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Forum de la semaine

9 juillet 2007]

[271 : 9 juillet 2007]
Nouvelle Société des Phosphates du Togo :   Compression de près de 1000 employés en vue

Les ex employés du défunt Office Togolais des Phosphates  (OTP) et par la suite de International Fertilizer Group (IFG-Togo) à qui il avait cédé ses installations et son capital humain sont sur la sellette depuis l’annonce de la création de la Nouvelle Société des Phosphates du Togo (NSPT). On  annonce une compression de près de mille employés selon le cahier de charge du gouvernement.

* Sur les cendres de l’OTP et de l’IFG-Togo

            Tout porte à croire que le liquidateur qui dit agir selon le cahier de charge soumis par le gouvernement veut procéder à des coupes dans le pléthorique personnel. Cela peut se comprendre. Mais l’appréhension ici est s’il fera « les bonnes coupes », celles qui consisteront véritablement à une redynamisation du secteur et surtout quelles seront les mesures d’accompagnement de ceux qui passeront à la trappe.

            De bonnes sources, on annonce que déjà en amont, le liquidateur  de l’ex OTP ne reconnaît pas les embauches opérées par l’IFG-Togo pendant sa gestion. Cela fait déjà un bon lot de « condamnés ». Ensuite, d’après les mêmes sources, on susurre qu’il encourage les départs volontaires à la retraite et y inscrit aussi les invalides. 

            A en croire les indiscrétions, toute cette gymnastique ne crée que des mécontents (ceux qui ont été embauchés par l’IFG-Togo) et surtout dans les deux derniers cas ne concerne que très peu de personnes. Ce qui fait dire que le nœud du problème est ailleurs.

* Une administration pléthorique

            Contrairement à ce qu’on imagine, sur le site d’extraction du phosphate à Kpogamé et à l’usine de traitement de Kpémé, ceux qui « mettent vraiment les mains dans le sable » sont moins nombreux que ceux qui sont « propres, toujours fringants avec cravate ou foulard et qui se la coulent douce dans des bureaux au froid sibérien », nous confie un observateur avisé. « C’est là où on doit chercher les « inutiles », et il y en a plein », ajoute-t-il.

            On est tenté de lui donner raison. Car comment comprendre qu’une boîte comme l’ex OTP fonctionne avec douze (12) directions, en fait des départements créés par ses successifs directeurs généraux pour « occuper » avec de mirobolantes royalties des « potes » ou la famille. C’est à l’OTP qu’on recense plus des « BTS machin-truc » casés par un « Mendê frerisme » des plus révoltants.

* Valse de vautours

            La direction de la toute nouvelle NSPT hérite d’un « legs pourri » par les successives calamiteuses gestions des phosphates. Ceux qui ont plongé le secteur dans le marasme actuel se pavanent tranquillement à Lomé et s’enrichissent chaque jour un peu plus avec les prébendes  qu’ils avaient opérées pendant qu’ils étaient les grands Manitous.

F.S

 
Grogne à la CENI : Des relents de magouilles dans la rémunération des techniciens

Les techniciens en charge de la maintenance des kits pendant le recensement électoral ont dû engager un bras de fer avec leur employeur la CENI. A l’origine de la grogne, le traitement qui leur est réservé. A l’analyse, on décèle des senteurs de magouilles dans le traitement fait du dossier.

Courant la semaine écoulée, ces techniciens ont dû bouder et menacer. Pour le recensement qui se fera effectué du 16 juillet au 17 août, la CENI s’entendait leur payer entre « 6000 et 8000 F ». La base étant 6000 F auxquels s’ajouteront des « primes de dépaysement » par jour au fur et à mesure qu’on monte à l’intérieur du pays, ce qui plafonnera à 8000 F. Ce que les techniciens ont trouvé inadmissible car ni le transport, ni l’hébergement ou même la restauration ne sont pris en charge par la CENI.

Et ils exigeaient « 15.000 F » pour pouvoir subvenir à ces charges. C’est tout a fait justifié car les 6000 ou 8000 F ne sauraient suffire. Et tout ceci, il a fallu que l’on approche les frondeurs pour le savoir.

Pour faire le point du processus électoral, la CENI avait convié les formations politiques à une rencontre jeudi à son siège. Dans la déclaration liminaire faite par M. Tozim Potopèré, aucune mention n’a été curieusement faite à cette question aussi sérieuse. Le sujet est important car il suffit que ces techniciens se retirent que le processus accuse du retard. Pourquoi a-t-on maintenu un black-out sur le sujet ? Etait-ce fortuit ?

