 |
30 juillet 2006 |
|
|
 |
|
[No 175: du 26 juillet 2006]
|
|
Signe des temps
:
Rock Gnassingbé charcute les nouveaux statuts de la
FTF |
|
|
|
Décidemment
le président de
la Fédération togolaise de football, le Lt-Colonel Rock
Balakiyèm Gnassingbé et ses sbires ne savent plus à quel
philosophe se vouer. Alors qu’ils s’activent pour faire
disparaître les séquelles de la crise née de la démission de
certains membres du Bureau Exécutif, il se crée sans
sûrement le savoir d’autres brèches par la mise en
application des nouveaux statuts harmonisés. Preuve,
certains présidents des clubs et ligues viennent de
découvrir une supercherie dans ces nouveaux textes que le
Bureau tente de faire passer comme une aiguille dans du
beurre. Il s’agit de la suppression pure et simple de
certaines dispositions des nouveaux statuts, qui gêneraient
le président et son entourage. L’information a été révélée
par le magazine sportif Global Sport dans son édition du
26 juillet 2006.
Loin de baisser les bras, ces présidents qui ont d’ailleurs
pris part aux travaux du Congrès extraordinaire de Notsè, le
29 avril dernier entendent faire conformer les dispositions
charcutées à celles adoptées et dont la minute est
disponible.
Au-delà de cette manœuvre malsaine
qui consiste à envoyer à
la FIFA des textes qui respecte ses recommandations et à imprimer
une version au gré du président pour les membres de
la FTF, il se pose un autre problème né de la mise en application
des nouveaux statuts quoique certains objectent que selon
les recommandations de l’instance dirigeante du football,
les nouveaux textes devraient entrer en vigueur à compter de
2007 pour les membres.
L’application des nouvelles
dispositions entraîne nécessairement de nouvelles
conséquences dans le fonctionnement des structures de la
fédération sur lesquelles il parait important de revenir.
Mais avant, il convient de régler le problème de l’entrée en
vigueur des nouveaux statuts. Selon certains responsables,
le délai pour que les textes entrent en vigueur suivant la
pratique est 30 voire maximum 60 jours, après l’adoption des
textes. Or au congrès extraordinaire de Notsé, rien n’a été
expliqué aux membres. Vu même les insuffisances constatées
dans les textes qui leur ont été soumis, certains membres
ont demandé qu’un délai leur soit accordé en vue de faire
des amendements. Ici, il faut noter que la convocation du
Congrès extraordinaire n’a pas respecté les procédures
requises. Assogbavi Espoir, secrétaire général
démissionnaire en avait même fait un motif pour ne pas
assister au congrès.
Cela dit, il est clair qu’un texte adopté ne pouvait
recevoir d’autres amendements qui n’ont pas été
préalablement soumis aux congressistes. Le constat
sous-entend que l’objectif du Congrès de Notsè n’était pas
d’adopter des textes qui entreraient immédiatement en
vigueur, fussent-ils 30 jours après.
Sur un autre plan, à supposer que les textes devraient
entrer en vigueur, le congrès aurait sûrement pris des
résolutions en ce qui concerne les effets indus par les
statuts harmonisés car les structures à mettre en place
diffèrent de celles des anciens textes. C’est ce que le
président de Espoir FC de Tsévié a fait observer au
président et à ses ouailles. « Les nouveaux textes
suppriment les postes de secrétaires et de trésoriers élus.
Or le bureau actuel, élu sur la base des anciens textes,
comporte encore ces postes. Comment peut-on juger, au regard
des nouveaux statuts, les actes que viendraient à poser les
titulaires de ces postes ? ». L’observation faite par M.
Ayayi Patatou Amavi est assez pertinente et soulève d’autres
interrogations.
Le secrétaire général, Espoir Assogbavi et le trésorier
général, Tino Adjété ont démissionné pour d’autres raisons,
pas pour ouvrir la voie à l’application des nouveaux statuts
comme l’envisagent certains. Puisque dans le même temps que
ceux-là sont partis, leurs adjoints sont restés alors que
les nouveaux textes ne prévoient ni les postes de
secrétaires, de trésoriers, encore moins de conseillers
statutairement élus. Alors quel est le statut des rescapés
au regard des statuts harmonisés ? La situation ainsi créée
par l’entrée en vigueur des nouveaux statuts est beaucoup
plus dangereuse, car il n’existe plus de légitimité au sein
du bureau actuel. La seule possibilité offerte au Bureau
Exécutif pour régulariser cette situation existe. C’est la
tenue d’un congrès annuel prévu par l’article 5 des anciens
statuts que Rock Gnassingbé n’a jamais mis en œuvre. « Le
bureau aurait dû, conformément à l’article 5 des statuts,
tenir un congrès annuel prévu pour se dérouler en période
morte entre le 15 mai et le 31 juillet. Il doit statuer sur
le bilan de la saison à venir, procéder au renouvellement du
bureau au 1/3… », a précisé un responsable de club au
magazine Global Sport. Mais comme le président n’est pas
regardant sur l’application des textes depuis huit ans qu’il
est à la tête de la fédération, il ne s’est jamais soucié de
cela. Conséquence, il se retrouve dans l’indécente posture
de victime, d’incompris et d’enfant mal aimé. Le vin est
tiré, il faut le boire… jusqu’à la lie, même si cette lie
paraît plus amère. Tel on fait son lit, on s’y couche.
