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D’un point de vue strictement sportif, la guerre qui
a lieu entre membres démissionnaires du Bureau
Exécutif de la Fédération togolaise de football et
le reliquat resté au chevet de Rock Gnassingbé, ne
fait que commencer. Et tous les coups sont permis.
Pendant que Winnie Dogbatsè et tout Kpalimé parlent
de cette rocambolesque relégation de leur club
fétiche, Gomido de Kpalimé en D2 à l’issue d’un
verdict rendu ad bilitum par le président de la
Fédé, Théodore Amegnran, lui, doit lutter contre les
vermines incrustées dans le bureau de la Ligue
Maritime Est et qui ont juré sa perte. La lutte est
tellement âpre qu’elle enlève toute
lucidité à Rock Gnassingbé et à ses sbires repartis
sur toute l’étendue du territoire et prêts à
enfoncer le football togolais dans la merde pour
quelques broutilles. Mais à Anèho, les meneurs se
sont achoppés. Les poux trouvés dans les cheveux à
peine grisonnants de l’ex 2e vice
président de la FTF était la mauvaise gestion,
l’absence du championnat et les perdiems reçus non
versés dans la caisse de la Ligue. « Je ne sais
de quelle gestion il s’agit, répond Amegnran. En
deux saisons, la fédération n’a alloué à notre Ligue
et aux autres Ligues d’ailleurs qu’une somme totale
de 1,5 millions. Et si vous vous référez à la
trésorerie, les dépenses effectuées pendant la même
période dépassent ce que nous avons reçu. C’est dire
que nous avons dû recouru à certaines bonnes
volontés comme le président Tata Adaglo de l’USM
pour organiser certaines de nos activités ». En
vraies vermines d’un bureau, on doit pouvoir savoir
sur quels arguments fonder sa position. Ce que ne
semblent pas savoir ceux-là.
Les Ligues de football du Togo sont laissées à
elles-mêmes depuis longtemps. Pas d’aides véritables
de la Fédération si ce n’est de fonds alloués pour
les sélections junior, cadette et féminine. « Et
les sous avancés ne sont même pas suffisants pour
couvrir les dépenses engagées », explique M.
Touglo, Secrétaire général de la Ligue Maritime Est.
Alors tout est à la charge des présidents des Ligues
et des bonnes volontés qui deviennent de plus en
plus rares. Il en découle que l’organisation des
championnats en pâtit. « Le problème au niveau
des Ligues c’est qu’après le championnat, il n’y a
pas de montée en division supérieure. Alors à quoi
ça sert que des clubs engagent des défenses pendant
une période donnée tout en sachant qu’à la fin, il
n’y a rien ? », s’interroge M. Amegnran. A la
place d’un championnat moribond, la Ligue Maritime
Est a choisi l’organisation d’un certain nombre de
compétitions avec à la clé des coupes afin de
maintenir les activités sportives. « On nous
accuse de ne rien faire. Et pourtant la saison
dernière, notre sélection Junior a gagné le trophée
national des juniors alors que les cadets et les
dames ont occupé la troisième place dans leur
compétition respective. Ce n’est pas rien »,
fait observer M. Touglo. A vrai dire, un deal semble
lier les vermines aux sbires de Rock Gnassingbé.
« Si vous voulez ça, chassez-le puisqu’il représente
une voix à l’élection prochaine ». On le devine
aisément. Mais comment s’y prendre? Où trouver la
petite bête ? Le problème des perdiems n’est aussi
qu’une gaucherie. « Ceux qui écrivent ça ne
connaissent pas ce que c’est. Il aurait fallu qu’ils
fouillent le Petit Robert. Depuis quand demande-t-on
à un fonctionnaire qui revient d’une mission de
verser ses frais de mission à l’Administration ? »,
rétorque Amegnran. Et si cela advenait, il créerait
une situation de discrimination entre les Ligues.
Pour respecter cette logique, on aurait pu demander
à tous les membres du Bureau Exécutif de verser
leurs perdiems à la caisse de la FTF.
La partie est résolument engagée entre le
reliquat du Bureau Exécutif, les sbires et les
contestataires de Rock Gnassingbé prêt à utiliser
tous les artifices en sa possession pour se
maintenir. Qu’importe la façon, pourvu qu’on ait
l’ivresse ! Mais l’ivresse conduit à la chute.
Tété Gagnon A.
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Décidément, la délégation togolaise au Mondial 2006
en Allemagne continue de faire l’actualité presque
un mois après le sacre de l’Italie le 09 juillet.
D’après des informations recueillies par nos
diverses sources sur place, Cinq cent (500)
tickets d’entrée affectés aux supporteurs togolais
ont été retrouvés dans une chambre de l’hôtel où
avait séjourné la délégation togolaise avant le
match contre la Corée du Sud à Frankfort le 13 juin.
Cinq cent billets d’entrée d’environ 100 euros
chacun.
Nos tentatives pour clarifier toute cette
histoire au niveau de la FTF ne connaissent même pas
encore un début d’aboutissement. Mais cela ne
relance pas moins les dénonciations de trafic de
tickets qui collent à la peau d’un certain… Gagnon
Paniah, Trésorier général adjoint de la FTF.
Pourquoi donc des tickets qui devraient
normalement être vendus au Togo sont-ils retrouvés
dans une chambre d’hôtel à Frankfort ? Assurément,
celui qui les avait oubliés les avait emportés pour
alimenter le marché noir. N’ayant pas pu les
écouler, donc n’ayant plus de valeur, il les avait
« oubliés ».
Décidément donc, après avoir ravi la vedette aux
grandes nations, SVP hors des stades, la délégation
togolaise veut rester à jamais dans la mémoire des
Allemands et de la FIFA.
F.S |