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30 juillet 2006 |
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[No 175: du 26 juillet 2006]
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Rumeurs et effets de diversion :
Mystères autour de la santé de Kpatcha Gnassingbé |
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Depuis le début de cette semaine,
de folles rumeurs ont envahi Lomé sur l’état de santé du
Ministre délégué à
la Présidence de
la République
chargé de
la Défense
et des Anciens Combattants. Certaines le prenaient pour
gravement malade, d’autres plus virulentes parlaient de son
évacuation à l’étranger tandis que d’autres encore, pires,
faisaient cas de son décès. Tout ceci serait survenu après
que Kpatcha eut remis les épaulettes de Sous-lieutenant à
certains élèves officiers de l’Ecole de Formation des
Officiers des Forces Armées Togolaises (EFOFAT) le 22
juillet dernier à Pya.
Les rumeurs étaient tellement
persistantes que « Forum de
la Semaine »
s’est mis sur lui de vérifier ce qu’il en est pour mieux
situer son lectorat. Il est aussi vrai qu’il y a quelques
semaines, des sites Internet ont annoncé le demi-frère de
Faure Gnassingbé comme souffrant d’un certain nombre de
maux. Mais en réalité, Kpatcha Gnassingbé ne souffre d’aucun
mal pouvant l’aliter ni l’indisposer, du moins à l’instant
« t ».
Si tel est le cas, l’on est en
droit de se poser cette question : d’où proviennent les
rumeurs et à qui profitent elles? A défaut d’apporter une
réponse adéquate à ces questionnements, il convient de
rappeler tout de même que ces rumeurs coïncident avec des
voyages du concerné hors de nos frontières. C’est ainsi
qu’au moment où ces rumeurs vont bon train à Lomé, Kpatcha
Gnassingbé se trouverait au Maroc en compagnie du Chef
d’Etat Major des Forces armées togolaises (FAT), le Gal
Zakari Nandja pour, paraît-il, « chercher un appui
militaire » auprès du Royaume chérifien. Le pays noue
depuis un certain temps de ces alliances militaires et
achète tous azimuts des matériels de guerre pour… Dieu seul
sait pourquoi ! Car, le Togo n’est pas en guerre à ce que
tout le monde sache.
Qui plus est, les mêmes rumeurs ont accompagné le voyage du
même Ministre délégué en Somalie et au Soudan où il était
allé acheter des matériels de guerre quelques semaines
auparavant.
De là à penser que les rumeurs sont sciemment distillées
pour faire ombrage aux douteux voyages, il n’y a qu’un pas
que les mauvaises langues n’ont pas hésité à franchir.
En fait, pourquoi nos fameux gouvernants voyagent-ils comme
des oiseaux migrateurs sans daigner faire, ne serait-ce
qu’un petit rapport au peuple à leur retour quand on sait
qu’ils sont payés, véhiculés, nourris et indemnisés sur le
dos du pauvre contribuable togolais ?
F.S.
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Le fourvoiement du dialogue intertogolais :
Quand «les médiateurs» deviennent « le facilitateur » |
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Décidément, le fameux dialogue intertogolais ne finira pas
de nous étonner. « Le dialogue intertogolais s’est réuni
le mardi
25 juillet 2006
en ses 9 composantes (…) en vue de procéder, dans le cadre
de la recherche de solutions aux points de désaccords
persistants, à la désignation de facilitateur. Le Dialogue a
eu à choisir parmi 10 personnalités proposées par
la CDPA
et l’UFC. A l’issue des débats, le Dialogue a décidé, à
l’unanimité, de proposer au Président de
la République
du Burkina-Faso, son Excellence Monsieur Blaise Compaoré,
d’assurer la mission de facilitateur », pouvait-on entendre du communiqué rendu public à l’issue
des travaux. |
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Jusqu’à ce moment où nous mettons sous presse,
le Boss du Faso ne s’est pas encore prononcé sur l’offre des
Togolais.
Mais ce qui rend l’opinion perplexe, est le
terme « Facilitateur » qui a pris le pas sur
« Médiateur » qui constitue l’une des positions de l’UFC
et qui devrait, en principe, avoir plus de marge de
manœuvres par rapport au premier. Sans vouloir rentrer dans
une guerre de terminologie, (puisqu’on nous dit que le choix
est fait à l’unanimité), il convient tout de même de
préciser que le peuple est en quelque sorte mal situé par
les acteurs politiques qui avaient chanté sur tous les toits
qu’en cas de blocage, on fera appel à
« DES
MEDIATEURS »
ou
« FACILITATEURS »
(c’est selon) mais avec cette précision que c’est au pluriel
donc plus
d’un facilitateur. Pourquoi cette option d’« UN
FACILITATEUR » plutôt que l’autre qui consisterait à faire recours à des
spécialistes, sous l’égide d’une organisation crédible
pouvant peser sur les décisions à l’instar de l’ONU, l’UE ou
du moins l’UA pour ne citer que celles-là ?
