AgoraPress

 

Tribune

 

Politique

 

Culture

 

Société

 

Sites

 
 
Forum de la semaine

13 juillet 2007]

[272 : 12 juillet 2007]
Les préfets et sous-préfets en atelier de formation à Kara : La dernière mise en scène du pouvoir

Certains actes posés par le clan au pouvoir sonnent comme une insulte à l’endroit du peuple togolais imbu de changement, peuple qu’il doit prendre pour dupe, naïf à proprement parler. Les Togolais ont appris que les préfets et sous-préfets ont été soumis à un atelier de formation, de sensibilisation samedi à Kara sur leur « rôle » et leur « responsabilité » dans le processus électoral, conformément à la nouvelle donne. Le clan au pouvoir peut s’en réjouir car l’initiative a séduit certains Togolais. Que c’est génial quand les éternels « préfets gaffeurs et activistes » sont sensibilisés pour abandonner leurs réflexes. Indirectement, le clan reconnaît le rôle néfaste que « nos amis les préfets » ont de tout temps joué dans la longue histoire électorale du Togo.

C’est un signe fort de bonne foi que les gouvernants ont voulu envoyer à l’endroit des Togolais. Mais le geste manque de punch.

Ce n’était pas trop par volonté que les gouvernants ont procédé au « changement » des préfets. Il a fallu que des partis d’opposition crient dessus pour qu’ils s’exécutent, vu l’activisme, le zèle à outrance, bref, les penchants de fraudes électorales dont ils ont de tout temps fait montre. Mais ma foi, c’était un simulacre de changement que le clan au pouvoir a opéré. Sur la trentaine de préfectures que compte le Togo, seules une quinzaine ont subi des mouvements. Faure Gnassingbé et son attirail ont étalé leur mauvaise foi en opérant ce changement sur des bases régionalistes. Majoritairement, ce sont les préfets du Sud qui ont été virés. Seuls celui de Tône et le sous-préfet de Cinkassé l’ont été au Nord. Sur 15 nominations, 13 concernaient les préfectures du Sud-Togo. Les « préfets fraudeurs » du Nord  sont concervés comme des objets précieux. Or c’est dans le septentrion que les fraudes électorales sont instrumentalisées, où elles sortent de l’ordinaire. Si changement il devrait y avoir, il devrait concerner toutes les préfectures. C’était un simulacre de changement qui a été opéré. Ce que le PDP de Bassabi Kagbara ne s’est pas empêché de dénoncer sans langue de bois.

Que croire si après cette forfaiture, on organise un atelier pour, dit-on, « sensibiliser » les préfets au « respect du code électoral » ?
Beaucoup en rient quand ils se sont entendu dire que les préfets et sous-préfets ont reçu « d’utiles conseils » de la part de Faure Gnassingbé, qui les a aussi conviés à respecter « strictement » la nouvelle donne qui retire l’organisation du scrutin au ministère de l’intérieur – aujourd’hui de l’Administration territoriale et de la Décentralisation – et la confie à la Commission Electorale Nationale Indépendante, ou que ces derniers « se sont engagés » par la voix de « l’éternel préfet » de la Kozah, Walakiyèm Pepa Yata à « toiletter » leurs comportements. Les yeux des Togolais avisés y voient une mise en place hollywoodienne destinée à distraire l’opposition et le peuple imbu de changement.

Le séjour d’un bois mort dans l’eau, fût-il pendant un siècle, ne le transforme jamais en crocodile. Et ce n’est non plus un atelier de sensibilisation de quelques heures qui peut faire perdre à ces « préfets gaffeurs » leurs réflexes de fraudes électorales. Les Togolais ne  perdraient rien en restant toujours vigilants !!!

N.K.A

 
Tata Avlessi veut une confrontation avec les arbitres

Le président de la Fédération togolaise de football, Tata Avlessi, reconnu coupable dans une affaire de corruption lors du match Togo - Tunisie dans le cadre du Championnat U-17 qui s’est déroulé à Lomé du 10 au 25 mars dernier a indiqué qu’il a interjeté appel après la sanction de huit (08) ans de suspension de toute activité ayant trait au football que vient de lui infliger la Caf.

« Je n’ai  pas trop de  déclarations  à faire. Je pense que l’opportunité que cette instance est en train de m’offrir, c’est que j’ai encore une dizaine de jours pour faire appel. Déjà, il y a un collectif d’avocats qui s’est mis en place dont le président est Maître Aquereburu, le Bâtonnier de l’ordre des avocats du Togo et d’autres avocats au Togo comme en Europe qui vont essayer de défendre le dossier », a déclaré Tata Avlessi à nos confrères de Radio Sport FM depuis Paris.

Le président de la Ftf a en outre indiqué qu’il souhaite une confrontation entre lui et les arbitres qui l’ont mis en cause, notamment l’arbitre assistant togolais, Attivi Cessi. « Mon souhait, c’est de faire une confrontation avec le Togolais, Attivi Cessi. S’il peut confirmer à une confrontation où et quand je lui ai remis cette fameuse enveloppe dont j’ignorais le contenu », a ajouté Tata Avlessi.

            La confrontation que souhaite le président de la Ftf a très peu de chance d’aboutir. Car selon les dispositions de l’article 45 du Code de discipline de la Caf, à cette étape de la procédure, « Il n’y pas de débats contradictoires. Les requêtes et les conclusions sont adressées au Secrétariat Général par écrits ». Pour que l’appel interjeté soit recevable, Tata Avlessi doit verser un montant de trois mille USD (3000$) sur le compte bancaire de la Caf avant l’expiration du délai de sept (7) jours pour motiver l’appel.

Faute de ce versement dans les délais impartis, l’appel est irrecevable. Le montant est restitué à l’appelant qui a gain de cause. Au cas contraire, le montant est acquis pour la Caf si l’appelant est débouté en la forme ou sur le fond.

Par ailleurs, suivant les dispositions de l’article 58.5 du Code de discipline « Si le recours est abusif et/ou frivole, les frais et débours, déterminés par le Président du Jury, doivent être payés en plus du dépôt ».

.           Le Jury d’appel statue en principe en dernier ressort. Mais le Code de discipline de la Caf, prévoit la possibilité d’un recours devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) et suivant les dispositions de l’art. 45 para. 4 des Statuts.

En dehors de Tata Avlessi sanctionné pour une période de huit ans, le Jury disciplinaire a décidé de suspendre M. Pa Abdou Sarr, l’arbitre international gambien, d’exercer toute activité relative au football pour la vie. Quant à M. Attivi Atevi Cessi du Togo, il lui a été interdit d’exercer toute activité relative au football pour une durée de quatre années.

TGA

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

     
 

Job.com

 
 

© 2005  www.togoforum.com All rights reserved