Tété
Gagnon A |
|
Rock Gnassingbé harcèle les préfets et les maires |
|
|
|
Selon des informations provenant de
sources dignes de foi, certains préfets et maires
recevraient quotidiennement des menaces et autres
intimidations provenant du Président de
la Fédération togolaise de football, le Lieutenant-
Colonel Rock Balakiyèm Gnassingbé afin que ceux-ci
interviennent auprès des présidents des clubs et des
ligues pour ne pas signer une pétition actuellement
en cours, demandant au Bureau Exécutif,
l’organisation dans les meilleurs délais d’un
congrès électif.
Le président Rock Balakiyèm
Gnassingbé mis en difficulté depuis la démission de
quatre membres de son Bureau, lutte contre vents et
marées pour conduire son mandat jusqu’à son terme.
Jeudi 20 juillet dernier, alors que les présidents
des clubs et des ligues s’attendent à ce que Rock
pose clairement le problème de la crise au Bureau au
cours de la réunion qu’il a convoquée, le
Lieutenant-colonel s’est plutôt engagé dans une
fuite en avant en annonçant le démarrage de la
nouvelle saison
2006-2007.
Une attitude que plusieurs
présidents n’ont pas appréciée.
« Vous ne pouvez pas nous faire croire que tout
va bien dans le football togolais au point de nous
inviter à aller jusqu’à l’organisation de la saison
sportive prochaine. Au lieu de vouloir obnubiler les
difficultés, il vaut mieux poser sérieusement le
problème, à l’endroit où il se pose et dans les
termes qu’il faut afin que solution lui soit
trouvée dans un cadre légal, un congrès
extraordinaire par exemple. Il serait totalement
déplacé voire surnaturel d’envisager maintenant une
quelconque reprise des activités », lui a
suggéré M. Ayayi Patatou Amavi président de Espoir
F.C. de Tsévié. Et dans son sillage, le président de
l’Union Sportive de Masséda a tenté d’enfoncer le
clou : « On me dit le chouchou du président ; je
ne suis pas obligé de m’aligner sur qui que ce soit.
Je suis libre de mes opinions … », disait le
président pour stigmatiser la tendance qui veut
faire croire qu’il est un béni-oui-oui parfait de
Rock Gnassingbé.
La partie semble vraiment ouverte entre le président et les membres de
la FTF.
T.
G. A |
|
Des rumeurs de remaniement unilatéral du B.E de la
FTF |
|
|
|
L’information est tombée au moment où nous mettons
sous presse. Selon une source proche de
la Fédération Togolaise
de Football Rock Gnassingbé aurait procédé au cours
de cette semaine au remaniement du Bureau Exécutif.
Prenant prétexte de la démission d’un certain nombre
de membres (4 au total), le président Rock
Gnassingbé aurait réajusté le bureau en nommant le
trésorier adjoint, M. Paniah Gagno 1er Vice-président,
M. Dobou Gerson 2e Vice-président,
M. Lawson Senyiame, Secrétaire Général. Quant aux
sieurs Godfried Ekué, Kossivi Reinhardt et Messan
Attolou, ils se sont vu attribuer les titres de Conseiller. On ignore tout de même les dispositions qui ont permis au
président de faire ce remaniement à la hussarde.
Mais de toute vraisemblance, le président ce serait
appuyé sur les nouveaux statuts tronqués. Puisque
dans le bureau remanié, il n’existe plus le poste de
trésorier comme le disposent les textes. Un poste
qui lui a créé d’énormes trouilles.
Mais ce premier constat
soulève un autre problème, celui concernant le
nombre de membres au Bureau Exécutif. Les nouveaux
textes, tout comme les anciens, prévoient 12
membres. Alors est-ce un bureau de crise ? Le
président est-il habileté à prendre cette décision
seul surtout qu’ils étaient tous élus au sein du
bureau et non cooptés?
De la même source, on
apprend que M. Godfried Ekué a été chargé par le
président Rock Gnassingbé d’une mission toute
particulière, celle de diriger les travaux du
prochain congrès ( ?), d’y interdire accès aux
contestataires ciblés trop turbulents au goût de
Rock ou de leur retirer la parole au cas où... Le
vieux Papi réussira-t-il cette mission ? De quel
droit devait-il les exclure alors qu’ils sont
membres de
la FTF ?
Sûrement que le président ouvre un autre front. |
|
|
|
|
|
|
|
 |
|
|
|