de la rencontre et créer
quelques situations menaçantes.
Pourtant, alors que les trois points semblaient
promis à la besace togolaise, les Centraméricains
égalisent. Sur un centre qui paraissait mal dosé,
Josué Martínez parvient à marquer de la tête et à
rétablir une parité définitive (1:1, 81'). Le goal
Tchagouni coupable d’une mauvaise appréciation du
centre et ses défenseurs coupables d’un relâchement
dans le marquage des attaquants sud-américains ne
peuvent que s’en prendre à eux-mêmes pour avoir
laissé une victoire qui leur était presque acquise.
« Nous sommes un peu déçus car nous sentions que
nous avions les moyens de gagner ce match. Nous
devons nous contenter d’un point, il faut s’y faire.
Mais ce résultat ne change rien à l’objectif que
nous nous étions fixé en début de compétition : nous
sommes venus ici pour le titre et nous avons encore
ça en tête. Une élimination au premier tour serait
un échec retentissant »,
a
déclaré le meneur et auteur de la réalisation
togolaise, Mani Sapool.
TGA |
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