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1er juin 2006

[ 159: du 1er juin 2006]

Chemin de croix des Togolais au Bénin : Neuf réfugiés arrêtés puis déférés à la prison de Lokossa

 

 
 

Neuf (9) réfugiés togolais du camp d’Agamé sont arrêtés puis déférés à la prison civile de Lokossa, a indiqué une source proche des réfugiés. Tout a commencé dans la journée du mardi 30 mai dernier où des éléments en provenance de la Gendarmerie de Lokossa sont venus remettre des convocations aux nommés Abiti Yalhom, Abbey Têvi, Lawson-Zankli Latékoé, Adandjéhoun Dométo, Akakpo Kodjo, Atsou Yaovi, Néglokpé Justin, Nénonéné Yao et Ohin Madzri, leur demandant de se présenter dans les bureaux de la Gendarmerie sus indiquée.

Pris de panique, les réfugiés s’en étaient ouverts aux membres du Haut-commissariat des Nations Unies aux Réfugiés (HCR) qui dirigent le camp. Ces derniers les auraient conseillé de s’y rendre car selon eux, « c’est une formalité de routine et qu’il n’y aurait pas à s’inquiéter ».

Rassurés par les propos de leurs protecteurs, les neuf malheureux s’étaient rendu à la Gendarmerie pour se voir, dans un premier temps, gardés à vue dans les locaux de la Gendarmerie puis, ensuite, déférés à la prison civile de Lokossa. Aucun motif concret ne leur est signifié.

Mais un des prisonniers avec qui certaines sources ont pu s’entretenir, a déclaré avoir perçu sur son dossier le motif de « séquestration » dans le cadre des événements qui avaient secoué le camp d’Agamé les 16 et 17 février dernier.

Si ce motif s’avérait, il va sans dire que ce soit sur plainte des membres du HCR que ces réfugiés sont arrêtés puisque ce sont eux qui ont été pris en otage pendant des heures lors de ces événements dramatiques qui ont vu le camp incendié et occasionné plusieurs blessés mi-février dernier. Le HCR voudrait-il se venger de ses protégés qui, en un moment donné de leurs souffrances ont crié leur ras-le-bol ? Nous y reviendrons. Il est par ailleurs très important de souligner que, selon nos informations, la dame Abiti Yalhom, seule femme du groupe est souffrante à l’heure actuelle et d’autres personnes appréhendées n’étaient même pas sur le site lors du déroulement du drame. On ignore alors les critères qui ont motivé leurs arrestations  Mais d’ores et déjà, il urge que les autorités togolaises joignent l’acte à la parole en créant des conditions pouvant faciliter le retour de nos compatriotes qui souffrent dans ces conditions précaires, exposés à des fléaux de tout genre.

Dimas

 

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