Il a fallu que le représentant d’une formation politique soulève l’inquiétude pour voir la CENI lever le voile sur la question. Et là aussi, beaucoup s’avouent perplexes. Selon les propos de M. Kokou Tozoun, Rapporteur, la CENI a proposé comme base « 8000 F » auxquels s’ajouteront des « primes de dépaysement » qui plafonneront à 4000 F, ce qui devrait faire une rémunération journalière de « 12.000 F » pour certains. Or selon les informations recueillies auprès des frondeurs, c’est une rémunération de « 6 à 8.000 F » qui leur a été proposée au départ. Par ailleurs, M. Tozoun a indiqué que les techniciens réclamaient « 25.000 F », or les frondeurs disent ne réclamer que « 15.000 F » comme base et auxquels s’ajouteront des perdiems pour les techniciens qui seront déployés à l’intérieur.

            Pourquoi cette différence de chiffres ? Que cherche-t-on à cacher à la CENI ?

            Ce ne serait pas assez grave si on ne voulait simplement que faire croire que ces techniciens sont « gourmands ». Des senteurs de « magouilles » se dégagent des agissements de la CENI. Tenez ! On appelle finalement les techniciens à venir signer le contrat. Mais chose curieuse, on leur signifie de ne pas remplir la partie réservée au montant. Allez-y comprendre quelque chose.

N.K.A.

 
Indemnisation des familles du drame de Lungi : L’Etat togolais gêné par les conflits de représentativité

Les familles de victimes du crash de Lungi se livrent entre elles une vraie guerre de représentativité dans l’expectative des indemnisations qui doivent sanctionner la fin des enquêtes. Selon des informations recueillies de  sources officielles, le chef de l’Etat –qui a eu vent de l’information– a trouvé la situation «gênante». Résultat : il a décidé de ne faire aucun geste pour le moment.

«Nous avons été déjà échaudés avant même qu’un seul sou ne soit sorti : dans les familles, il y a eu des affrontements, sur la représentativité de tel ou tel membre de la famille. Une ambiance tout à fait scabreuse que Faure a choisi d’éviter», a déclaré un membre du gouvernement au journal «L’Union » de vendredi.

Depuis que Faure Gnassingbé a laissé entendre lors d’une audience accordée aux familles des victimes le 5 juin que l’Etat ne les abandonnera pas dans le deuil qui frappe non seulement leurs familles mais tout le peuple togolais, plusieurs familles se déchirent sur la représentativité de tel ou tel membre.

Du côté de la Sierra Leone, les choses ne vont pas aussi vite comme l’auraient souhaité les parents des victimes. On indique que les enquêtes suivent leur cours. Du coup, les responsabilités ne sont pas encore totalement établies afin de déterminer celui qui doit payer quoi et à qui.

Certes, les autorités sierra léonaises ont limogé certains responsables, dont le ministre des Transports pour avoir perçu des pots-de-vin pour accorder des licences de navigabilité à certaines compagnies de transport comme Paramount Airlines, dont l’un des appareils, l’hélicoptère Mikoyan  Mi-8 s’est  écrasé le 3 juin dernier à Lungi, faisant 22 victimes dont 13 Togolais, mais les premières conclusions de l’enquête évoquent tout simplement « des défaillances techniques ». On s’attend toujours à ce que les responsabilités soient clairement établies, afin de permettre aux familles de s’adresser à qui de droit pour les indemnisations. En définitive, c’est un long processus qui permettra de déterminer les tenants et les aboutissants.

Mais déjà, une lettre de quatre membres du B.E au président Tata Avlessi de l’instance du football togolais, dénonce les conditions dans lesquelles le voyage sur la Sierra Leone a été organisé. «Lors du match retour, comptant pour la quatrième journée des éliminatoires de la CAN GHANA 2008 à Freetown, en dehors des vingt cinq membres devant composer la délégation officielle, conformément aux textes en vigueur, vous avez fait voyager vos amis, les membres de votre famille, les parents et enfants des membres du Bureau Exécutif, le personnel administratif et exécutant, soit plus de soixante-dix personnes sans avoir pris soin au préalable d’assurer toutes ces personnes et de s’informer dans les moindres détails des conditions du voyage et du bon état des moyens de transport. La conséquence de cette dérive et de cette inorganisation manifeste est le drame survenu à une partie de la délégation embarquée à bord d’un hélicoptère vétuste», pouvait-on lire dans la lettre adressée à Tata Avlessi, le 02 juillet dernier.

TGA

 
 
 
 
 
 
 
 
 

     
 

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