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07 juillet 2006 |
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[
N°169: du
06 juillet 2006] |
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FTF : Les retombées d’un amateurisme
entretenu :
Rock Gnassingbé
convoqué devant la Commission de discipline de la FIFA |
Le
lieutenant-Colonel Rock Balakiyèm Gnassingbé, le
très controversé président de la Fédération
Togolaise de Football serait convoqué ce vendredi
07 juillet 2006 devant la Commission de discipline
de la Fédération Internationale de Football
Association (FIFA) conformément à ce qu’a exprimé
tout récemment le patron de l’instance dirigeante
mondiale du football. « Il y a un gros problème
de fonctionnement à l’intérieur de la fédération
togolaise », avait déclaré Sepp Blatter avant
d’ajouter très sévère : « Elle va être
convoquée par la Commission de discipline à cause
de son comportement durant ce Mondial 2006 : On ne
peut accepter de telles choses, que ce soit votre
première, 5ème ou 10ème participation
à une phase finale de Coupe du Monde ». Le
patron de la FIFA n’a pas caché son
amertume face aux agissements peu responsables
des officiels togolais et promet le bâton :
« La manière dont se sont comportés officiels,
joueurs et responsables du Togo a perturbé
l’ambiance positive du tournoi. Notre Commission
de discipline va mener son enquête et il y aura
des sanctions, c’est certains » a déclaré
sibyllin M. Blatter.
Même si le Président de la FIFA n’a pas spécifié
la nature des sanctions qu’auront à encourir les
responsables des dysfonctionnements notoires
observés depuis longtemps au sein de la fédération
sous la houlette de Rock Gnassingbé,
« une interdiction à l’encontre des coupables,
d’exercer une fonction dans une association
affilée à la FIFA » et « le remboursement
des fonds détournés » peuvent être prononcés ;
et en cas d’entêtement, « l’exclusion du Togo
de toutes compétitions organisées par la FIFA et
la CAF » n’est pas à exclure non plus.
Rock Gnassingbé, à la tête de la fédération depuis
bientôt huit (8) ans, s’est illustré par un
amateurisme puéril et une omnipotence ridicule,
confondant l’association de football à sa garnison
militaire qu’il commande. « Rock gère la
fédération comme son entreprise, le trésorier ne
voit pas la couleur des chèques », s’est
désolé l’ancien Ministre des Sports Horatio
Freitas qu’il s’est proposé d’envoyer dénouer la
crise auprès de la FIFA avant sa convocation.
Lors de la phase finale de ce Mondial 2006, Rock
Gnassingbé qui a écarté le Trésorier général élu
de la FTF en gérant les fonds de cette instance
comme bon lui semble, a refusé de satisfaire
financièrement les joueurs qui ont menacé de
boycotter le match Togo-Suisse avant de revenir
sur leur décision suite à l’intervention de la
FIFA qui a dû mettre à la disposition des joueurs,
7 millions de Francs suisses le 20 juin 2006 à la
demande des autres membres de la Fédération avec à
leur tête le 1er Vice-Président Winny
Dogbatsè. « Il y a vraiment un gros problème de
fonctionnement à l’intérieur de la Fédération
togolaise, car l’argent existe (deux millions de
Francs suisses par match du premier tour, soit six
millions) et il est à disposition de chaque
fédération. Il n’est pas normal qu’on en arrive à
de telles situations. », a regretté Sepp
Blatter.
Mis à part ce dysfonctionnement, l’incapacité de
Rock Gnassingbé à gérer son staff avec à la clé,
un laisser-aller suicidaire aboutissant aux vols
tous azimuts des matériels de la FIFA mis à la
disposition de la délégation togolaise en
l’occurrence les ordinateurs portables a défrayé
aussi la chronique sans oublier la démission
et le retour du coach Otto Pfister.