Il convient aussi de s’interroger sur un certain
nombre de réalités. De quelle marge de manœuvre dispose
alors Blaise Compaoré ? Peut-il réellement amener le pouvoir
togolais à mettre un peu d’eau dans son vin ? Le
Burkina-Faso dont il est Président dépend économiquement, du
moins en partie, du Togo (surtout le débouché maritime d’où
transitent ses produits d’importation, le port d’Abidjan
n’étant plus sûr), comment peut-il influencer les positions
conservatrices des faucons du RPT au pouvoir ? Sans
contredire ici, c’est le faible qui veut réguler les pas du
plus fort. Sous quels cieux cela s’est-il une fois passé ?
Aussi, ne sera-t-il pas superflu de s’interroger
sur l’organisation de la médiation dans les jours à venir :
Blaise Compaoré se déplacera-t-il en personne ou se
fera-t-il représenter (Djibril Bassolet, son ministre de la
défense était depuis lors à
la Salle Fazao, du moins pour un temps)? Fera-t-il déplacer
les délégations sur le Burkina pour organiser un énième
Ouaga? Le peuple a besoin d’être situé d’autant que le
communiqué du dialogue est resté muet sur ces aspects. Sans
toutefois juger Blaise Compaoré avant sa mission, qu’il nous
soit permis d’émettre des doutes sur sa neutralité en
attendant que ses preuves sur le terrain nous démentent. Le
Président du Faso fait partie de ceux qui n’ont jamais
condamné le putsch du
05 février 2005
qui a porté Faure Gnassingbé au pouvoir et les événements
sanglants qui s’en sont suivis. Il ne s’est pas joint à ses
collègues pour réclamer la démission de Faure pour se
conformer à la Constitution mais a plutôt été le premier à
lui déroulé le tapis rouge, l’accueillant à Ouagadougou avec
tous les honneurs dignes du rang d’un Président de
la République
bien que Faure ait démissionné et n’était, à l’époque, qu’un
simple président d’un parti politique (RPT). Dans ses
interventions, Blaise Compaoré n’a pris que des positions
ambiguës sur le cas du Togo allant parfois accuser
indirectement ses autres collègues africains d’avoir poussé
le bouchon trop loin en demandant la démission de Faure
Gnassingbé en ce temps.
Blaise Compaoré ainsi présenté, ne peut pas,
selon plusieurs observateurs, mener une bonne et impartiale
médiation. Sa manière d’accéder au pouvoir, l’implication de
son entourage directe dans l’assassinat d’un leader
d’opinion et le sort qu’il réserve à ce dossier Norbert
Zongo, la dépendance de son pays vis-à-vis du Port Autonome
de Lomé et ses accointances avec le pouvoir oppresseur de
Lomé 2 le dépouillent des arsenaux nécessaires pouvant
l’aider à servir de médiateur impartial. Toutefois, il est
vital qu’à l’issue de sa mission, ses actes posés nous
prouvent que nous sommes dans l’erreur en voyant les choses
de cet œil. Wait and see !
Dimas
DZIKODO |
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L’Etat togolais fait la promotion de l’insalubrité
au quartier administratif |
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On ne le dira jamais assez, il y a
de ces fuites de responsabilités qui abêtissent
l’Etat togolais, au crédit desquelles figure le sort
réservé au quartier administratif.
On n’arrive pas à comprendre qu’on puisse «
chier » au quartier administratif dans
l’indifférence totale des autorités municipales et
administratives. La référence est faite ici à
l’espace sous les neems autour duquel gravitent
la BTD, l’Hôtel de Ville, l’Hôtel 2 Février, le
Monument de l’Indépendance et plus loin le CASEF,
les Quatre ministères, le Cadastre, l’ancienne
Présidence de
la République. L’insalubrité
qui y a cours ne date pas d’aujourd’hui et c’est là
que l’irresponsabilité de l’Etat est totale.
On serait dans un « pays normal » qu’une
telle situation serait ressentie par l’autorité
comme une honte ; ce n’est certes pas les ministres,
députés, directeurs de cabinets etc. qui viennent y
déposer leurs matières fécales mais bien les
populations riveraines. Mais ce n’est pas une excuse
pour l’Etat. Cela ne fait que mettre en exergue
l’inexistence de structures sanitaires publiques
dans les environs. Mais en attendant d’en doter les
populations riveraines, l’Etat a l’obligation
d’empêcher qu’on en fasse un WC public à ciel
ouvert.
Le quartier administratif, ce n’est
certes pas
la Colombe
de
la Paix ou Lomé II pour mériter les soins quotidiens qu’on apporte
à la propreté desdits lieux, et la puanteur des « cacas »
qui y sont déposés ne pourrait non plus remonter
jusqu’à la nouvelle Présidence de
la République...
mais c’est une bassesse de l’Etat, ce qui s’y passe.
Peut-être qu’au lendemain de la parution de cet
article, on s’empressera d’ y faire passer quelques
coups de coupe-coupe, houes et balais mais une
semaine après, « rebonjour les cacas » ! Nous
non plus, on ne cessera de dénoncer cette
insalubrité tant que l’Etat n’aura pas pris ses
responsabilités.
N.
K. Agbenyo |
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