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05  juillet 2006

[ 168: du 03 juillet 2006]

FTF : Des tentatives de corruption sur les probables démissionnaires
 
 
 

Alors que les Togolais attendent toujours la démission de certains membres de la Fédération Togolaise de Football (FTF) à la suite des questions de primes en Allemagne, on annonce dans les coulisses des manœuvres tendant à faire changer d’avis à certains membres afin de ne pas mettre en minorité le président Rock Gnassingbé. Parmi les membres qui avaient donné leur accord, en l’occurrence les deux vice-présidents MM Winny Dogbatsè, Théodore Amégnran, le Secrétaire général  Espoir Assogbavi, le Trésorier général, Tino Adjété, le Conseiller  Gerson Dobou et des membres Bossou Komlanvi et Akoété Loumon, de forts soupçons pèsent sur les deux derniers membres qui sont restés à Lomé et qui auraient été reçus par le président Rock Gnassingbé dès son retour de l’Allemagne. « Tous ces membres nous avaient donné leur accord dès que nous leur avions communiqué notre décision. Mais nous nous rendons compte aujourd’hui qu’ils doutent de leur choix », a déclaré à notre rédaction une figure des démissionnaires.

Samedi, sur Sport FM, le président de la FTF, le Commandant Rock Balakyèm qui n’envisage pas démissionner avant la fin de son mandat en décembre prochain, a déclaré que les probables démissionnaires n’auront jamais le quorum pour le mettre en difficulté dans sa mission. « On est pratiquement à la fin de notre mandat. Ceux qui veulent partir veulent-ils partir pour me mettre en difficulté ?», s’est-il interrogé avant d’affirmer avec une aisance digne d’un militaire comme lui : « Je peux vous dire qu’ils n’ont pas le quorum. Ils sont combien? ». Mais pour les membres démissionnaires, qui feront connaître leur décision avant la  fin de la semaine, les menaces dont ils font l’objet ne sauraient les ébranler devant l’acte qu’ils veulent poser. « Nous avons humilié notre pays le Togo. Notre bilan a été négatif. Il faut que nous en tirions les conséquences qui s’imposent », a estimé  Winny Dogbatsè, qui a ajouté que la FTF a failli à sa mission lors du Mondial en Allemagne.

« Nous allons démissionner car il est temps de rendre le tablier pour laisser d’autres travailler, parce que le Togo a fait la honte des 32 pays présents au Mondial », a, de son côté ajouté, le deuxième vice-président M. Théodore Amegnran.

Des pasteurs, brebis galeuses au secours!

Et pendant que le débat de la démission s’enfle, certains «bitosards»qui se disent pasteurs animés par la recherche de gain facile se découvrent quelques vertus pour analyser la prestation de l’équipe togolaise au Mondial 2006, dans « une perspective de morale ». Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ces pasteurs ne font qu’empirer la situation de Rock Gnassingbé qu’ils veulent pourtant « délivrer ».

« Quand des joueurs comme Eto’o envoient des ambulances pour secourir les blessés au Cameroun, les nôtres pensent empocher une bonne partie de l’argent de la FIFA quitte à refuser de jouer, un vrai chantage à la togolaise », pouvait-on lire dans l’analyse du Pasteur Agbekodo. Sûrement que le soi-disant pasteur a oublié qu’avant d’envoyer de l’argent ou de l’ambulance, Eto’o a dû amasser des sous par le biais de ses prestations. En  voulant encenser Rock quitte à mettre à dos les joueurs, les cupides pasteurs sont en train de créer un dangereux précédent qui verrait les joueurs refuser de revenir jouer pour la sélection nationale à cause des insanités et du manque d’égard dont ont fait preuve ces hommes faussement oints dans une affaire qui mérite beaucoup de doigté. « Nous ne reviendrons plus jouer si on ne change pas les dirigeants actuels », avait prévenu Shéyi Adébayor au moment fort de la crise. Et si ces pasteurs priaient plutôt que Rock Gnassingbé s’en aille !

T.G.A. 

Les échos de la scabreuse gestion de la FTF : M Gagnon Paniah au centre du trafic des tickets d’entrée

Beaucoup attendaient à ce que, après les cacophonies de Wangen im Allgäu autour de la participation des Eperviers, le président de la FTF procédât à un bilan pour faire la part des choses. Mais au lieu de cela, on a assisté le samedi dernier sur les ondes de nos confrères de Sport FM à une parodie de débat au cours duquel les Togolais ont été gavés d’inepties de tous genres doublées d’un cynisme sans bornes. Nous ne reviendrons pas ici sur ces manques d’égard de Rock Gnassingbé à l’endroit des populations. Mais nous allons lever un défi que le Trésorier général adjoint de la FTF, M. Gagnon Paniah qui l’accompagnait a lancé sur les ondes en mettant au défi quiconque pourrait démontrer que la FTF avait organisé un trafic de ticket en Allemagne.