La grande question tourne autour de ceux qui
accompagneront aujourd’hui le Lieutenant-Colonel
dans son déplacement sur l’Allemagne quant on sait
que les ténors de la fédération, les deux vice-présidents,
le Secrétaire Général et le Trésorier général ont
appelé à la démission de l’actuel bureau de la
fédération : « Il faut tirer toutes les
conséquences qui s’imposent en démissionnant »
a martelé Winny Dobatsè, le 1er Vice-président,
appuyant les propos du second, Théodore Amégnran
qui a déclaré depuis l’Allemagne : « il est
temps que nous rendions le tablier ». Ils sont
suivis par cinq autres de leurs collègues : plus
particulièrement le S.G. Espoir Assogbavi et de
façon tonitruante, le Trésorier général Tino
Adjété qui est parti très loin, réclament une
élection anticipée d’un nouveau bureau. Rock
Gnassingbé compte tout de même sur une clique
personnelle formée autour de lui, clique appelé
amicalement par le Président du Comité Olympique
Togolais, « Club des troubadours » qui
montrent avec dextérité le mauvais chemin à Rock
Gnassingbé qui préfère les écouter plutôt que de
suivre les sages conseils des autres. Ce qui est
confirmé d’ailleurs par notre confrère
d’Africafoot, le très célèbre commentateur Jacques
Roux.
Dimas DZIKODO
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Tata
Avlessi et Rock Gnassingbé, même déshonneur |
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Les fossoyeurs du football togolais
continuent toujours leurs manœuvres de bas étages
et ne veulent en aucun cas entendre parler de
balayage de la maison FTF. Directement visé par
les critiques les plus acerbes, le président
actuel de la FTF, le Commandant Rock Balakyèm
Gnassingbé abat ses dernières cartes. En matière
de soutien, il vient de recevoir l’appui d’un
autre cas du football togolais. L’inénarrable Tata
Adagloh Avlessi, président de l’Union sportive de
Masséda lui a apporté son appui ferme en demandant
à ceux qui veulent démissionner de revenir sur
leur décision, arguant qu’aucune disposition des
statuts de la Fédération togolaise de football
n’oblige un membre à démissionner. Il a vomi des
énormités sur la radio qui les vend mieux. Aussi
étonnant que cela puisse paraître, ceux qui
connaissent bien cet homme d’affaire ce nouveau
riche tombé dans le sport par effraction savent
qu’il a été de tout temps un soutien
inconditionnel pour le président de la FTF et
manque lui aussi de personnalité.
En faisant une telle
déclaration, alors que lui-même disait ne pas se
satisfaire du mauvais souvenir laissé par la
délégation togolaise en Allemagne, Tata confirme
qu’il ne maîtrise pas grand-chose en matière de
texte et, partant, ne saurait être une voix.
C’est à croire qu’il
n’a jamais lu (et cela pourrait être vrai) aucune
disposition statutaire. Pour ceux
qui le connaissent, cela ne souffre d’aucun doute.
A la création de l’USM qu’il préside aujourd’hui
dans cet atelier de couture de Bè-Bassadji, il
galerait dans le dépôt de planches d’à côté. Le
mec ne connaît rien des textes du football. Sinon,
il aurait compris que les statuts de toutes les
associations du monde prévoient toujours des
dispositions relatives aux démissions.
D’autre part, Tata
Adagloh se moque éperdument du peuple togolais,
sinon en homme intelligent, il doit savoir qu’on
n’a pas besoin de terminer son mandat lorsqu’on
est incapable de s’acquitter correctement des
tâches pour lesquelles on est élu. Que
dirions-nous d’un président de la République
incapable de gouverner et qui s’accroche à son
poste comme une chauve-souris ? Rock Gnassingbé
doit savoir que tous ceux qui ne lui diront pas de
démissionner ne l’aiment guère. Ils ne sont là que
pour leurs intérêts. Ils sont les mêmes qui disent
dernière lui « il ne fait pas bien ». Il
vaut mieux quitter les choses avant que les choses
ne vous quittent, dit-on.
F.S
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