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Neuf (9) réfugiés togolais du camp d’Agamé sont
arrêtés puis déférés à la prison civile de Lokossa,
a indiqué une source proche des réfugiés. Tout a
commencé dans la journée du mardi 30 mai dernier où
des éléments en provenance de la Gendarmerie de
Lokossa sont venus remettre des convocations aux
nommés Abiti Yalhom, Abbey Têvi, Lawson-Zankli
Latékoé, Adandjéhoun Dométo, Akakpo Kodjo, Atsou
Yaovi, Néglokpé Justin, Nénonéné Yao et Ohin Madzri,
leur demandant de se présenter dans les bureaux de
la Gendarmerie sus indiquée.
Pris de panique, les réfugiés s’en étaient ouverts
aux membres du Haut-commissariat des Nations Unies
aux Réfugiés (HCR) qui dirigent le camp. Ces
derniers les auraient conseillé de s’y rendre car
selon eux, « c’est une formalité de routine et
qu’il n’y aurait pas à s’inquiéter ».
Rassurés par les propos de leurs protecteurs, les
neuf malheureux s’étaient rendu à la Gendarmerie
pour se voir, dans un premier temps, gardés à vue
dans les locaux de la Gendarmerie puis, ensuite,
déférés à la prison civile de Lokossa. Aucun motif
concret ne leur est signifié.
Mais un des prisonniers avec qui certaines sources
ont pu s’entretenir, a déclaré avoir perçu sur son
dossier le motif de « séquestration » dans le
cadre des événements qui avaient secoué le camp d’Agamé
les 16 et 17 février dernier.
Si
ce motif s’avérait, il va sans dire que ce soit sur
plainte des membres du HCR que ces réfugiés sont
arrêtés puisque ce sont eux qui ont été pris en
otage pendant des heures lors de ces événements
dramatiques qui ont vu le camp incendié et
occasionné plusieurs blessés mi-février dernier. Le
HCR voudrait-il se venger de ses protégés qui, en un
moment donné de leurs souffrances ont crié leur
ras-le-bol ? Nous y reviendrons. Il est par ailleurs
très important de souligner que, selon nos
informations, la dame Abiti Yalhom, seule femme du
groupe est souffrante à l’heure actuelle et d’autres
personnes appréhendées n’étaient même pas sur le
site lors du déroulement du drame. On ignore alors
les critères qui ont motivé leurs arrestations Mais
d’ores et déjà, il urge que les autorités togolaises
joignent l’acte à la parole en créant des conditions
pouvant faciliter le retour de nos compatriotes qui
souffrent dans ces conditions précaires, exposés à
des fléaux de tout genre.
Dimas |