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N°180: du
14 Août 2006]
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15 Août 2006 |
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Les coulisses du dialogue à Ouaga |
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*Le RPT mis devant la réalité
« Vous ne pouvez pas continuer de la sorte ! Vous ne
pouvez pas gouverner seuls en excluant les
autres ! »,
aurait déclaré Blaise Compaoré à la délégation du
RPT lors des consultations bilatérales dans le cadre
du dialogue intertogolais dont le Président du Faso
est le Médiateur. « J’ai dû à un moment donné
gouverner avec une légère majorité d’un seul député
par soucis d’apaisement. Vous devez partager le
pouvoir pour sauver la paix au Togo », aurait
ajouté le Médiateur à l’unanimité désigné par les
parties au dialogue mais qui n’a pas forcément une
bonne presse auprès de l’opinion nationale
togolaise. Le RPT est-il devenu orphelin dans sa
conception monolithique de la gestion de la chose
publique ? Les jours à venir nous le diront !
*
Compaoré, pas besoin de greffier !
A
en croire les indiscrétions qui filtrent de la
Médiation dans le dialogue inter-togolais à Ouaga,
« le Juge » Compaoré n’a pas besoin d’un
« greffier » pour écouter la déposition des
parties au dialogue. « Il a une capacité d’écoute
très appréciable. Il pose des questions, écoute,
prend les notes indispensables et fait la synthèse
des rencontres lui-même sans avoir recours à un
secrétaire quelconque », nous a confié un de ses
proches collaborateurs qui se veut très optimiste
sur l’issue favorable du dialogue. « Compaoré se
sent très concerné par cette crise et s’implique
corps et âme dans sa résolution parce qu’il est
conscient que de la réussite de ce dialogue dépend
aussi la sauvegarde des intérêts économiques du
Burkina-Faso », a conclu notre interlocuteur
après avoir souligner qu’ « en réalité, Blaise
Compaoré est le Chef d’Etat le mieux indiqué pour
résoudre la crise togolaise, car il y a un
intérêt ». Et le souci de sauvegarde de cet
intérêt ne le poussera-t-il pas à se ranger du côté
du plus fort ? Wait and see !
*La plénière se joue après demain !
De
sources proches de
la
Présidence du Faso, on indique que Blaise Compaoré
réunira toutes les parties au dialogue le mercredi
16 août prochain en une séance plénière où il leur
soumettra un projet d’accord. « Les choses sont
bien avancées », déclaraient les protagonistes
mais pour approfondir les discussions, le Médiateur
a invité à Ouaga des personnalités de la société
civile du Togo, particulièrement une quinzaine de
chefs réligieux et traditionnels pour les écouter.
La bande à Agokoli aura certainement le vent en
poupe.
*Blaise veut donner l’avant-goût du projet d’Accord
à Faure !
Une délégation burkinabè est attendue à Lomé
aujourd’hui ou demain avec pour mission de soumettre
le projet d’accord au goût de Faure Gnassingbé. Ce
qui veut dire que le RPT est consulté à une dizaine
de niveau : 1 : Gouvernement ; 2 : RPT parti ; 3 :
CPP ; 4 : PDR ; 5 : REFAMPT ; 6 : Chef
traditionnels ; 7 : Faure Gnassingbé ; 8 : La
France ; etc… pour ne citer que ceux-là. D’aucuns
n’excluent même pas Blaise Compaoré lui-même. Le jeu
peut être arrêté pour supériorité numérique de
l’adversaire. A moins que…
Dimas |
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RPT :
La
peur des prochaines élections législatives |
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Faure Gnassingbé a eu une séance de travail le 03
août à la Présidence de la République avec les
députés de son parti. Et nombreux étaient les
Togolais à s’interroger sur l’objet de cette
rencontre qui a eu lieu ce jour où les
« dialogueurs » désignaient le facilitateur en
la personne de Blaise Compaoré.
Il les aurait appelés à une auto évaluation de leur
électorat et ordonné de s’éclipser pour laisser la
place à d’autres candidats plus populaires pouvant
remporter les élections législatives dans leurs
circonscriptions au profit du RPT. Pourquoi une
telle angoisse, une telle agitation ? La raison
avancée est que les législatives à venir seront
« claires et transparentes ». Alors on se
demande si au RPT on a peur des élections
« claires et transparentes », donc
« démocratiques ». Cette fuite en avant de Faure
Gnassingbé, c’est un
signe qui ne trompe pas. Le RPT se reconnaît
incapable de « gagner » des scrutins s’ils
sont démocratiquement organisés. C’est la raison
fondamentale pour laquelle le régime fait tout pour
écarter ses adversaires à travers des
tripatouillages de textes. Comme illustration,
Gilchrist Olympio, le leader de l’UFC a été exclu
des présidentielles de 1993, 2003 et 2005 pour des
critères discriminatoires de résidence. En amont
encore, il s’agit de dissimuler les cartes
d’électeurs de certaines circonscriptions
électorales proches de l’opposition pour les
empêcher de voter, de les remettre à des gens acquis
à leur cause pour faire des fois des votes multiples
en faveur du candidat du RPT moyennant « quelques
chose »… Pour la présidentielle passée, à
Agoènyivé, les femmes FAT et des jeunes ont été
« achetés » pour voter en faveur du candidat du
RPT. On leur avait remis des bulletins prévotés
qu’ils avaient emportés dans l’isoloir et qu’ils
devaient glisser dans l’urne et ramener ceux qui
leur seraient remis dans le bureau de vote, au camp
contre une somme de 1000 F CFA. Certains avaient
fait plus de 5 tours. En aval, ce sont les résultats
des élections qui sont carrément truqués. Ce n’est
pas le vrai vainqueur qui est proclamé élu. On en
veut pour preuve les présidentielles de 1998, 2003
et 2005.
Tous les Togolais, partisans du régime ou de
l’opposition, savent que le RPT ne doit sa longévité
au pouvoir qu’aux incessants recours aux scrutins
traficotés. Comme en 1994 où les législatives ont
été organisées dans des conditions de transparence
et ont vu l’opposition gagner, le peuple attend de
Faure qu’il organise celles à venir aussi dans la
complète clarté pour qu’on évalue la popularité
réelle de chaque parti. C’est un défi qu’il devra
relever.
N.K. AGBENYO |
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Medias
« Le Plateau de la Semaine »
:
La
presse est de la revue et les Togolais sont floués |
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Nous étions de ceux qui avaient applaudi à tout
rompre les innovations qu’avait entraînées à la
direction de la TVT la nomination de Kuessan
Yovodévi. Nous nous sommes d’autant plus félicités
sur l’avènement de « Plateau de
la Semaine »,
l’émission débat du dimanche après-midi. Mais
aujourd’hui, nous déchantons. « Plateau de
la Semaine » souffre
d’une tare qui consiste à offrir aux Togolais une
revue de presse tronquée sur l’actualité de la
semaine.
D’abord les journaux sont triés à dessein. Les « irrégulomadaires »,
ces feuilles de chou qui ne paraissent qu’au gré de
la magnanimité du pouvoir tiennent le haut de la
revue avec leurs articles lénifiants, caressant nos
gouvernants dans le sens du poil. Ce n’est pas cela
le traitement de l’actualité mais de l’encensement.
Ensuite, quand bien même ce trie est fait, la revue
ne traite pas des thèmes qui peuvent déplaire en
haut lieu. Cela s’appelle du « fonctionnariat ».
Nos confrères assistants du patron de l’émission n’
« osent pas ».
Enfin, certaines parutions ne figurent jamais
dans la revue. Pourquoi ? Nul ne le saura jamais.
B. Sek |
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