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Ce
sont les partisans du « Togopessimisme » qui
doivent applaudir à tout rompre depuis ce coup
d’arrêt des pourparlers intertogolais qui avaient
désignés par pur euphémisme « report sine die de
la séance du mercredi passé du dialogue
intertogolais ». A la vérité, les discussions
sont bloquées et les tentatives du président du
directoire, Me Yawovi Agboyibo de mettre un tant
soit peu de bémol à la situation ne changent rien au
statut quo.
Comme on s’y attendait, les discussions achoppent
véritablement sur la question de la reforme de
l’armée et de la proposition de l’opposition du
retour à la Constitution consensuelle adoptée par
voie référendaire en 1992.
Le
RPT et alliés font la sourde oreille
C’est à croire que ces messieurs du RPT ne veulent
pas des améliorations souhaitées par tous les
Togolais des conditions peu enviables des militaires
togolais. Ils ne réagissent même pas sur la question
et préfèrent jouer à la politique de l’Autruche.
Pour ce corps de métier sans un statut adéquat et
pris en otage par les premiers responsables tous
acquis au clan Gnassingbé, il urgeait de le
remodeler et de le rendre plus professionnel et
républicain. Quant à la question de la Constitution,
ils ne veulent même pas y toucher, se complaisant
dans les textes toilettés et viciés de Natchaba et
Debbasch.
L’autre diabolique trouvaille est d’amputer le
bureau du directoire du dialogue de son rapporteur,
Gilbert Bawara par les incessants voyages de Faure
Gnassingbé.
Aujourd’hui, le dialogue intertogolais se retrouve
le dos au mur, plombé par les mesquineries du RPT et
de ses alliés. A cette allure, la fumée blanche tant
espérée n’est pas pour bientôt.
F.S |