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[ 178: du 7 Août 2006]

8 Août 2006

Règlement de compte : Après Winnie Dogbatsè, Théodore Amegnran à l’école de la « théorie Rock »
 
 

D’un point de vue strictement sportif, la guerre qui a lieu entre membres démissionnaires du Bureau Exécutif de la Fédération togolaise de football et le reliquat resté au chevet de Rock Gnassingbé, ne fait que commencer. Et tous les coups sont permis. Pendant que Winnie Dogbatsè et tout Kpalimé parlent de cette rocambolesque relégation de leur club fétiche, Gomido de Kpalimé en D2 à l’issue d’un verdict rendu ad bilitum par le président de la Fédé, Théodore Amegnran, lui, doit lutter contre les vermines incrustées dans le bureau de la Ligue Maritime Est et qui ont juré sa perte. La lutte est tellement âpre qu’elle enlève toute lucidité à Rock Gnassingbé et à ses sbires repartis sur toute l’étendue du territoire et prêts à enfoncer le football togolais dans la merde pour quelques broutilles. Mais à Anèho, les meneurs se sont achoppés. Les poux trouvés dans les cheveux à peine grisonnants de l’ex 2e vice président de la FTF était la mauvaise gestion, l’absence du championnat et les perdiems reçus non versés dans la caisse de la Ligue. « Je ne sais de quelle gestion il s’agit, répond Amegnran. En deux saisons, la fédération n’a alloué à notre Ligue et aux autres Ligues d’ailleurs qu’une somme totale de 1,5 millions. Et si vous vous référez à la trésorerie, les dépenses effectuées pendant la même période dépassent ce que nous avons reçu. C’est dire que nous avons dû recouru à certaines bonnes volontés comme le président Tata Adaglo de l’USM pour organiser certaines de nos activités ». En vraies vermines d’un bureau, on doit pouvoir savoir sur quels arguments fonder sa position. Ce que ne semblent pas savoir ceux-là.

Les Ligues de football du Togo  sont laissées à elles-mêmes depuis longtemps. Pas d’aides véritables de la Fédération si ce n’est de fonds alloués pour les sélections junior, cadette et féminine. « Et les sous avancés ne sont même pas suffisants pour couvrir les dépenses engagées », explique M. Touglo, Secrétaire général de la Ligue Maritime Est. Alors tout est à la charge des présidents des Ligues et des bonnes volontés qui deviennent de plus en plus rares. Il en découle que l’organisation des championnats en pâtit. « Le problème au niveau des Ligues c’est qu’après le championnat, il n’y a pas de montée en division supérieure. Alors à quoi ça sert que des clubs engagent des défenses pendant une période donnée tout en sachant qu’à la fin, il n’y a rien ? », s’interroge M. Amegnran. A la place d’un championnat moribond, la Ligue Maritime Est a choisi l’organisation d’un certain nombre de compétitions avec à la clé des coupes afin de maintenir les activités sportives. « On nous accuse de ne rien faire. Et pourtant la saison dernière, notre sélection Junior a gagné le trophée national des juniors alors que les cadets et les dames ont occupé la troisième place dans leur compétition respective. Ce n’est pas rien », fait observer M. Touglo. A vrai dire, un deal semble lier les vermines aux sbires de Rock Gnassingbé. « Si vous voulez ça, chassez-le puisqu’il représente une voix à l’élection prochaine ». On le devine aisément. Mais comment s’y prendre? Où trouver la petite bête ? Le problème des perdiems n’est aussi qu’une gaucherie. « Ceux qui écrivent ça ne connaissent pas ce que c’est. Il aurait fallu qu’ils fouillent le Petit Robert. Depuis quand demande-t-on à un fonctionnaire qui revient d’une mission de verser ses frais de mission à  l’Administration ? », rétorque Amegnran. Et si cela advenait, il créerait une situation de discrimination entre les Ligues. Pour respecter cette logique, on aurait pu demander à tous les membres du Bureau Exécutif de verser leurs perdiems à la caisse de la FTF.

La partie est résolument engagée entre le reliquat du Bureau Exécutif, les sbires et les contestataires de Rock Gnassingbé prêt à utiliser tous les artifices en sa possession pour se maintenir. Qu’importe la façon, pourvu qu’on ait l’ivresse ! Mais l’ivresse conduit à la chute.
Tété Gagnon A.
    

 
Confidentiel :  500 tickets affectés au Togo retrouvés dans l’hôtel des Eperviers à Frankfort
Décidément, la délégation togolaise au Mondial 2006 en Allemagne continue de faire l’actualité presque un mois après le sacre de l’Italie le 09 juillet. D’après des informations recueillies par nos diverses sources sur place, Cinq cent  (500) tickets  d’entrée affectés aux supporteurs togolais ont été retrouvés dans une chambre de l’hôtel où avait séjourné la délégation togolaise avant le match contre la Corée du Sud à Frankfort le 13 juin. Cinq cent billets d’entrée d’environ 100 euros chacun.

Nos tentatives pour clarifier toute cette histoire au niveau de la FTF ne connaissent même pas encore un début d’aboutissement. Mais cela ne relance pas moins les dénonciations de trafic de tickets qui collent à la peau d’un certain… Gagnon Paniah, Trésorier général adjoint de la FTF.

Pourquoi donc des tickets qui devraient normalement être vendus au Togo sont-ils retrouvés dans une chambre d’hôtel à Frankfort ? Assurément, celui qui les avait oubliés les avait emportés pour alimenter le marché noir. N’ayant pas pu les écouler, donc n’ayant plus de valeur, il les avait « oubliés ».

Décidément donc, après avoir ravi la vedette aux grandes nations, SVP hors des stades, la délégation togolaise veut rester à jamais dans la mémoire des Allemands et de la FIFA.

F.S 

 

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