Tout de go, disons que M. Gagnon Paniah savait de quoi il parlait. L’histoire des tickets, il en connaît un bout pour savoir qu’il sera presque impossible de démontrer que la FTF a organisé un trafic de ce genre. Mais ce faisant, il avait oublié que pour circonscrire ce trafic autour de sa propre personne, cela est fort aisé puisqu’il en était le maître d’œuvre. Le président de la FTF le savait-il ? L’histoire nous éclairera.

* Un trafic bien huilé

M. Gagnon Paniah a beau faire son cinéma sur les ondes sous l’ombre du président de la FTF, tous les témoignages concordent sur sa personne. A ce niveau, un nom très connu des noctambules apparaît : Blacky. C’était ce dernier qui lui écoulait les tickets au marché noir. Le nommé Blacky ne s’en cachait guère et le disait d’ailleurs à qui veut l’entendre. D’ailleurs ses allées et venues à l’hôtel et ses incessants apartés avec le Trésorier général adjoint de la FTF ne laissaient pas de doute sur ce qu’ils tramaient.

Une scène avait surpris certains compatriotes présents le 13 juin, jour du match contre la Suisse dans le hall de l’hôtel de la délégation togolaise. Un monsieur bien connu du milieu des supporters togolais invité par la FTF s’était retrouvé sans ticket. Il se décida après moult tracasseries à se le procurer à ses propres frais. Et M. Gagnon Paniah lui proposa le ticket de 35 euros à 70 euros. Le malheureux, ne disposant que de 50 euros, a dû recourir à la bonté du Secrétaire général, M. Assogbavi Espoir qui passait dans les environs qui lui refila 20 euros.

On le disait tantôt, M. Gagnon Paniah peut beau faire son cinéma mais qu’est-ce qui expliquerait l’humiliation subie par les chefs traditionnels, les ambassadeurs du Togo en France et en Allemagne et bien d’autres invités qui s’étaient retrouvés sans billets d’entrée le 23 juin, jour du match contre la France ? Ce même jour où un compatriote parti de Paris avec sa petite famille nous confia la main sur le cœur avoir acheté quatre billets de 100 euros à 2000 euros chez un certain Monsieur … Paniah. Un autre défi, M. le Trésorier Général Adjoint.

 

B. Sek

 

Confidentiel : Horatio Freitas pour « ramollir » Sepp Blatter
L’ancien Ministre de la Jeunesse et des Sports, M. Horatio Béno Freitas serait mandaté par le Président de la Fédération togolaise de football, le très controversé Rock Gnassingbé pour aller ramollir le Président de la FIFA, Sepp Blatter de manière à faire éviter des sanctions qui planent au-dessus de la tête de notre pays à cause de l’amateurisme de Rock Gnassingbé et sa clique.

            La Commission disciplinaire de la FIFA devra se prononcer sur le comportement jugé inacceptable de la délégation togolaise durant le Mondial. « La Fédération togolaise de football va être convoquée par la Commission de discipline à cause de son comportement durant le Mondial-2006 : on ne peut accepter de telles choses, que ce soit votre première, 5e ou 10e  participation à une phase finale de Coupe du monde », avait regretté le Président de la FIFA avant d’ajouter : « la manière dont se sont comportés officiels, joueurs et responsables du Togo a perturbé l’ambiance positive du tournoi. Notre commission de discipline va mener son enquête et il y aura des sanctions, c’est certain ».

            La FIFA peut commanditer un audit sur la gestion des fonds au sein de la FTF et peut prononcer des sanctions contre les coupables avec à la clé «  le remboursement des fonds détournés » et « l’interdiction d’exercer une fonction dans une association affiliée à la FIFA ».

            Ce sont ces sanctions inéluctables qu’est chargé d’éviter au Togo, Horatio Freitas accompagné d’un ancien international togolais. Mission quasiment impossible car, si bon nombre de Togolais à l’instar de ce Freitas sont spécialistes de retournement de veste, Sepp Blatter a, quant à lui, le sens de l’honneur et ne compte pas revenir sur sa déclaration. Figurez-vous que ce Freitas déclarait il y a de cela quelques jours dans les colonnes de notre confrère français Libération que « Rock gère la fédération comme son entreprise, le trésorier ne voit pas la couleur des chèques ». Et c’est ce même Freitas qui veut aller défendre le bilan de celui qu’il accuse de mauvaise gestion. C’est comme le ciel allait tomber sur nos têtes !

 

 

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