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29 juin 2006

[ 167: du 29 juin 2006]

« Teacher » de King Mensah ne plait pas aux autorités de l’enseignement
 
 

C’est à s’y méprendre, on croirait la névrose « taliban » aux portes du Togo. A peine la chanson « Teacher » de King Mensah a commencé à être diffusée que l’artiste a été convoqué pour des explications. En fait la chanson « Teacher » jouée sur une mélodie très suave, bravo à King Mensah et ses invités notamment le groupe Djanta Khan, Toto Patrick et Nathalie Aidson, ne rappelle à notre bon souvenir que cette sagesse togolaise qui dit que : «  le bâton n’éduque pas l’enfant ». Et le clip qui lui sert de support met en scène une fessée publique sous le mat dont raffolent certains de nos éducateurs.

On ne comprend donc pas qu’une telle œuvre de salubrité dans ce secteur où beaucoup de préposés font preuve d’une certaine rudesse brute puisse gêner. C’est clair qu’il y a encore parmi les penseurs de l’Education nationale des adeptes incontestés de la « pédagogie  des muscles » héritée des Colons qui ne croyaient qu’en cette méthode pour inculper le Savoir aux petits indigènes malgré que les temps ont changé.

L’homme est ce qu’il est, et on aurait beau lui taper dessus comme une mule, s’il ne veut pas comprendre, il ne comprendra pas. Les coups de bâton ne changeront rien. Au contraire, un enfant brutalisé par un enseignant sera traumatisé et verra plus en lui une brute épaisse plutôt qu’un éducateur.

Il est inadmissible pour un parent qui n’a jamais frappé son enfant de le voir revenir de l’école avec des bosses sur la tête et des ecchymoses sur le corps. Il ne paie pas pour voir son enfant servir de punching ball à des malabars qui sévissent dans les écoles.

Le bâton ne règlera pas ce cataclysme qu’assaille l’Education nationale et qu’on appelle par pur euphémisme baisse de niveau scolaire. L’Ecole togolaise est en déliquescence et ce n’est pas la faute aux apprenants et aux parents qui investissent malgré tout. En l’absence d’une véritable reforme de l’enseignement qui l’éloignera des minableries du genre Abalo et Afi, Educipo, etc.…, le pire est à venir.

« Teacher » n’est donc qu’un simple rappel à l’ordre face à cette déviance des éducateurs à tronquer la patience et l’abnégation contre la force brute. Mais ces derniers ne sont pas trop aussi à plaindre. Quelle réaction peut avoir un enseignant mal payé, qui cumule en plus des arriérés de salaire et travaille dans des conditions extrêmes devant des classes bondées face à un élève qui n’assimile pas vite ? Il peut craquer et devenir un matraqueur.

B. Sek

 
Portrait flatteur d’un confrère « bitosard » Bassam, plus « sangsue » que « Papa bonheur »

S’il existe des opérateurs économiques allogènes qui se sont illustrés à travers les peines qu’ils ont causées aux Togolais, devrait figurer en pôle position le sieur El-Najjar Bassam, Libanais d’origine qui  fait des misères aux déclarants en douane, aux Togolais avec l’aval outrancier des autorités administratives togolaises.

Point n’est besoin de rappeler l’histoire récente de ce monsieur qui avait défrayé la chronique il y a quelques temps. C’est un type d’ailleurs très dangereux que «Forum de
la Semaine» soupçonne même de n’être pas innocent dans la tentative d’assassinat de son Directeur Dimas Dzikodo. Ce qui scandalise aujourd’hui, c’est le fait que certains organes de presse se fassent sa caisse de résonance et se  mettent à le louanger. « Bassam fait des parcs véhicules d’occasion, un véritable marché d’emploi » pouvait-on lire chez un confrère. Le fait qu’aucune preuve n’ait été fournie à ce titre encensoir à la lecture de l’article n’est qu’une justification de la réalité, c’est-à-dire que les fameux parcs automobiles que ce monsieur « régente » sont loin de constituer « un véritable marché d’emploi ». On sait d’ailleurs que les multiples parcs, 23 sur un total de 24 sont la chasse gardée de ce libanais. Auparavant, les jeunes désoeuvrés Togolais allaient faire de petites affaires dans ces parcs, ce qui leur permettait de joindre les deux bouts. Mais aujourd’hui, les conditions d’accès à ces parcs sont rendues difficiles, sauf le PVO, ce qui contraint ces jeunes à se retrouver dans la dèche. D’ailleurs,  y a-t-il de quoi encenser ce monsieur quand ces jeunes parmi lesquels il y a des maîtrisards, licenciés, des diplômés des centres de formation se retrouvent devant de petits étalages de pièces détachées auto ou motos, d’appareils électroménagers  et divers ?

C’est assez malveillant de faire passer ce monsieur comme un « Papa bonheur » alors qu’il n’est en réalité qu’une « sangsue ». Ce qui est encore plus frustrant est que malgré les dénonciations tous azimuts contre ce monsieur, il ne continue pas moins de jouir des retombées de ses rackets. Revient alors la sempiternelle question : qui sont ceux qui ont installé ce Libanais que les Togolais avaient connu plus pauvre qu’un rat d’église à ses débuts pour en faire ce richissime prédateur ?

F.S.

 

 

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